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Rae Carson, La Fille de braises et de ronces, T1

Publié le par calypso

 

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Princesse d'Orovalle, Elisa est l'unique gardienne de la Pierre Sacrée. Bien qu'elle porte le joyau à son nombril, signe qu'elle a été choisie pour une destinée hors normes, Elisa a déçu les attentes de son peuple, qui ne voit en elle qu'une jeune fille paresseuse, inutile et enveloppée.

Le jour de ses seize ans, son père la marie à un souverain de vingt ans son aîné. Elisa commence alors une nouvelle existence loin des siens, dans un royaume de dunes menacé par un ennemi sanguinaire prêt à tout pour s'emparer de sa Pierre Sacrée.

Délaissée, humiliée, la princesse devra s'affirmer au milieu des intrigues de la cour, du grondement d'une guerre inévitable et des mirages de l'amour. Il lui faudra puiser en elle le courage nécessaire à sa survie et à celle de son peuple. Accepter enfin d'être l'Elue de son propre destin.

 

Elisa est l’Elue. La chair de la jeune fille est marquée par ce statut dont elle ne sait encore que faire : la pierre qui orne en effet son nombril lui rappelle chaque jour combien elle est importante et combien sont grandes les actions qu’elle devra accomplir. Mais Elisa a seize ans et, si ses préoccupations ne font pas d’elle une jeune fille frivole, elle reste néanmoins quelqu’un d’ordinaire, elle qui aime par-dessus tout déguster les mets délicieux préparés par le maître queux et déchiffrer les textes sacrés afin d’y voir plus clair sur sa destinée. Celle-ci prend d’ailleurs un tournant majeur puisqu’Elisa vient d’être promise à un souverain voisin, Alejandro. Une alliance ayant pour but d’unifier deux peuples qui ont un ennemi commun…

La Fille de braises et de ronces démarre sur les chapeaux de roue. Il faut dire que la situation intrigue : une jeune fille dont le nombril est orné d’un joyau s’apprête à épouser un roi bien plus âgé qu’elle. Elle est un peu enrobée et n’espère qu’une chose : que son futur mari soit aussi vilain qu’elle. Bien sûr, le lecteur voit l’histoire d’amour poindre sous le mariage forcé. Quelle feinte ! L’auteure est très habile pour nous faire croire à des événements qui pourraient bien ne pas se produire. Elle nous invite à suivre une route, mais c’est sans compter sur la multitude de petits chemins annexes. Le suspense est maîtrisé, jusqu’au bout. Je ne suis pas une grande amatrice d’heroic fantasy mais je ne ferme ma porte à aucun genre, c’est pourquoi j’ai accepté avec plaisir de lire La Fille de braises et de ronces, attirée entre autres par la jolie couverture. L’univers dans lequel évolue l’héroïne est complexe mais bien décrit, et les diverses alliances clairement expliquées. Les personnages qui gravitent autour d’Elisa sont intéressants et l’aident à donner un sens à son existence. J’ai notamment beaucoup apprécié de suivre l’évolution de la relation entre Elisa et le prince Rosario, fils d’Alejandro. Mais qu’en est-il d’Elisa ? C’est incontestablement un personnage original, à la marge des héroïnes traditionnelles plutôt jolies et sûres d’elles. Pourtant, je n’ai pas pu m’empêcher d’être agacée par les incessantes allusions à son poids. Je trouve personnellement que l’auteure a donné trop d’importance à cela et, finalement, n’a pas été jusqu’au bout des choses puisque la jeune fille s’affine au gré des péripéties…

 

 

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L’œuvre en quelques mots…

 

«  Aujourd’hui est un grand jour : je me marie et je fête mes seize ans.

En temps normal j’évite les miroirs mais là, l’occasion est trop importante. Il faut vraiment que je voie de quoi j’ai l’air. Le problème, c’est que la surface du miroir ondule, j’ai mal au crâne et la faim me donne des vertiges… Malgré mon reflet qui tangue, je me rends compte que ma robe de mariée – mon terno – est une splendeur, avec sa soie fluide comme de l’eau, ses roses brodées et ses minuscules perles qui miroitent au gré de mes mouvements. Un pur chef-d’œuvre, d’autant qu’elle a été confectionnée dans l’urgence. » (p.11)

 

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Yves Pinguilly, L'Afrique d'ouest en est

Publié le par calypso

 

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Dans ces pays de brousse et de savane, le feu, l'eau, l'air murmurent à l'oreille des hommes les sagesses de leurs ancêtres. Les mots de ces contes voltigent dans le vent, dansent au son du tam-tam, du balafon ou de la cora, ils complotent avec les génies des champs ou des eaux ; ils parlent la langue secrète des femmes-éléphantes ou des hommes-lions...

 

Ce titre fait partie de la collection « Contes et Légendes » de Nathan Jeunesse qui doit, à mon avis, regorger de petites merveilles. Certains titres de cette collection s’intéressent à la Grèce antique, d’autres au Moyen-Age, d’autres encore aux fées et aux princesses.

Ici, ni héros à la musculature impressionnante, ni gentes dames, ni fées malicieuses. L’envol se fait vers l’Afrique et le séjour est on ne peut plus dépaysant. Dix-sept contes sont contenus dans ce recueil. Ils sont issus de la tradition orale et retranscrits par Yves Pinguilly, écrivain passionné par le continent africain. Du Sénégal à Djibouti, en passant par le Togo ou encore le Mali, chacun de ses contes se fait l’écho de la savane, nous balade de case en case, évoque les boubous et les champs de sorgho. Qu’ils finissent bien ou mal, tous ces récits ont en commun l’intelligence de leur morale et cultivent l’art des bons mots et des formules finales.   

On ne peut qu’apprécier la qualité de l’ouvrage. L’abécédaire qui précède les contes est un repère essentiel. La carte, située en fin de recueil, participe également à la démarche volontairement pédagogique de l’ouvrage. Il en va de même pour la biographie de l’auteur et la bibliographie qui ferment la marche. En outre, la postface rédigée par Yves Pinguilly éclaire le lecteur sur la littérature africaine : « L’écriture de ces contes et légendes de quelques Afriques se veut à bien des égards une passerelle entre les hommes […]. Ils cachent alors en eux des prophéties assez fortes pour que les garçons, les filles, les hommes, les femmes d’aujourd’hui osent continuer à rêver leur vie. »

En résumé, c’est un petit ouvrage plein de bon sens et d’humour, bien conçu, qui mérite qu’on s’y intéresse !

 

  

 

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L’œuvre en quelques mots…

 

« Le matin on sait ce qu’il faut savoir le matin. Le soir on sait ce qu’il faut savoir le soir. Celui qui cultive la terre connaît la patience. » (« Noix de Cola », p.35)

 

« - Ma séboaga, quand l’amour vit, il ajoute aussi de la vie à la vie. Mon amour est grand pour toi… mon amour demain et encore demain ajoutera sans cesse de la vie à la vie.

- Warga, tes mots d’aujourd’hui, est-ce qu’ils s’envoleront quand l’harmattan soufflera ? Est-ce que toi-même tu les oublieras ?

- Non, ma séboaga. Le vent n’y fera rien, ni une saison sèche ni une saison des pluies. La pluie ne fait toujours que mouiller les taches du léopard. Elle ne les efface pas. Mon amour est comme les taches du léopard. » (« La vraie raison du faux départ de Moogho Naba de Ouagadougou », p.104-105)

 

« Le mari se doutait que sa femme était un peu menteuse, elle qui était assez maline pour égorger un poulet sur un linge blanc sans laisser une seule trace. » (« Le Jour de la bière de mil », p.114)

 

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Challenge Un mot, des titres - Partenariat #1

Publié le par calypso

 

Un mot des titres

 

 

 

Salut tout le monde !

 

 

Le mot « jour » déchaîne les foules : certains d’entre vous cherchent, quelques-uns hésitent, d’autres ont déjà achevé la lecture de leur titre. Ce petit challenge sans prétention a vraiment l’air de vous emballer, c’est un plaisir de vous faire plaisir !

 

 

A un mois de la publication des billets,

je vous annonce que

nous avons, pour cette 7ème session,

un partenaire de choix :

Nathan Jeunesse.

 

 

« Partenaire », qu’est-ce que cela signifie ?

 

Nathan Jeunesse me permet d’organiser un concours réservé à tous ceux qui participent à ce challenge, et plus particulièrement à la session 7. Vous êtes donc dès à présent tous susceptibles de remporter le titre mis en jeu par notre partenaire.

 

Il s’agit du roman d’Alex Scarrow, Time Riders, T2 : Le Jour du prédateur. Le roman ne sort qu’en juin, mais je ne doute pas que vous saurez patienter jusque-là.

 

 

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Ce petit concours est une manière de prolonger le plaisir du « jeu ». Vous constaterez sans difficulté que ce titre n’a pas été choisi au hasard…

 

Comment participer ?

 

- Etape n°1

Si vous êtes intéressés par ce titre, merci de me le signaler en commentaire (uniquement). Vous bénéficierez alors d’une chance de remporter un des deux exemplaires mis en jeu.

Je précise que seuls ceux qui auront effectivement publié leur billet pourront participer au tirage au sort. J’attendrai bien sûr quelques jours, de manière à ce que les retardataires ne soient pas pénalisés, s’ils souhaitent participer.

 

 

- Etape n°2

Vous pouvez également bénéficier de deux chances supplémentaires si vous parvenez à trouver quel titre j’ai moi-même choisi de lire pour cette session. Les propositions (une par participant) se font par mail ou message privé. Merci de bien préciser votre pseudo. J’attends avec impatience de découvrir vos idées !

 

Vous comprenez que je n’inscris pas d’office tous les participants de la session 7 à ce concours car certains d’entre vous ne souhaiteront peut-être pas gagner ce titre…

 

 

J’espère que ce petit plus vous fait plaisir !

 

 

A très vite,

 

calypso

 

  

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Cathy Cassidy, Les Filles au chocolat, T2 : Coeur guimauve

Publié le par calypso

 

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Je m'appelle : Skye Tanberry

Mon âge : 12 ans

Je suis : sentimentale et passionnée

Mon style : chapeaux et robes vintage

J'aime : les histoires romantiques, l'astrologie

Je rêve : d'être aussi populaire que ma sœur jumelle

Mon problème : je ne suis pas faite pour les garçons d'aujourd'hui.

 

Cœur guimauve est le second tome de la série Les Filles au chocolat. Avant de le recevoir, je ne connaissais pas du tout cette série mais lire le deuxième tome sans avoir lu le premier n’a pas du tout été gênant.

Les Filles au chocolat, qu’est-ce que c’est ? Cinq tomes qui ont chacun pour narratrice une des sœurs qui composent la famille Tanberry : Coco, la plus jeune, âgée de onze ans, Honey, l’aînée, âgée de quatorze ans, Skye et Summer, les jumelles âgées de douze ans, et enfin Cherry, la demi-sœur âgée de treize ans. C’est cette dernière qui ouvre le bal dans le tome 1 et raconte son installation en Angleterre, avec son père, dans la maison de Charlotte, la maman des cinq autres filles. On imagine aisément, en lisant le second tome, les difficultés qu’a eues l’adolescente à s’intégrer dans sa nouvelle famille.

Cœur guimauve, qu’est-ce que c’est ? La suite, forcément, du tome 1, qui ne reprend pas l’arrivée de Cherry d’après un autre point de vue, mais reprend semble-t-il l’histoire là où elle s’est arrêtée. Cette fois-ci, c’est Skye, une des deux jumelles, qui nous fait partager sa vie et nous livre ses pensées, ses inquiétudes et ses joies d’adolescente. Et tout ne va pas bien pour elle : elle sent qu’un fossé se creuse entre sa sœur et elle parce qu’elles n’ont plus les mêmes préoccupations, sa meilleure amie se rapproche d’ailleurs de Summer, de même qu’un de ses camarades de classe, Tommy, qui ne cesse de lui demander des conseils pour draguer sa jumelle. Bref, elle en a marre de toutes ces histoires de garçons, de premier baiser, de maquillage et de fêtes ! Skye commence alors à se réfugier dans le passé, après qu’une vieille malle a été découverte dans le grenier de la maison : Clara Travers, la propriétaire de la malle, se serait suicidée à l’âge de dix-sept ans. L’histoire de Clara commence à obséder la jeune fille au point qu’elle a l’impression d’être inexorablement liée à elle…

Est-ce que c’est bien ? Ce n’est pas mal du tout ! Pas de coup de cœur pour moi mais je pense que c’est une série qui peut vraiment plaire aux jeunes filles. Le roman que j’ai lu a de nombreux atouts : mystère et humour sont notamment au rendez-vous ! Les personnages sont attachants et le principe d’un personnage-narrateur par tome est une excellente idée. Ainsi, les personnages sont connus dès le début mais on ne les découvre vraiment qu’au fur et à mesure. Il y a par ailleurs de nombreuses références à la gourmandise puisque Charlotte et son nouvel ami ont monté une chocolaterie, La Boîte de chocolats. Le rêve pour les cinq adolescentes ! Attendez-vous à saliver ! A ce propos, il y a deux petites recettes à la fin du roman en lien avec la « guimauve » annoncée en titre.

 

 

 

Nathan

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Summer est venue au monde la première, quatre bonnes minutes avant moi, éblouissante, curieuse et déterminée. Et j’ai suivi, toute rouge et hurlante.

On nous a baignées, séchées et enveloppées dans des couvertures assorties avant de nous déposer des les bras de maman, et devinez quelle est la première chose qu’on a faite ? Eh oui. On s’est pris la main. » (p.22)

 

Publié dans Littérature anglaise

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Francis Scott Fitzgerald, Gatsby le magnifique

Publié le par calypso

 

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« S’il faut dire la vérité, Jay Gatsby, de West Egg, Long Island, naquit de la conception platonicienne qu’il avait de lui-même. Il était fils de Dieu — expression qui ne signifie peut être rien d’autre que cela — et il lui incombait de s’occuper des affaires de son Père, de servir une beauté immense, vulgaire, clinquante. Aussi inventa-t-il la seule sorte de Jay Gatsby qu’un garçon de dix-sept ans était susceptible d’inventer, et il demeura fidèle à cette conception jusqu’à la fin. »

 

A l’occasion de ses quarante ans, Folio, la collection poche des éditions Gallimard, nous offre une traduction inédite du roman de Francis Scott Fitzgerald, l’occasion pour les lecteurs de découvrir ou redécouvrir ce roman que l’on présente comme un chef-d’œuvre. Gatsby le magnifique faisait partie de ces livres au sujet desquels je me suis souvent dit : « Il faudra le lire ! ». Ce n’est pas tant l’histoire qui m’attirait, je n’ai d’ailleurs jamais cherché à trop en savoir, mais bel et bien le succès de ce roman, jamais démenti.

Deux couvertures pour le prix d’une dans cette édition : la première, rose fuchsia avec de discrètes ornementations en relief, a été spécialement conçue pour l’anniversaire de Folio, la seconde, la « vraie » couverture, nous apporte quelques précisions sur le roman, là où la quatrième de couverture reste très elliptique. Un homme, de dos, un verre à la main, discute avec une jeune femme qui semble aussi détendue que raffinée. Le mystère reste entier sur ce personnage masculin qui représente justement pour notre narrateur une véritable énigme.

Nick Carraway appartient depuis trois générations à une famille établie dans le Middle West, à la tête d’une affaire de quincaillerie. Diplômée de New Haven en 1915, il est emmené très vite à participer à la Grande Guerre. A son retour, Nick réalise qu’il aspire à autre chose qu’une vie passée dans le Middle West, à reprendre les affaires familiales. Il décide donc de partir vers l’Est pour apprendre le métier de courtier en valeurs. Il s’installe du côté de Long Island, retrouve sa cousine Daisy et devient le voisin d’une gentilhommière habitée par un dénommé Gatsby. Cet homme est le mystère incarné et pourtant, chacun y va de sa petite révélation et prétend le connaître. On dit de lui qu’il serait le neveu ou le cousin de Guillaume II. On dit aussi qu’il aurait tué un homme. L’individu intrigue et fascine. Un jour, il pose à Nick, qui le connaît à peine, une question déroutante : « Dites mon vieux, […] que pensez-vous de moi au fond ? ». Dès lors, le jeune homme devient, sans vraiment l’avoir voulu, le confident de l’intrigant Gastby et comprend que son plus grand secret concerne une femme…

Entrer dans l’histoire n’a pas été chose aisée, mais il faut dire que la fatigue n’a pas été mon alliée sur ce coup-là : je l’avoue, j’ai dû relire deux fois les dix premières pages… Une fois ce cap franchi, j’ai pu m’imprégner de l’histoire et force est de constater que l’auteur a su ménager le suspense dans ce roman. L’arrivée de Gatsby est intelligemment préparée et, forcément, attendue avec impatience par le lecteur. C’est un personnage littéraire très intéressant, si bien que les autres peuvent sembler un peu fades à côté. Ce n’est néanmoins pas le cas de Nick, personnage-narrateur vers lequel la sympathie du lecteur se dirige très rapidement. J’ai aimé cette histoire, sans l’adorer toutefois. C’est un roman du passé, dans une atmosphère un peu désuète qui a son charme, un roman sur les rapports humains et le comportement de l’homme en société, un roman qui donne à réfléchir sur les à priori et les on-dit. C’est une histoire dans laquelle l’argent et le pouvoir dissimulent habilement ce sentiment qui anime aussi bien les nantis que les pauvres, l'amour, et, en cela, ce roman est une réussite. La fin est dure, mais pas inattendue car il y a toujours quelque danger à être trop connu ou plutôt méconnu, en l’occurrence.

 

 

 

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L’œuvre en quelques mots…

 

« Quand j’étais plus jeune et plus vulnérable, mon père, un jour, m’a donné un conseil que je n’ai pas cessé de retourner dans ma tête.

« Chaque fois que tu seras tenté de critiquer quelqu’un, m’a-t-il dit, songe d’abord que tout un chacun n’a pas eu en ce bas monde les mêmes avantages que toi. »

Il n’en a pas dit plus, mais comme nous avions une capacité peu ordinaire à communiquer dans la plus extrême réserve, j’ai compris qu’il exprimait ainsi beaucoup plus qu’il n’y paraissait. » (p.13)

  

 

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Hélène Montardre, L'Enlèvement de Perséphone

Publié le par calypso

 

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Déméter, la déesse de la fertilité, est inquiète : sa fille Perséphone a disparu. Revêtant son manteau bleu de nuit, elle mène son enquête sur terre et sur l'Olympe. Que tremble celui qui a enlevé sa fille ! Déméter ne reprendra pas sa place parmi les dieux tant qu'elle ne lui sera pas rendue.

 

Après Achille, c’est une histoire tout aussi captivante qu’Hélène Montardre a choisi de nous raconter. Au revoir champs de bataille et guerriers assoiffés de victoire, place à la quête désespérée d’une mère pour retrouver sa fille !

Alors qu’elle flâne tranquillement dans les prés remplis de fleurs, voilà que Perséphone est enlevée par un homme dressé sur un char tiré par trois chevaux. Sa mère a beau être une déesse, l’inquiétude est immédiate : elle cherche, elle interroge, et finit par apprendre qu’Hadès est à l’origine de cet enlèvement. Mais il se trouve que l’enlèvement n’en est pas vraiment un : Perséphone est en fait le cadeau offert par Zeus à son frère Hadès. Folle de rage, et devant le refus de Zeus de lui rendre sa fille, Déméter décide de se retirer de l’Olympe. Les conséquences ne se font pas attendre…

Bon, je dois avouer une chose : pour ce genre de récit, je suis forcément bon public car j’ai toujours été fascinée par la mythologie gréco-romaine. Mais, outre l’attachement particulier que je porte à cette période, force est de reconnaître que ce petit roman est très bien conçu. L’écriture est simple, les personnages facilement identifiés. Je trouve cela merveilleux de rendre accessible aux plus jeunes des histoires aussi passionnantes. Celle-ci l’est particulièrement, de par sa valeur étiologique : il ne fait aucun doute qu’une fois lue, elle restera en mémoire très longtemps !

 

 

 

Nathan

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

«  - […] Je veux ma fille Perséphone !

- C’est trop tard, tranche Zeus qui a retrouvé ses esprits. Perséphone est aux Enfers, elle va devenir l’épouse d’Hadès, et tu ne la reverras pas !

- Et pourquoi ça ?

- Parce que j’en ai décidé ainsi ! tonne Zeus.

Déméter lui lance un regard aigu.

- Comme tu veux, lui dit-elle d’une voix soudain très calme. Dans ce cas, moi non plus, tu ne me reverras pas. Tant que Perséphone ne m’aura pas été rendue, je ne veux plus rien avoir à faire avec aucun d’entre vous, dieux et déesses de l’Olympe ! » (p.19)

 

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Hélène Montardre, Achille le guerrier

Publié le par calypso

 

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Fils d'un humain et d'une divinité de la mer, Achille est un guerrier d'une force exceptionnelle. Lorsque la guerre de Troie éclate, les chefs grecs réclament son aide. Or sa mère lui prédit qu'il y trouvera la mort. Alors Achille se cache... mais peut-il échapper à son destin ?

 

Achille le guerrier fait partie de la collection « Petites Histoires de la Mythologie » chez Nathan, une collection que je connaissais de nom mais que je n’avais pas encore eu l’occasion de découvrir personnellement. Le livre est, à mon sens, très bien conçu. Outre le texte et les illustrations, on trouve des informations sur les sources qui ont permis de retracer l’histoire d’Achille, mais aussi sur certains personnages évoqués au fil du récit comme Patrocle ou Hector, ou encore sur le lieu où se déroule une partie de l’histoire, ici Troie. Ce petit accompagnement pédagogique est à la fois une aide à la lecture et un approfondissement pour les plus curieux. 

Ecrit par Hélène Montardre, Achille le guerrier retrace l’histoire du célèbre héros de la guerre de Troie, de sa naissance à sa mort. Fils d’une déesse et d’un mortel, le jeune et valeureux Achille ne pourra empêcher le destin de s’accomplir : parti combattre sur les rivages de Troie auprès des rois grecs, il connaîtra la douceur des bras de Briséis et la douleur de perdre son ami le plus cher. Il inscrira aussi son nom dans l’Histoire.

L’histoire d’Achille est respectée à la lettre et expliquée aux enfants de manière très claire, mais il ne faut surtout pas s’attendre à un exposé détaillé de la guerre de Troie. Le roman est centré sur le seul personnage d’Achille. De fait, si la prise de Troie est évoquée très rapidement, c’est parce que celle-ci fait l’objet d’un autre récit de la même collection. Plusieurs titres sont sortis à ce jour : Dans le ventre du cheval de Troie, Jason et la toison d’or, Le Labyrinthe de Dédale, pour ne citer qu’eux…

Si vous avez des enfants, n’hésitez pas ! Cette collection est un excellent moyen d’apprendre en se distrayant !

 

 

 

Nathan

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Du fond de la mer, Thétis a toujours veillé sur son fils. Elle a maudit Ulysse quand celui-ci l’a retrouvé à la cour du roi Lycomède. Elle a tremblé à chaque fois qu’il s’est élancé à la tête de ses Myrmidons, à la conquête d’une nouvelle ville. Son cœur s’est réchauffé lorsqu’elle a vu l’affection qu’il portait à Briséis. » (p.22) 

 

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Une BD, ça vous dit ?

Publié le par calypso

 

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Publié dans Blabla en tout genre

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Janik Tremblay, Le Bonheur est assis sur un banc et il attend

Publié le par calypso

 

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Montréal. 4370, rue Fabre. Cet immeuble, ils devaient le restaurer ensemble... Mais puisque Vincent, un soir de décembre, a mis fin à ses jours, Philippe, son père, s'en est chargé tout seul. Comme un hommage. Un dernier geste. Pour ne plus penser.

Et aujourd'hui la vie semble respirer des vieilles pierres. Ici, tout le monde connaît les Larrivée, leur deuil, cet anniversaire qu'ils célèbrent malgré tout, en présence des locataires. Chaque appartement a sa petite histoire, ses drames, ses bonheurs : Madame Édouard et son chat, Jeanne et Nicolas, les amoureux, Émile et sa mémoire brûlante, Pierre et son problème d'alcool... Tous, pleins d'avenir, d'espoirs, se croisent, s'épaulent et donnent un sens, en somme, au chaos dont la mort de Vincent a baptisé les lieux. La vie, mode d'emploi...

 

Passons sur la grosse coquille en quatrième de couverture que j’ai dû corriger… Se tromper sur le prénom d’un personnage n’est quand même pas très commun… Bref.

Ce roman est à l’image de l’immeuble qui y est évoqué. Les chapitres sont autant de petits appartements dans lesquels évoluent les personnages. Un couple uni par le temps et la douleur, un homme détruit qui tente de se reconstruire pour retrouver la confiance de sa fille, une vieille dame solitaire, un jeune homme confronté à vérité une bouleversante, des êtres qui se cherchent, se croisent, échangent des sourires et des regards, compatissants parfois, amicaux souvent. C’est l’amour et ses petits tracas, la vie et ses grands malheurs. Au centre de tout cet univers, la mort, survenue quelques années plus tôt, d’un garçon en souffrance.

Sur le papier, ça paraît fonctionner. Et c’est le cas, du moins un certain temps. On se plaît à retrouver, d’un chapitre à l’autre, les mêmes personnages, à reconstituer leurs liens, à comprendre en quoi ils interfèrent dans la vie de l’un et l’autre, et à assembler le puzzle de leurs émotions. On s’intéresse à eux, on s’interroge sur la manière dont ils vont évoluer. Il faut un léger temps d’adaptation pour que la multiplicité des personnages ne vienne plus gêner la lecture et, une fois ce cap franchi, on trouve le procédé plutôt intéressant. Mais les drames arrivent et, malgré l’optimisme général, on n’y croit plus vraiment. Dommage. C’est une lecture qui sera vite oubliée, sans doute parce qu’elle n’apporte rien de nouveau.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

«  Roxane avait toujours envie de hurler, mais pas pour les mêmes raisons. Elle avait mal, mais elle savait que cette douleur s’était immiscée dans son ventre pour l’éternité. Elle revivait la mise au monde de son enfant, qui avait administré un pied de nez à la vie vingt-quatre ans plus tard. Pourquoi un tel geste de dérision ? A quoi ressemblerait-il, aujourd’hui ? Est-ce que, comme Emile, des cheveux gris égaieraient sa chevelure noire ? Est-ce que de fines rides s’accrocheraient à son sourire ? » (p.105)

 

 

Un mot des titres

  

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Challenge Un mot, des titres - Session 6 - Les billets

Publié le par calypso

 

Un mot des titres

 

 

 

« Le bonheur, à vrai dire, est toute la sagesse.

Et rêver est tout le bonheur. »

Charles Nodier

 

 

 

Voici les billets de cette sixième session :

 

- Sharon : Mr Parker Pyne, professeur de bonheur d'Agatha Christie 

- Adalana : Au Bonheur des ogres de Daniel Pennac 

- Odwy : Au Bonheur des ogres de Daniel Pennac 

- Pomm : Au Bonheur des ogres de Daniel Pennac 

- Nadael : Les Vitamines du bonheur de Raymond Carver 

- DeL : Le Cherche-bonheur de Michael Zadoorian 

- Titepomme : Fergus Bonheur de Paul Stewart et Chris Riddell 

- Laure : Le Cherche-bonheur de Michael Zadoorian 

- Bouma : Linh et la fleur du bonheur de François Delecour et Sophie Adde  

- Cajou : Le Cherche-bonheur de Michael Zadoorian 

- XL : Madame Bonheur et la sorcière de Roger Hargreaves 

- Minou : "Quand on a le bonheur d'aimer, tout le reste est vil sur la terre" (lettres d'amour de Beaumarchais à Amélie Houret de La Morinaie) 

- Aidoku : Un bol plein de bonheur de Tsuru Moriyama 

- Juliah : Cinq, six bonheurs de Mathis et Le Restaurant du bonheur, T1 de Yasuhiro Nakanishi   

- Paikanne : La Couleur du bonheur de Wei-Wei 

- Sayyadina : Au Bonheur des dames d'Emile Zola 

- BeL : La Couleur du bonheur de Wei-Wei 

- Isallysun : Sur les traces du bonheur de Christian Tétreault  

- Aproposdelivres : Le Jour avant le bonheur d'Erri de Luca  

- Anne : Le Cherche-bonheur de Michael Zadoorian 

- Jeneen : Un bonheur insoutenable d'Ira Levin 

- Fantasia : Le Bonheur selon Lucky de Susan Patron 

- Mamoun : Les Vrais Bonheurs de Christian Signol 

- Felina : Un bonheur insoutenable d'Ira Levin 

- Nelcie : Au Bonheur des ogres de Daniel Pennac 

- Hélène Choco : Le Cherche-bonheur de Michael Zadoorian 

- Vepug : Au Bonheur des ogres de Daniel Pennac 

- Luna : Le Journal de Georgia Nicolson, T2 : Le Bonheur est au bout de l'élastique de Louise Rennisson 

- MyaRosa : Linh et la fleur du bonheur de François Delecour et Sophie Adde 

- Azilis : Lili Coquelicot ou la fabrique du bonheur de Christine Palluy et Aline Bureau 

- Didikari : Un instant de bonheur d'Yves Simon 

- Claudialucia : Fragonard et l'invention du bonheur de Sophie Chaveau 

- Plumisa : Bonheur d'occasion de Gabrielle Roy 

- Malo : Au bonheur des ogres de Daniel Pennac 

- Emma : En cas de bonheur de David Foenkinos 

- Opaline : Le Bonheur est assis sur un banc et il attend de Janik Tremblay 

- Joanna : Un bonheur insoutenable d'Ira Levin 

- Julianany : Le Cherche-bonheur de Michael Zadoorian 

- Reveline : Homme parfait, bonheur imparfait de Jill Mansell 

- Sharynn : Au Bonheur des dames d'Emile Zola 

- Gr3nouille2010 : Si près du bonheur de Janice Kay Johnson 

- Astrid : Une idée de bonheur par jour de Janine Casevecchie  

- Mypianocanta : Au Bonheur des dames d'Emile Zola 

- Calieb : Plaidoyer pour le bonheur de Matthieu Ricard 

- Sophie : Au Bonheur de lire (collectif)

- Liyah : Au Bonheur des larmes de Marie-Aude Murail   

- Une comète : Le Cherche-bonheur de Michael Zadoorian 

- Calypso : Le Bonheur est assis sur un banc et il attend de Janik Tremblay 

 

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