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  • : Mes lectures, mes relectures, au fil des jours, au fil du temps, pour le travail (un peu) et le plaisir (passionnément)...
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Bonjour et bienvenue sur mon blog !

Vous trouverez ici les notes de mes lectures,
des réflexions et des citations.
Vos avis sont bien sûr les bienvenus.
Au plaisir de vous lire...

***


" Mes livres ne sont pas des livres,
mais des feuilles détachées et tombées presque au hasard
sur la route de ma vie. "

François-René de Chateaubriand



 

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 10:53

 

 

 

Aujourd’hui, je lis La Randonnée de Christophe Léon et voici la citation que j’ai dénichée à la page 31 :

 

 

Les balades en montagne forment la jeunesse et creusent les estomacs.

 

 

Pourquoi ce choix ? Cette citation résume bien les premières pages de ce roman jeunesse dans lequel cinq adolescents en difficulté ont quitté leur institut spécialisé pour effectuer une randonnée. Leur éducateur, Jeff, tente de motiver les troupes...

 

 

Pour plus d’informations sur ce rendez-vous hebdomadaire, cliquez sur l’image.

 

 

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Published by calypso
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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 09:39

 

 

 

Jean-Michel sombre dans la nuit, absent à tout. Sa femme lutte avec une force douce et rageuse à ses côtés, s’épuisant à croire que son amour inébranlable pourra faire revivre l’homme qu’il fut.

Leur fille assiste impuissante au lent déclin de ce père tant aimé. Comme pour défier le destin, elle convoque les souvenirs des jours heureux, d’un bonheur que rien ne pourra effacer.

 

C’est l’histoire d’une jeune femme qui prend la plume pour raconter l’amour qu’elle porte à son père. C’est l’histoire de cet homme, océanographe passionné, de sa rencontre avec la maladie et de son lent naufrage. Une histoire somme toute ordinaire et pourtant si unique car chaque parcours l’est, chaque homme et chaque femme qui y sont un jour confrontés le sont. Dans une prose poétique où tristesse et tendresse ne cessent de s’entremêler, la narratrice retrace la vie de son père, de son métier qui l’a conduit à vivre en Guyane et en Polynésie, à la perte dévastatrice de ses facultés, en passant par sa rencontre avec celle qui passera le reste da sa vie à ses côtés. C’est un livre sur la maladie mais celle-ci n’est jamais nommée, quelques précisions nous seront données à la fin, car une certaine forme de pudeur - qui, à mon sens, n’est jamais contradictoire avec l’écriture autobiographique - est présente. Il y a dans cet écrit un éloge sous-jacent du souvenir. Il se présente, non pas en un canevas organisé, mais au fil des réflexions, par bonds successifs entre les lieux et les époques, entre les gens et les objets, entre les pleurs et les manques. Ce va-et-vient a quelque chose de perturbant mais on se fait sans aucune difficulté à cette absence de linéarité car le souvenir ne se commande pas, il est une nécessité pour celui qui écrit, seul maître de la toile tissée. Il est d’ailleurs toujours difficile de porter un jugement sur une œuvre autobiographique : chronologie, intérêt des faits racontés, force du sentiment... Lorsque je lis ce genre que j’affectionne particulièrement, je ne me pose pas de questions, je me laisse porter, j’attends d’être émue. Rien d’autre. J’essaie de ne pas me focaliser sur les défauts éventuels de l’œuvre, je suis juste attentive à ce qu’elle peut m’apporter et je pense à ce qu’elle a pu apporter à son auteur. Et quand je referme le livre avec les larmes aux yeux, c’est signe que je garderai un peu de l’histoire partagée en moi. On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait en s’en allant... j’ai été conquise dès les premiers mots, de toute façon.

 

 

L’œuvre en quelques mots...

 

« Je me dis que peut-être l’insouciance, c’est quelque chose qu’on a jusqu’à un certain âge, et que lorsqu’on la perd, on ne la retrouve plus jamais. »

 

« Nous ne parlons jamais de nous. Jamais. Les timides ne savent pas parler d’eux-mêmes. Ils ne peuvent pas. Ils parlent de la pluie et du beau temps. Il laissent l’autre s’exposer, être dans la lumière. Un timide ne brille jamais plus que dans l’ombre. »

 

« Il y a quelque chose que j’aimerais dire à tous les bienheureux, tous ceux qui ont la chance d’avoir un père vaillant, un père qui peut prononcer leur nom, se lever, marcher avec eux, j’aimerais leur dire : « Fermez ce livre, ce plaisir solitaire du livre, vous avez toute la vie pour être seuls face à un livre, et sortez, descendez dans la rue, videz les artères des immeubles, répandez-vous sur les chemins en une hémorragie de fils et de filles, suivez le bruit de votre cœur qui bat et courez le retrouver. » Mon père n’était pas parfait. Il l’est devenu le jour où il a arrêté de parler, d’être froid, de toujours donner raison à ma mère, de me contredire. Ce jour où mon père est devenu invalide, je l’ai mis sur un piédestal. Mais ce sont toutes ses imperfections qui me manquent. »

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 14:59

 

 

Une vague de terreur allait déferler sur New York... Qui est le Boucher , et comment parvient-il à convaincre toutes ces femmes si différentes de le faire entrer chez elles en pleine nuit ?

Un tueur qui ne paraît ni fou ni enragé lorsqu’il s’en prend à ses victimes. Qui semble agir... méthodiquement. Mais dans quel but ?

 

Par où commencer ? Peut-être par ce sentiment qui ne me quitte pas depuis que j’ai terminé le roman : l’incompréhension. Rassurez-vous, j’ai parfaitement compris le propos de l’auteur, identifié les personnages et leurs motivations. Ce que je ne comprends pas, c’est comment un auteur peut obtenir un tel succès en écrivant des thrillers aussi mauvais. J’aurais dû me méfier car j’avais déjà testé Dean Koontz en 2011 avec Le Mari  et je n’avais pas renoncé à l’auteur, malgré la qualité plus que contestable du roman sus-cité. Je suis de ceux qui pensent qu’il faut laisser une deuxième chance... mais sans doute pas une troisième. Ainsi, quand il fallu dénicher un roman « peur » pour le challenge Un mot, des titres, je me suis dit : « Pourquoi ne pas retenter l’expérience ? » Pourquoi ? Mais pourquoiiiiiii ?

Fan du genre, je suis certes devenue très exigeante au fil de mes lectures, mais il n’y a pas que cela. Je ne peux pas m’expliquer comment on peut apprécier un tel roman. Je me répète, n’est-ce pas ? Le point de départ est le suivant : un tueur sème la panique à New-York. Surnommé « le Boucher », il tue sauvagement et mutile de jeunes et jolies femmes chez lesquelles il ne semble avoir aucun mal à s’introduire. Les enquêteurs piétinent... Un soir, un homme répondant au nom de Graham Harris livre des informations sur le tueur lors d’une émission de télévision retransmise en direct. Il ne s’agit pas de n’importe quel homme, mais d’un voyant qui a acquis son don à la suite d’une chute en montagne. Dès lors, le tueur - dont le lecteur connaît le nom d’entrée de jeu - va tenter d’assassiner le gênant Graham. La course-poursuite (à pas de tortue) aura lieu dans un building new-yorkais dont les étages semblent aussi nombreux que les faiblesses de ce roman. La plupart des personnages sont alors évacués pour laisser place à un jeu de cache-cache entre le tueur, le voyant et sa compagne. Les interminables descentes et montées d’escaliers qui seraient une aubaine pour tout coach sportif digne de ce nom (je vous laisse imaginer le travail sur les fessiers) sont un véritable calvaire pour le lecteur. Qu’à cela ne tienne ! L’auteur y met fin en faisant prendre à ses personnages l’ascenseur. Mais l’originalité réside dans la descente de l’immeuble en rappel s’il-vous-plaît, rapport à l’ancienne passion de Graham pour l’alpinisme. Le tueur se retrouve un peu couillon, et pour quelqu’un qui trucide des jeunes femmes, c’est un peu ridicule !

Un roman aux personnages caricaturaux et au fil narratif invraisemblable. Amis lecteurs, que ce soit par l’escalier ou l’ascenseur, passez votre chemin !

 

 

L’œuvre en quelques mots...

 

« Il se tenait sur ses gardes. Il ne prévoyait pas de difficultés mais mieux valait se tenir prêt et y faire front si c’était nécessaire. Il se gara de l’autre côté de la rue, en face de l’immeuble de trois étages en pierre meulière. Au moment où il coupait le moteur, il entendit ululer une sirène. Son mugissement venait de la rue dans son dos.

C’est pour moi, songea-t-il. Ils ont fini par découvrir que je suis leur homme. »

 

 

 

 

 

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 10:47

 

 

« C’est de ta peur que j’ai peur. »

William Shakespeare

 

 

 

 

Voici les billets de cette trente-et-unième session :

 

- Acherontia : Le Visage de la peur de Dean Koontz

- Pinklychee : Le Silence de la peur de Karen Rose

- Riz-Deux-ZzZ : Les Enfants de la peur de Frank Delaney 

- Parlonslittérature : Le Souffle de la peur, T1 : Love undercover de Lori Foster

- Joëlle : La Peur de Guy de Maupassant et J'aime votre peur de Karine Giebel

- Delcyfaro : Là où vivent les peurs de James Siegel

- Natacha : Peur de l'ombre de Jean-François Delage

- Mypianocanta : La Peur et autres contes fantastiques de Guy de Maupassant

- Piplo : Un sentiment plus fort que la peur de Marc Levy

- Mortuum : Contes et légendes de la peur de Gudule et Emmanuelle Houdart

- Fred : Jean-sans-peur de Michel Zévaco

- Sharon : La Sorcière a peur de l'eau de Jill Murphy

- XL : Anthologie de la peur  - Entre chien et loup d'Eric Jourdan

- Mariejuliet : Chronique du tueur de roi, 2ème journée, Partie 1 : La Peur du sage de Patrick Rothfuss

- Calypso : Le Visage de la peur de Dean Koontz

 

 

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 10:44

 

 

Bonjour à tous !

 

Tout d’abord, merci à tous ceux qui continuent à se creuser les méninges pour trouver un mot adapté au challenge ainsi qu’à tous ceux qui participent aux différentes lectures.

 

Sur les sept mots qui m’ont été proposés depuis la dernière session, voici l’heureux élu...

 

 

 

PEAU

 

 

 

Bravo Mimi54 !  Si ce mot vous tente, rejoignez-nous ! La consigne est simple : vous avez un mois et demi pour lire un livre dont le titre comprendra le mot « peau ». Nous publierons nos billets le 1er juin. Le prochain mot sera annoncé le 31 mai.

 

Je prends d’ores et déjà les propositions pour la prochaine session !

 

 

 

 

 

 

 

Liste des participants pour la trente-deuxième session :

 

- XL

- Joëlle

- Fred

- Mortuum

- Acherontia

- Verdorie

- Delcyfaro

- Parlonslittérature

- Piplo

- Sharon

- Ananas

- Mypianocanta

- Mimipinson

- Philippe D

- Angelebb

- Verdorie

- Calypso

 

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 10:07

 

 

 

Aujourd’hui, je lis Une preuve d’amour de Valentine Goby et voici la citation que j’ai dénichée à la page 31 :

 

 

A Montpellier c’est chaque jour pareil, on se croirait dans un tableau figé pour toujours : du soleil dans du bleu, tellement souvent qu’on l’oublie. Jamais il te manque, le soleil, et ce qui te manque pas, c’est comme si ça n’existait pas.

 

 

Pourquoi ce choix ? Passons sur la syntaxe très relâchée due à l’âge de la narratrice... Beaucoup de vérité dans ces deux phrases qui proviennent d’un roman jeunesse mettant en scène des personnages pour lesquels la vie est loin d’être toujours ensoleillée.  

 

 

Pour plus d’informations sur ce rendez-vous hebdomadaire, cliquez sur l’image.

 

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 16:30

 

 

 

Aujourd’hui, je lis On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait quand il s’en va de Marie Griessinger et voici la citation que j’ai dénichée à la page 31 :

 

 

De toute façon, mes parents ont traîné leurs racines avec eux toute leur vie.

 

 

Pourquoi ce choix ? Parce qu’il résume bien l’ancrage identitaire des parents de la narratrice, même si j’aurais aimé vous présenter d’autres citations, tant ce roman est rempli de belles phrases.

 

 

Pour plus d’informations sur ce rendez-vous hebdomadaire, cliquez sur l’image.

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 17:06

 

 

Karen, veuve depuis peu et mère de deux jeunes enfants, doit surmonter la mort de son père. Abby, épuisée par le quotidien auprès de son fils autiste, est en instance de divorce. Michael, fleuriste, a été contraint de déposer le bilan.

Leurs trois destins se croisent quand, à bout de souffle, ils se réfugient derrière les portes d’une clinique psychiatrique de Brighton.

Là-bas, grâce aux groupes de parole et aux liens noués avec d’autres pensionnaires, ils reprennent pied dans l’existence et retrouvent le goût des plaisirs de la vie. Mais comment préserver cet équilibre quand la vie est si imprévisible ?

 

L’auteur, qui est pourtant classée en tête des ventes en Grande-Bretagne depuis L’Instant d’après, m’était totalement inconnue. C’est donc sans aucun a priori que j’ai eu envie de découvrir ce titre, tout d’abord pour l’histoire annoncée, mais aussi pour la jolie couverture aux tons bleus et violets.

Un nouveau jour retrace le parcours de Karen, Abby et Michael, qui ne se connaissaient pas avant que les aléas de la vie ne les conduisent tout droit vers une dépression. Les premiers chapitres nous montrent à quel point il est facile de perdre pied, alors même que l’on se bat et que l’on donne le meilleur de soi chaque jour qui passe. Prenons Karen. Veuve et mère de deux enfants, elle perd son père, atteint de la maladie d’Alzheimer. C’en est trop pour la jeune femme qui n’est pas apte à supporter ce deuxième décès en deux ans. Abby, elle aussi, se bat au quotidien. Elle est en train de se séparer de son mari et doit assumer l’éducation de son fils qu’elle aime plus que tout au monde mais qui demande une attention de tous les instants. Entre un divorce, la vente de la maison et un fils autiste, Abby ne peut plus faire face. Enfin, il y a Michael, un fleuriste, marié et père heureux de deux enfants qui suivent des études à l’université. Mais voilà qu’un changement professionnel vient bouleverser sa petite vie bien rangée. Michael ne peut plus s’occuper financièrement de sa famille et sombre dans un abîme où l’estime de soi n’a plus aucune place. Ces trois personnages vont se rencontrer dans une clinique de Brighton où, entourés par des professionnels attentifs à leur mal-être, ils vont peu à peu reprendre goût à la vie.

Dépression, acceptation et reconstruction sont les maîtres-mots de ce roman. Cela pourrait donner l’impression que le roman est plutôt sombre, mais il n’en est rien, au contraire. D’une part, parce que tout est fait lors du traitement médical pour chacun puisse trouver le positif dans ses propres souffrances, d’autre part parce que l’auteur a choisi la voie de la légèreté et de l’humour. Tout n’est pas rose non plus, bien évidemment : un drame est d’ailleurs annoncé dès les premières pages et nous n’apprenons qu’à la fin quel personnage est concerné. C’est un roman bien écrit et réaliste, mettant en scène des personnages que l’auteur a pris soin de nous présenter de manière assez complète. Les séances de psychothérapie sont intéressantes, c’est surtout vers celles-ci que se portaient mon intérêt. En résumé, beaucoup d’éléments positifs, un bon moment de lecture, mais pas de coup de cœur pour ce roman que je crains d’oublier assez vite. Moi qui aime plus que tout relever des petites phrases qui me touchent lors de mes lectures, j’avoue ne pas avoir été comblée...

 

 

L’œuvre en quelques mots...

 

« Dégonflé ou pas, ça suffit comme ça, décide-t-il en sortant du bain et en se séchant avec une serviette bleue rêche.

Puis il passe son peignoir, rend la clé et se retire dans sa chambre.

Là il sent la déprime le gagner de minute en minute. Cette dégringolade l’effraie. Avec un peu de chance, je pourrai passer l’essentiel de la journée de demain ici, se dit-il. J’en aurai peut-être marre d’être seul avec moi-même, mais plutôt crever d’ennui que de redescendre dans cette arène. »

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 19:02

 

 

Bienvenue à Carson Mills, petite bourgade du Midwest avec ses champs de coquelicots, ses forêts, ses maisons pimpantes, ses habitants qui se connaissent tous. Un véritable petit coin de paradis... S"il n'y avait Jon Petersen. Il est ce que l'humanité a fait de pire, même le Diable en a peur. Pourtant, un jour, vous croiserez son chemin. Et là... sans doute réveillera-t-il l'envie de tuer qui sommeille en vous.

 

Le Mal tient en deux mots. Jon Petersen. Un prénom, un nom. Au départ, ceux d’un enfant élevé par un grand-père autoritaire autour duquel évoluent deux figures féminines, deux tantes prénommées Rackel et Hannah. Un enfant qui grandit dans une bourgade où tout le monde connait tout le monde, partagée entre deux communautés religieuses et bordée de champs de coquelicots. Jon Petersen. Le Mal donc. Un enfant à l’écart, qui n’a pas d’amis et qui se distrait en détruisant des fourmilières. Peu à peu, l’innocence se transforme en violence et la prise de conscience de cette violence et du pouvoir de destruction qui lui est lié conduit un jour à l’irréparable. Les années passent. Jon Petersen devient un homme. Cet homme devient père. Et ce père, la violence ne l’a jamais quitté.

Que ta volonté soit faite est une nouvelle pierre à l’édifice littéraire de Maxime Chattam, un univers que je suis loin de connaître dans sa globalité, mais je peux affirmer en tout cas que ce roman est très différent des deux derniers. C’est un roman d’ambiance - l’impression d’être à Carson Mills est très forte - mettant en scène une histoire absolument captivante. C’est également un roman où le suspense est maintenu jusqu’au bout, jusqu’aux toutes dernières lignes. Un vrai roman coup de poing, sublimé par une écriture extrêmement bien travaillée.

 

 

L'oeuvre en quelques mots...

 

« [...] si John n’éprouvait pas une once de culpabilité pour tout le mal qu’il avait fait aux autres dans son existence, il comprenait néanmoins qu’il n’était pas un homme foncièrement bon. Pire, il savait qu’il portait une forme de noirceur en lui, et qu’à chaque fois qu’il se déchargeait de la pression, il en rependait un peu dans son sillage, il propageait les ténèbres. Il était ainsi fait, c’était sa nature d’homme. Certains naissent foncièrement bons, la plupart ne sont que des funambules dansant au-dessus du vide entre bonté et méchanceté, mais une poignée, comme lui, venaient au monde souillés par déjà une bonne quantité de limon autour de leurs fondations, trop en tout cas pour que les grandes eaux moralisatrices de la civilisation puissent tout laver. Il est des individus que même l’éducation ne peut nettoyer. Et malgré le peu de culture et d’intelligence dont Jon était doté, ça au moins il l’avait compris depuis son plus jeune âge. »

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 10:33

 

Yael-Hassan---La-bonne-couleur.jpg

 

Nouvelle nuit d’angoisse et d’insomnie. Mais c’est l’heure. Max a la gorge sèche et les tripes nouées. Plus que quelques secondes... Il compte. Six, cinq, quatre, trois, deux... Il ferme les yeux. Il voudrait mourir, disparaître à jamais. Difficile de se lever lorsqu’on ne porte plus l’uniforme rouge ou violet de l’élite et que l’on est rétrogradé chez les bruns. Surtout quand le régime totalitaire au pouvoir ne tolère ni l’échec, ni la liberté d’expression. Max doit affronter les humiliations du lycée mais il ne regrette rien. Ce qui compte, c’est ce à quoi il aspire en secret...

 

 C’est la rentrée des classes et les résultats de Max ont tellement chuté qu’il va commencer cette nouvelle rentrée scolaire avec un uniforme brun. Fini l’uniforme rouge, la bonne couleur. « Quand on est brun, on rase les murs ! » Mais que s’est-il passé pour que Max, cet élève sensible et doué, ait été rétrogradé et condamné à changer d’uniforme ? Avant tout, il nous faut préciser le contexte : le héros adolescent vit dans une société dans laquelle les libertés ont été réduites à néant et où la pensée unique est le maître-mot. Les hommes, les femmes, les enfants, ne peuvent pas s’exprimer librement. Pire, ils ne connaissent pas le sens du mot « aimer ». On n’aime pas ses parents, on a du respect pour eux ; on n’aime pas un gâteau, on a du goût pour lui ; on n’aime pas un livre, on en tire une certaine satisfaction. Inutile de dire que, dans cette société, le souvenir de ce qu’a pu être la démocratie a complètement disparu. Mais Max ignore tout cela. Jusqu’au jour où il fait la connaissance de Félix, un vieil antiquaire qui habite en bas de chez lui...

Alors, verdict ? Plutôt convaincant malgré la brièveté (une centaine de pages) qui devrait justement attirer certains jeunes lecteurs. Le récit est constitué d’une alternance de chapitres centrés sur le présent et de chapitres tournés vers le passé. Un choix narratif intéressant qui permet de découvrir peu à peu les événements qui se sont déroulés dans les mois précédents le premier chapitre et qui ont changé à jamais la vie du héros adolescent. Dans la lignée du Passeur de Loïs Lowry et de Ceux qui sauront de Pierre Bordage, ce roman invite à une réflexion sur ce qu’est la société et ce que serait un monde sans aucune liberté, un monde où l’on ne s’appuierait pas sur le passé puisque celui-ci serait tout simplement nié. Amour, amitié, relations familiales, politique, liberté, révolte... autant de thèmes qui sont susceptibles de plaire à tous tant ils sont universels.

 

 

L'œuvre en quelques mots...

 

« - [...] Tu as changé, Max, je ne te reconnais plus. Je ne suis pas un imbécile et je me doute bien qu’il se passe quelque chose. Quelque chose de... subversif... Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est ce que tu reproches à notre système qui fait tout, pourtant, pour la réussite et l’épanouissement personnel de chacun !

 

-  C’est faux ! Tu es endoctriné ! Tout cela n’est que mensonge ! Ce système n’a qu’un seul but, nous réduire à l’état de robots obéissants, dénués de tout sentiment, de tout esprit critique, de toute capacité de penser. Laisse-moi t’expliquer... »

 

 

Un mot des titres 

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