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Franck Thilliez, La chambre des morts

Publié le par calypso

 

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Imaginez...

Vous roulez en pleine nuit avec votre meilleur ami, tous feux éteints.

Devant vous, un champ d'éoliennes désert.

Soudain le choc, d'une violence inouïe. Un corps gît près de votre véhicule. À ses côtés, un sac de sport. Dedans, deux millions d'euros, à portée de la main.

Que feriez-vous ?

Vigo et Sylvain, eux, ont choisi.

L'amitié a parfois le goût du sang : désormais le pire de leur cauchemar a un nom... La Bête.

 

Août 1987, dans le nord de la France. Une fillette d’à peine 9 ans évolue dans une pièce sombre où grouille une multitude d’insectes. La pestilence du lieu et les fenêtres verrouillées laissent envisager le pire. Dix-sept ans plus tard, deux amis voient leur vie basculer à cause d’un malencontreux accident. Vigo et Sylvain ont 27 ans, ils viennent de renverser un homme qui détient, dans un sac de sport, deux millions d’euros. Pendant ce temps, dans la région de Dunkerque, le brigadier Lucie Henebelle et le lieutenant Pierre Norman enquêtent, sous les ordres du Capitaine Raviez, sur une sombre affaire d’enlèvement. Très vite, un corps est retrouvé et, bientôt, c’est une autre petite fille qui est enlevée. Pas à pas, un lien est tissé entre les différents personnages et l’horreur s’offre aux yeux du lecteur, dans un suspens insoutenable.

La chambre des morts est le quatrième roman de Franck Thilliez que je lis. On retrouve dans ce roman-ci les mêmes ingrédients que dans les autres, mais, comme à chaque fois, la recette est différente et le dénouement insoupçonnable. C’est tellement glauque qu’on finit par se demander comment on peut aimer ça…  Tout réside dans la manière de raconter l’histoire : chaque roman, et celui-ci ne déroge pas à la règle, est une lente descente dans l’horreur et la folie. Le lecteur se retrouve immergé dans un véritable jeu de piste et de dupes. C’est effrayant à souhait et c’est de cette angoisse que naît le plaisir de la lecture.

Thilliez est un auteur à lire, sans modération !

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Lucie continuait à feuilleter le rapport d’autopsie, le pire des thrillers. Pas besoin d’aller chercher du King ou du Grangé. Ici, rien de factice. Du vrai sang, des organes disséqués, un crâne découpé à la scie électrique, une toile vierge tailladée de la pointe du menton au pubis. Pouvait-il exister pire horreur ?

Lucie se rappela ces longues heures passées à regarder des autopsies en direct sur une chaîne du câble… Ce père que, plus jeune, elle accompagnait à la chasse, pour le plaisir de voir des lapins ensanglantés… Cette chose innommable, dans une armoire aux vitres opaques…

Pourquoi cette quête du mal ? Cette percée dangereuse ? Que pouvait-il biens se passer dans sa tête qu’elle ne comprenait pas ? » (p.232)

 

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Delphine de Vigan, Les heures souterraines

Publié le par calypso

 

Delphine de Vigan - Les heures souterraines

 

Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Au cœur d’une ville sans cesse en mouvement, ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai.

 

Deux âmes se noient dans une ville grouillante, asphyxiante mais pleine de possibilités. Il s’agit de Mathilde et Thibault. Elle vit une lente descente aux enfers dans sa vie professionnelle. Il vit une relation dévorante avec une femme qu’il aime éperdument mais qui ne l’aime pas en retour. Ces deux êtres en détresse déambulent dans Paris, s’engouffrent dans le métro, traversent une foule qui ne se soucie pas d’eux, attendent, espèrent, se taisent.

Delphine de Vigan a un véritable don pour peindre la désespérance et la solitude. Elle nous offre deux personnages qui pourraient ressembler à n’importe lequel d’entre nous, à un moment de sa vie. Ce roman est, dans le style et dans le propos, une vraie réussite mais ce n’est pas un coup de cœur pour autant car j’attendais un petit quelque chose que je n’ai malheureusement pas trouvé…

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Elle rêve parfois d’un homme à qui elle demanderait : est-ce que tu peux m’aimer ? Avec toute sa vie fatiguée derrière elle, sa force et sa fragilité. Un homme qui connaîtrait le vertige, la peur et la joie. Qui n’aurait pas peur des larmes derrière son sourire, ni de son rire dans les larmes. Un homme qui saurait.

Mais les gens désespérés ne se rencontrent pas. Ou peut-être au cinéma. Dans la vraie vie, ils se croisent, s’effleurent, se percutent. Et souvent se repoussent, comme les pôles identiques de deux aimants. Il y a longtemps qu’elle le sait. » (p.138-139)

 

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Jenny Wingfield, Les ailes de l'ange

Publié le par calypso

 

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Bercé par la musique country et le gospel, un premier roman lumineux qui nous plonge dans l’atmosphère languide du Deep South des années 1950. Une œuvre aussi drôle que bouleversante sur la perte de l’innocence, la solidarité familiale et la force de l’amitié.

Dans les plaines de l’Arkansas, dans une petite maison qui fait aussi épicerie et bar vivent les Moses, une famille joyeusement bruyante où l’on surmonte grandes déceptions et petites tragédies par un cœur bon et une âme généreuse. C’est là que grandit Swan, garçon manqué de onze ans qui déteste les jupes et adore jouer à la guerre avec ses frères.

Une rencontre va bouleverser la vie de Swan et celle des siens: Blade a dix ans. Il a peur. Son père est un homme sadique, un monstre de violence et de cruauté. Un jour, c’est le coup de trop, un geste atroce, d’une horreur indicible. Pour les Moses, il y a urgence, il faut protéger l’enfant.

Mais, face à l’effroyable désir de vengeance d’un être animé par le mal, tout l’amour du monde pourrait bien ne pas suffire…

 

Les ailes de l’ange… Ne vous fiez pas à ce titre sirupeux qui représente très mal l’esprit de ce roman qui, est, c’est important de le préciser, le premier de l’auteure.

Au moment où débute l’histoire, nous sommes en 1956 dans le Comté de Columbia, en Arkansas. Nous faisons connaissance avec une famille atypique : John Moses, le patriarche, a un penchant prononcé pour la boisson et tient un bar, le « Never Close », attenant à l’épicerie dont s’occupe Calla, sa femme.  Ensemble, ils ont eu sept enfants. Leur fille chérie, Willadee, a épousé un pasteur, Samuel Lake, et les deux époux sont amenés à déménager fréquemment. Cette instabilité ne semble pas être un souci pour leurs enfants, Noble, Swan et Bienville, qui s’entendent à merveille et partagent d’interminables parties de jeux. Il faut dire que Swan, du haut de ses 12 ans, est un vrai garçon manqué et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Les grandes vacances sont l’occasion, pour la famille Lake, de rentrer au pays et de partager des moments précieux avec John et Calla, ainsi qu’avec le reste de la famille, oncles, tantes, cousins et cousines. Mais si bonheur et générosité sont les maîtres-mots au sein de cette grande famille, ce n’est pas le cas dans toutes. Swan fait la connaissance de Blade, un garçon du coin à peine plus jeune qu’elle. C’est un petit être abîmé qui ne demande qu’à être aidé et aimé. Confrontés à une violence insoupçonnable et inadmissible, tous les personnages vont très rapidement voir leur vie bouleversée.

Les ailes de l’ange est un très beau roman. Le sourire vient aisément aux lèvres tant cette famille est sympathique et ces enfants attachants. J'ai particulièrement apprécié le personnage de Swan, son caractère bien trempé et sa bonté. Elle m'a fait penser à Scout du roman d'Harper Lee, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur. Le petit Blade attire bien évidemment la sympathie, de même que Willadee, la maman dévouée, pour des raisons différentes. Un autre personnage de ce roman restera longtemps dans ma mémoire, il s'agit de Toy, l'oncle des trois enfants. La vie ne l'a pas épargné, son mariage est un échec et il n'a jamais eu d'enfant. Il trouve auprès de ses neveux et nièces le refuge dont il a besoin et une raison d'exister, et l'arrivée de jeune Blade va changer sa vie. Beaucoup de détails nous sont donnés sur chaque personnage, c’est très appréciable car nous avons l’impression de les connaître parfaitement. Le lecteur peut ainsi observer les réactions de chacun au sujet du drame qui se noue. Jenny Wingfield a un vrai sens de l’humour et nombreuses sont les petites réflexions qui m’ont fait rire dans ce roman. Pour autant, il ne faut pas oublier que c’est également un roman très dur : les scènes de violence sont peu nombreuses mais très difficiles, ce qui fait qu’il n’est peut-être pas à mettre entre toutes les mains… Faire rire et pleurer le lecteur dans un même roman est, je trouve, quelque chose de très difficile. Mais c'est justement parce que la violence et la souffrance côtoient le bonheur et l'amour que ce roman fonctionne à merveille.

   

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L’œuvre en quelques mots…

 

« - Il s’appelle Blade, annonça-t-elle, comme si elle venait de le découvrir deux minutes plus tôt. Ses parents ont été emportés par la tornade. Il n’a plus personne pour s’occuper de lui, alors, qu’on le veuille ou non, il va falloir l’adopter.

Toy, à l’autre bout de la pièce, appuyé de l’épaule au chambranle de la porte, faillit perdre l’équilibre devant l’énormité du mensonge. Il en comprit toutefois la raison. Swan avait vu comment Ras Ballenger traitait le garçon le jour où ce dernier s’était arrêté devant le magasin et elle refusait l’idée de le renvoyer à cette mauvaise vie. Cette gamine avait beau être souvent dure comme une coquille de noix, elle possédait des océans de tendresse cachés. » (p.176)

 

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Christian Garcin, Aux bords du lac Baïkal

Publié le par calypso

 

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La journée s’annonce sans histoire aux bords du lac Baïkal. Sans histoire, vraiment ?

Dans le ciel d’un bleu intense, l’aigle Lelio Lodoli s’apprête à fondre sur la malheureuse marmotte Stavroula Spassiba. Indifférent au drame, Malmousque Gourbi le glouton paria discute avec une pâquerette très fine et très spirituelle, pendant que Dianda l’Esprit du Lac rôde dans les fourrés. Non loin de là, l’escargot Dwayne Dodo s’élance vers un carré de salades, alors que Nastiouchka Pilipili, la pie borgne et un peu médium, converse avec les animaux morts depuis moins d’un mois et demi.

Qu’ils vivent dans, autour ou au-dessus du Grand Lac, les riverains du lac Baïkal ont souvent quelque chose à dire. Le seul humain à capter ces conversations est un jeune chaman de la région. Mais étant donné que Geirg Dordjé ne parle à personne, il ne risque pas de les répéter…

 

Nous sommes en Sibérie du Sud, près du lac Baïkal appelé aussi la « Grande Mer », le lac le plus ancien du monde mais aussi le plus profond. Dans ce lieu empreint de magie et de chamanisme, différents personnages évoluent, se croisent, s’observent. Le silence règne aux abords du lac, réchauffés par un soleil brûlant. C’est alors que l’aigle Lelio Lodoli vient perturber l’apparente tranquillité de la faune et de la flore environnantes. Il aperçoit un « gros ours miniature » et fond sur lui. La marmotte, puisqu’il s’agit en réalité de cela, est emportée en quelques secondes. Dès lors, chapitre après chapitre, le lecteur va partager un bref moment de la vie de différents personnages. Les faits sont racontés tantôt à la 1ère, tantôt à la 3ème personne, et le point de vue diffère à chaque chapitre, permettant ainsi au lecteur d’appréhender, dans son ensemble, la scène qui se déroule dans, sur et autour du lac. Dans ce conte poétique, véritable hymne à la nature et à la vie sauvage, nous rencontrons des personnages tour à tour adorables ou amusants, mais jamais vraiment détestables, reconnaissables grâce à des noms pour le moins originaux : Anoushka Petzoula, la taupe, Opatija Domoul, la mouette de toutes les mouettes, Kolia Bargouzine, le phoque ressasseur, ou encore Geirg Dordjé, le jeune chaman, « quasi muet et très peu sourd ».

Cet excellent exercice de style auquel Christian Garcin s’est livré n’est jamais répétitif et mérite, selon moi, d’être dégusté petit à petit. Le plaisir de retrouver certains personnages déjà évoqués dans les chapitres précédents n’en est que plus grand.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Dwayne Dodo est un gros escargot qui pense être le plus beau de tous les escargots, donc de tous les animaux. car Dwayne Dodo pense très sincèrement que, d'un strict point de vue esthétique, les jambes des animaux humains sont une aberration, les ailes des oiseaux également, tout comme les écailles des uns, la fourrure des autres, les pattes, les plumes, les doigts, les griffes, les sabots, les museaux, les visages, les oreilles, les becs, et aussi l'absence de coquille, qui n'est pas loin d'être un véritable scandale esthétique. Et surtout, surtout, ces yeux collés sur la figure, c'est d'une laideur.

On peut donc résumer les choses ainsi : Dwayne Dodo, le plus beau de tous les escargots, était par voie de conséquence le plus bel animal du monde. » (p.82-83)

 

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Arthur Ténor, Il s'appelait... le soldat inconnu

Publié le par calypso

 

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Quand il était petit, François rêvait d'être soldat. Puis la guerre de 1914 a éclaté et il est parti se battre, fier de défendre son pays. Mais il a rapidement découvert la dure réalité des champs de bataille, l'horreur des tranchées, la sauvagerie des hommes. Il a surtout connu une fin tragique, comme de nombreux soldats, et son nom s'est perdu dans la boue de Verdun. C'est ainsi qu'il est devenu... le Soldat inconnu.

 

Il s’appelait… le soldat inconnu est un roman que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire. L’histoire débute à la naissance de François, le personnage principal, et s’achève lorsqu’il devient le Soldat inconnu, quelques années après avoir donné sa vie pour la France. C’est un roman qui traite de la Première Guerre Mondiale, mais Arthur Ténor a fait le choix de présenter avant tout la vie d’un homme et non uniquement d’un soldat. En suivant le parcours de François depuis sa naissance, en observant ses jeux d’enfant, ses premiers émois amoureux, ses rêves et ses désillusions, le lecteur se sent proche de cet homme ordinaire et prend conscience de la violence et de la dureté de la Grande Guerre qui a pris tant d’hommes innocents. Ce roman est une vraie réussite, on se laisse porter avec une grande facilité et avec beaucoup de plaisir par l’écriture d’Arthur Ténor qui possède incontestablement un vrai talent de conteur.

 

   

L’œuvre en quelques mots…

 

« Gustave le bouscule du coude.

- Eh, François, t’as vu la fille du nouveau maître ? demande-t-il en désignant une gamine de leur âge.

Elle se tient sur l’une des marches du perron de l’école. Timide, s’efforçant de sourire, quelques taches de rousseur sur le nez, deux couettes châtain clair rigolotes et de grands yeux noisette…

François tombe amoureux sur-le-champ. » (p.15)

 

«  Il lui écrit tous les deux jours, un tout petit mot, mais un mot d’amour, du genre : « Ma Lucie chérie, je me suis réveillé ce matin avec le sourire. Je venais de passer la nuit avec toi. C’était la première fois. C’était pour toujours. Je t’aime d’amour fou. » Il écrit généralement sur des cartes postales fantaisie. Ses compagnons de chambrée, des « bleus de la classe 15 », sont aussi fiers que lui d’être soldats, aussi impatients de monter au front, aussi joyeux, insouciants, blagueurs… Qui croirait que plus de trois cent mille Français ont déjà perdu la vie au champ d’honneur ? » (p.65)

 

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Challenge Un mot, des titres – Session 1 – Les billets

Publié le par calypso

 

Un mot des titres

 

Le jour J est arrivé ! Une vague bleue devrait s’étendre sur la blogosphère...

 

J’espère que vos lectures ont été concluantes, il se peut que ce ne soit pas le cas pour tous mais je souhaite en tout cas que vous ayez pris plaisir à participer à cette première étape du challenge.

 

 

Voici le récapitulatif de tous les billets :

 

- Nadael : Le cahier bleu d'André Juillard 

- George : Le mystère de la chambre bleue de Jean d'Aillon 

- Sophie : Chien bleu de Nadja 

- Iluze : L'or bleu de Clive Cussler et Paul Kemprecos 

- Delph : Petit-Bleu et Petit-Jaune de Leo Lionni 

- Gr3nouille2010 : Peur bleue de Stephen King 

- Lasardine : Pilules bleues de Frederick Peeters 

- Strawberry : Juste un coin de ciel bleu de Gilbert Bordes 

- Nanajoa : La couleur bleue de Jörg Kastner 

- Letteratura : Tome 2 - Les Sang-Bleu de Melissa de la Cruz 

- Reveline : La couleur bleue de Jörg Kastner 

- Sév : Les yeux bleux cheveux noirs de Marguerite Duras 

- Claudialucia : Des nouvelles de la maison bleue de Hella S. Haasse 

- Love-of-book : L'homme aux cercles bleus de Fred Vargas

- Setsuka : La rose bleue d'Anthony Eglin 

- Hélène : La vierge en bleu de Tracy Chevalier

- Maxo0 : Juste un coin de ciel bleu de Gilbert Bordes 

- Malo : Des nouvelles de la maison bleue de Hella S. Haasse

- Laure : Deux petites filles en bleu de Mary Higins Clark 

- Habitant of Sto : Je suis né un jour bleu de Daniel Tammet 

- Mamoun : L'homme aux cercles bleus de Fred Vargas 

- Mimi54 : Meurtres en bleu marine de C. J. Box

- Azilis : La souris bleue de Kate Atkinson

- Odwy : La charrette bleue de René Barjavel 

- Rose : Des bleus l'âme de Françoise Sagan 

- Hidile : Les fleurs bleues de Raymond Queneau

- Pascale : Bleu de chauffe de Nan Aurousseau, La couleur bleue de Jörg Kastner 

- Martial : La robe bleue de Michèle Desbordes

- XL : chez XL, vous n'avez que l'embarras du choix ! 

- Véro : La robe bleue de Michèle Desbordes 

- Sunflo : La planète bleue d'Andrew Byatt, Alastair Fothergill et Martha Holmes 

- Astrid : La folle aventure des Bleus de Thierry Jonquet 

- Volcan : Treize petites enveloppes bleues de Maureen Johnson 

- Bouma : Bleu, bleu, bleu de Polly Dunbar

- Noukette : Un bleu si bleu de Jean-François Dumont

- Lili : L'herbe bleue

- Kkrolyn : Barbe-bleue de Charles Perrault 

- DeL : Peur bleue de Stephen King 

- Kaléa : Deux petites filles en bleu de Mary Higgins Clark 

- Mypianocanta : Le train bleu d'Agatha Christie 

- Felina : Un oeil bleu pâle de Louis Bayard 

- Sophie : Taourama et le lagon bleu de Janine Teisson

- Saxaoul : Et que la nuit glisse sur le bleu de ta jupe de Chantal Portillo et Hally Pancer 

- Riz-deux-ZzZ : Le train bleu d'Agatha Christie 

- Sara : Bleu presque transparent de Ryu Murakami

- StupidGrin : Je suis né un jour bleu de Daniel Tammet 

- Hanaelle : Je suis né un jour bleu de Daniel Tammet

- Sharon : Bleu de rose de Marie Chartres 

- Adalana : Bleu poussière ou la véritable histoire de Kaël Tallas de Jennifer D. Richard 

- Jeneen : La souris bleue de Kate Atkinson

- Paikanne : Je suis né un jour bleu de Daniel Tammet 

- Gwen : Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh 

- BeL : Bleu comme une orange de Norman Spinrad 

- Ogressedeparis : Des bleus à l'âme de Françoise Sagan 

- Calie : Bleu de chauffe de Nan Aurousseau 

- Vepug : Bleu Floride de James W.Hall

- Aproposdelivres : Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh

- Chookette : Deux petites filles en bleu de Mary Higgins Clark 

- Lady K : L'oiseau bleu de Madame d'Aulnoy

- Mya Rosa : Des yeux si bleus de Ruth Wallace-Brodeur

- Liloochat : Laurie bleue sorcière de Calouan 

- Tchae : L'herbe bleue 

- Karine : L'enfant bleu d'Henri Bauchau

- Steph : L'herbe bleue 

- Calypso : L'heure bleue de Nathalie Kuperman 

 

Bonne lectue (il y a de quoi lire…) et rendez-vous le 1er septembre pour la seconde session !

 

 

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Nathalie Kuperman, L'heure bleue

Publié le par calypso

 

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J’ai un reste du parfum de maman, L’Heure bleue, qui sent encore elle. J’ai mon carnet Mamamaman dans lequel je lui écris. J’ai sa bague en onyx qui fait comme une boule de cristal noir. J’ai Tania, ma petite sœur, à protéger. La bague est à nous deux. Je lui demande de me dire quoi faire, de me dire l’avenir. Et elle m’annonce une catastrophe.

Il y a trois ans que maman est morte. Elle avait promis de veiller sur nous jusqu’à ses 102 ans et je l’avais crue. Elle avait prétendu, sur son lit d’hôpital, que la chose qui lui ferait le plus plaisir, c’était que papa refasse sa vie, et je ne l’ai pas crue. Comment peut-on avoir envie d’être remplacée quand on est irremplaçable ?

Aujourd’hui, trois ans après, maman vieille maman est devenue du silence. La musique qu’elle aimait ne résonne plus dans la cage d’escalier. Nous ne parlons plus d’elle. De jour en jour, elle disparaît davantage.
Anne-Sophie, la nouvelle femme de papa, fait trop de bruit.

 

Mary a 14 ans. Elle a un papa qui l’aime et une petite sœur, Tania, avec qui elle adore se chamailler mais aussi discuter et qu’elle semble par-dessus tout vouloir protéger. L’univers de Mary pourrait être tout rose s’il ne lui manquait pas une chose essentielle : sa maman. Elle l’a perdue alors qu’elle était âgée de 11 ans. Sur le coup, Mary n’a pas compris que son monde était en train de s’écrouler : « On ne comprend rien quand sa mère meurt. Et quand on ne comprend pas, on n’est pas triste. C’est bien de ne pas comprendre. » (p.20) Plus tard, elle a appris à se créer une petite bulle pour combler le manque. La solitude ne lui fait pas peur car elle n’est jamais tout à fait seule : lorsqu’elle s’isole dans sa chambre, c’est pour parler à sa chère maman disparue trop tôt, et les mots, qui viennent dans le désordre, disent toute sa peine de la savoir au ciel. Mary possède d’ailleurs un petit carnet dans lequel elle retranscrit les paroles qu’elle adresse à sa maman et elle n’envisage pas une seule seconde d’y mettre un point final. Pourtant, le cahier de sa vie continue aussi de s’écrire et, parfois, rien n’est simple. Il y a Marin, un garçon de sa classe qui lui a proposé de l’aide pour les maths, mais surtout Anne-Sophie. Au départ, Anne-Sophie n’était pas une personne mais un simple appel et un foulard posé négligemment sur le bras d’un fauteuil. Puis, Anne-Sophie s’est matérialisée : pour Mary, c’est évident, cette nouvelle venue veut prendre la place de sa maman. Son parfum agresse l’adolescente qui aimait tant le parfum maternel, « L’Heure bleue ». Mary porte alors tous ses espoirs sur la bague en onyx que son père lui a donnée et qui a appartenu à sa mère. Elle en fait un talisman et prie, de tout son cœur, pour que sa maman ne soit jamais remplacée…

L’Heure bleue est un très joli roman destiné aux jeunes adolescents. Il traite, vous l’avez compris, d’un sujet délicat et douloureux : la perte d’une maman. Nathalie Kuperman a su trouver les mots justes pour aborder ce thème. Ces personnages sont tout à fait crédibles : leur tristesse et leurs interrogations sont très réalistes, tout comme l’est la petite révolte de Mary à l’encontre d’Anne-Sophie.

Je découvre avec L’Heure bleue la plume de Nathalie Kuperman dont j’ai, il me semble, un autre roman dans ma PAL.

 

 

Un mot des titres

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« J’ai un petit carnet où je transpose les phrases que j’ai marmonnées. C’est un carnet que j’ai intitulé Mamamaman et, si je m’étais laissée aller, j’aurais couvert des pages et des pages de Mamamamamamama avant de mettre le « n » final, le moment où le mot se termine, et où il n’y a plus de mère que le nom. Mais je me suis raisonnée pour ne pas faire de « ma », ce possessif infini, l’illusion que ma mère était encore en vie. » (p.6)

 

« Maman, te rejoindre dans le ciel, oui, ça je veux bien, même si je sais que le ciel, tu l’aimais pour sa beauté, mais, me disais-tu, les morts sont bel et bien sous la terre. Tu imagines un ciel plein de cadavres ? disais-tu.

Et pourtant, ma belle petite maman, tu es dans le ciel, quelque part si loin que je ne peux pas te voir. Et ma maman chérie, tu n’est pas un cadavre. Tu es une ombre qui sourit et qui me voit penser à toi. » (p.75)

 

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Challenge Un mot, des titres - Session 2

Publié le par calypso

 

Un mot des titres

 

Tout d’abord, je tiens à remercier tous ceux qui se sont prêtés au jeu mais aussi tous ceux qui ont manifesté leur impatience sans toutefois proposer de mot, préférant garder la surprise ou laisser faire le hasard, ce que je comprends parfaitement !

 

La deuxième session du challenge aura lieu le 1er septembre, on garde notre rythme d’un mois et demi, nécessaire à mon avis pour la recherche et la lecture du livre qui peut être plus ou moins gros…

 

Autre date importante : le 31 août ! C’est ce jour-là que je proposerai le troisième mot, tiré au sort parmi toutes vos propositions. Le principe ne change pas, vous pouvez proposer un mot si vous participez à la session en cours. Si votre mot n’a pas été tiré au sort, vous pouvez le conserver. Si vous voulez changer votre mot, vous pouvez ! Dans tous les cas, prévenez-moi !

 

Nous sommes 36 à avoir réfléchi au prochain mot. Il n’y a cependant pas 36 mots puisque 7 d’entre eux ont été proposés deux fois. Il y a donc eu 29 mots différents. Mais j’ai tenu compte pour le tirage au sort des participants et non des mots, vous me suivez ? Les mots en double sont donc apparus deux fois et chaque participant s’est vu attribué un numéro.

 

Le mot tiré au sort et qui, je l’espère, vous inspirera, a été proposé par Anne-Sophie. Rendez-vous le 1er septembre avec le mot :

 

SOLEIL

 

 

Liste des participants pour la deuxième session :

 

- Aproposdelivres

- Martial

- Paikanne

- Sara

- Maxoo

- Laure

- Angelebb 

- Bouma

- Miss Bunny

- Mamoun

- Mandy88

- Nadael

- Habitant of Sto

- Riz-Deux-ZzZ

- Tchae

- Strawberry

- Jeneen

- Odwy 

- Pomm

- Hanaelle

- Sophie

- Gr3nouille2010

- Adalana

- Sophie

- Claudialucia

- Malo

- Astrid

- Sév

- Mya Rosa

- Sharon

- Azilis

- Gwen

- Vepug

- Delph

- Lady K

- Reveline

- Setsuka

- Emma

- Lasardine

- XL

- BeL

- Pascale

- Volcan

- Calie

- TheChouille

- Chtite-mome

- Hélène

- Felina

- Lanyla

- Sayyadina

- Noukette

- Moka

- Liliba

- Liyah

- Fleurdusoleil

- Juliah 

- Calypso 

 

 

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Prix des lecteurs Juillet 2011 - Ma sélection

Publié le par calypso

 

Non, non, je n’ai pas oublié !

 

En juillet, voici les titres figurant dans la sélection du Prix des lecteurs du Livre de poche :

 

 

Sélection juillet 2011 littérature :

 

Fourrure d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre

L’Ecole des saveurs d’Erica Bauermeister

Le Cœur en dehors de Samuel Benchetrit

Les Heures souterraines de Delphine de Vigan

 

 

Sélection juillet 2011 polar :

 

Le Chuchoteur de Donato Carrisi

Le Mensonge d’Hallie Ephron

 

 

Mon choix se serait immédiatement porté sur Le Chuchoteur si je ne l’avais pas déjà lu ! J’en profite pour le conseiller à tous ceux qui liront ce billet !

 

Je lirai donc :

 

 

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Ce sera mon deuxième roman de l’auteure.

 

Publié dans Blabla en tout genre

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Tom Piccirilli, La rédemption du Marchand de sable

Publié le par calypso

 

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Depuis que Killjoy a assassiné sa petite fille, la vie d'Eddie Whitt n'est plus qu'un long cauchemar... Il a tout perdu, sa femme a sombré dans la folie, il a quitté son travail et choisi de traquer sans répit celui qu'on surnomme le Tueur à l'oreiller ou le Marchand de sable.

Lorsqu'il réapparaît quelques années plus tard, Killjoy a changé. Il ne tue plus. Il enlève des enfants maltraités par leurs parents pour les donner aux familles endeuillées par sa faute. Dans de longues lettres tourmentées, il tente d'expliquer à Eddie ce qu'il fait.

Entre le père désespéré et l'assassin en quête de rédemption va se nouer une étrange relation faite de folie et de fascination...

 

C’est une drôle d’impression que j’ai au sujet de ce livre car je ne sais pas vraiment si j’ai aimé ou pas. Je n’ai pas pris un plaisir extrême à le lire mais, finalement, j’ai apprécié la révélation finale à laquelle je ne m’attendais pas du tout, ce qui est tout de même essentiel pour un thriller.

La rédemption du Marchand de sable est un roman à la couverture fortement attrayante et dont le thème est, il faut bien le reconnaître, plutôt original : un ancien serial killer semble s’être reconverti en protecteur d’enfants maltraités. Il est encensé par le grand public qui a vite oublié les actes cruels que ce tueur en quête de rédemption a perpétrés par le passé. Eddie Whitt, lui, n’a pas oublié. Sa petite Sarah, âgée de 5 ans, est l’une des victimes de celui qu’il a lui-même surnommé « Killjoy » et qu’il traque depuis quelques années. Sa femme Karen est, quant à elle, internée depuis le meurtre de Sarah car elle a perdu la raison. Au fil de ce roman divisé en trois parties aux titres plutôt alambiqués, le lecteur suit le parcours d’Eddie sur les traces du criminel. Le lien qui les unit est très particulier : on n’est jamais très loin de la folie, en témoignent les mystérieuses lettres envoyées par Killjoy à Eddie, dans lesquelles il lui reproche de ne pas avoir accepté son « cadeau ». Précisons en effet que Killjoy s’acquitte de ses crimes en rendant aux familles endeuillées un nouvel enfant, ce qu’il a fait pour Eddie. Ces lettres, dont je me garderai bien de vous proposer un extrait, sont incompréhensibles et, si elles permettent de bien cerner la folie du personnage qui les écrit, elles n’ont à mon sens pas grand intérêt. C’est vraiment le gros point négatif du roman. J’aurais apprécié un échange différent, plus constructif,  entre le père meurtri et l’homme qui lui a enlevé sa fille. J’ai trouvé également qu’il était très difficile d’entrer dans ce roman car le début est extrêmement confus.

   

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Folio

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Tout le monde avait envie de pardonner à Killjoy, sauf Whitt.

Les autres avaient-ils raison ? Etait-ce lui, le salaud ? Ou Killjoy leur avait-il fait perdre l’esprit à tous, au point de donner naissance à un petit fan-club, une sorte de culte amoureux ? Une religion dédiée à un dieu amer, le dieu à l’oreiller moelleux.

La confrérie du Sommeil.

Le saint ordre des Bébés asphyxiés. » (p.160-161)

 

 

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