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  • : Mes lectures, mes relectures, au fil des jours, au fil du temps, pour le travail (un peu) et le plaisir (passionnément)...
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Bonjour et bienvenue sur mon blog !

Vous trouverez ici les notes de mes lectures,
des réflexions et des citations.
Vos avis sont bien sûr les bienvenus.
Au plaisir de vous lire...

***


" Mes livres ne sont pas des livres,
mais des feuilles détachées et tombées presque au hasard
sur la route de ma vie. "

François-René de Chateaubriand



 

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 17:10

 

Un mot des titres

 

Bonjour à tous !

 

Tout d’abord, un grand merci à ceux qui, session après session, continuent de se creuser les méninges pour me proposer des mots !

 

Pour cette session, pas de tirage au sort ! J’ai tenu à vous faire participer, sans qu’aucun mot ne soit pour autant révélé. J’ai donc numéroté chaque proposition et vous avez pu vous positionner sur un mot. Le hasard a-t-il bien fait les choses ?

 

Le numéro 5 a été le plus sollicité et il se trouve que c’est Fred qui a été la cinquième à me faire une proposition. C’est donc son mot qui fait son entrée dans le challenge et il s’agit de…

 

 

 

CHANSON

 

 

 

Si vous êtes partants pour une nouvelle session, c’est très simple, les règles ne changent pas : vous avez un mois et demi pour lire un livre dont le titre comprendra le mot « chanson ». Nous publierons nos billets le 1er mars. Le prochain mot sera annoncé le 28 février.

 

Vous pouvez vous inscrire dès maintenant et n’hésitez pas à me proposer un mot (merci de vérifier le choix des titres avant de me faire une proposition) !

 

 

 

 

 

 

 

Liste des participants pour la vingt-deuxième session :

 

- Angelebb

- Jul'

- Helran

- Miss Bunny

- Julie7

- Gagathe

- Lulublue

- Mypianocanta

- Yuya46

- Mya Rosa

- Acherontia

- Elodie

- Adalana

- Delcyfaro

- Reveline

- Emma

- Mandorla 

- Titepomme

- Petitepom

- Fred

- Céline

- XL

- Pomm

- Calypso

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 21:44

 

Antoine-Senanque---Etienne-regrette.jpg

 

Le graffiti humiliant d’un élève aura suffi pour qu’Etienne Fusain, professeur de philosophie morose, décide de changer de vie. Il quitte travail, famille, mélancolie, et part retrouver son vieil ami d’enfance. Commence alors une errance réjouissante, cure de jouvence, d’immoralité, d’excès, de tendresse où la rencontre avec la sublime et irrésistible Lily lui donne une nouvelle chance d’être heureux.

 

« Fusain est un con. » Une simple phrase gravée sur une table installée dans une salle de classe de la banlieue parisienne. Un jugement insultant dans sa formulation-même. Et ce verbe « être » vu comme une détermination, qui conduit Etienne Fusain, un professeur de philosophie, à une véritable remise en question. Voici le point de départ de ce roman dans lequel le héros abandonne un quotidien trop bien réglé pour retrouver son ami d’enfance, son double, médecin légiste de profession, et vivre avec lui une seconde jeunesse.

J’ai lu ce roman dans le cadre d’un partenariat et je crois qu’il n’était tout simplement pas fait pour moi. Je n’ai trouvé aucun intérêt à l’histoire d’Etienne, à aucun moment je n’ai réussi à m’identifier à l’un ou l’autre des personnages ou du moins à apprécier leurs aventures ou leurs réflexions. Je n’ai rien vécu, rien ressenti. Au suivant !

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

 

« Coupable ? Etrange idée. Sa fille le connaissait si mal. Il avait pensé que ses plus intimes vérités ne pouvaient pas échapper à ceux qui étaient les plus proches. Mais les plus proches étaient seulement les moins lointains. » (p.158)


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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 20:56

 

Paul-Eluard---Derniers-poemes-d-amour.jpg

 

Ce volume rassemble les poèmes de Paul Eluard dédiés à l'amour, écrits durant les dix dernières années de sa vie : Une longue réflexion amoureuse, Le Dur Désir de durer, Le Temps déborde, Corps mémorable et Le Phénix.

« C'est un livre incandescent, note Jean-Pierre Siméon dans sa préface, brûlant d'aimer, brûlé de désir... »

Dans une postface, Daniel Bergez analyse de son côté la résonance de l'œuvre cinquante ans après la mort du poète.

 

Pour la vingtième session du challenge Un mot, des titres, j’ai choisi de ne pas lire un roman mais un recueil réunissant les « derniers poèmes d’amour » de Paul Eluard, initialement publiés séparément. Sa poésie me touche infiniment et son parcours amoureux a donné naissance, selon moi, à quelques-uns des plus beaux poèmes de la langue française. Des poèmes sur la mort et la vie, sur l’éveil au bonheur et l’infini désespoir, sur la beauté du monde et celle de la femme aimée. Des poèmes qui chantent l’amour dans ce qu’il a de plus douloureux et de plus sublime.

 

Pas de grand discours, je préfère vous laisser en compagnie d’Eluard et de ces quelques mots picorés au fil de ma lecture…

 


 L’œuvre en quelques mots… 


Mène-moi vers la vie

Au-delà de la grille basse

Qui me sépare de moi-même

Qui divise tout sauf mes cendres

Sauf la terreur que j’ai de moi.

 

* * *

 

Et sur mon corps ton corps étend

La nappe de son miroir clair.

 

* * *

 

A quoi penses-tu

Je pense au premier baiser que je te donnerai.

 

* * *

 

Le 21 du mois de juin 1906

A midi

Tu m’as donné la vie.

 

* * *

 

Comme s’il n’y avait que nous deux sur la terre

Et le sourire de nos gestes simples.

 

* * *

 

Je citerai pour commencer les éléments

Ta voix tes yeux tes mains tes lèvres

 

Je suis sur terre y serais-je

Si tu n'y étais aussi

 

* * *

 

Même quand nous dormons nous veillons l’un sur l’autre

 

* * *

 

Et l’espace cruel est un mur qui m’enserre

 

* * *

 

J’étais si près de toi que j’ai froid près des autres.

 

* * *

 

Ton ombre qui s’étend sur moi

Je voudrais en faire un jardin

 

* * *

 

Notre vie

 

Notre vie tu l'as faite elle est ensevelie
Aurore d'une ville un beau matin de mai
Sur laquelle la terre a refermé son poing
Aurore en moi dix-sept années toujours plus claires
Et la mort entre en moi comme dans un moulin


Notre vie disais-tu si contente de vivre
Et de donner la vie à ce que nous aimions
Mais la mort a rompu l'équilibre du temps
La mort qui vient la mort qui va la mort vécue
La mort visible boit et mange à mes dépens


Morte visible Nusch invisible et plus dure
Que la faim et la soif à mon corps épuisé
Masque de neige sur la terre et sous la terre
Source des larmes dans la nuit masque d'aveugle
Mon passé se dissout je fais place au silence.

 

* * *

 

Mes mains mes pieds étaient les siens

Et mes désirs et mon poème étaient les siens

 

* * *

 

Mon éphémère écoute je suis là je t’accompagne

 

* * *

 

Tu n’avais rien à faire avec la mort

 

* * *

 

Je ne dors pas je suis tombé j'ai trébuché sur ton absence

 

* * *

 

C’est à partir de toi que j’ai dit oui au monde

 

* * *

 

Le sang dessinait un cœur

Le cœur dessinait ton corps

Ton corps épousait mon cœur.

 

* * *

 

Il suffit d’avancer pour vivre

D’aller droit devant soi

Vers tout ce que l’on aime

 

Devant soi la route est légère

Et s’ouvre sur tous les rivages

Derrière il n’y a que des chaines

 

* * *

 

Tu es le grand soleil qui me monte à la tête 
Quand je suis sûr de moi.

 

* * *

 

Et un sourire

 

La nuit n’est jamais complète
Il y a toujours puisque je le dis
Puisque je l’affirme
Au bout du chagrin une fenêtre ouverte
Une fenêtre éclairée
Il y a toujours un rêve qui veille
Désir à combler faim à satisfaire
Un cœur généreux
Une main tendue une main ouverte
Des yeux attentifs
Une vie la vie à se partager.

 

 

 Un mot des titres

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 08:55

 

Un mot des titres

 

« La vie est dans l’amour. »

Marceline Desbordes-Valmore

 

 

 

 

 

Voici les billets de cette vingtième session :

 

- Mimi54 : Le Temps des amours de Marcel Pagnol

- Yuya46 : Amours et autres enchantements de Sarah Addison Allen 

- Titepomme : Amours et autres enchantements de Sarah Addison Allen

- Aurelie91 : Le Vieux qui lisait des romans d'amour de Luis Sepulveda

- Cookies72 : Pour l'amour des miens de Anne Alassane

- Lasardine : Comment (bien) gérer sa love story de Anne Percin 

- Aproposdelivres : Smilla et l'amour de la neige de Peter Hoeg 

- Adalana : Heartbroken chocolatier, T1 : Un chocolatier de l'amour perdu de Setona Mizushiro

- Merryfantasy : Starcrossed, T1 : Amours contrariés de Josephine Angelini 

- Mon amour de lecture : Un amour dérobé de Mackenzie Ford

- Helran : L'Amour vous connaissez ? d'Isaac Asimov

- Achille49 : Une étrange histoire d'amour de Luigi Guarneri

- Emma : Cher amour de Bernard Giraudeau

- XL : Amore 14 de Federico Moccia

- Fred : Honni soit qui mal y pense : L'Incroyable histoire d'amour entre le français et l'anglais d'Henriette Walter

- Joanna : E=MC², mon amour de Patrick Cauvin

- Pinklychee : Mes amis mes amours de Marc Levy

- Philippe D : Pour l'amour d'une enfant de David Ball

- Ramettes : L'Amour sans le faire de Serge Joncour

- Delcyfaro : Rêve d'amour de Laurence Tardieu 

- Elodie : Le Grand Amour du bibliothécaire d'Evelyn Brisou-Pellen et Véronique Deiss

- Kynicky : L'Amour sans le faire de Serge Joncour

- Luna : Les Vertiges de l'amour de Gemma Townley

- Gwen : L'Amour est à la lettre A de Paola Calvetti

- Mandorla : L'Amour est très surestimé de Brigitte Giraud

- Petitepom : Un amour de jeunesse d'Ann Packer

- La tête dans les livres : PS, I love you de Cecelia Ahern

- Grignoteuse : On ne badine pas avec l'amour d'Alfred de Musset

- Reveline : La Poursuite de l'amour de Nancy Mitford

- EimeoN : Flocons d'amour de Maureen Johnson, John Green et Lauren Myracle

- Odwy : L'Amour dure plus qu'une vie d'Ann Brashares et Un amour de cochon de Matt Whyman

- Faurelix : L'Allemand qui sauva Bordeaux par amour de Erich Schaake

- Mypianocanta : From Notting Hill with love... actually d'Ali McNamara

- Anne : L'Amour en minuscules de Fransesc Miralles

- Passeuresdelivres : Pour l'amour de Philae de Christian Jacq

- Piplo : Amours et autres désenchantements de Sarah Addison Allen

- Petitepom : Un amour de jeunesse d'Ann Packer

- Mariejo : Les Amours de Laura Quick d'Isabel Wolff

- Gagathe : Rendez-vous d'amour dans un pays en guerre de Luis Sepulveda

- Miss Bunny : Un amour de Jeanne de Michel Ragon  

- Calypso : Derniers poèmes d'amour de Paul Eluard 

 

 

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 08:41

 

Un mot des titres

 

Bonjour à tous !

 

Le froid ne vous a pas empêchés de vous creuser les méninges pour me proposer un nouveau mot ! Fait rare, je n’ai reçu aucune proposition identique !

 

Merci aux 16 têtes pensantes de cette session, à tous les lecteurs qui permettent à ce challenge de continuer sa route et bienvenue à tous ceux qui nous rejoindront pour la 21ème étape !

 

Le mot tiré au sort est…

 

 

 

PIERRE

 

 

 

C’est la proposition de Kynicky ! Félicitations à toi.

 

Si vous êtes partants, c’est très simple, les règles ne changent pas : vous avez un mois et demi pour lire un livre dont le titre comprendra le mot « pierre » (nom propre ou nom commun). Nous publierons nos billets le 15 janvier. Le prochain mot sera annoncé le 14 janvier.

 

Vous pouvez vous inscrire dès maintenant et n’hésitez pas à me proposer un mot (merci de vérifier le choix des titres avant de me faire une proposition) !

 

 

 

 

 

 

 

Liste des participants pour la vingt-et-unième session :

 

- Adalana

- Achille49

- Aproposdelivres

- Lasardine

- Titepomme

- Hupilo

- Miss Bunny

- Mimi54

- Aurelie91

- Helran

- Sayyadina

- Piplo

- Cookies72

- Luna

- Abo2008

- Liyah

- Passeuredelivres

- Fred

- Natiora

- Delcyfaro

- Pinklychee

- Mandorla

- Kynicky

- Angelebb

- Brigt

- Jul'

- Reveline

- Falline

- Nanet

- Anne

- Acherontia

- Mypianocanta

- Falline

- Liloochat

- Riz-Deux-Zz

- Calypso

 

 

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 10:51

 

Le mardi sur son 31

 

Aujourd’hui, je lis Ceux qui sauront de Pierre Bordage et voici la citation que j’ai dénichée à la page 31 :

 

 

« Si je comprends bien, mon gars, tu apprends à écrire et à lire ? »

Jean acquiesça en silence, les yeux embués de larmes.

« Tu sais pourtant que c’est interdit par la loi. Et puni sévèrement. »

 

 

Pourquoi ce choix ? Ceux qui sauront est une uchronie dans laquelle apprendre à lire et à écrire est réservé à une certaine élite… Terrifiant !

 

 

 

Pour plus d’informations sur ce rendez-vous hebdomadaire, cliquez sur l’image.


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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 10:20

 

Le mardi sur son 31

 

Aujourd’hui, je lis Au nom du roi de Annie Jay et voici la citation que j’ai dénichée à la page 31 :

 

 

Exupère acquiesça de la tête. Evidemment qu’il ne ferait pas de mal à Camille ! D’ailleurs quelques baisers faisaient rarement du mal...

 

 

Pourquoi ce choix ?L’éternelle histoire de la jeune fille qui ne laisse pas le jeune garçon indifférent… Un peu d’humour dans ce roman historico-policier destiné aux adolescents !

 

 

 

Pour plus d’informations sur ce rendez-vous hebdomadaire, cliquez sur l’image.


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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 10:03

 

Le mardi sur son 31

 

Aujourd’hui, je lis Le Poney rouge de John Steinbeck et voici la citation que j’ai dénichée à la page 31 :

 

Le poney parlait avec ses oreilles. On pouvait savoir exactement ce qu’il éprouvait à propos de tout d’après la façon dont ses oreilles pointaient. Parfois elles étaient raides et dressées et parfois lâches et pendantes. Elles se couchaient en arrière quand il était en colère ou effrayé, elles se dirigeaient en avant quand il était inquiet, curieux ou content ; et leur position exacte indiquait quelle émotion il éprouvait.

 

 

Pourquoi ce choix ? Un passage qui décrit bien la relation fusionnelle qui lie l’enfant et son poney dans ce roman.

 

 

 

Pour plus d’informations sur ce rendez-vous hebdomadaire, cliquez sur l’image.

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 14:06

 

Lisa-Gardner---Preuves-d-amour.jpg

 

Officier de police respecté, Tessa Leoni n’aurait pas supporté la violence de son mari et l’aurait froidement abattu de trois balles dans le corps avec son arme de service. C’est la version qu’elle donne à l’inspectrice D.D. Warren quand celle-ci arrive sur les lieux. Mais si les bleus sur son visage sont irréfutables, il y a une chose que D.D. Warren ne s’explique pas : la mystérieuse disparition de la petite fille de Tessa, que sa mère aime par-dessus tout, et au sujet de laquelle elle reste évasive. 

Tandis que l’enquête se transforme en une traque pour sauver la fillette, Tessa, déclare soudain savoir où elle se trouve…

 

Tessa Leoni porte sur ses épaules le poids d’un passé difficile. Elle aurait pu sombrer mais elle a su prendre le bon chemin. Cela tient parfois à peu de choses. Une décision importante, une rencontre rassurante. L’amour. Cet amour pour sa fille, Tessa l’a senti naître en elle dès qu’elle a su qu’elle était enceinte et, dès lors, il n’a cessé de s’amplifier. Lui donner ce qu’elle n’a pas connu enfant, l’aider à prendre les bonnes directions, la couvrir de bonheur, chaque jour, chaque instant. Dans cette vie tranquille qu’elle a su recréer pour sa fille, Tessa Leoni a ouvert la porte à Brian. Il était l’homme solide qui manquait à sa vie de femme et il a su devenir un véritable père pour la petite Sophie. Qu’est-ce qui explique alors que le corps de ce dernier ait été retrouvé criblé de balles, un dimanche matin, dans la cuisine familiale et Sophie soit introuvable ?

La réponse se trouve au terme des 400 et quelques pages que compte ce roman, mais attention ! Une fois que vous l’aurez ouvert, vous ne pourrez plus le refermer. Je m’étais toujours promis de découvrir un jour l’univers de Lisa Gardner et quand l’occasion m’en a été donnée, je n’ai pas hésité une seule seconde. Bien m’en a pris ! J’ai trouvé que ce roman était d’une grande efficacité. Par son histoire, d’une part, mais surtout dans sa narration. Et j’accorde toujours énormément d’attention à ce dernier point. Preuves d’amour est un roman fondé sur le principe du double narrateur, ce qui nous permet de suivre l’enquête policière auprès des agents sur le terrain – des personnages sympathiques et attachants –, mais aussi de pénétrer dans l’intimité du personnage principal, Tessa Leoni, en comprenant mieux son passé et en reconstituant, à travers ses pensées, le canevas des événements qui ont conduit à cet événement tragique. Le thème du coupable idéal est souvent un bon point de départ à la trame romanesque, et dans ce roman où les apparences sont toujours trompeuses, le doute qui s’installe dès les premières pages s’efface peu à peu pour mieux ressurgir… C’est un va-et-vient incessant entre hésitation et certitude, au côté d’un personnage qui est tout sauf lisse.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Qui tu aimes ?

C’est une question à laquelle n’importe qui devrait pouvoir répondre. Une question qui engage votre vie, façonne votre avenir, guide presque chaque instant de vos journées. Simple, élégante, synthétique.

Qui tu aimes ?

Il m’a posé cette question, et la réponse m’est venue du poids de mon ceinturon, du carcan de mon gilet pare-balles, du bord rigide de mon chapeau de police, bas sur le front. J’ai lentement descendu la main et mes doigts ont frôlé la crosse de mon Sig Sauer, à ma hanche.

« Qui tu aimes ? » a-t-il crié une nouvelle fois, plus fort, plus insistant. » (p.7)


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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 19:47

 

Alan-Bennett---La-reine-des-lectrices.jpg

 

Que se passerait-il outre-Manche si Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d'un coup, rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne à négliger ses engagements royaux ? 

C'est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les sœurs Brontë, Jean Genet et bien d'autres défilent sous l'œil implacable d'Elizabeth, cependant que le monde empesé so British de Buckingham Palace s'inquiète. Du valet de chambre au prince Philip, tous grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l'implacable protocole de la maison Windsor. 

 

Prenez un livre qui, visiblement, a été apprécié par un grand nombre de lecteurs depuis sa parution.

Lisez-le.

Rédigez votre critique au moins cinq ou si semaines après l’avoir fini.

Regardez ce qu’il en reste.

Voici une recette testée et approuvée à de (trop) nombreuses reprises par la blogueuse débordée que je suis.

Que reste-t-il de ce roman lu dans le cadre du challenge Un mot, des titres ? Pas grand-chose à vrai dire… L’histoire de la reine d’Angleterre qui se prend d’une soudaine passion pour la lecture : l’idée est originale mais cela ne suffit pas car ce roman, qui n’est pas désagréable à lire, est bien loin d’être palpitant. En suivant la reine dans les étapes de son addiction, le vrai lecteur, le passionné, est amené à se reconnaître  dans cette douce folie que les autres ont beaucoup de mal à comprendre. Mais l’histoire semble lente alors même que le livre est court. On sourit, parfois, mais on ne rit jamais. L’humour so british n’est pas accessible à tous. 

En résumé, c’est un livre que je ne regrette pas d’avoir lu mais qui ne m’a pas transportée, malgré quelques réflexions intéressantes sur la lecture.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Elle ne parlait d’ailleurs de ses lectures à personne, encore moins en public, sachant qu’une passion aussi tardive – si sincère soit-elle – risquait de l’exposer au ridicule. Il en serait allé de même, songeait-elle, si elle s’était brusquement enthousiasmée pour Dieu ou pour la culture des dahlias. A son âge, à quoi bon ? auraient pensé les gens. Pour elle, cependant, rien n’était plus sérieux et elle éprouvait à l’égard de la lecture le même sentiment que certains écrivains envers l’écriture : il lui était impossible de s’y dérober. A cette époque avancée de son existence, elle se sentait destinée à lire comme d’autres l’avaient été à écrire. » (p.51-52)

 

 

« Elle en tira la conclusion qu’il valait mieux rencontrer les auteurs dans les pages de leurs livres, puisqu’ils vivaient sans doute autant dans l’imagination de leurs lecteurs que leurs personnages. La plupart n’avaient d’ailleurs pas l’air de trouver qu’on leur faisait une faveur particulière en lisant leurs ouvrages, estimant au contraire que c’étaient eux qui en faisaient une au public, en les écrivant. » (p.57)

 

 

Un mot des titres


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