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Philippe Delerm, Sundborn ou les jours de lumière

Publié le par calypso

 

Philippe-Delerm--Sundborn.jpg

 

Grez-sur-Loing, 1884. Autour de Carl Larsson vit une petite communauté de peintres scandinaves venus teste la lumière tant vantée par ceux que l'on nomme, encore par dérision, les « impressionnistes ». August Strindberg est là avec sa famille, Soren Kroyer les rejoint bientôt. Pour Ulrick Tercier, ils représentent la joie de vivre, la passion. Aussi, quand le groupe se délite, décide-t-il de parti pour Skagen, au Danemark, avec Soren Kroyer. Il est dès lors partagé entre différents lieux - Skageng Grez et Sundborn, en Suède - qui incarnent autant de conceptions de l'art et de la vie.

Sundborn ou les jours de lumière, qui met en scène des personnages réels et romanesques, décrit par petites touches, légères et sensibles, les heurts, les cassures, les instants parfaits qui font une vie. Évocation de l'impossible conciliation entre l'absolu de l'art et les nécessaires compromissions de l'existence, ce roman empreint de nostalgie est également une célébration de la joie de vivre, et de peindre.

 

 

Sundborn ou les jours de lumière n’est pas un roman qui restera longtemps gravé dans ma mémoire. Ni les personnages, ni l’histoire racontée n’ont su trouver grâce à mes yeux. Il faut dire qu’il ne se passe pas grand-chose : des artistes se réunissent dans divers lieux, en France et en Suède, plus précisément à Sundborn, « un lieu retiré de la fureur du monde où peindre et vivre deviendraient un seul verbe. » (p.129) Il est question d’art, de toiles, de pinceaux, de couleurs et de lumière… et ce dernier mot revient tellement souvent que je me suis souvent dit lors de ma lecture que ce roman tombait à point nommé pour le challenge. J’ai souvent eu l’impression de lire un tableau et, en cela, le texte est en parfaite adéquation avec le sujet : « Sous le marronnier, on a sorti les tables de café. Une lumière de tisane filtre entre les branches. Par les fenêtres ouvertes, on entend dans l’hôtel le bruit des assiettes entrechoquées, le heurt plus sourd du broc contre la pierre de l’évier, des rires et des jurons. […] La poussière presque blanche de la cour vole au moindre souffle, dans et blondit dans les rais de soleil. » (p.15) Les réflexions sur l’art et la vie sont intéressantes également. Bien sûr, comme je suis très en retard sur la rédaction de mon billet, je ne sais plus quoi dire ; mais vous l’aurez compris, je n’ai pas réellement apprécié, alors que je n’ai lu çà et là que des billets très élogieux…

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Sur la plage de Skagen ou dans le jardin de Sundborn, nous voulions arrêter la vie, la lumière. Mais nous voulions vivre aussi, et vivre ensemble, toucher le bonheur au présent. Peut-être était-ce trop demander. Peut-être. Mais c’était la tout le secret de notre passage sur la terre. Si l’on ne comprend pas cela, je crains fort que l’on ne se méprenne sur le sens à donner à cet art qui n’était surtout pas de l’art pour l’art, mais un art pour vivre, un art pour être et rendre heureux. » (p.13)

 

 

Un mot des titres

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Challenge Un mot, des titres - Session 17 - Les billets

Publié le par calypso

 

Un mot des titres

 

« Plus claire la lumière, plus sombre l’obscurité…

Il est impossible d’apprécier correctement

la lumière sans connaître les ténèbres. »

Jean-Paul Sartre

 

 

 

Voici les billets de cette dix-septième session :

- Mariejuliet : A comme Association, T1 : La Pâle Lumière des ténèbres d'Erik L'Homme

- Mimi54 : Cette aveuglante absence de lumière de Tahar Ben Jelloun et Jolie libraire dans la lumière de Frank Andriat  

- La tête dans les livres : A comme Association, T1 : La Pâle Lumière des ténèbres d'Erik L'Homme

- Vepug : A comme Association, T1 : La Pâle Lumière des ténèbres d'Erik L'Homme

- Paikanne : Les Trois Lumières de Claire Keegan

- Piplo : Poussière et Lumière du jour de Janet Frame 

- XL : Les Trois Lumières de Claire Keegan

- Julianany : La Petite Fille qui aimait la lumière de Cyril Massarotto

- Helran : La Lumière des morts de Thierry Di Rollo et La Parfaite Lumière de Eiji Yoshikawa

- Pinklychee : La Petite Fille qui aimait la lumière de Cyril Massarotto

- Miss Bunny : Les Trois Lumières de Claire Keegan

- Pomm : Les Lumières de septembre de Carlos Ruiz Zafon

- Kynicky : Les Lumière du ciel d'Olivier Maulin

- Isallysun : La Lumière qui s'éteint de Rudyard Kipling

- Yogi : Les Lumières de septembre de Carlos Ruiz Zafon

- Mandorla : La Lumière de Neckland de Sophie Avon

- Titepomme : Le Passage des Lumières, T1 : Espoirs de Catherine Cuenca

- Emma : Le Passage des Lumières, T4 : Révélations de Catherine Cuenca 

- Joanna : A comme Association, T1 : La Pâle Lumière des ténèbres d'Erik L'Homme

- Acherontia : Le Passeur de lumière de Bernard Tirtiaux

- Adalana : Lumière d'août de William Faulkner

- Philippe D : Jolie libraire dans la lumière de Frank Andriat

- Tiphanie : Les Lumières de septembre de Carlos Ruiz Zafon

- Titoulematou : C'est moi qui éteins les lumières de Zoyâ Pirzâd

- Aproposdelivres : Les Lumières du ciel d'Olivier Maulin

- Reveline : Les Lumières de septembre de Carlos Ruiz Zafon

- Binou : A comme Association, T1 : La Pâle Lumière des ténèbres d'Erik L'Homme

- Etoilla : Les Trois Lumières de Claire Keegan

- Isis : Une vie par delà la lumière de Marion Obry

- Khalya : La Reine de lumière, T1 : Elora de Mireille Calmel

- Mariejo : A comme Association, T1 : La Pâle Lumière des ténèbres d'Erik L'Homme et Love Angels, T1 : Ombre et Lumière d'Eva Dupea

- Petitepom : Les Lumières du Nord de Nora Roberts

- Plaisir des mots : Le Passeur de lumière de Bernard Tirtiaux

- Céline : Dans l'ombre de la lumière de Claude Pujade-Renaud

- Angeselphie : Une lumière sur la neige d'Anita Shreve

- Achille49 : Demoiselles des lumières de Jean Diwo

- Chookette : A comme Association, T1 : La Pâle Lumière des ténèbres d'Erik L'Homme

- Odwy : Jolie libraire dans la lumière de Frank Andriat et La Maison des lumières de Didier Van Cauwelaert  

- Calypso : Sundborn ou les jours de lumière de Philippe Delerm

 

 

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Challenge Un mot, des titres - Session 18

Publié le par calypso

 

Un mot des titres

 

Tout d’abord, un grand merci à tous ceux qui m’ont envoyé une proposition au cours des dernières semaines. Je me répète, mais sans vous, ce challenge n’existerait pas !

 

C’est une première pour cette session : sur les quinze propositions reçues, il n’y avait aucun mot identique ! Le mot qui accompagnera notre été est : 

 

 

 

SOEUR

 

 

 

Bravo à Céline !

 

Vous êtes tentés ? Les règles ne changent pas : vous avez un mois et demi pour lire un livre dont le titre comprendra le mot « sœur ». Nous publierons nos billets le 1er septembre. Le prochain mot sera annoncé le 31 août.

 

Vous pouvez vous inscrire dès maintenant et n’hésitez pas à me proposer un mot (merci de vérifier le choix des titres avant de me faire une proposition) !

 

 

 

 

 

 

 

Liste des participants pour la dix-huitième session :

 

- Helran

- Brigt

- Mariejuliet

- Delcyfaro

- Achille49

- Chookette

- Miss Bunny

- Piplo

- Pinklychee

- Kynicky

- Juna62

- Mandorla

- Titepomme

- Acherontia

- Angeselphie

- Titoulematou

- Céline

- Adalana

- Sharon

- Aproposdelivres

- Petitepom

- Binou

- Reveline

- Gwen

- Gr3nouille2010

- Bouma

- Plaisir des mots

- Clairedelune

- Vepug

- Sayyadina

- Odwy

- Azalée

- Lucamat

- Isis

- Reveline

- Mypianocanta

- Paikanne

- XL

- Calypso

 

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Benoît Broyart, Si tu savais

Publié le par calypso

 

Benoit-Broyart---Si-tu-savais.jpg

 

Mais une fois que je serais parvenu à lui faire lire « Le » plus beau poème jamais écrit, il se passerait quoi ? Elle allait venir vers moi ?

 

Elle se prénomme Anaïs et, forcément, elle est la plus jolie de toutes. Son arrivée n’a pas laissé notre narrateur indifférent et il se sent subitement pousser des ailes. Son goût pour les sensations fortes, mêlé à l’envie de séduire la jeune fille, lui fait prendre une décision irréfléchie : il dérobe, dans une librairie, un exemplaire de Corps et biens, le recueil de Robert Desnos. L’adolescent est alors animé par une obsession : écrire le plus beau poème du monde à la sublime Anaïs.

Un court récit drôle et délicat dont on savoure chacune des pages tant l’hommage rendu à Desnos y est vibrant. Une vraie réussite !

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Je devais me mettre à écrire vraiment. Des choses que personne d’autre avant moi n’avait trouvées. A cause d’Anaïs. Elle était arrivée dans la classe depuis un mois et déjà, elle m’avait arraché le cœur avec les dents. » (p.6)

 

«  En lisant, j’ai compris que l’écriture avait le pouvoir de transformer les gens et que je ne redeviendrais jamais le petit tas de sable que j’avais été avant ma rencontre avec la poésie. » (p.39)

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Simone de Beauvoir, Une mort très douce

Publié le par calypso

 

Simone-de-Beauvoir---Une-mort-tres-douce.jpg

 

La journée du mardi se passa bien. La nuit, maman fit des cauchemars. « On me met dans une boîte », disait-elle à ma sœur. « Je suis là, mais je suis dans la boîte. Je suis moi, et ce n'est plus moi. Des hommes emportent la boîte ! » Elle se débattait : « Ne les laisse pas m'emporter ! » Longtemps Poupette a gardé la main posée sur son front : « Je te promets. Ils ne te mettront pas dans la boîte. » Elle a réclamé un supplément d'Équanil. Sauvée enfin de ses visions, maman l'a interrogée : « Mais qu'est-ce que ça veut dire, cette boîte, ces hommes ? - Ce sont des souvenirs de ton opération ; des infirmiers t'emportent sur un brancard. » Maman s'est endormie.

 

Le jeudi 24 octobre 1963, alors qu’elle se trouve à Rome, Simone de Beauvoir reçoit un appel : sa mère âgée de 77 ans est tombée dans sa salle de bains et s’est cassé le col du fémur. Cet accident malheureusement très fréquent et l’hospitalisation qui en découle permettent bientôt de déceler un mal plus profond, un cancer de l’intestin grêle, qui ne mettra que trois petits mois à emporter la mère de l’auteure.

Une mort très douce est un récit dans lequel Simone de Beauvoir a pris soin de raconter, avec une grande simplicité, les derniers instants passés avec une mère qu’elle a tantôt haïe, tantôt aimée dans sa vie. Elle y a recueilli quelques-unes de ses dernières paroles, collecté quelques-uns de ces derniers plaisirs et quelques-unes de ses dernières colères en veillant toujours à ne pas tomber dans le pathos. On perçoit bien sûr sans aucune difficulté la souffrance d’une fille qui sent sa mère s’éteindre peu à peu mais la relation conflictuelle qui a souvent été la leur fait que l’émotion est comme voilée : j’ai lu d’autres écrits sur le même sujet et j’avoue que j’ai parfois trouvé dans celui-ci une légère froideur, un peu plus de détachement peut-être, un peu moins de poésie, assurément. C’est une impression qui n’enlève rien à la valeur de ce texte dans lequel la féministe engagée laisse tomber le masque tout en s’interrogeant sur des causes qui lui tiennent à cœur. Une réflexion intéressante est notamment engagée sur le droit de mourir dans la dignité.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Pour moi, ma mère avait toujours existé et je n’avais jamais sérieusement pensé que je la verrais disparaître un jour, bientôt. Sa fin se situait, comme sa naissance, dans un temps mythique. Quand je me disais : elle a l’âge de mourir, c’étaient des mots vides, comme tant de mots. Pour la première fois, j’apercevais en elle un cadavre en sursis. » (p.27)

 

« Je m’étais attachée à cette moribonde. Tandis que nous parlions dans la pénombre, j’apaisais un vieux regret : je reprenais le dialogue brisé pendant mon adolescence et que nos divergences et notre ressemblance ne nous avaient jamais permis de renouer. Et l’ancienne tendresse que j’avais crue tout à fait éteinte ressuscitait, depuis qu’il lui était possible de se glisser dans des mots et des gestes simples. » (p.109)

 

« Il n’y a pas de mort naturelle : rien de ce qui arrive à l’homme n’est jamais naturel puisque sa présence met le monde en question. Tous les hommes sont mortels : mais pour chaque homme sa mort est un accident et, même s’il la connaît et y consent, une violence indue. » (p.152)

 

Un mot des titres

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Challenge Un mot, des titres - Session 16 - Les billets

Publié le par calypso

 

Un mot des titres

 

« La mort est un roman. »

Jean-Christophe Grangé

 

 

 

Voici les billets de cette seizième session :

 

- Mandorla : Debout les morts de Fred Vargas

- Helran : Le Triangle de la mort de Jimmy Guieu, La deux fois morte de Jules Lermina et La Mort vivante de Stefan Wul

- Brigt : A deux pas de la mort de Peter James

- Piplo : Lune captive dans un oeil mort de Pascal Garnier

- Achille49 : La Mort du Roi Tsongor de Laurent Gaudé

- Yogi : The Walking Dead, T1 : L'ascension du gouverneur de Robert Kirkman et Jay Bonansinga  

- Julianany : Jusqu'à ce que la mort nous sépare de Lisa Gardner

- Kynicky : Jusqu'à ce que la mort nous unisse de Karine Giebel

- Titepomme : Qui hante la tour morte ? de Gudule

- Vepug : Le Livre des morts de Glenn Cooper

- Lisalor : Jusqu'à ce que la mort nous unisse de Karine Giebel

- Reveline : Jusqu'à ce que la mort nous unisse de Karine Giebel et Le Livre sans nom, T4 : Le Livre de la mort

- Odwy : Jusqu'à ce que la mort nous unisse de Karine Giebel et Le Jeu de la mort de David Almond 

- XL : Elle qui chante quand la mort vient d'Andrea H. Japp

- Azalée : La Chambre des morts de Franck Thilliez

- Binou : A la une, à la deux, à la mort de Janet Evanovich 

- Pomm : Mort d'un silence de Clémence Boulouque 

- Petitepom : La Communauté du Sud, T11 : Mort de peur de Charlaine Harris

- Natou : La Mort est mon métier de Robert Merle

- Mariejo : La Cité des morts d'Anton Gill 

- Falline : La Mort est mon métier de Robert Merle

- Sharon : La Mort d'un lac d'Arthur Upfield

- Chookette : La Communauté du Sud, T12 : Mort sans retour de Charlaine Harris 

- Paikanne : Je préfère qu'ils me croient mort d'Ahmed Kalouaz

- Lasardine : Je suis morte de Nemiri et Morvan

- Riz-Deux-ZzZ : La Mort dans les bois de Tana French

- Augustin : Ce mort que nul n'aimait de Charles Exbrayat 

- Fred : La Comédie de la mort de Théophile Gautier

- DeL : Le Chagrin du roi mort de Jean-Claude Mourlevat

- Emma : Le Jeu de la mort d'Oscar Wilde

- Accrobiblio : La Mort, entre autres de Philip Kerr

- Luna : La Mort au bord de l'étang de Jean Failler et Bouboule est mort de Mary Lester  

- Etoilla : Je vais beaucoup mieux que mes copains morts de Viviane Chocas 

- Acherontia : Ceux des eaux mortes, T1 : L'Or et la Toise de Brice Tarvel 

- Philippe D : Morts en coulisses de Mary Jane Clark

- Itzamna : Debout les morts de Fred Vargas

- Ramettes : La Mort du roi Tsongor de Laurent Gaudé et Le Chevalier et la Mort de Leonardo Sciascia 

- Aproposdelivres : Les Morts de la Saint-Jean d'Henning Mankell

- Pinklychee : Le Porteur de mort de Paul Doherty

- Denis : La Mort dans les nuages d'Agatha Christie

- Liyah : Lucie et Raymond Aubrac : A la vie à la mort de Patrick Bousquet-Schneeweis 

- Mimi54 : La Mort n'oublie personne de Didier Deaninckx, La Mort et la Belle Vie de Richard Hugo, Angle mort d'Ingrid Astier et La Trilogie du Minnesota, T2 : Seuls les morts ne rêvent pas de Vidar Sundstol

- Karine : Rendez-vous avec la mort d'Agatha Christie

- Miss Bunny : La Reine morte de Henri de Montherlant et The Melancholy Death of Oyster Boy de Tim Burton

- Heide : Le Masque de la mort rouge d'Edgar Allan Poe

- Nanajoa : Ikigami Préavis de mort, T1 de Motorô Mase 

- Tiphanie : La Mort en embuscade de Ngaio Marsh

- Adalana : La Mort s'invite à Pemberley de P.D. James

- Titoulematou : La Mort s'invite à Pemberley de P.D. James

- Nanet : La double mort de Linda de Patricia MacDonald 

- Calypso : Une mort très douce de Simone de Beauvoir

- Felina : L'Echo des morts de Johan Theorin 

 

 

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Challenge Un mot, des titres - Session 17

Publié le par calypso

 

Un mot des titres

 

Bonjour tout le monde !

 

L’heure est venue pour moi de tirer au sort un nouveau mot parmi vos propositions.

 

Elles sont au nombre de 17, et un mot a été donné deux fois.

 

Nous lirons, dans les prochaines semaines, un livre dont le titre contiendra le mot…

 

 

 

LUMIERE

 

 

 

Bravo à Laure et Céline ! Merci à tous de continuer à faire vivre ce challenge en proposant assidument de nouveaux mots.

 

Si cela vous tente, vous avez un mois et demi pour lire un livre avec ce mot. Nous publierons nos billets le 15 juillet. Le prochain mot sera annoncé le 14 juillet.

 

Si cela vous tente, inscrivez-vous dès à présent et n’hésitez pas à me proposer un mot (merci de vérifier le choix des titres avant de me faire une proposition) !

 

 

 

 

 

 

 

Liste des participants pour la dix-septième session :

 

- Yogi

- Mimi54

- Miss Bunny

- Helran

- Vepug

- Adalana

- Titepomme

- Fred

- Augustin

- Aproposdelivres

- Pomm

- La tête dans les livres

- Kynicky

- Itzamna

- Sharon

- Laure

- Angeselphie

- Emma

- Achille49

- Piplo

- Reveline

- Isallysun

- Titoulematou

- Luna

- Odwy

- Astrid

- Elodie

- Acherontia

- Chroniques littéraires

- Joanna

- Elodie

- Binou

- Etoilla

- Mariejo

- Natou

- Khalya 

- Petitepom

- Pinklychee

- Marie

- Bouma

- DeL

- Felina

- Plaisir des mots

- Mariejuliet

-Philippe D

- Calypso

 

 

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Yves Pinguilly, Les Mots perdus

Publié le par calypso

 

Yves-Pinguilly---Les-mots-perdus.jpg

 

Quel est le secret de la morte aux bijoux ? La découverte sera bouleversante…

 

En vacances en Bretagne avec son père et sa belle-mère, Antonin, futur élève de sixième, fait la connaissance de la jolie Rose qui aide ses parents agriculteurs à vendre leurs produits sur les marchés. Accompagnés de Jakez, un copain de Rose, les nouveaux amis décident de se rendre sur l’île de Beg Levern. Sur place, ils explorent la maison dans laquelle on a retrouvé morte, entre les deux guerres, une jeune femme revêtue d’une belle robe et parée de bijoux. Le mystère entourant sa mort n’a jamais été levé. La découverte d’une lettre va pousser les trois enfants à interroger le passé.

Ce roman n’est ni bon, ni mauvais. Il est difficile à juger car il souffre d’un gros défaut : sa longueur. Même s’il s’agit d’un véritable parti pris (la collection ne s’intitule pas « Court-métrage » pour rien), l’histoire est véritablement trop courte et souffre de nombreux raccourcis qui m’ont personnellement empêchée de l’apprécier à sa juste valeur. Peut-être que les plus jeunes, en particulier ceux qu’un trop grand nombre de pages effraie, seront davantage séduits Les Mots perdus plus que moi…

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« - Elle a peut-être eu simplement une crise cardiaque.

- Rose, non. Elle a été tuée par un jaloux qui pleurait jour et nuit parce qu’elle l’avait abandonné.

- Pourquoi tu dis ça, Antonin ?

- Parce que c’est plus beau de mourir… je sais pas moi, étouffée sous un oreiller par exemple par un homme qui crie : « Je t’aime je te tue. »

- Tu devrais écrire des romans policiers ou des romans d’amour, toi. » (p.48)

 

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Laurence Tardieu, Rêve d'amour

Publié le par calypso

 

Laurence-Tardieu---Reve-d-amour.jpg

 

Nous sommes le 21 juillet 2006. Il est vingt heures. Je m'appelle Alice Grangé. J'ai trente ans. Gérard Oury est mort hier. Tout cela est certain. Vérifiable. Le réel. Je marche vers un homme que je ne connais pas. Ça encore, le réel. Cet homme a aimé ma mère. Ma mère a aimé cet homme. Je n'en suis déjà plus sûre. Cet homme va me parler de ma mère. Je ne sais pas. Je vais retrouver quelque chose de ma mère. Je ne sais pas. Les choses les plus importantes sont-elles celles que l'on sait, ou celles que l'on cherche? Je m'appelle Alice Grangé. J'ai trente ans. Je cherche ma mère. 

 

Lorsque le mot « rêve » a été tiré au sort, je n’ai pu que constater qu’aucun titre contenant ce mot ne figurait dans ma PAL. J’ai donc dû choisir un roman et c’est sur Rêve d’amour que mon choix s’est porté, pour deux raisons : le titre, simple et poétique, et l’auteure que je n’avais jusque-là jamais eu l’occasion de découvrir. Bien m’en a pris !

Ce quatrième roman de Laurence Tardieu est l’histoire d’une blessure qui ne se referme pas et d’un deuil qui peine à se faire. C’est l’histoire d’Alice qui a perdu sa mère lorsqu’elle était encore une enfant et qui, depuis, vit avec le souvenir de celle qui, après avoir manqué à sa vie d’enfant et d’adolescente, manque douloureusement à sa vie de jeune femme. Mais le souvenir est désespérément flou, ce qui augmente la souffrance ressentie par Alice : « Ces instants-là, au cours desquels je m’efforçais de retrouver ton visage, ton allure, étaient stériles : rien ne me venait, aucune image. Sauf, à de rares moments, une silhouette bleue, floue, qui avançait vers moi, puis disparaissait. » (p.7) Cette silhouette bleue, comme un bleu au cœur et à l’âme, ce fantôme imprécis et évanescent, hante Alice au quotidien : « Les mères portent leur enfant. J’ai l’impression de porter ma mère : j’ai l’impression qu’elle est là, quelque part, au creux de moi. Ma mère, qui m’a donné la vie. Ma mère, que j’ai perdue, et que je garde en moi. » (p.108) Sa vie défile sans qu’elle-même n’ait le sentiment d’avancer. Son refuge, c’est l’écriture. Mais lorsque son père décède à son tour, elle n’a qu’une obsession : retrouver l’homme que sa mère a aimé, avant de mourir. Savoir qui il est pour savoir qui elle était. Reconstruire le puzzle de ses derniers instants et effleurer, simplement, le bonheur qui a été le sien…

Ce n’est pas l’originalité de l’histoire racontée qui fait la force de ce roman : la perte de la mère et la difficile reconstruction qui s’en suit sont en effet largement évoquées dans la littérature (c’est d’ailleurs un thème que j’affectionne particulièrement parce qu’il donne toujours lieu à de très beaux récits). Ce sont les mots, les phrases, leur mélodie douloureuse. Le style sobre et délicat de l’auteure m’a véritablement émue et donné envie de lire ses autres romans. Une très belle découverte !

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Il faudra bien, un jour, que je commence quelque chose, que je cesse de me laisser traverser par des absences, que je vive ma vie, comme me le répète Hannah, mais commencer quoi, vivre quoi ? Je ne sais plus où sont mes désirs, mes désirs sont assiégés par mes absences, j’aimerais, moi aussi, avoir le cœur brûlé d’amour, j’aimerais m’abandonner, j’aimerais me perdre. » (p.10)

 

« Ecrire, ce n’est pas raconter quelque chose qu’on connaît : écrire, c’est aller à la recherche de ce qu’on ne sait pas. » (p.25)

 

« Le temps ne sait pas mesurer la vie : on peur vivre longtemps et ne pas s’éprouver vivant. » (p.110)

 

Un mot des titres

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Challenge Un mot, des titres - Session 15 - Les billets

Publié le par calypso

 

Un mot des titres

 

« Une place pour les rêves

Mais les rêves à leur place. »

Robert Desnos

 

 

 Voici les billets de cette quinzième session :

 

- Emma : Le Cirque des rêves d'Erin Morgenstern

- Binou : Racontez-moi vos rêves de Sidney Sheldon

- Luna : Un job de rêve de Sophie Dieuaide 

- Fred : L'Ile des rêves, Aventures d'un anglais qui s'ennuie de Louis Ulbach

- Anne : Rêves oubliés de Léonor de Récondo

- Bouma : Rêves en noir de Jo Witek

- Titepomme : La Fille tombée d'un rêve de Jean-Pierre Richard

- Joanna : California Dream d'Ismet Prcic 

- Petitepom : Le Héros des rêves de Brian Lumley

- Natiora : Le Rêve de Balthus de Nathalie Rheims

- Etoilla : Fais de beaux rêves de Pierre Lagier

- Titoulematou : Rêves de garçons de Laura Kasischke

- Aproposdelivres : Qu'avons-nous fait de nos rêves ? de Jennifer Egan

- Jadorelalecture : Le Cirque des rêves d'Erin Morgenstern 

- Laure : L'Eau des rêves de Manu Causse

- Augustin : La Guerre des rêves de Catherine Webb 

- Ramettes : Les Rêves des autres de John Irving et Le Cirque des rêves d'Erin Morgenstern

- Sharon : Terre des rêves de Vidar Sundstol

- Soraya : Quatre enfants et un rêve de la famille des Pallières 

- Mypianocanta : Le Cirque des rêves d'Erin Morgenstern

- Helran : L'Archipel du rêve de Christopher Priest 

- XL : La Fille de mes rêves de Donald Westlake

- Miss Bunny : Le Cirque des rêves d'Erin Morgenstern

- Vepug : Justice dans un paysage de rêve de Malla Nun

- Felina : Rêves de garçons de Laure Kasischke 

- Reveline : La Peau des rêves, T1 : Nuit tatouée de Charlotte Bousquet 

- Kynicky : La Fille tombée d'un rêve de Jean-Pierre Richard

- Pomm : La Rêve-party de Françoise Dorin 

- Pinklychee : La Fille tombée d'un rêve de Jean-Pierre Richard

- Mandorla : A quoi rêve Crusoé ? de Florence Delaporte 

- Falline : Doctor Who, Les Voleurs de rêves de Steve Lyons

- EimeoN : Georgina Kincaid, T3 : Succubus dreams de Richelle Mead

- Piplo : Un cheval de rêve d'Evelyne Brisou-Pelen

- Odwy : Passeuse de rêves de Lois Lowry et Le Temps est un rêve de Jacqueline Harpman 

- Achille49 : Le Rêve Botticelli de Sophie Chauveau

- Valentyne : Le Rêve de l'escalier de de Dino Buzzati 

- Mariejo : La Cité des rêves d'Anton Gill

- Laure : Le Cirque des rêves d'Erin Morgenstern

- Paikanne : Le Rêve d'Amanda Ruth de Michelle Richmond 

- Itzamna : Dix rêves de pierre de Blandine Le Callet

- Mimi54 : Un père pour mes rêves d'Alan Duff et Le Rêve du village des Ding de Yan Lianke 

- Adalana : Calligraphie des rêves de Juan Marsé

- Calypso : Rêve d'amour de Laurence Tardieu

 

 

 

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