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Challenge Un mot, des titres - Session 19

Publié le par calypso

 

Un mot des titres

 

Bonjour à tous !

 

11 propositions seulement me sont parvenues pour la prochaine session, c’est peu mais suffisant pour procéder à un énième tirage au sort ! Il faut croire que vous avez été nombreux cet été à vous être éloignés de la blogosphère, et vous avez eu bien raison !

 

Le mot qui a été tiré au sort n’est pas sans rappeler un autre mot qui a accompagné nos lectures il y a peu puisqu’il s’agit de…

 

 

 

REINE

 

 

 

C’est la proposition de Mypianocanta ! Merci !

 

Si vous êtes partants pour une nouvelle session, c’est très simple, les règles ne changent pas : vous avez un mois et demi pour lire un livre dont le titre comprendra le mot « reine ». Nous publierons nos billets le 15 octobre. Le prochain mot sera annoncé le 14 octobre.

 

Vous pouvez vous inscrire dès maintenant et n’hésitez pas à me proposer un mot (merci de vérifier le choix des titres avant de me faire une proposition) ! N’oubliez pas : qui dit mot ne dit pas forcément nom !

 

 

 

 

 

 

 

Liste des participants pour la dix-neuvième session :

 

- DeL

- Titepomme

- La tête dans les livres

- XL

- Mypianocanta

- Miss Bunny

- Brigt

- Odwy

- Valérie

- Aproposdelivres

- Adalana

- Sharon

- Rose

- Reveline

- Vepug

- Cookies

- Merry

- Naelline

- Acherontia

- Achille49

- Mademoizela

- Céline

- Emma

- Marine

- Helran

- Mamoun

- Piplo

- Mandorla

- EimeoN

- Sayyadina

- Brigt

- Karine

- Fred

- Riz-Deux-ZzZ

- Nanet

- Pomm

- Yuya46

- Jeanne

- Calypso

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Andrée Ammirati, Va où la peur te mène

Publié le par calypso

 

Andree-Ammirati---Va-ou-la-peur-te-mene.jpg

 

Ce roman a été lu dans le cadre de l’opération On vous lit tout, organisée par Libfly et le Furet du Nord.

 

Piacenza, 1906. Un garçon solitaire prénommé Michele grandit entre un père autoritaire et sans cœur et une mère soumise et désespérée. Mais à trop être maltraités par la vie, les cœurs purs finissent par s’endurcir et l’enfant démuni aura bien du mal à contenir la violence qui sommeille en lui. Terni, 1916. Une jeune fille, Alessandra, détestée par un père qui aurait préféré avoir un fils, ne connaît que les tâches ménagères et découvre bientôt le travail à l’usine ; elle a dressé autour d’elle des remparts et son sourire est une arme qui lui permet, jour après jour, d’avancer dans une vie qu’elle est bien décidée à changer. Les années passent et une partie du peuple italien assiste, impuissante, à la montée au pouvoir de Benito Mussolini et à l’apparition des Chemises noires. Les êtres comme Michele et Alessandra s’abiment et les exils se multiplient…

Va où la peur te mène est à n’en pas douter un roman de qualité. Par son sujet tout d’abord : plongé dans l’Italie fasciste de la première moitié du XIXe siècle, le lecteur est invité à découvrir le régime de Mussolini par la petite porte. Ce sont des bruits qui courent, des discussions populaires, des inquiétudes naissantes. Les scènes d’arrestation et de torture ne sont évoquées qu’à travers un exemple fort : ce sont les personnages et leur psychologie qui comptent, plus que les actes. Le deuxième point fort de ce récit, c’est sa construction : des personnages apparaissent tour à tour, sans forcément de lien apparent, un véritable canevas que le lecteur doit reconstituer, jusqu’à la révélation finale qui donne au roman toute sa force. Mais ce point fort est aussi une faiblesse : le nombre important de personnages rend parfois l’histoire difficile à suivre. En définitive, c’est un roman intéressant, plutôt agréable à lire, avec une chute particulièrement plaisante, mais qui souffre toutefois de quelques défauts.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Pour ne pas sombrer, il imaginait son père transpercé par une épée de feu ou agonisant dans d’atroces souffrances. Son cœur alors cessait de battre à tout rompre. Il retrouvait le calme sordide de cette chambre froide et sans tendresse. A petit feu, l’enfance s’échappa, le laissant écorché vif. Sous la carapace couvait l’acide venin de la désespérance. » (p.16)

 

« Elle s’était aimée pour ne pas mourir. C’est ainsi qu’elle pouvait donner aux autres ce qu’elle n’avait reçu de personne. Elle était un vrai rayon de soleil, incongru dans cette maison sordide, comme la plus jolie des fleurs qui pousserait sur un tas de fumier. » (p.32)

 

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Philippe Delerm, Sundborn ou les jours de lumière

Publié le par calypso

 

Philippe-Delerm--Sundborn.jpg

 

Grez-sur-Loing, 1884. Autour de Carl Larsson vit une petite communauté de peintres scandinaves venus teste la lumière tant vantée par ceux que l'on nomme, encore par dérision, les « impressionnistes ». August Strindberg est là avec sa famille, Soren Kroyer les rejoint bientôt. Pour Ulrick Tercier, ils représentent la joie de vivre, la passion. Aussi, quand le groupe se délite, décide-t-il de parti pour Skagen, au Danemark, avec Soren Kroyer. Il est dès lors partagé entre différents lieux - Skageng Grez et Sundborn, en Suède - qui incarnent autant de conceptions de l'art et de la vie.

Sundborn ou les jours de lumière, qui met en scène des personnages réels et romanesques, décrit par petites touches, légères et sensibles, les heurts, les cassures, les instants parfaits qui font une vie. Évocation de l'impossible conciliation entre l'absolu de l'art et les nécessaires compromissions de l'existence, ce roman empreint de nostalgie est également une célébration de la joie de vivre, et de peindre.

 

 

Sundborn ou les jours de lumière n’est pas un roman qui restera longtemps gravé dans ma mémoire. Ni les personnages, ni l’histoire racontée n’ont su trouver grâce à mes yeux. Il faut dire qu’il ne se passe pas grand-chose : des artistes se réunissent dans divers lieux, en France et en Suède, plus précisément à Sundborn, « un lieu retiré de la fureur du monde où peindre et vivre deviendraient un seul verbe. » (p.129) Il est question d’art, de toiles, de pinceaux, de couleurs et de lumière… et ce dernier mot revient tellement souvent que je me suis souvent dit lors de ma lecture que ce roman tombait à point nommé pour le challenge. J’ai souvent eu l’impression de lire un tableau et, en cela, le texte est en parfaite adéquation avec le sujet : « Sous le marronnier, on a sorti les tables de café. Une lumière de tisane filtre entre les branches. Par les fenêtres ouvertes, on entend dans l’hôtel le bruit des assiettes entrechoquées, le heurt plus sourd du broc contre la pierre de l’évier, des rires et des jurons. […] La poussière presque blanche de la cour vole au moindre souffle, dans et blondit dans les rais de soleil. » (p.15) Les réflexions sur l’art et la vie sont intéressantes également. Bien sûr, comme je suis très en retard sur la rédaction de mon billet, je ne sais plus quoi dire ; mais vous l’aurez compris, je n’ai pas réellement apprécié, alors que je n’ai lu çà et là que des billets très élogieux…

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Sur la plage de Skagen ou dans le jardin de Sundborn, nous voulions arrêter la vie, la lumière. Mais nous voulions vivre aussi, et vivre ensemble, toucher le bonheur au présent. Peut-être était-ce trop demander. Peut-être. Mais c’était la tout le secret de notre passage sur la terre. Si l’on ne comprend pas cela, je crains fort que l’on ne se méprenne sur le sens à donner à cet art qui n’était surtout pas de l’art pour l’art, mais un art pour vivre, un art pour être et rendre heureux. » (p.13)

 

 

Un mot des titres

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