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Rachel Corenblit, Ceux qui n'aiment pas lire

Publié le par calypso

 

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Si ta mère raconte partout que tu détestes lire. Si elle t'oblige à aller toutes les semaines à la bibliothèque. Si aucun livre ne t'intéresse, même pas les romans d'aventure ou ceux qui parlent d'amour, rejoins le « Club de ceux qui n'aiment pas lire ». Lis ce livre...

 

Samuel a un problème. Enfin, sa mère pense qu'il a un problème. Imaginez un peu un enfant... qui n'aime pas lire ! Pire : il est « l'ennemi public numéro 1 des livres ». Alors, sa mère cherche des solutions, demande chaque année des conseils au maître ou à la maîtresse, lui achète de nombreux livres, l'emmène tous les mercredis à la bibliothèque. Mais rien n'y fait. Un jour, alors qu'il est assis à côté d'une pile de livres qu'une bibliothécaire a sélectionnés pour lui, il fait la rencontre des jumelles Morgane et Viviane. Comme lui, les deux fillettes détestent la lecture. Ensemble, ils fondent « le club de ceux qui n'aiment pas lire ». La guerre est alors officiellement déclarée.

Je ne sais pas trop quoi penser de ce petit livre qui m'intriguait depuis un moment. En fait, je ne comprends pas bien quelle est la cible : les enfants piètres lecteurs ? les enfants qui aiment lire ? les parents ? Ensuite, l'histoire n'est pas déplaisante mais très simpliste et la fin un peu clichée. Qu'apprend-on de ces enfants qui n'aiment pas lire ? Rien. Comment les faire aimer la lecture ? Vaste question dont on n'obtient pas la réponse. Je ne parviens pas à définir l'intérêt de ce court récit et cela me chagrine.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Un enfant qui n'aime pas lire, c'est comme un crocodile sans dents. On a pitié pour lui. » (p.14)

 

« La lecture, c'est comme la confiture. Faut laisser les enfants s'y coller comme des mouches. » (p.16)

 

 

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Steve Mosby, Un sur deux

Publié le par calypso

 

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Vaut-il mieux mourir ou condamner l'autre à la mort ? Avant d'en tuer un sur deux, un serial killer torture les couples qu'il séquestre : à eux de décider. Jodie vient de tromper Scott et se sent coupable. De son côté, il recense cinq cents raisons de l'aimer. Ils sont enlevés. L'inspecteur Mercer n'a que quelques heures pour les retrouver avant qu'ils ne craquent. Et vous, que feriez-vous ?

 

Il avait disparu depuis deux ans, sans qu'aucun des policiers sur l'enquête n'arrive à lui mettre la main dessus et, la discrétion ayant ses limites, il avait frappé un grand coup et décidé de quitter la scène en choisissant sa dernière victime parmi les officiers de police. Lui, c'est un tueur. Particulièrement pervers. Sa méthode : piéger des couples et tester leur amour, pour finalement n'en laisser vivre qu'un sur deux. Et voilà qu'il semble refaire surface, tout en procédant différemment. Le lien est mince, et pourtant... Quand l'inspecteur Mercer prend en charge l'enquête, les heures sont déjà comptées pour les nouvelles victimes...

Un sur deux est un roman qui m'a complètement captivée et dans lequel je me suis réellement investie. J'avais une piste - « Et si en réalité...? », « Non, impossible... » - assez incroyable, vous l'aurez compris, qui s'est avérée juste. Bonheur de l'enquêtrice sur son bout de canapé. Mais passons sur ma petite satisfaction personnelle. Ce roman fonctionne pour plusieurs raisons : l'introduction des quatre grandes parties du roman, le mystère lié à l'enquête restée en suspens depuis deux ans, le compte à rebours lancé dès le début de l'histoire, les liens - difficiles à saisir - entre les personnages, les différents points de vue qui donnent du rythme. Je l'ai trouvé vraiment bien ficelé. Il y a toutefois un petit quelque chose qui me chagrine : on peut avoir l'impression que le roman ne tient pas ses promesses car, si le sujet de départ est particulièrement original (qui des deux survivra ?), il est quelque peu éludé. A mon avis, la quatrième de couverture doit être revue. Elle laisse à penser que l'on va assister à plusieurs séries de meurtres mettant en scène plusieurs couples, et ce n'est pas le cas. Alors, une fois n'est pas coutume, oubliez ce que vous pensez savoir et laissez-vous prendre dans cette énigmatique toile d'araignée...

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« L'une des premières choses que l'on nous enseigne, c'est qu'il est important de ne pas avoir d'idées préconçues lorsqu'on commence une enquête. Ce qui, dans une certaine mesure, est vrai. » (p.19)

 

« Lors d'une enquête, et dans ce métier de façon générale, il est toujours bon de garder à l'esprit une vérité pénible mais essentielle : le Bien et le Mal n'existent pas. Vous pouvez penser le contraire, cela ne vous aidera pas à mieux dormir la nuit, croyez-moi, ni à mettre la main sur les pires criminels.

Il est en effet trop simple de mettre leurs actes sur le compte du Mal. Les répercussions de ceux-ci sur la vie des autres sont tellement ignobles qu'on ne peut pas se contenter de fermer ainsi les yeux.

La vérité, c'est que ces individus sont des rouages de la société qui ont dévié de leur axe. Le mécanisme propre à créer des citoyens à la fois utiles et humains, comme vous et moi, s'est détraqué à leur passage. Raison pour laquelle ils sont devenus les "monstres" dont nous parlons, et l'on doit à leurs victimes, et à toutes les victimes potentielles, d'essayer de comprendre au mieux ce qui a dérapé.

En matière de police, il n'y a ni Dieu, ni diable, ni Bien, ni Mal. Seulement des gens abîmés.

Comme nous tous, ils se trouvent à l'intersection du mal qu'on leur a fait et de celui qu'ils font. » (p.101)

 

Publié dans Littérature anglaise

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Nathalie Kuperman, J'ai renvoyé Marta

Publié le par calypso

 

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« Voilà, j'avais une femme de ménage.

L'idée d'une femme de ménage m'était venue soudainement, brutalement est un terme plus juste, c'était brutal : il manquait quelqu'un d'essentiel dans ma vie.

Marta, ma grand-mère, n'avait jamais eu de femme de ménage, c'était de famille, pas de femme de ménage. On évitait les soucis.

La vie facile, ce n'était pas très bien vu chez nous. »

Sandra engage une femme de ménage. Marta entre dans sa maison et le désordre s'installe.

 

On peut écrire sur tout. Ça, j'en suis convaincue. Pour autant, ça ne donne pas forcément naissance à un bon roman. Je connaissais Nathalie Kuperman en tant qu'auteure jeunesse, son Heure bleue m'avait beaucoup émue. C'est donc avec curiosité que je me suis lancée dans la lecture de J'ai renvoyé Marta car il est toujours intéressant de voir un auteur s'illustrer dans un genre différent. Eh bien... quelle déception ! Je ne vais pas être tendre mais j'ai trouvé ce livre inintéressant au possible ! C'est l'histoire de Sandra qui décide, du jour au lendemain, d'embaucher une femme de ménage. Elle en trouve une qui s'appelle Marta et elle trouve cela très troublant car sa propre grand-mère s'appelait Marta et c'est aussi le prénom qu'elle a donné à sa fille. Elle semble bien sous tous rapports, Marta. Et elle fait bien son travail. Et pourtant, petit à petit, le doute s'immisce dans l'esprit de Sandra. C'est une tache qui fait son apparition et Grincheux, la marionnette, qui fait sa disparition. Qui est Marta ? Que fait-elle en son absence ? Elle croyait gagner du temps, cette mère de famille exemplaire, mais elle en perd au contraire à épier, vérifier, interroger, comprendre ce que fait Marta... Et c'est là tout le propos de ce roman qui manque assez clairement d'ambition et de légèreté.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« J'ai renvoyé Marta.

Ce qui clochait dans ma vie, c'était la femme de ménage. » (p.11)

 

 

Un mot des titres

 

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Challenge Un mot, des titres - Session 25 - Les billets

Publié le par calypso

 

Un mot des titres

 

« Ah ! Insensé, qui crois que je ne suis pas toi ! »

Victor Hugo

 

 

 

 

Voici les billets de cette vingt-cinquième session :

 

- Reveline : Quand j'étais Jane Eyre de Sheila Kohler

- Titepomme : Je t'attendrai de Gilles Milo-Yacéri

- XL : Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part d'Anna Gavalda et Je suis noir et je n'aime pas le manioc de Gaston Kelman

- Mariejuliet : Je suis une légende de Richard Matheson

- Titoulemaou : Je vais mieux de David Foenkinos

- Lasardine : Je t'aimerai toujours, quoiqu'il arrive... de Debi Gliori

- Helran : Je suis une légende de Richard Matheson

- Rose : J'irai cracher sur vos tombes de Boris Vian

- Anne : J'ai quinze ans et je ne l'ai jamais fait de Maud Lethielleux

- Adalana : L'Eté où je t'ai retrouvé de Jenny Han

- Mandorla : Et je prendrai tout ce qu'il y a à prendre de Céline Lapertot

- Mypianocanta : Quand j'étais Jane Eyre de Sheila Kohler

- Delcyfaro : Je vais mieux de David Foenkinos

- Joëlle : Je n'oublierai jamais de Pearl Buck

- Philippe D : Je t'ai donné la vie de Louise Voss

- Plaisir des mots : Je l'aimais d'Anna Gavalda

- Céline : Je rêvais d'autre chose de Nicolle Rosen

- Itzamna : Parce que je t'aime de Guillaume Musso

- Delcyfaro : Je vais mieux de David Foenkinos

- Miss Bunny : L'Eté où je suis devenue jolie de Miss Bunny

- Sayyadina : Je reviendrai avec la pluie de Takuji Ichikawa

- Yuya : Cher maître, et si je mordillais ce fauteuil... de Francesco Marciuliano

- Odwy : Je veux vivre de Jenny Downham

- Ananas : N'oublie pas mon petit soulier, T2 : Je vois la vie en rose de Nadia Lakhdari King

- Piplo : J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir de Christine Arnothy, J'irai cracher sur vos tombes de Boris Vian, Je vais mieux de David Foenkinos

- Calypso : J'ai renvoyé Marta de Nathalie Kuperman

 

 

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Challenge Un mot, des titres - Session 26

Publié le par calypso

 

Un mot des titres

 

Chers challengers,

 

Les sessions se suivent et vous êtes encore nombreux à porter de l'intérêt à ce challenge. Je vous en remercie et j'espère que vous prenez autant de plaisir que moi !

 

12 propositions m'ont été faites pour cette nouvelle session, pour un total de 12 mots différents ! Bravo !

 

L'heureux élu est...

 

 

 

COEUR

 

 

 

Félicitations Astrid !

 

Ce mot vous tente ? Alors, c'est très simple ! Vous avez un mois et demi pour lire un livre dont le titre contiendra le mot « cœur ». Nous publierons nos billets le 1er septembre. Le prochain mot sera annoncé le 31 août.

 

Je prends d’ores et déjà les propositions pour la prochaine session !

 

 

 

 

 

 

Liste des participants pour la vingt-sixième session :

 

- Paikanne

- Miss Bunny

- Titepomme

- Mariejuliet

- Helran

- Piplo

- Reveline

- Mypianocanta

- Petitepom

- Céline

- Lasardine

- XL

- Sharon

- Anne

- Adalana

- Philippe D

- Achille49

- Astrid

- Mandorla

- Delcyfaro

- Tiphanie

- Mimi54

- Joëlle

- Plaisir des mots

- Delcyfaro

- Tiphanie

- Karinetth

- EimeoN

- Yuya46

- Yogi

- Felina

- Calypso

 

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John Green, Nos étoiles contraires

Publié le par calypso

 

John-Green---Nos-etoiles-contraires.jpg

 

Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

 

Des fois, on a juste envie d’écrire LISEZ-LE et de valider la publication de son billet. Pas par fainéantise, mais parce que c’est tout ce qu’il y a à dire, parce qu’il est inutile d’écrire des lignes et des lignes, et de trouver des arguments. Ce roman est juste MAGNIFIQUE. Il est dur et tendre, il est triste et drôle. Il parle de la mort en chantant la vie, ses moments de grâce, ses bonheurs furtifs, mais aussi ses douleurs, celles contre lesquelles on lutte et que l’on parvient à combattre et celles contre lesquelles on se sent bien petit, celles que l’on subit et qui finissent par l’emporter. C’est un roman sur la maladie, on ne peut pas le nier, mais c’est aussi et surtout un roman d’amour. Un amour fulgurant qui vous charme, vous prend aux tripes et vous émeut au plus haut point. C’est le cœur serré et le sourire aux lèvres que j’ai tourné la dernière page de ce roman, consciente d’avoir lu un texte d’une grande beauté et d’une incroyable justesse. Bravo, Monsieur John Green !

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« La plupart du temps, je parvenais à oublier cette inéluctable vérité : certes, mes parents étaient heureux de m’avoir auprès d’eux, mais j’étais aussi à moi seule leur souffrance. » (p.123)

 

« Je suis tombée amoureuse pendant qu’il lisait, comme on s’endort : d’abord doucement et puis tout d’un coup. » (p.131)

 

« - Je suis amoureux de toi, a-t-il dit à mi-voix.

- Augustus.

- C’est vrai, a-t-il dit en me regardant, et j’ai vu ses yeux se plisser. Je suis amoureux de toi et je ne suis pas du genre à me refuser le plaisir de dire des choses vraies. Je suis amoureux de toi et je sais que l'amour n'est qu'un cri dans le vide, que l'oubli est inévitable, que nous sommes tous condamnés, qu'un jour viendra où tout ce qu'on fait retournera à la poussière, je sais que le soleil avalera la seule terre que nous aurons jamais et je suis amoureux de toi. » (p.159)

 

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Anne-Laure Bondoux, Les Larmes de l'assassin

Publié le par calypso

 

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L'homme et la femme Poloverdo avaient un enfant qui poussait comme le reste sur cette terre, c'est-à-dire pas très bien. Il passait ses journées à courir après les serpents. Il avait de la terre sous les ongles, les oreilles décollées à force d'être rabattues par les rafales de vent, et s'appelait Paolo. Paolo Poloverdo.
C'est lui qui vit venir l'homme, là-bas, sur le chemin, par un jour chaud de janvier. Cette fois-là, ce n'était ni un géologue, ni un marchand de voyages, et encore moins un poète. C'était Angel Allegria. Un truand, un escroc, un assassin.

 

Il existe des livres dont on n’a jamais entendu parler et sur lesquels, un jour, notre regard se pose. On ne les choisit jamais vraiment par hasard : c’est l’illustration qui nous attire, le nom de l’auteur qui retient notre attention, le résumé qui nous inspire… Je crois que dans le cas présent c’est l’annotation présente sur la quatrième de couverture qui m’a poussée à choisir ce roman : « Un roman magnifique sur l’innocence et le mal, à travers le destin de trois personnages en quête de vérité. » Et quel choix judicieux j’ai fait ce jour-là, car magnifique, ce roman l’est incontestablement.

Sur les terres arides du Chili, au sud, tout au sud, se trouve la ferme des Poloverdo. Trois êtres habitent cette bâtisse posée entre le désert et la mer : la femme Poloverdo (qui s’empresse de servir à boire aux voyageurs parvenus jusqu’à leur ferme), l’homme Poloverdo (rustre et taciturne) – tous deux sont à l’image de la lande désolée sur laquelle ils ont construit leur foyer – et leur garçon, Paolo, « né de la routine de leur lit ». Un jour de janvier, un homme connu sous le nom d’Angel Allegria parvient jusqu’à ce bout de terre caillouteux. D’autres sont passés par là avant lui et, comme eux, il n’est pas arrivé là par hasard. Mais la méchanceté brute perceptible dans son regard n’annonce rien de bon…

Primé une vingtaine de fois, Les Larmes de l’assassin est un roman sur la mort et la vie, la culpabilité et la rédemption, la solitude et l’espoir... Un roman d’amour dans lequel un enfant innocent fait l’expérience de la vie, dans ce qu’elle a de plus brutal, et apprend à grandir au gré des rencontres qu’il fait. Une véritable succession d’émotions, en à peine plus de deux-cents pages. Une écriture sensible et poétique d’une simplicité et d’une justesse incroyables. Un coup de cœur !

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« – Les poètes aussi, ajouta Ricardo Murga, savent transformer les choses. Ils posent leurs yeux sur le monde, puis ils l’absorbent comme un breuvage. Quand ils se mettent à parler, alors, plus rien n’est pareil. C’est une forme d’enchantement. Je m’applique chaque jour à regarder le monde avec ces yeux-là. C’est ce qui me sauve. » (p.157)

 

« S’il y a une chose que la vie m’a apprise, c’est accepter le bonheur, même le plus fou, le plus impensable qui soit. Acceptez le bonheur et faites silence. Toutes les questions que vous vous posez sont vaines… » (p.161)

 

« Alors, Paolo alla s’enfermer dans sa chambre. Il ne comprenait pas quel sens cela avait, tout ça. Il se prit la tête entre les mains et attendit, attendit, attendit. A force d’attendre, peut-être que son cœur allait s’arrêter de battre, de lui-même, comme une mécanique usée ? Comment faire, sinon pour cesser d’aimer quelqu’un ? » (p.209)

 

« Paolo possédait quelque chose d’inestimable : un endroit sur cette terre où il était vraiment chez lui et qui, par sa rudesse, remettait d’emblée l’homme à sa juste  place dans l’univers. » (p.224)

 

 

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Alyson Noël, Il faut sauver Zoé

Publié le par calypso

 

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Echo a connu des jours meilleurs, et son entrée au lycée n’annonce aucune embellie… Car comment s’épanouir alors que le souvenir de sa sœur, Zoé, disparue un an plus tôt, continue de la hanter ?

Quand on lui remet le journal intime de Zoé, Echo découvre, au fil des pages, les secrets que cette dernière a toujours voulu cacher. Et, entre les lignes, le seul moyen pour Echo de se révéler…

 

Echo entre au lycée mais elle ne partage ni la curiosité ni l’excitation de ceux qu’elle a côtoyés au cours des années qu’elle a passées au collège. Elle subit plus qu’elle ne vit ce qui constitue un des grands événements de sa vie d’adolescente. Il faut dire qu’Echo a perdu sa sœur un an auparavant et que cette dernière fréquentait le lycée où elle fait son entrée. Entre des parents dépressifs qui peinent à réaliser qu’ils ont encore une fille et les regards curieux et compatissants de ses nouveaux camarades, la jeune adolescente étouffe. Elle-même peine à accepter la mort de Zoé, cette sœur qu’elle aimait tant, si belle et si intelligente. Si solaire. Si parfaite. Difficile d’être « celle qui reste », de porter le poids d’une telle disparition et d’avancer, quand on n’a que quinze ans et aucune confiance en soi…

Il faut sauver Zoé n’est pas un coup de cœur mais une lecture tout à fait agréable néanmoins. J’ai trouvé l’histoire intelligemment menée et plutôt intrigante. Nous découvrons la sensibilité et les interrogations d’Echo en même temps qu’elle découvre la face cachée de sa sœur disparue, par le biais d’un journal intime écrit par cette dernière, jusqu’aux quelques minutes qui ont précédé sa mort. Ce système narratif permet au lecteur d’être au plus proche des découvertes de l’héroïne, comme penché sur son épaule, et évite tout ennui. Il ne faut pas croire, étant donné le thème abordé, que ce roman est larmoyant. Certains passages sont plus légers et nous immergent dans l’univers quotidien des lycéens : il y est question d’histoires d’amour, d’amitiés brisées, de soirées en tout genre, etc. C’est un roman sur le deuil et le chagrin, sur la difficulté qu’un adolescent peut avoir à se situer dans le monde qui l’entoure, mais c’est aussi un roman qui questionne la différence et les préjugés. Un roman sur une adolescente en souffrance mais tout à fait ordinaire qui devrait, à n’en pas douter, séduire les jeunes du même âge.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Il paraît que le deuil est un processus en cinq étapes :

1. déni,

2. colère,

3. questionnement,

4. dépression,

5. acceptation.

Il y a encore un an, j’ignorais complètement que des spécialistes s’étaient penchés sur la question et avaient ordonné leurs résultats sous forme de liste. Cela dit, même si j’avais su, je ne me serais jamais doutée que, quelques jours avant mon quatorzième anniversaire, je me retrouverais coincée en plein dans l’étape numéro un. » (p.9)

 

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Maxime Chattam, La Patience du diable

Publié le par calypso

 

Maxime Chattam - La Patience du diable

 

Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ?

Un go-fast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue…

Deux ados qui tirent sur les passagers d’un TGV lancé à pleine vitesse…

Des gens ordinaires découverts morts… de terreur.

Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou.

Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu’un fil sanglant relie ces faits divers. Rien ne pourra l’empêcher de remonter la piste à sa source. Aux racines de la peur.

 

Après La Conjuration primitive en 2013, Maxime Chattam nous offre cette année de nouvelles raisons de frissonner avec La Patience du diable. Pas d’inquiétude si vous n’avez pas lu le précédent opus : l’auteur l’affirme lui-même, ce nouveau roman peut se lire indépendamment. Certains personnages sont les mêmes mais les quelques références à l’histoire développée dans La Conjurationprimitive ne gêneront nullement votre lecture. Alors si vous ne savez pas quelle nouveauté emporter pour la plage, je vous recommande celle-ci chaudement !

Et l’histoire ? Une épidémie de crimes s’abat sur le territoire français et met les enquêteurs dans l’embarras, dont Ludivine Vancker, encore marquée par son immersion dans le monde des ténèbres, dix-huit mois plus tôt. Qu’est-ce qui peut relier des affaires si différentes ? Une tuerie perpétrée par deux adolescents dans un TGV, l’enlèvement d’une adolescente, un homme retrouvé mort de terreur à son domicile… Le fil est si mince qu’il en devient invisible et le diable, tapi dans l’ombre, veille à ce que le trouble règne sans que l’on ne puisse remonter jusqu’à lui.

Une intrigue prenante, des descriptions soignées comme toujours chez Chattam, des personnages torturés, du sang, du sang, du sang. Le puzzle se construit et le lecteur-joueur savoure toute l’horreur et le suspense qui se dégagent de ce thriller. Entre les deux, mon cœur ne balance pas tout à fait : ma préférence va à La Conjuration primitive que j’ai trouvé encore plus palpitant et plus original. La Patience du diable me fait en effet penser à un autre thriller dont je tairai le nom pour ne pas vous donner trop d’indices, ce qui n’enlève rien cependant à ses qualités.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« La loi du plus fort. La violence de l’individu, comme un premier pas vers une violence collective. Armer la masse et attendre que les petits mouvements individuels prennent de l’ampleur, fassent échos, et que, peu à peu, des courants internes se forment, qu’ils finissent par entraîner le groupe et qu’une vague se dresse. Puissante.  » (p.46)

 

« Conduire une enquête criminelle s’apparentait à reconstituer un puzzle.

Il fallait d’abord en localiser les coins, puis les bords pour dresser le cadre général avant d’identifier les motifs principaux et les répartir en petits tas, séparant chaque figure principale. Ensuite, pièce par pièce, la détailler longuement afin d’évaluer sa position dans l’ensemble. Zone par zone, le puzzle se construisait, d’abord assez imprécis, avant que des images finissent par apparaître et qu’à force de tâtonner, d’essayer, on parvienne à en relier certaines. » (p.252)

 

« Parvenir à lutter contre sa nature est ce qui sépare l’homme normal du pervers. » (p.428)

 

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