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  • : Mes lectures, mes relectures, au fil des jours, au fil du temps, pour le travail (un peu) et le plaisir (passionnément)...
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Bonjour et bienvenue sur mon blog !

Vous trouverez ici les notes de mes lectures,
des réflexions et des citations.
Vos avis sont bien sûr les bienvenus.
Au plaisir de vous lire...

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" Mes livres ne sont pas des livres,
mais des feuilles détachées et tombées presque au hasard
sur la route de ma vie. "

François-René de Chateaubriand



 

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 20:03

 

Toni-Hill---L-ete-des-jouets-morts.jpg

 

Lors d’une enquête sur un trafic de femmes, l’inspecteur Héctor Salgado pète les plombs et passe à tabac un suspect. Après s’être tenu à carreau pendant un certain temps, son chef lui propose d’enquêter de manière officieuse sur une mort accidentelle : un étudiant est tombé d’un balcon dans un des quartiers les plus chics de Barcelone. En remontant le fil de son enquête, Salgado se rend compte que cette mort était tout sauf accidentelle : les amis de l’ado sont soit trop paranos soit étrangement calmes. Héctor suit une piste qui va lui faire découvrir les dessous sordides de la bonne société barcelonaise, où il devra affronter des criminels dangereux, des secrets enfouis et, bien sûr, son propre passé. Mais Héctor adore la pression, et ne vit que pour ce genre d’affaire : sombre, violente, apparemment insoluble.

 

Pendant quelques semaines, Héctor Salgado a été mis à l’écart à l’étranger par son supérieur, après avoir violemment malmené un homme soupçonné d’être impliqué dans une affaire de trafic de femmes. A son retour à Barcelone, le policier, qui a pourtant été confronté au pire au cours de ses années d’exercice, est loin d’être rassuré : il semblerait qu’il n’en ait pas encore fini avec cette histoire qui a failli lui coûter sa carrière. En effet, il reçoit des messages qui menacent clairement son entourage et le suspect de son ancienne affaire a mystérieusement disparu. Parallèlement, une enquête est ouverte sur la mort d’un jeune homme issu des beaux quartiers barcelonais. En apparence, il s’agit d’un suicide, mais les réactions de ses amis proches laissent planer un doute…

L’été des jouets morts est un roman qui m’a séduite au départ par son titre énigmatique et l’illustration de sa première de couverture. Je me doutais que j’allais passer un bon moment, et je ne me suis pas trompée. Je n’y ai pas forcément retrouvé tous les éléments qui me plaisent dans un roman policier, mais je l’ai trouvé bien ficelé. Il ne faut pas s’attendre à un roman où les révélations se multiplient et où les événements s’enchaînent. Ce n’est pas non plus un roman de l’inaction, mais il est vrai que la part belle est faite aux dialogues : on interroge les proches de la victime, on réfléchit aux témoignages recueillis, on cherche le petit détail qui pourrait donner la solution. Ce qui m’a plu par-dessus tout, ce sont ces va-et-vient entre l’enquête en cours et un événement passé dont on peine à saisir l’impact qu’il a pu avoir sur le présent. Une sombre histoire de jeune fille noyée. On sent que cette mort atroce appartenant au passé joue un rôle essentiel, mais lequel ? Le puzzle se reconstitue peu à peu et, si la révélation finale n’est pas fracassante, elle est tout de même inattendue. Cela dit, je ne m’attendais pas à lire le premier tome des aventures d’Héctor Salgado et je n’ai pas forcément envie de me lancer dans une série avec un personnage récurrent. Or, justement, pour Héctor, l’histoire est loin de s’arrêter à la page 363.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Ça fait longtemps que je n’ai pas pensé à Iris et à l’été où elle est morte. Je suppose que j’ai essayé d’oublier tout ça, de la même manière que j’ai surmonté les cauchemars et les terreurs de l’enfance. Et maintenant que je veux me souvenir d’elle, seul le dernier jour me vient à l’esprit, comme si ces images avaient effacé toutes les précédentes. Je ferme les yeux et je me retrouve dans cette grande et vieille maison, dans ce dortoir aux lits déserts qui attendent l’arrivée d’un autre groupe d’enfant. J’ai six ans, je suis en colonie et je n’arrive pas à dormir parce que j’ai peur : j’ai désobéi aux règles et j’ai affronté  l’obscurité, seulement pour voir Iris. Mais je l’ai trouvée noyée, flottant dans la piscine, entourée d’un cortège de poupées mortes. » (p.11)

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 19:39

 

Carlos Ruiz Zafon - Marina

 

 

Dans la Barcelone des années 1980, Oscar, quinze ans, a l'habitude de fuir le pensionnat où il est interne. Au cours de l'une de ses escapades, il fait la connaissance de Marina. Fascinée par l'énigme d'une tombe anonyme, Marina entraîne son jeune compagnon dans un cimetière oublié de tous. Qui est la femme venant s'y recueillir ? Et que signifie le papillon noir qui surplombe la pierre tombale ? S'égarant dans les entrailles d'une terrifiante cité souterraine, s'enfonçant dans les coulisses d'un inquiétant théâtre désaffecté, Oscar et Marina réveillent les protagonistes d'une tragédie vieille de plusieurs décennies.

 

Quelques mots peuvent suffire à vous embarquer dans une histoire. Dans Marina, ce sont deux phrases, placées juste avant le premier chapitre, qui ont fait palpiter mon petit cœur de lectrice : « Nous avons tous un secret enfermé à double tour dans le tréfonds de notre âme. Voici le mien. »

Ce secret est celui d’Oscar Drai. Au moment des faits, il n’est qu’un adolescent de quinze ans plutôt solitaire, qui aime déambuler dans les rues de Barcelone. Orphelin, il vit dans un pensionnat où l’on s’inquiète peu de ses absences. Un jour, le hasard le mène jusqu’à une maison en apparence abandonnée. Poussé par une grande curiosité et hypnotisé par un son mélodieux venant de la maison, Oscar décide d’y pénétrer. L’intérieur, lugubre, semble être resté figé dans un autre temps. Très vite, le regard du jeune garçon est attiré par un objet brillant posé sur une table. Il s’agit d’une montre à gousset qu’il ne peut s’empêcher de prendre et d’examiner avant de constater qu’il n’est pas seul dans la pièce. L’adolescent s’enfuit, oubliant de reposer la montre. Mais voilà, notre jeune héros n’est pas un voleur et, en décidant de rapporter la montre, il signera le début d’une incroyable aventure initiée par la rencontre de Marina, une jeune fille de son âge, et German, le propriétaire des lieux et père de Marina.

Contrairement à la plupart de ceux qui ont eu la chance de recevoir, comme moi, Marina en avant-première, je n’ai jamais lu Carlos Ruiz Zafon et finalement, je m’en félicite puisque je découvre, avec Marina, une de ses premières œuvres. Une note de l’auteur située à la fin du roman nous informe qu’au départ Marina était présenté comme un roman pour la jeunesse, ce qui effectivement se sent à la lecture. Pourtant, si les deux personnages principaux peuvent facilement plaire à de jeunes lecteurs, l’histoire n’est pas des plus évidentes… Je l’ai trouvée passionnante mais certains passages sont assez effrayants… Marina, c’est avant tout un roman d’ambiance : on n’est jamais très loin du merveilleux et on est pleinement happé par une atmosphère gothique, très désuète, qui prend tout son sens au fur et à mesure que se joue l’histoire. Je sais qu’il n’en est pas de même pour tous les lecteurs mais j’ai, pour ma part, oublié que les personnages évoluaient dans la ville de Barcelone. De même, il est dit clairement que l’histoire se déroule dans les années 80 mais il me semble pourtant qu’elle est comme atemporelle. L’ambiance que l’auteur a su créer est incontestablement un point fort de l’œuvre comme l’est l’histoire d’amitié entre Oscar et Marina. Pour moi, c’est ce lien entretenu entre Oscar, l’orphelin, et les habitants de l’étrange maison que la vie n’a pas épargné, qui constitue le cœur du roman. Les événements terribles qui se jouent et les personnages atypiques rencontrés au cours de l’histoire s’organisent autour d’une véritable réflexion sur l’amour et la mort, conduisant à un final quelque peu attendu mais très émouvant.

Un roman mystérieux, une atmosphère envoutante, des personnages travaillés… il est clair que nous avons là la recette d’un très bon roman. Nul doute qu’un autre roman de Carlos Ruiz Zafon finira par rejoindre ma PAL.

    Livraddict-copie-1

 

Robert Laffont

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Nous ne nous souvenons que de ce qui n’est jamais arrivé, m’a dit un jour Marina. Il aura fallu que s’écoule une éternité pour que je finisse par comprendre le sens de ces mots. Mais mieux vaut commencer par le début, qui, dans cette histoire, se trouve être la fin.

En mai 1980, j’ai disparu du monde pendant une semaine. Sept jours et sept nuits durant, nul n’a su où j’étais. Amis, camarades, professeurs et même la police se sont lancés à la recherche de ce fugitif que déjà certains croyaient mort ou devenu soudain amnésique et perdu dans des rues mal famées. » (p.9)

 

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 12:31

 

Laura-Gallego-Garcia---Idhun-copie-1.jpg

 

Le jour où survient la conjonction astrale des trois soleils et des trois lunes, Ashran prend le pouvoir sur Idhun. Un guerrier et un magicien, exilés de cette planète, organisent la Résistance. Leur objectif : renverser Ashran et ses alliés, de redoutables serpents ailés. Or, Ashran a envoyé sur Terre Kirtash, en lui donnant pour mission de tuer deux adolescent, Jack et Victoria. Sauvés par la Résistance, ils découvriront qu'un lien étrange les unit au monde d'Idhun ...

 

Lorsque le récit débute, Jack, un adolescent de 13 ans, est en train de rentrer chez lui à bicyclette. Toute la journée, il a eu un étrange pressentiment au sujet de ses parents et c’est donc avec une certaine impatience et beaucoup d’appréhension qu’il se dirige vers la ferme familiale. L’instinct du jeune garçon ne l’a pas trompé : à son arrivée, il trouve ses parents morts et les assassins sont encore présents dans la maison. Le lecteur apprend bien vite l’identité des deux personnages qui ont rendu Jack orphelin : Elrion, un puissant magicien, et Kirtash, un garçon de 15 ans dont la mission est de rechercher et de tuer les Idhunites, c’est-à-dire ceux qui ce sont exilés sur Terre depuis la victoire du puissant Ashran et des serpents ailés sur Idhun. Ces informations sont données à Jack par Shail et Alsan qui aident l’adolescent et le recueille sur Limbhad, « la maison de la frontière », un refuge secret. Alsan, fils du roi Brun, est le chef de la Résistance. Avec Shail, ils sont chargés de retrouver la dernière licorne et le dernier dragon, cachés quelque part sur Terre, afin de protéger le monde de la magie.

Voilà pour le résumé, je n’ose en dire davantage. J’ai beaucoup apprécié cette lecture mais comme je ne suis pas une grande lectrice du genre, je ne saurai dire si c’est un bon roman de fantasy ou pas. En tout cas, ce fut une lecture très divertissante. L’écriture est limpide, l’histoire intéressante. La trilogie devrait plaire à bon nombre d’adolescents.

C’est une remarque qui revient souvent mais c’est tellement vrai : la couverture est splendide ! J’ai eu la chance de recevoir l’édition collector et je trouve qu’un gros effort a été fait sur la présentation, ce qui est très appréciable pour nous, lecteurs. J’ai apprécié la délicate et poétique dédicace ainsi que la citation de Paulo Coelho placée en tête de l’oeuvre, si belle et si vraie : « Quoi qu’elle fasse, toute personne sur Terre joue toujours le rôle principal de l’Histoire du monde. Et, normalement, elle n’en sait rien. » Après lecture, je me dis qu’on n’aurait pas pu trouver meilleure épigraphe.

Bien sûr, il y a quand même quelques bémols. J’ai trouvé dans ce roman certaines lenteurs mais surtout, les histoires d’amour m’ont un peu lassée. Je sais bien qu’elles sont importantes pour l’histoire mais tout de même… le récit verse un peu trop souvent dans le sentimentalisme. Ce sont toutefois deux petits bémols et même si le milieu du récit m’a semblé un peu long, la fin a ranimé ma curiosité et m’a donné envie de découvrir la suite.

 

 Bayard.jpg

 

L’œuvre en quelques mots…

 

 

« Limbhad les avait accueillis en son sein comme une mère, et sa claire nuit « toilée avait en partie calmé leur peur, leur sentiment d’échec et leur douleur. Ils étaient enfin en sûreté. Mais en partie seulement.

Même dans ce microcosme silencieux d’apparence immuable, où leur ennemi ne pouvait les atteindre, où les derniers événements survenus leur faisaient l’effet d’un mauvais rêve, ils n’arrivaient pas à chasser de leur esprit le souvenir des êtres chers qu’ils avaient perdus. »

 

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