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Film : Avatar

Publié le par calypso

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Et voilà ! J'ai vu hier soir LA super-production du moment et j'ai réellement passé un bon moment. Il est vrai, comme j'ai pu le lire si souvent, qu'on ne voit pas le temps passer. Les salles continuent de se remplir alors que le film est sorti il y a déjà quelques semaines. La curiosité, ça a parfois du bon...

Si vous pensez que vous aurez un look has been avec des lunettes 3D en carton... vous vous trompez ! J'ai été vraiment surprise de voir qu'il s'agissait de vraies lunettes, pas du tout désagréables à porter, très larges en plus, ce qui permet de bien voir l'écran.

Si vous pensez que l'histoire, c'est du déjà vu... oui et non. J'ai pour ma part beaucoup apprécié le scénario, même s'il était très prévisible et qu'il fait très " attention, les américains débarquent ".

Si vous pensez qu'il n'y a pas d'acteurs mais seulement des bonhommes bleus avec de drôles d'oreilles... c'est faux ! Nous retrouvons Sigourney Weaver dans le rôle d'une scientifique engagée et nous découvrons Sam Worthington dans le rôle d'un ex-marine paraplégique très convaincant (c'est merveilleux de le voir courir, sauter, vivre, alors qu'il est en réalité cloué dans un fauteuil). Et de toute façon, les avatars et autres Na'vis sont criants de vérité, on finit même par oublier qu'ils ne sont pas comme nous (et qu'ils ont une queue...) !

Si vous avez un petit coeur sensible et que vous n'aimez pas les scènes de combat... ça tombe bien ! Il y en a bien sûr, mais ça ne dure pas tout le film ! Il y a aussi une histoire d'amour et beaucoup de poésie car les Na'vis vivent en communion avec la nature.

Rendez-vous vite dans le cinéma le plus proche car la 3D vaut vraiment le coup et les images de la planète Pandora sont tout simplement sublimes !!!

On me souffle que les pop-corn n'étaient pas mauvais. Mais le film, lui, était encore meilleur.


 

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Publié dans Films

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Stefan Zweig, La confusion des sentiments

Publié le par calypso

Stefan Sweig - La confusion des sentiments

 

Au soir de sa vie, un vieux professeur se souvient de l’aventure qui, plus que les honneurs et la réussite de sa carrière, a marqué sa vie. A dix-neuf ans, il a été fasciné par la personnalité d’un de ses professeurs ; l’admiration et la recherche inconsciente d’un Père font alors naitre en lui un sentiment mêlé d’idolâtrie, de soumission et d’un amour presque morbide.

 

Freud a salué la finesse et la vérité avec lesquelles l’auteur d’Amok et du Joueur d’échecs restituait le trouble d’une passion et le malaise qu’elle engendre chez celui qui en est l’objet. Paru en 1927, ce récit bref et profond connut un succès fulgurant, en raison de la nouveauté audacieuse du sujet. Il demeure assurément l’un des chefs-d’œuvre du grand écrivain autrichien.

 

Le Père Noël m’a apporté cette année La confusion des sentiments et cela a été l’occasion, d’une part, de découvrir Zweig, et d’autre part de faire une lecture commune avec Cynthia et Kattylou. Je vais vite aller voir ce qu’elles ont en pensé et je vous invite à faire de même !

 

Mon avis est plutôt mitigé. J’aurais voulu apprécier cette œuvre à sa juste valeur, mais je suis passée à côté. C’est parfois le problème avec les classiques : à force, on finit par connaître les histoires avant même de les avoir lues. Et c’est bien dommage. En lisant La confusion des sentiments, j’ai eu l’impression de découvrir un texte, mais je n’ai pas eu de surprise concernant le sujet. Une impression de « déjà lu » due certainement au fait que je connaissais quelques bribes de cette histoire. Malheureusement, le charme n’a pas pris. Même si le roman est court, je me suis parfois ennuyée. En revanche, j’ai beaucoup apprécié le style très classique de Zweig et la beauté de ses mots. De même, j’ai aimé les nombreuses réflexions développées autour de la littérature et, d’une manière plus générale, de la lecture.


Un billet très court, mais je ne suis guère plus inspirée...
 

Je remplis, avec ce roman, ma participation du mois au défi « J’aime les classiques » organisé par Marie L.

 

 

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L’œuvre en quelques mots…

 

« Nous vivons des myriades de secondes et pourtant, il n'y en a jamais qu'une, une seule, qui met en ébullition tout notre monde intérieur : la seconde où […] la fleur interne, déjà abreuvée de tous les sucs, réalise comme un éclair sa cristallisation - seconde magique, semblable à celle de la procréation et comme elle, cachée bien au chaud, au plus profond du corps, invisible, intangible, imperceptible -, mystère qui n'est vécu qu'une seule fois. Aucune algèbre qui n’est vécu qu’une seule fois. Aucune alchimie du pressentiment ne peut la deviner et l’instinct que l’on a de soi la saisit rarement. »

 

« Il était de moi comme de ce prince de conte oriental qui, brisant les portes de chambres fermées, trouve dans chacune d’elles des monceaux toujours plus gros de bijoux et pierres précieuses, et explore avec une avidité toujours plus grande l’enfilade de ces pièces, impatient d’arriver à la dernière. C’est exactement ainsi que je me précipitais d’un livre dans un autre, enivré par chacun, mais jamais rassasié : mon impétuosité était maintenant passée dans le domaine de l’esprit. »
 

Publié dans Littérature allemande

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Film : Bright Star

Publié le par calypso

 

Bright star 2


La Leçon de piano étant un de mes films préférés, je ne pouvais pas passer à côté de Bright star, le dernier film de Jane Campion. La réalisatrice s'est intéressée, pour cette nouvelle production, aux deux dernières années de la vie de John Keats, célèbre poète romantique anglais, qu'il a partagées avec Fanny Brawne, une jeune femme effrontée et passionnée de mode.
Avec Bright Star, je découvre des acteurs formidables, notamment Abbie Cornish qui interprète merveilleusement bien le rôle de Fannie Brawne, et bien sûr Ben Whishaw, parfait dans le rôle du poète amoureux. Une mention spéciale pour Edie Martin, la petite rouquine soeur de Fanny, Toots, qui est absolument délicieuse !
Que dire sur ce film ? Je ne suis pas certaine de trouver les mots. Jane Campion nous offre un véritable moment de poésie (et croyez moi, ça fait du bien). L'intérêt du film ne réside pas dans l'issue de l'histoire d'amour, puisque nous savons déjà comment tout cela se termine, mais plutôt dans la manière dont tout les petits événements qui mènent à cette fin sont mis en scène. Ce sont divers petits tableaux qui se succèdent à l'écran (on aurait d'ailleurs envie de mettre le film sur pause pour apprécier la qualité de ces derniers) et qui suivent le passage des saisons. Certaines scènes sont de vrais petits bijoux : le petit jeu auquel se livrent Keats et Fanny lors d'une balade avec Toots ; la félicité de Fanny, étendue sur son lit, tandis que le vent joue avec sa robe ; la lecture d'un poème de Keats dans un champ de fleurs violettes ; la chambre aux papillons... je ne pourrais pas toutes les énumérer. Même la scène finale est remarquable : Fanny, marchant dans la lande et récitant désespérément les vers de celui qu'elle aime.
Pour avoir lu plusieurs avis sur la toile, je sais que certain(e)s ont été très déçu(e)s et n'ont pas vu la passion entre les deux personnages. Je l'ai pourtant vue, cette passion, et ce, tout au long du film : elle m'a fait sourire, m'a émue, puis m'a serré la gorge. Elle est contenue dans une caresse, elle s'exprime à travers un regard, elle explose à travers les mots du poète. Je vous laisse d'ailleurs en leur compagnie et vous invite vraiment  à voir ce magnifique film.

" I almost wish we were butterflies and could live three summer’s days – three such days with you could fill with more delight than 50 common years ever contain. "


 

Bright star

Publié dans Films

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Encore, encore !

Publié le par calypso

 

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Sebastian Fitzek, Thérapie

Publié le par calypso

 

Sébastien Fitzek - Thérapie

Josy, douze ans, la fille du célèbre psychiatre berlinois Viktor Larenz, est atteinte d'une maladie qu'aucun médecin ne parvient à diagnostiquer. Un jour, après que son père l'a accompagnée chez l'un de ses confrères, elle disparaît. Quatre ans ont passé. Larenz est toujours sans nouvelles de sa fille quand une inconnue frappe à sa porte. Anna Spiegel, romancière, prétend souffrir d'une forme rare de schizophrénie : les personnages de ses récits prennent vie sous ses yeux. Or, le dernier roman d'Anna a pour héroïne une fillette souffrant d'un mal étrange, qui s'évanouit sans laisser de traces... Le psychiatre n'a dès lors plus qu'un seul but, obsessionnel: connaître la suite de son histoire.

 

Thérapie a fait l’objet d’une lecture commune avec Géraldine. Nos billets devraient être publiés à peu près au même moment, je vous invite donc à passer chez elle pour découvrir son avis. En plus, elle semble avoir beaucoup aimé, alors n’hésitez pas, après avoir lu nos deux avis, à inscrire tout de suite Thérapie sur votre LAL. Je peux vous garantir que vous ne le regretterez pas !

Si vous n’aimez pas les thrillers, passez votre tour. Si vous aimez, je crois que ce roman est fait pour vous. Je ne me souviens pas avoir été aussi angoissée à la lecture d’un livre. Blottie au fond de mon lit, bien au chaud, Thérapie m’a véritablement valu quelques sueurs froides. Commençons par le commencement, mais sans trop en dire ! Pas de fioritures : Sebastian Fitzek nous fait entrer dans le feu de l’action par l’intermédiaire du prologue : nous faisons alors très brièvement la connaissance de Viktor Larenz, un psychiatre qui se démène pour comprendre de quel trouble mystérieux est atteinte sa fille âgée de douze ans, Josy. Le premier chapitre nous conduit, quatre ans plus tard, dans une clinique spécialisée dans les troubles psychiatriques. Premier choc : Viktor Larenz n’y est pas médecin, mais patient. Le lecteur comprend que les quatre années durant lesquelles il a cherché en vain sa fille chérie l’ont mené tout droit vers la dépression ou la folie. N’attendez pas de moi que je vous en dise plus, c’est impossible, ou du moins, je ne saurais pas comment m’y prendre… Mais une chose est certaine, une fois les premières pages passées, vous ne pourrez plus refermer ce livre. Un véritable cauchemar commence. Un tourbillon d’événements étranges entraîne le lecteur, page après page, vers la résolution. Sebastian Fitzek va à l’essentiel et ne s’encombre pas de descriptions inutiles. Il sème çà et là, des petits cailloux. Ce sont des petites phrases choc qu’on ne comprend pas, mais qui nous donne l’impression que quelque chose n’est pas normal. Les chapitres, courts, semblent se succéder sans fin. Là encore, l’auteur a fait très fort, et je vous assure que vous aurez bien du mal à fermer votre livre car chacun d’eux s’achèvent par une révélation, ou par un rebondissement qui vient intensifier le suspense. Le mécanisme est très bien huilé et ce, pour notre plus grand plaisir.

Je ne veux pas pousser à la consommation, mais c’est vraiment un très bon thriller, et ce n’est que le premier roman de Sebastian Fitzek ! Voilà qui augure de belles choses pour la suite…

 
Un plus : les remerciements situés à la fin du livre, à travers lesquels l'auteur remercie les lecteurs d'avoir consacrer un peu de leur temps à la lecture de son roman. Merci à vous, Monsieur Fitzek.

 


Et un trèèèèès grand merci à Livraddict et aux éditions du Livre de Poche pour cette terrifiante, mais non moins agréable lecture ! 

 
 

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L’œuvre en quelques mots…

 

« Lorsque la demi-heure fut écoulée, il sut qu’il ne reverrait jamais sa fille. Elle avait ouvert la porte, s’était retournée une dernière fois vers lui, puis était entrée dans la pièce où l’attendait le vieil homme. Mais Joséphine, sa fille de douze ans, ne devait plus en sortir. Il en était certain. Plus jamais il ne reverrait son sourire radieux, le soir, quand il allait la coucher. Plus jamais il n’éteindrait sa petite lampe de chevet aussitôt après qu’elle se fut endormie. Et plus jamais il ne serait réveillé au milieu de la nuit pas ses cris stridents. »

 

« Quand il y repensait aujourd’hui, Viktor en était convaincu : si, lors de cette première rencontre, il avait été plus attentif, s’il avait su décoder tous les indices, il aurait compris bien plus vite que quelque chose ne tournait pas rond. Mais cela n’aurai rien changé : au contraire, la catastrophe se serait sans doute produite d’autant plus tôt. »

 

Publié dans Littérature allemande

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Anne Perry, La disparue de Noël

Publié le par calypso

 

Anne Perry - La disparue de Noël


Coupable ! Le jugement est tombé sur l'infortunée Isobel Alvie. La veille, Gwendolen Kilmuir, une jeune veuve, s'est suicidée dans la propriété où Omegus Jones recevait quelques invités. De l'avis de tous, l'attitude cruelle d'Isobel envers la jeune femme la rend responsable de cet acte désespéré. Il ne reste guère que son amie, l'indomptable Lady Vespasia, pour la soutenir. Pour racheter sa faute aux yeux de la gentry, Isobel doit accomplir un voyage expiatoire jusqu'au nord de l'Ecosse, afin de prévenir la mère de Gwendolen. En compagnie de Lady Vespasia, elle entreprend un éprouvant pèlerinage, semé d'embûches... Un conte de Noël inédit où la reine Anne Perry, en son royaume victorien, fait le portrait magistral d'une époque corsetée par les convenances et l'hypocrisie.

Je découvre, avec La disparue de Noël, Anne Perry dont j'ai lu beaucoup de bien sur la blogosphère et que Stephie a souhaité me faire découvrir lors du Swap de Noël.
Anne Perry est connue pour écrire des romans policiers se déroulant à l'époque victorienne, mais j'ai lu récemment qu'elle avait entrepris d'écrire deux nouvelles séries policières ayant cette fois-ci pour cadre la révolution française et la première guerre mondiale. J'imagine que cela sera de prime abord assez déroutant pour ses lecteurs.
J'avoue avoir été déstabilisée à la lecture de ce court roman car je n'y ai pas vraiment vu une intrigue policière : cela aurait très bien pu ne pas être le cas, pourtant La disparue de Noël fait partie de la très célèbre collection « Grands détectives » des éditions 10/18. Il n'y a en fait pas d'enquête au sens propre du terme. Mais je passe vite sur ce détail pour vous dire que j'ai beaucoup apprécié cette lecture, et tout particulièrement la plume d'Anne Perry. La quatrième de couverture offre une approche très juste du roman donc je vais éviter un autre résumé de l'oeuvre. Je compléterai juste en vous disant que ce roman peut aussi se lire comme un conte qui retrace le cheminement expiatoire d'un des personnages principaux à travers l'Ecosse, comme cela se pratiquait au Moyen-Age. Les thèmes qui y sont abordés sont les suivants : l'illusion sociale, les convenances, le pardon, l'amitié, l'amour...
Je suis ravie d'avoir enfin pu découvrir Anne Perry ! Merci Stephie !

L'avis de The Bursar : ici !


L'oeuvre en quelques mots...

 

« Vespasia réfléchit au besoin de mener leur voyage à terme, où qu'il les conduise, et à sa soif grandissante de vérité quant aux raisons qui avaient pousser Gwedolen à se donner la mort. Elle commençait à craindre de n'avoir vu à Applecross que la partie émergée de l'iceberg. Plus elle y songeait, moins la pique cruelle d'Isobel lui paraissait un motif suffisant. »

 

Publié dans Littérature anglaise

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Nouvelle année et résolutions

Publié le par calypso


Pimprenelle vient de me tagguer ! Avec la nouvelle année, viennent les bonnes résolutions... vous voyez sans doute où je veux en venir étant donné que ce tag a pas mal circulé ces derniers jours, de blog en blog.
 

3 bonnes résolutions



Alors... (roulement de tambour)

Résolution number 1 : Publier un article par jour ! Mouarf... déjà que je galère en ce moment... Me voilà de nouveau submergée par le boulot, mais je vous promets un article ce soir ou demain soir (plus vraisemblablement).

Résolution number 2 : Lire toute ma PAL !

Résolution number 3 : Ne plus acheter de livres et surtout refuser catégoriquement que l'on m'en offre ! cf. Résolution number 2 !


Que celles qui, comme moi, veulent prendre de bonnes résolutions se prêtent au jeu ! :D

 

Publié dans Blabla en tout genre

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José Mauro de Vasconcelos, Mon bel oranger

Publié le par calypso

Vasconcelos - Mon bel oranger


A cinq ans, Zézé a tout appris seul : la lecture, les grossièretés de la rue, les trafics de billes, les tangos pleins de sentiments du marchand de chansons.
Tout le monde le bat, sauf sa soeur Gloria. Ange ou diable, il a un secret dans le coeur : un petit pied d'oranges douces, le seul confident de ses rêves, qui l'écoute et lui répond.


Mon bel oranger est un livre que je voulais lire depuis un bout de temps. J'ai aimé mais pas autant que je l'espérais. C'est un livre agréable à lire, tendre et drôle à la fois, et quelques passages sont particulièrement émouvants. J'aime beaucoup par exemple le sous-titre « Histoire d'un petit garçon qui, un jour, découvrit la douleur » qui résume en quelques mots la fin de l'oeuvre, ainsi que les touchantes dédicaces qui ouvrent le roman. N'allez pas croire que je voue un culte aux histoires tristes (j'avoue, j'aime les récits capables de m'émouvoir et de me faire verser quelques larmes), mais il m'a manqué quelque chose jusqu'au drame final. On éprouve souvent dans ce roman de la tristesse, envers Zézé, le personnage principal, envers son père... mais très vite, le sourire nous revient aux lèvres. Bizarrement, j'attendais quelque chose d'encore plus triste. Ou plutôt, je m'attendais à ce que le drame arrive plus tôt. Le roman s'arrête peut-être trop tôt, et seule la « Confession finale », tout simplement magnifique, évoque l'après drame.
Il est évident que ceux d'entre vous qui n'ont pas lu l'oeuvre ne comprendront pas trop ce que je raconte ! Mon bel oranger, c'est l'histoire de Zézé (le roman est partiellement autobiographique), un petit garçon qui apprend la vie aux côtés de son frère Totoca. Plus tard, il veut être savant et poète, porter un noeud papillon et aussi jouer dans les films. A 5 ans, il sait déjà lire, mais personne ne veut croire qu'il a appris seul. Il a un adorable petit frère, Luis, et une grande soeur qui prend soin de lui, Gloria. Mais Zézé fait beaucoup de bêtises, sans penser aux conséquences, et se fait régulièrement battre par son entourage. La vie n'est pas facile pour la famille de Zézé : le travail manque et il n'y aura pas de cadeaux pour Noël. Il trouve refuge auprès de Minguinho, un petit pied d'oranges douces auquel il se confie, jusqu'à sa rencontre avec un Portugais, qui devient son monde.
Un beau roman, bien écrit et émouvant, à découvrir !

Les avis de Thalia et Kalistina.


L'oeuvre en quelques mots...

 

« La main dans la main, nous marchions dans la rue, sans nous presser. Totoca m'apprenait la vie. Et moi, j'étais très content parce que mon frère aîné me donnait la main et m'apprenait les choses. Il m'apprenait les choses hors de la maison. Parce qu'à la maison, je m'instruisais en faisant mes découvertes tout seul, et en les faisant seul je me trompais, et en me trompant je finissais toujours pas recevoir une fessée. »

« Les années ont passé, mon chère Manuel Valadares. J'ai maintenant quarante-huit ans et parfois, dans ma nostalgie, j'ai l'impression que je suis toujours un enfant. Que tu vas apparaitre à l'improviste et m'apporter des images de vedettes ou bien des billes. C'est toi qui m'as appris la tendresse de la vie, mon cher Portugâ. Maintenant, c'est à mon tour de distribuer des billes et des images, car sans tendresse la vie n'est pas grand chose. »

 

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Un an déjà...

Publié le par calypso

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Il y a un an tout juste, je créais Aperto Libro et commençais à écrire mes premiers billets. Bien d'autres ont suivi... Cette première année en tant que bloggeuse m'a permis de faire de superbes découvertes littéraires, et tout cela en partie grâce à vous ! Parler de mes lectures et vous lire, ici ou chez vous, est toujours un plaisir.

C'est l'occasion pour moi de faire un rapide bilan chiffré. J'ai reçu à ce jour 11422 visites ! Merci à tous pour vos visites régulières et vos commentaires, merci aussi à ceux qui passent ici sans forcément se manifester.

J'en profite pour vous signaler la présence, dans la colonne de droite, d'une liste de lectures communes : n'hésitez pas à vous y ajouter si vous avez dans votre PAL un des livres cités. Je voudrais pouvoir publier, comme vous le faites tous, ma PAL, mais c'est pour le moment impossible... j'ai des livres partout, sur plusieurs étagères et plusieurs rangées. Il faudrait que je fasse un grand rangement pour pouvoir faire une liste digne de ce nom ! J'essaierai en tout cas d'inscrire dans la colonne de droite les livres en prévision pour que vous puissiez, si le coeur vous en dit, vous joindre à moi. J'espère que nous pourrons de nouveau organiser une grande lecture commune cet été, comme nous l'avons fait pour Le maître des illusions il y a quelques mois.

Le point sur mes défis, challenges et autres pièges à PAL :

- Le défi Blog-o-Trésors : partiellement rempli ! 3 livres lus sur 4 ! Et pourtant le dernier est en ma possession. J'ai lu dans le cadre de ce défi : La petite fille de monsieur Linh de Philippe Claudel, La jeune fille à la perle de Tracy Chevalier, Une promesse de Sorj Chalendon. Quant à Belle du seigneur que j'ai toujours très envie de lire, je le réserve pour un moment où j'aurais un peu plus le temps de me consacrer à un roman de cette taille (c'est-à-dire, très certainement, pendant les grandes vacances).

- Le défi J'aime les classiques : j'ai lu en novembre Les contes du chat perché de Marcel Aymé et en décembre la version abrégée des Misérables. Je n'ai pas encore choisi ma lecture de janvier... De la poésie, peut-être ?

- Le challenge 100 ans de littérature américaine : Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur est dans ma PAL depuis Noël, il fera très bien l'affaire, mais j'ai également prévu de lire un recueil de nouvelles de Faulkner.

- Les coups de coeur de la blogosphère : c'est LE challenge à ne pas manquer, j'en rêvais, Theoma l'a fait : une liste récapitulant tous les coups de coeurs des bloggeurs...Hunger games de Suzanne Collins est ma première lecture, il me reste à lire Une mort si douce de Simone de Beauvoir ainsi que La mécanique du coeur de Mathias Malzieu. Même si je ne le lis que ces trois là, il est clair que je vais garder précieusement cette liste qui est une mine d'or !

- Le challenge 2 € : celui qui fait du bien au porte-monnaie ! J'ai 8 Librio ou Folio qui m'attendent, je ne pense pas tous les lire, mais sans doute 2 ou 3...

Quand je vous disais que ma deuxième année en tant que bloggeuse me promettait encore de belles lectures...

 

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Cyril Massarotto, 100 pages blanches

Publié le par calypso

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« Ce carnet, c'est ton héritage. Tes sœurs auront le reste, mais crois-moi, je te lègue le plus précieux de mes biens, et tout l'argent du monde ne le remplacerait pas. Souviens-toi de moi. »

 

Quel choc pour ce jeune homme lors de l'ouverture du testament de son grand-père bien-aimé : il ne lui a rien laissé. Rien à part un vieux carnet au cuir râpé, avec une centaine de feuilles vierges. Cent pages blanches en héritage... Et une ultime lettre où le grand-père lui apprend que ce carnet est le plus grand trésor dont on puisse rêver.

Son grand-père était-il devenu fou ? Très vite, le jeune homme va découvrir le secret du carnet, un pouvoir mystérieux qui va bouleverser sa vie bien rangée et y faire entrer la folie, la gaieté et l'amour.

 

Ne vous aventurez pas à lire ce billet si vous avez Cent pages blanches en attente dans votre PAL car je risque d’en dévoiler quelques éléments… Autant le dire tout de suite, ce livre se lit très rapidement. C’est un bon point, car il faut bien reconnaître que c’est parfois agaçant de passer plusieurs semaines sur un livre qui, finalement, ne nous a pas plu. Je l’ai lu en trois petites soirées, mais certaines d’entre vous, selon le degré d’enthousiasme, pourraient mettre moins de temps.

Si la première de couverture m’a un peu rebutée au départ, je peux dire maintenant qu’elle correspond exactement au contenu et au ton du livre…

Lorsque son grand-père décède, un jeune homme se voit offrir, comme seul héritage, un vieux carnet. Ce mystérieux carnet a un pouvoir : il permet à celui qui le possède de revivre 100 souvenirs. Au fil des pages, le personnage principal va « utiliser » ses souvenirs, parfois sans trop y réfléchir. Le lecteur assiste alors à quelques passages assez émouvants : le souvenir d’un chien dont la disparition a été très douloureuse, une berceuse, une partie de pêche… Mais ça s’arrête là. J’ai oscillé entre plaisir et désintérêt.

L’auteur a voulu écrire au sujet des souvenirs et du rôle qu’ils jouent dans la construction de l’individu, mais aussi montrer qu’ils peuvent être un poids et qu’il faut parfois être capable d’oublier le passé pour vivre le présent. C’est un propos qui aurait pu être intéressant, mais sans doute aurait-il fallu oublier tout le reste, c’est-à-dire tous les éléments qui gravitent autour du personnage et les événements, pourtant majeurs, du roman : en clair, écrire une autre histoire, plus approfondie, plus fine, moins creuse... Les événements s’enchaînent en effet si rapidement qu’on a l’impression qu’il manque des passages, des explications, et cela tourne au rocambolesque… C’est un roman qui démarre bien mais qui retombe comme un soufflet. Il n’est pas du tout désagréable à lire, mais une fois la dernière page tournée, il n’en reste rien.

J’ai lu beaucoup de bien du premier roman de Cyril Massarotto, Dieu est un pote à moi. Je me dis… pourquoi pas ? Mais pas tout de suite.

 

Merci encore une fois à Livraddict qui a proposé aux bloggeurs ce partenariat, ainsi qu’aux Editions XO pour l’envoi de ce roman.

 

 

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L’œuvre en quelques mots…

 

« Entre mecs, on ne parle pas de ces choses-là. On a tendance à croire que les non-dits, ceux qu’on lit dans les yeux de l’autre, suffisent à nous connaître, qu’ils sont le ciment de l’amitié virile.

Entre mecs, on se dit que les mots ne servent pas à grand-chose, qu’on a raison de laisser ça aux femmes.

Entre mecs, on se trompe. »

 

« C’est étrange, le bonheur.

Quand on est à sa recherche, il nous semble obscur, complexe, caché dans un endroit où on ne pourra jamais le trouver.

Quand on le vit, on comprend qu’il est lumineux, et simple. Surtout, on comprend que le bonheur n’était pas caché : il était juste protégé, enfoui à l’intérieur de l’autre. Le bonheur est un cadeau et, comme tout cadeau, il n’existe que s’il est offert à quelqu’un.

Avec Clarisse, on s’offre du bonheur, chaque jour. »
 

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