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Challenge Un mot, des titres - Session 7

Publié le par calypso

 

Un mot des titres

 

 

 

Difficile d’égaler le record de propositions de la session précédente qui était de 38. Cette fois-ci, 26 d’entre vous m’ont soufflé un mot et, comme à chaque fois, il y a des « classiques » (mots proposés assez souvent, mais pas forcément par les mêmes participants) et des petites nouveautés.

 

Merci ! Vous m’aidez à faire vivre le challenge ! Même si je ne manque pas d’idées, j’aime le fait que vous participiez, vous aussi, à la recherche des mots.

 

Parmi les 26 propositions, nous avons cette fois-ci trois paires de jumeaux, ce qui nous donne un total de 23 mots différents.

 

 

Allez, roulement de tambour !

 

 

C’est un mot qui, dans un de ses sens,

est le parfait opposé d’un mot déjà tiré au sort.

 

 

Le hasard…

 

 

… a désigné…

 

 

… comme nouveau mot…

 

 

 

JOUR

 

 

 

C’est le deuxième mot qui m’a été proposé et c’est celui de Julianany ! Merci à toi !

 

Alors, pour quel « jour », faut-il rendre sa copie ? Pour le 15 avril ! Et, comme toujours, nous connaîtrons la veille, c’est-à-dire le 14 avril, le mot tiré au sort pour la session 8.

 

Que reste-t-il à faire ? S’inscrire ! Et m’envoyer dès à présent une proposition si vous le souhaitez ! Je rappelle que vous pouvez proposer un mot si vous avez déjà participé ou si vous comptez participer à la prochaine session.

 

Merci à tous !

 

 

 

 

 

 

 

 

Liste des participants pour la septième session :

 

- Natiora 

- Julianany

- BeL

- Sayyadina 

- Sophie 

- Emma 

- Bouma

- Liyah

- Adalana

- Love-of-Book

- Madeline

- Sharon

- Fred

- Reveline

- Jeneen

- Juliah

- XL

- Plumisa

- Aproposdelivres

- Moody

- Paikanne

- Vepug

- Mamoun

- Mimipinson

- Wildcat

- Tiphanie

- Bénédicte

- Odwy

- Une comète

- Claudialucia

- Fantasia

- Nadael

- Joanna

- MyaRosa

- Miss Bunny

- Pomm

- Astrid

- Riz-Deux-ZzZ

- Amaryllis

- Anne

- Reading-dream

- Gr3nouille2010

- Minou

- Noukette

- Azilis

- Mylène

- LetterBee

- Tipe pomme

- Calieb

- (Isallysun)

- Hanaelle

- Pimousse4783

- Chookette

- Heide

- Didikari

- Mandy88

- Opaline

- Felina

- Sharynn

- Lasardine

- Valérie

- Nelfe

- Hélène Choco

- Fleurdusoleil

- Lisalor

- Tris

- Aidoku

- Piplo

- Angelebb

- (Ptitelfe)

- Stephie 

- Calypso

 

 

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Pascaline Alleriana, La Pizzéria du Vésuve

Publié le par calypso

 

Pascaline-Alleriana---La-pizzeria-du-Vesuve.jpg

 

 

La jeunesse est le temps de tous les apprentissages. De tous les espoirs, vécus à un rythme effréné par Kenneth l’Irlandais, Gaétan le provincial, Hélène la Parisienne et Anselme l’îlien. Étourdis par les plaisirs du monde, ils se découvrent une audace éclatante : Kenneth dévore des yeux la sulfureuse Agnès, Gaétan ravit l’insatiable Delphine, Hélène dérobe le fiancé de son amie Viviane, Anselme subjugue une voyageuse impénitente. C’est alors que les déceptions surviennent. Trop vite, trop tôt… Dans les quatre nouvelles de ce recueil, se nouent d’âpres destins sur fond d’ailleurs, car la jeunesse est restée étrangère à elle-même pour posséder l’intensité.

 

Il est vrai que la couverture sobre et le titre chantant, aux couleurs de l’Italie, n’ont pas été pour me déplaire. Mais c’est un peu par hasard et à l’aveugle que je me suis lancée dans cette lecture, puisqu’elle m’a été proposée par l’auteure elle-même, Pascaline Allerana. Bien sûr, j’ai eu accès à la quatrième de couverture, mais - c’est souvent dans le cas des nouvelles - celle-ci entretient le mystère et ne délivre que peu d’informations. Cela a piqué ma curiosité et c’est avec beaucoup d’envie que j’ai commencé à tourner les pages de ce recueil, encouragée par la gentille dédicace de l’auteure. C’est une petite attention toujours appréciable, à travers laquelle on sent vraiment la main tendue de l’auteur vers son lecteur, la volonté de partager avec lui un bout de chemin.

Ce chemin nous le partageons cette fois-ci avec quatre personnages, très différents, mais à la fois très proches. Tous font l’expérience, enchanteresse puis douloureuse de la Rencontre. Dans la première nouvelle, « La Pizzéria du Vésuve », Kenneth Willgrath, un Irlandais, rejoint sa sœur installée en Italie. Il rentre émerveillé de son séjour, lui qui est passionné par la langue italienne depuis son plus jeune âge. Il y retournera peu de temps après avec son ami Niel et y rencontra la mystérieuse Agnès dont le quatre-vingt-dix de tour de poitrine ne cessera de le hanter. Les mensurations de la jolie jeune femme n’épargneront sans doute pas l’amitié qui lie les deux garçons. Si j’ai été un peu déçue par la fin de cette nouvelle, je dois bien reconnaître que j’en ai beaucoup apprécié le style : un style très descriptif, des phrases volontairement elliptiques, sans fioritures. La narration au présent que l’on retrouve d’ailleurs dans chacune des nouvelles, fonctionne à merveille. « Les Qualités d’une ville » est la nouvelle que j’ai préférée. Sans doute me suis-je identifiée très rapidement au personnage principal, Gaëtan, un jeune homme qui vient d’obtenir le diplôme de professeur des écoles et tout juste muté dans un petit village, à soixante-cinq kilomètres de la ville la plus proche. Son détachement face à tout ce qui lui arrive, sa solitude, et finalement, la détresse que le lecteur parvient à saisir, serrent le cœur. La nouvelle est construite sur le principe du retour en arrière, on remonte ainsi, étape par étape les dernières années de la vie de Gaëtan. Un procédé parfaitement maîtrisé et qui donne tout son sens à la nouvelle. Je n’ai pas pu m’empêcher de noter le dernier mot de ce texte : « espérance », celle qui a un jour abandonné notre personnage sur le bord de la route… La troisième nouvelle, « Le Tisseur de rêves », m’a beaucoup intriguée, m’a plu, pour en fin de compte me laisser assez dubitative. Hélène et Viviane sont amies, jusqu’à ce qu’elles rencontrent toutes les deux un jeune homme prénommé Florian. Viviane s’emballe, Hélène s’interroge. Les points communs sont troublants. Et si ce jeune homme était le même ? Si je pense avoir la réponse à cette question, j’avoue que d’autres me perturbent encore… Enfin, « Biographie pacifique », est l’histoire d’Anselme qui rencontre un jour sur son île polynésienne une touriste blonde en quête de soleil. Ils s’aiment au bord de l’eau, dans un espace-temps aussi paradisiaque qu’éphémère. Elle promet pourtant qu’elle restera. Sans doute la nouvelle la plus poétique.

 

Je remercie sincèrement Pascaline Alleriana d’avoir partagé avec moi ses nouvelles.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Agnès est merveilleuse lorsqu’elle s’approche, lorsqu’elle l’effleure de la main. Ils sont debout près du bar : dos cambré, elle s’accoude au comptoir. Elle parle et il la regarde. Déplaçant ses yeux sur elle. A sa demande : il a cette impression. A mesure qu’il la regarde, son vêtement se déplace. Elle oscille, s’incline, se redresse… Il reconnaît ses gestes » (« La Pizzéria du Vésuve », p.36)

 

« Alors qu’il saisit l’un des coffrets, il se rappelle qu’il n’a pas de cadeaux à faire cette année. Il n’aura plus de cadeaux à faire. C’est très triste. Gaëtan ne rejoindra personne pour les fêtes. Pour éviter de penser à cela, il se dit simplement qu’il peut s’en aller. Oubliant les viennoiseries, il sort les mains vides du centre commercial. » (« Les Qualités d’une ville », p.50)

 

« Etendue sous la couette, fatiguée par sa journée chargée, impatiente de celle qui l’attend le lendemain, la jeune femme s’endort rapidement. Toutefois, une curieuse impression la fait se réveiller presque aussitôt. Elle ouvre les yeux : un jeune homme est assis sur le lit de son côté, il la regarde fixement. » (« Le Tisseur de rêves », p.88)

 

« Elle va rester, elle veut rester, je la crois, je l’attends…

Elle ne sait plus, elle va partir, dans son short et son débardeur.

Je la touche, ses vêtements, sa peau sous le tissu.

Elle ne veut pas, elle veut bien, chez moi la nuit, veut s’habiller, sa robe, je peux l’attendre, elle reviendra… » (« Biographie pacifique », p.136)

 

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Tash Aw, La Carte du monde invisible

Publié le par calypso

 

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Indonésie, 1960. Quand son père adoptif est enlevé par les soldats de Soekarno dans le cadre des purges anticolonialistes, Adam entreprend de partir à sa recherche. À seize ans, il a été abandonné à deux reprises déjà : par sa mère, dans la petite enfance, puis par un frère aîné qui lui a été arraché au temps de l'orphelinat et dont le souvenir le hante. Guidé par quelques vieilles photos et d'anciennes lettres d'une dénommée Margaret, amour de jeunesse de son père adoptif, il quitte la petite île de Nusa Perdo pour rejoindre Jakarta, où règne un climat fébrile...

Au sein d'un contexte politique mouvementé - la fameuse «Année de tous les dangers» indonésienne -, l'histoire de quête familiale et de quête identitaire que Tash Aw nous conte avec un intense suspense psychologique sait faire la part belle à la poésie des lieux. L'île imaginaire de Nusa Perdo, les bien réelles villes de Jakarta et Kuala Lumpur ne sont pas de simples décors. Aussi marquées par le passé et incertaines de l'avenir que les acteurs du roman, elles conduisent le lecteur, curieux et ému, à explorer les captivants tréfonds de ce monde invisible.

 

Le roman de Tash Aw promène le lecteur dans l’Indonésie des années 60. Le colonialisme a laissé des traces et les rancœurs se font tenaces. Les riches étrangers ne sont plus les bienvenus et les groupes extrémistes multiplient leurs actions. C’est dans ce contexte politique fortement agité que Karl de Willigen, d’origine hollandaise, est enlevé. Son fils adoptif, Adam, va tout faire pour le retrouver, aidé de Margaret, enseignante américaine et vieille connaissance de Karl. Dans sa lutte pour retrouver celui qui l’a élevé, Adam comprendra à quel point cet homme qui a mis du temps à l’apprivoiser compte pour lui et tentera de reconstituer son passé et de mieux appréhender le présent.

La Carte du monde invisible est un roman dans lequel l’histoire tient un rôle majeur. Pour autant, les données historiques n’étouffent pas le récit. Il n’est toutefois pas toujours évident de comprendre les subtilités d’une période politique si elle est mal maîtrisée au départ. Il est vrai que je ne suis pas très au point sur l’histoire de l’Indonésie et j’ai rencontré quelques difficultés à ce sujet lors de ma lecture. Ce que j’ai en revanche beaucoup apprécié c’est le thème du souvenir. Thème essentiel historiquement parlant, mais aussi émotionnellement car notre jeune héros Adam est en perpétuelle lutte contre sa mémoire. Il n’a en effet aucun souvenir de son passage à l’orphelinat : « La vie d’Adam avait commencé à prendre une forme plus nette le jour où Karl l’avait ramené de l’orphelinat. » (p.18) De fait, il ne parvient pas à se souvenir de Johan, son frère, et en souffre infiniment. Les passages où Adam se souvient de son arrivée chez Karl et où le narrateur nous décrit leur acceptation progressive sont ceux qui m’ont le plus plu et le plus touchée. Mais Adam n’est pas le seul à se remémorer son passé : Margaret et Johan nous font partager eux aussi leurs souvenirs. Avec Margaret, nous en apprenons plus sur ce qui la lie à Karl et ses réflexions sur le sentiment amoureux sont fort intéressantes. Avec Johan, nous reconstituons le puzzle qu’Adam peine à assembler et nous comprenons pourquoi les deux frères ont été séparés. Cela est possible grâce à la construction narrative du roman : le narrateur joue sans cesse avec les points de vue, technique particulièrement intéressante mais qui rend aussi difficile l’attachement du lecteur envers l’un ou l’autre des personnages. C’est sans doute ce que je retiendrai de ce texte : un roman dense, bien écrit, une histoire maîtrisée qui pose de manière intelligente la question de l’identité, mais une histoire que le lecteur observe plus qu’il ne la vit.

 

   

 

Robert Laffont

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Adam, qui est venu vivre dans cette maison à l’âge de cinq ans avec Karl, en a seize aujourd’hui. Et il ne lui reste aucun souvenir de sa vie avant son arrivée ici.

Parfois la nuit il se réveille en sursaut, avec la désagréable sensation de contempler un vide gigantesque, un trou qui ressemble à un vaste gouffre sans fond, prêt à l’engloutir. Cette peur d’être aspiré par le néant agit sur lui comme un électrochoc, le tirant de son sommeil. Impossible, pour lui, de se remémorer des scènes de son enfance, pas même quand il ferme les yeux et essaie de les recréer dans son esprit. C’est dans ce laps de temps, entre la veille et le sommeil, une fois la tête posée sur l’oreiller, qu’il laisse vaguer son esprit, dans l’espoir que cette, enfin, sa vie passée jaillira par les brèches de sa mémoire, pour remplir ses rêves, telle une crue chaude aux flots tourbillonnants, chargés de souvenirs. Mais cette illumination ne se produit jamais, et ses nuits demeurent comme un tableau noir sur lequel on aurait tout effacé. » (p.16)

 

Publié dans Littérature anglaise

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Jonathan Safran Foer, Extrêmement fort et incroyablement près

Publié le par calypso

 

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Oskar, 9 ans, est surdoué, ultrasensible, fou d’astrophysique, fan des Beatles et collectionneur de cactées miniatures. Son père est mort dans les attentats du World Trade Center en lui laissant une clé. Persuadé qu’elle expliquera cette disparition injuste, le jeune garçon recherche la serrure qui lui correspond. Sa quête désespérée l’entraîne aux quatre coins de la ville où règne le climat délétère de l’après 11 septembre.

 

Extrêmement fort et incroyablement près raconte une quête, celle d’un petit garçon surdoué, dans le New-York dévasté de l’après 11 septembre. A l’origine de cette quête, une clé, trouvée par hasard en haut d’un dressing, et la mort d’un être cher, père aimant, compagnon de jeu et soutien indéfectible. Le jeune garçon est convaincu que trouver la serrure correspondant à la clé lui permettra de mieux comprendre la mort de son père. Nous suivons donc Oscar à travers cette chasse au trésor exceptionnelle qui donnera naissance à des rencontres originales et l’aidera à y voir plus clair dans l’histoire familiale.

J’ai apprécié cette lecture, mais pas assez pour annoncer un coup de cœur. En fait, j’ai aimé l’histoire et adoré le personnage d’Oskar, mais je reste un peu plus réservée sur la forme-même du roman. Oskar n'est pas le seul narrateur, de nombreux chapitres sont consacrés à l'échange épistolaire entre ses grands-parents, ce qui permet de donner un second souffle au texte et évite, par là-même, à certaines longueurs de paraître trop présentes. Mais c'est surtout un roman résolument moderne, qui se regarde autant qu’il se lit, et j’avoue ne pas avoir trouvé un grand intérêt à cette recherche stylistique. Mais l’émotion est là, c’est indéniable.

Je compte voir l’adaptation qui sort le 29 février, je pense qu’elle sera à la hauteur.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Je me suis mis à tout nettoyer, et là j’ai remarqué autre chose de bizarre. Au milieu de tous ces morceaux de verre, il y avait une petite enveloppe à peu près de la taille d’une carte réseau sans fil. Hein quoi qu’est-ce ? Je l’ai ouverte et dedans il y avait une clé. Quoi qu’est-ce de quoi qu’est-ce ? C’était une clé bizarre, évidemment la clé de quelque chose d’extrêmement important, parce qu’elle était plus épaisse et plus courte qu’une clé normale. Je n’avais aucune explication : une grosse clé courte, dans une petite enveloppe, dans un vase bleu, sur l’étagère du haut de son dressing. » (p.58-59)

 

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Françoize Boucher, Le Livre qui t'explique enfin tout sur les parents

Publié le par calypso

 

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Découvre enfin pourquoi tes parents sont des créatures exceptionnelles. Tu comprendras que même lorsqu’ils te gonflent, c’est pour ton plus grand bonheur !

 

Le Livre qui t’explique enfin tout sur les parents est un petit ouvrage aux couleurs flashy, plein de peps, qui se dévore en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire ! Rose devant, jaune derrière, ce petit livre miracle est celui qui permettra à coup sûr de comprendre le fonctionnement de ces êtres si particuliers : les PARENTS !

A l’intérieur, c’est le monstre Sam Foulatrouille qui nous accueille, c’est un monstre de porte : accroché à la poignée, il invitera avec politesse les parents à entrer (recto) ou, au contraire, leur interdira l’entrée de la chambre (verso). Un petit plus extrêmement bien pensé !

Le regard se pose partout sur la page, en haut, en bas, à droite, à gauche, car on ne voudrait rater pour rien au monde une de ces petites illustrations tordantes qui font la magie de cet ouvrage ni aucune des réflexions bourrées d’humour de l’auteure, Françoize Boucher.

Dès l’introduction qui tâche de répondre à la question « Comment t’es-tu retrouvé avec tes parents ? », le sourire vient aux lèvres et il ne nous quitte plus jusqu’à la dernière page. C’est drôle, frais et mignon.

C’est un livre qui n’est pas fait que pour les enfants puisqu’il se dévore en famille : l'auteure prétend d'ailleurs qu'il a été élu « meilleur livre du siècle au salon de l’harmonie familiale » ! Rien de moins !

 

 

 

Nathan

 

 

 

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Nancy Pickard, Mémoire d'une nuit d'orage

Publié le par calypso

 

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Par une nuit d'orage, le destin d'une petite fille et de deux familles vole en éclats. Vingt-trois ans plus tard, les fantômes et les secrets du passé resurgissent...

Jody est sous le choc lorsqu'elle apprend que l'homme accusé du meurtre de ses parents est sorti de prison et revient en ville. Jody n'avait que trois ans lors de cette tragédie. Le fils de l'assassin, Collin, en avait sept. Depuis, lui et sa mère ont vécu en parias. Jusqu'à ce que Collin, devenu avocat, parvienne à faire libérer son père. Mais avec le retour de ce dernier, la ville entière va s'embraser, et les langues se délier...

Que s'est-il vraiment passé cette nuit-là ? Pourquoi n'a-t-on jamais retrouvé le corps de la mère de Jody ? Elle et Collin, ennemis héréditaires, pourront-ils refermer cette blessure qui a détruit leur vie ?

 

Jody, notre héroïne, n’a que trois ans lorsque la vie décide de lui jouer un mauvais tour : son père est assassiné et sa mère disparaît, nul doute que l’assassin a voulu dissimuler son corps. Entourée des autres membres de sa famille, grands-parents et oncles tous plus aimants les uns que les autres, la jeune fille tente de se construire tout en restant celle dont les parents ont été sauvagement assassinés. Heureusement, le coupable a été jeté en prison. Le coupable idéal. Et pourtant il retrouve sa liberté vingt-trois ans plus tard alors qu’il n’a pas fini de purger sa peine. L’enquête n’a visiblement pas été correctement menée. Le dossier semble avoir des failles. Et il n’est pas le seul. Les habitants de Rose et les proches de Jody pourraient bien ne pas avoir livré tous leurs secrets…

Il ne fait aucun doute que j’ai apprécié ce roman : je l’ai lu assez vite et, surtout, j’ai eu souvent envie d’en lire quelques pages alors que j’étais occupée à faire autre chose. C’est un très bon roman pour se détendre mais de là à dire que c’est un excellent thriller, non ! En fait, c’est un roman qui a quelques défauts, pour ne pas dire beaucoup. Pour commencer, on ne peut pas dire que l’auteur ait misé sur le suspense : le résumé annoncé en quatrième de couverture est suffisamment explicite pour que le lecteur comprenne qu’un innocent a été mis derrière les barreaux, et, même sans lui, on l’aurait deviné très rapidement ; on comprend tout aussi vite que le véritable meurtrier est un des proches de l’héroïne (mais lequel ?), de même qu’il faudrait être complètement aveugle pour ne pas voir qu’une histoire va naître entre les deux « ennemis héréditaires » que sont Jody et Collin, le fils de l’homme censé avoir tué ses parents. Deuxièmement, le roman se déroule sur deux époques mais le temps consacré au retour en arrière, c’est-à-dire au moment du meurtre, est un peu long à mon goût. J’aurais trouvé judicieux d’alterner davantage le passé et le présent. Enfin, certaines phrases et certains retournements de situation sont un peu ridicules. Tout cela ne m’a paradoxalement pas empêchée de passer un bon moment ! Je n’en demande parfois pas plus à un roman que de me donner envie de tourner ses pages…

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Jusqu’à l’âge de vingt-six ans, Jody Linder s’était méfiée du bonheur.

C’était un trait de son caractère qu’elle détestait particulièrement, car il avait tendance à lui gâcher certains moments qui, sans cela, auraient pu être extrêmement agréables. Mais, après tout, elle vivait à Rose, dans le Kansas. Pas plus tard que l’année précédente, une mini-tornade avait tué trois personnes à quelques kilomètres de là. Une tornade, par un jour de grand soleil ! En hiver, il y avait des trombes de pluie verglaçante. En été, des feux de prairie. Et, à tous moments, des gens qu’elle connaissait étaient mis en faillite, perdaient leur maison, leur ranch, leur emploi. Ou alors ils mouraient de manière totalement inattendue. » (p.9)

 

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Jean-Pierre François, Mixité filles-garçons : réussir le pari de l'éducation !

Publié le par calypso

 

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Deux constats préoccupent fortement aujourd’hui parents, enseignants et membres de l’Éducation nationale, éducateurs sociaux et judiciaires, responsables de MJC, centres sociaux, maisons de quartiers… : d’une part, les filles sont victimes d’incivilités, pressions diverses, harcèlements ; d’autre part, les garçons obtiennent de moins bons résultats qu’elles dans bien des domaines.

Or une société, qui ne développe pas - ou ne parvient pas à développer - une mixité filles-garçons de qualité dans tous les lieux d’éducation, voit inévitablement naître mépris, ségrégation, rejet. Cependant cette mixité ne va pas de soi. Elle suppose des aménagements et des modes de fonctionnement sans cesse repensés et adaptés ; elle ne s’impose pas à tous les âges et à tous les moments de la même façon.

Dans ce livre engagé dans une réflexion citoyenne, l’auteur refuse les amalgames, les solutions factices, les renoncements. Il témoigne des réalités et des réussites, propose des pistes et ouvre des perspectives pour réussir la mixité filles-garçons en éducation, cette impérieuse nécessité.

 

L’auteur de cette étude, Jean-Pierre François, est parti du constat que la mixité est souvent remise en question. Il existe d’ailleurs des « expériences de séparation » menées dans les autres pays développés. Il revient notamment sur la question historique avant de développer l’aspect religieux et politique du problème. Le dernier tiers de l’ouvrage est consacré à la mixité dans le domaine scolaire. Les analyses de Jean-Pierre François sont étoffées de nombreuses réflexions d’élèves et de professionnels de l’éducation et s’appuient sur un grand nombre d’ouvrages de référence en la matière.

Si j’ai lu ce titre assez rapidement, j’avoue avoir été quand même assez déçue. J’ai cru, à tort, que cet ouvrage se concentrerait sur le problème de la mixité scolaire, ce qui n’est pas tout à fait faux, mais c’est long à venir. C’est une étude assez poussée et, je pense, bien menée, mais elle en devient assez difficile d’accès. Les copies d’élèves se multiplient et se répètent souvent, les questions abondent et on a parfois du mal à voir où l’auteur veut en venir. En clair, j’ai trouvé cet ouvrage un peu complexe et les termes, souvent pompeux, m’ont rappelé mon passage à l’IUFM. Un exemple : « De l’ethnicisation des rapports sociaux à la dépolitisation… par la racialisation de la question sociale ? » Je ne doute pas que cet ouvrage saura séduire les spécialistes de la question.

 

 

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L’œuvre en quelques mots…

 

« Le débat est clos, semble-t-il. Le verdict est tombé : le bien-fondé de la nécessaire mixité garçons-filles en éducation doit être radicalement remis en cause. Il s’agit, nous dit-on en l’occurrence d’une illusion trompeuse, et même dangereuse, qu’il faut absolument dissiper. On constate, nous dit-on, un échec patent : non seulement la mixité sexuée ne permet pas une meilleure reconnaissance réciproque d’un sexe par l’autre et ne réalise pas de façon évidente l’égalité hommes-femmes, mais, plus grave encore, elle engendre des effets pervers, exacerbe les antagonismes garçons-filles nés de leur coéducation et de leur confrontation quotidienne à leurs différences, accentue ainsi le repli craintif ou hostile de chacun vers son sexe d’appartenance, et laisse place à des manifestations sexistes ou homophobes. » (p.9)

 

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Faïza Guène, Kiffe kiffe demain

Publié le par calypso

 

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Doria, quinze ans, jeune Française d'origine marocaine, vit seule avec sa mère dans une cité de la banlieue parisienne. Dans son journal, elle raconte son quotidien, celui de son quartier, et dresse le portrait à la fois tendre, drôle et caustique de ceux qui l'entourent. L’itinéraire sans concession mais plein d’humour d’une adolescente d’aujourd’hui.

 

Kiffe kiffe demain n’est pas tant un roman que le journal intime fictif d’une jeune fille prénommée Doria. Celle-ci vit au milieu des tours, à Livry-Gargan, avec sa mère, une femme de ménage dévouée  qui voudrait le meilleur pour sa fille. Doria souffre parfois de l’absence de son père : le barbu, comme elle l’appelle, est en effet reparti un beau matin au Maroc, pour y trouver une femme plus jeune. Au collège qu’elle fréquente, l’adolescente ne sympathise avec personne. Son cercle de connaissances se résume à Hamoudi et Mme Burlaud. Hamoudi est « un des grands de la cité ». Agé d’environ vingt-huit ans et traînant habituellement dans les halls du quartier, il est pour Doria un ami et lui récite des poèmes d’Arthur Rimbaud. Mme Burlaud, « elle est vieille, elle est moche et elle sent le Parapoux ». Elle est, en outre, la psychologue de l’héroïne. Il y a aussi les assistantes sociales et quelques voisines, Tante Zohra, Lila, Nabil ou encore Aziz l’épicier. Aucun n’est vraiment épargné par la narratrice qui nous livre sa vision décapante de la cité.

On pourrait se demander si ce texte n’est pas une autofiction, mais il me semble que la réponse a été donnée par Faïza Guène il y a quelques années. Quand bien même, il est tout à fait évident que l’auteure a livré un peu d’elle dans ce texte, notamment à travers ses réflexions et ses interrogations de jeune adulte. C’est un livre que j’ai lu très rapidement et plutôt apprécié. J’ai souvent souri en lisant les anecdotes racontées et j’ai pu constater que nous avons, l’auteure et moi-même, les mêmes références. Le ton léger, bourré d’humour, n’a pas été pour me déplaire. Le langage familier  pourrait déranger certains lecteurs mais ce n’est pas ce qui m’a gênée. C’est une jeune fille paumée, qui se cherche, qui, visiblement, n’aime pas du tout l’école et ne passe pas son temps à lire Hugo. Alors pourquoi pas. C’est un parti-pris de l’auteur que je comprends. Non, ce qui m’a gênée, personnellement, c’est cette manière qu’a la narratrice de mettre tout le monde dans le même panier. Par exemple, tous ses profs sont des imbéciles, leurs appréciations sur le bulletin de fin de trimestre « sont toutes aussi connes les unes que les autres »… Tout n’est pas tout noir ou tout blanc. C’est un peu dommage, et un peu facile…

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« J’en ai pas encore parlé à Maman mais je crois qu’elle aime bien Nabil parce que c’est un mec plein d’ambition. Il veut carrément participer au « Bigdil » et gagner la voiture. Ça c’est un truc que j’admire parce que moi, j’arrive pas à me projeter dans l’avenir. Faudrait que j’adopte la technique Shérif : ça fait des années qu’il joue au tiercé et qu’il perd tout le temps, mais il continue. Il s’en fout. C’est peut-être ça la solution : garder toujours un petit espoir et ne plus avoir peur de perdre. » (p.128)

 

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Andrée Chédid, Le Message

Publié le par calypso

 

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Dans la rue déserte d'une ville ravagée par la guerre, Marie s'effondre, touchée par une balle alors qu'elle s'apprêtait à rejoindre Steph. Leurs retrouvailles devaient sceller leur réconciliation et l'aveu d'un amour partagé. Luttant contre la mort, la jeune femme ne désire plus qu'une chose : transmettre un message à Steph pour lui dire qu'elle venait et qu'elle l'aime.

 

Je connaissais Le Message sans l’avoir jamais lu car, à l’origine, ce roman est une nouvelle intitulée « Mort au ralenti ». J’ai souvent croisé des billets sur ce roman en trouvant étrange que cette histoire soit si proche de celle que j’avais pu découvrir dans le recueil L’Artiste et autres nouvelles. Puis, j’ai fini par comprendre que les deux textes étaient liés. Il se trouve que c’est la petite-fille d’Andrée Chédid qui, en découvrant cette nouvelle, a incité sa grand-mère à développer l’histoire, persuadée que celle-ci pourrait ensuite être le point de départ d’un magnifique film. Comme elle a eu raison ! J’avais gardé un bon souvenir de la nouvelle, mais Le Message est encore plus fort, plus beau, plus profond.

Au fond, ce n’est pas tant l’histoire qui importe que la grâce avec laquelle Andrée Chédid nous la livre. La trame est en effet très simple : une jeune femme, Marie, est touchée par une balle, en pleine rue, alors qu’elle devait rejoindre son amour, Steph. Dès lors, plus rien n’a d’importance que d’arriver à l’heure au rendez-vous : « Ce qui compte, à présent, au-delà même de sa vie, c’est d’arriver à l’endroit où Steph l’attend. » (p.17) Mais Marie a surestimé ses forces. Dans cette ville ravagée par la guerre, un couple d’octogénaires tente de lui venir en aide tandis que Steph s’enfuit, déçu que celle qu’il aime ne soit pas venue au rendez-vous. Anton et Anya ne sont pas les seuls à être touchés par la détresse et la souffrance de cette jeune inconnue. En effet, Gorgio, un jeune homme mystérieux, armé d’un fusil, habitué à se terrer dans les bâtiments en ruine, va tout faire pour trouver une ambulance…

L’issue fatale ne fait quasiment aucun doute, ce qui confère au roman une véritable dimension tragique et l’histoire, d’une tristesse infinie, est sublimée par la plume magistrale d’Andrée Chédid : chaque mot est une pulsation, chaque phrase égrène le temps qui passe. Au-delà de l’histoire de Marie et Steph, de l’histoire d’un amour contrarié, c’est l’histoire universelle de l’amour mis à mal par la guerre qui nous est racontée. C’est un roman qui constate et interroge : « Comment croire, comment prier, comment espérer en ce monde pervers, en ce monde exterminateur, qui consume ses propres entrailles, qui se déchire et se décime sans répit ? » (p.20) Et malgré tout, l’espoir demeure, infaillible : « Je nous vois, au bout de tous nos chemins, nous tenant encore par la main… » (p.37)

Un roman d’une force et d’une émotion rares qu’il serait dommage de laisser de côté.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Marie ne bouge presque plus. Marie respire à peine.

Pour lui parler, il faut utiliser peu de mots : des mots simples, des mots essentiels, qui vont du cœur au cœur. Des mots qui se glissent, petit à petit, avec leurs consonnes, leurs voyelles, dans le corps et la pensée de Marie. Des mots qui deviendront la matière de ce corps, le ferment de cette pensée, des mots à lent parcours qui traverseront le conduit auditif, atteindront la caisse du tympan, percuteront les osselets, ensuite le rocher ; des mots qui se frayeront lentement passage dans le labyrinthe de l’oreille. Des mots aimés, des mots aimants, ressentis, agrippés à l’espérance. Des mots vrais, même s’ils mentent. Des mots forgés d’amour et de promesse, même s’ils simulent. Des mots réels et fictifs. Des mots pour vivre et pour rêver. » (p.94)

 

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Cécile Oumhani, Le Café d'Yllka

Publié le par calypso

 

Cécile Oumhani - Le Café d'Yllka

 

 

« Une femme croisée dans un aéroport et l’ombre d’une tragédie logée au fond de ses yeux... Malgré moi, je la suivis du regard, rien que pour savoir où elle allait, comme si cela me donnerait le secret du chagrin qu’elle emportait avec elle. Pristina... Sarajevo... Puis elle s’est dirigée vers un long couloir vitré. Je n’ai pas pu voir vers laquelle de ces deux villes elle se rendait. Je ne le saurai jamais. Il me restait l’écho terrible dont l’Histoire récente avait chargé ces deux noms. Pristina... Sarajevo... »

 

Deux romans publiés par les éditions Elyzad ont déjà accompagné mes soirées et c’est avec un grand plaisir que je me suis plongée récemment dans un troisième titre de leur catalogue. Encore une fois, le soin apporté à l’objet-livre mérite d’être mentionné : le papier, la première de couverture (en parfaite adéquation avec l’histoire) et le petit marque-page assorti.

A l’origine de ce texte, une jeune inconnue aperçue par l’auteure, Cécile Oumhani, dans le hall d’un aéroport. Elle ne saura jamais quel couloir la jeune femme a emprunté et vers quelle ville cette dernière s’en est allée : Pristina ou Sarajevo. Cécile Oumhani a donc tenté de reconstituer l’histoire de cette inconnue, lui a offert une vie de papier, en prenant pour point de départ l’indicible tristesse qui noyait son regard. Ainsi, le roman s’ouvre à Budapest, en Hongrie, dans ce même aéroport où la réalité a cédé le pas à la fiction, où la jeune inconnue s’est effacée pour donner naissance à Emina. Notre personnage vient de Munich et se rend à Skopje où elle espère retrouver sa mère, Yllka. Si revoir cette mère perdue est vital, il s’agit également pour l’héroïne de retrouver sa terre maternelle, celle d’avant la fuite, avant la destruction. Un pèlerinage s’amorce, placé sous le signe du souvenir.

Le Café d’Yllka est un roman de l’exil qui mêle deux époques : nous suivons Emina, adulte, qui revient dans son pays natal et nous partageons en même temps une partie de son adolescence, du début du conflit à sa fuite, par le biais du journal qu’elle a écrit alors. Ces passages ne sont pas sans rappeler Le Journal de Zlata et, comme lui, mettent en évidence l’absurdité de la guerre ressentie par une jeune fille qui ne demande rien d’autre que de vivre, normalement, sa vie d’adolescente. Les souvenirs affleurent : les jours passés dans la cave à se cacher du soleil, les bonbons donné par Yllka et restés longtemps dans une poche de pantalon, les refus de s’endormir de peur que les obus en profitent pour s’abattre sur la famille, la mort de sa cousine Ismeta, devenue « une enveloppe chiffonnée toute tachée de sang »… L’adolescente ne pleure pas, elle veut faire comme sa mère. Et les mots, enfin, les derniers qu’elle lui adressera, à elle, sa fille chérie, et à son petit frère, Alija : « Il faut que vous partiez. » C’est un roman de la quête, quête de soi, quête de l’absente, dans lequel l’héroïne questionne sans accuser. Il n’y a pas de violence dans ce roman parce que l’écriture est on ne peut plus poétique. Il n’y a pas de haine non plus, mais seulement le constat de meurtrissures indélébiles.

 

 

 

 

Libfly

 

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Etrange, ce fracas qui va tout dévaster. Il s’annonce à demi-mots, par chuchotements. S’insinue entre les heures. Un peu comme un orage qui gronde et crache de l’encre dans les nuages là-bas dans le lointain. On sait qu’il va venir, qu’il va éclater. Il se déchaîne déjà, tout près, juste au-delà de l’horizon. Des rumeurs circulent autour d’elle, dehors, à l’école où enseignent ses parents. Même les regards se rencontrent maintenant sans se voir, à table, dans la rue. Et puis tout s’accélère… » (p.43)

 

« Si seulement elle pouvait sortir de la prison de sa mémoire… Oublier, pouvoir oublier, parce qu’il lui serait enfin donné d’avoir une certitude, de continuer son chemin loin devant, vers l’échappée. » (p.122-123)

 

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