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Mathias Malzieu, La mécanique du coeur

Publié le par calypso

Mathias Malzieu - La mécanique du coeur

 

Edimbourg, 1874 : le jour le plus froid du monde. Lorsque Jack naît, son cœur gelé se brise immédiatement. La sage-femme le remplace par une horloge et le sauve. Depuis lors, il doit prendre soin d'en remonter chaque matin le mécanisme. Mais gare aux passions ! Le regard de braise d'une petite chanteuse andalouse va mettre le cœur de Jack à rude épreuve...

 

 

C’est terrible ! Il m’est arrivé exactement la même chose qu’avec Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi !!! J’ai adoré le début du roman, mais vraiment ! La courte introduction (que l’on retrouve en contexte par la suite) est envoûtante : «  Premièrement, ne touche pas à tes aiguilles. Deuxièmement, maîtrise ta colère. Troisièmement, ne te laisse jamais, au grand jamais, tomber amoureux. Car alors pour toujours à l’horloge de ton cœur la grande aiguille des heures transpercera ta peau, tes os imploseront, et la mécanique du cœur sera brisée de nouveau. » J’ai trouvé l’idée de départ formidable et la prose de Mathias Malzieu tout simplement délicieuse ! J’ai suivi avec un intérêt démesuré la venue au monde du petit Jack, je l’ai vu grandir avec plaisir auprès de Madeleine, cette femme qui « répare » les laissés-pour-compte. J’ai souri en lisant les mésaventures de Jack en compagnie de deux prostituées au grand cœur qui tentent de lui apprendre des mots plus ou moins poétiques. J’ai été émerveillée par la description de la petite andalouse lorsque Jack l’aperçoit pour la première fois. Mathias Malzieu est un véritable poète et comme je regrette de ne pas réussir à rentrer totalement dans son monde ! A partir du moment où Jack quitte Edimbourg pour retrouver la chanteuse qui cause bien du tort à son petit cœur artificiel, j’ai un peu décroché… C’est bizarre quand même parce que dès lors qu’il la retrouve, les deux personnages sont heureux et la lectrice sensible que je suis devrait fondre de plaisir… Mais non… je me suis lassée et j’ai été déçue par la fin. Le récit qui était si prenant au départ perd de son souffle, et la révélation finale gâche un peu l’ensemble.

J’estime quand même que l’auteur mérite d’être lu. Une adaptation est apparemment prévue, j’ai hâte de voir ce que cela pourra donner !

 

J’ai fait de La mécanique du cœur une lecture commune avec Dunky, et je vous invite à aller lire son avis !

 

 


 

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L’œuvre en quelques mots…

 

« Je croyais que je venais d’entendre le son le plus ravissant de toute ma vie, mais je n’étais pas au bout de mes surprises pimentées. Une fille minuscule avec des airs d’arbre en fleur s’avance devant l’instrument de musique et commence à chanter. Le son de sa voix rappelle le chant d’un rossignol, mais avec des mots. […]

Ses bras ressemblent à des branches et ses cheveux noirs ondulés embrasent son visage comme l’ombre d’un incendie. Son nez magnifiquement bien dessiné est si minuscule que je me demande comment elle peut respirer avec – à mon avis, il est juste là pour décorer. Elle danse comme un oiseau en équilibre sur des talons aiguilles, féminins échafaudages. Ses yeux sont immenses, on peut prendre le temps de regarder à l’intérieur. On y lit une détermination farouche. Elle a un port de tête altier, telle une danseuse de flamenco miniature. Ses seins ressemblent à deux petites meringues si  merveilleusement bien suites qu’il serait inconvenant de ne pas les dévorer sur-le-champ. »

 

« J’essaie de regarder dans ses yeux, mais son incroyable bouche a kidnappé les miens. Je ne pensais pas qu’on puisse passer autant de temps à observer une bouche. »

 

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Film : Shutter Island

Publié le par calypso

Shutter island

 

Le temps me manque en ce moment pour lire et publier des articles… J’ai envie d’écrire ce petit billet depuis mercredi, mais j’ai eu du mal à trouver le temps de m’y mettre.

 

J’avais prévu d’aller voir Shutter Island jeudi, je voulais éviter la foule (vous me direz, à un jour près…) mais finalement je n’ai pas pu résister et je me suis précipitée dès mercredi soir au ciné ! La salle était remplie et quelques applaudissements sont venus ponctuer la fin du film.

Je vais faire un billet très court car je ne veux pas trop en dire, je sais que certains d’entre vous n’ont pas encore lu le roman. J’ai trouvé cette adaptation très convaincante, vraiment. Je n’ai pas trouvé le temps trop long et si certains ont trouvé quelques longueurs, il me semble qu’elles sont nécessaires au déroulement de l’histoire qui est une lente descente dans les profondeurs de l’âme humaine. Dès le début du film, nous sommes plongés dans une ambiance très particulière, celle des films noirs, notamment grâce à une musique que j’ai trouvée réellement très efficace et qui constitue peut-être un des éléments les plus marquants du film. Pesante, angoissante, elle accompagne les marshals Teddy Daniels et Chuck Aule lors de leur arrivée sur l’île de Shutter Island. Ces derniers doivent en effet enquêter sur la disparition d’une patiente (car sur l’île est installé un hôpital psychiatrique accueillant les patients les plus dangereux), Rachel Solando.

Le film est-il fidèle au livre ? Pour moi, oui. Maintenant, j’essaie de lire les romans assez tôt pour ne pas avoir tous les détails en tête en allant au cinéma, sinon je ne parviens plus à apprécier le film en tant que tel, et je scrute les moindres détails. Une adaptation doit rester une adaptation, avec des choix de réalisateur, qui peuvent plaire ou non. Les choix de Martin Scorsese m’ont semblé très judicieux, les acteurs sont excellents (Leonardo Di Caprio est très convaincant dans ce rôle de marshal au passé difficile). Le film est clair, même pour ceux qui n’ont pas lu le roman. Quant à la fin… elle est moins ambiguë que dans le roman. Mais tout de même… Chut…

Un polar noir des plus convaincants que je vous invite vivement à voir ! 

Quelques avis sur la blogosphère : Soma, Géraldine, Maggie, Evertkhorus !

 

Publié dans Films

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Prosper Mérimée, La Vénus d'Ille et autres nouvelles

Publié le par calypso

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Il est temps de publier ma modeste participation au défi J’aime les classiques organisé par la très charmante Marie L. Ma PAL déborde (mais ce n’est pas une nouvelle) et j’ai un peu de mal à m’y retrouver entre les lectures personnelles, les lectures « pour le boulot », les lectures communes et les partenariats… Du coup, j’essaie, quand c’est possible, de lire de petits volumes, histoire de combler mon retard. Pour clore ce mois de février parfois glacial, j’ai décidé de lire ce petit recueil paru chez Librio. Et là, vous remarquez que la blogueuse sait faire travailler sa matière grise puisqu’elle peut ainsi honorer, en plus du défi cité plus haut, le challenge 2 euros de notre camarade Cynthia !!! Et ce sera donc ma première participation au challenge de Cynthia !

 

 

La Vénus d’Ille et autres nouvelles est un petit recueil composé de cinq nouvelles. Parmi celles-ci, bien sûr, la très célèbre nouvelle « La Vénus d’Ille ». Je l’ai lu pour la première fois il y a quelques mois (il n’est jamais trop tard) et n’avais pas poursuivi ma lecture. Il faut dire que j’ai bien aimé la lire, mais sans plus. Vous connaissez sans doute tous l’histoire de cet homme qui tombe amoureux d’une statue ? A moins que… : « Le sage se moque des visions et des apparitions surnaturelles. Le raisonneur fait fi des mises en garde, il se rit de prétendus fantômes et des récits à dresser les cheveux sur la tête. Redoutable erreur… »

Dans la deuxième nouvelle, « Vision de Charles XI », de mystérieuses tentures noires font leur apparition dans la demeure royale et une assemblée mystérieuse se met en place qui annonce du sang versé cinq règnes plus tard… Faut-il que je précise que je n’ai pas du tout adhéré à cette nouvelle ? L’aspect politique sans doute… parce que le fantastique de Mérimée, lui, est bien présent et l’auteur nous livre d’ailleurs une introduction digne du genre : « On se moque des visions et des apparitions surnaturelles ; quelques-unes, cependant, sont si bien attestées, que, si l’on refusait d’y croire, on serait obligé, pour être conséquent, de rejeter en masse tous les témoignages historiques. »

La troisième nouvelle, « Il Viccolo di Madame Lucrezia », m’a réellement embarquée. Le narrateur est en séjour à Rome au moment des faits et le souvenir de Lucrèce Borgia à qui de multiples crimes ont été imputés va se rappeler à lui. Une ruelle sombre, une rose jetée à ses pieds, une balle qui vient se nicher dans ses vêtements, il n’en faut pas moins pour perturber notre personnage : « J’ai honte », nous dit-il, « de dire combien de fois je m’arrêtai devant cette maudite maison sans pouvoir parvenir à résoudre l’énigme qui me tourmentait ».

« La perle de Tolède », inspiré visiblement d’un conte espagnol, n’a pas su me séduire. « Qui me dira si le soleil est plus beau à son lever qu’à son coucher ? Qui me dira de l’olivier ou de l’amandier lequel est le plus des arbres ? Qui me dira qui du Valencien ou de l’Andalou est le plus brave ? Qui me dira quelle est la plus belle des femmes ? ‘‘ Je vous dirai quelle est la plus belle des femmes : c’est Aurore de Vargas, la Perle de Tolède. ’’ » Voici le point de départ de la quatrième nouvelle : la jeune Aurore de Vargas attire le regard de tous les hommes ; ceux-ci vont d’ailleurs se défier pour les beaux yeux de la jeune femme, mais il n’est pas dit que celle-ci en sorte indemne. C’est une nouvelle très courte qui tranche un peu avec les autres (je n’y ai pas vu le fantastique…). Elle ne me laissera pas un souvenir impérissable.

La cinquième et dernière nouvelle est celle que j’ai préférée. « Federigo » est l’histoire d’un jeune seigneur amoureux des jeux. Parce qu’il a offert l’hospitalité à Jésus-Christ, il se voit autorisé à demander trois grâces qui lui seront accordées : « Maître, dit-il, faites que je gagne infailliblement toutes les fois que je jouerai avec ces cartes. […] que quiconque montera dans l’oranger qui ombrage ma porte, n’en puisse descendre sans ma permission. […] que quiconque s’assiéra sur cet escabeau, au coin de ma cheminée, ne puisse s’en relever qu’avec mon congé. » Si nous comprenons assez rapidement pourquoi Federigo formule son premier vœu, les deux autres nous sont révélés dans la suite de la nouvelle. J’ai beaucoup aimé cette histoire de vœux et la construction du récit. On sort un peu, avec cette nouvelle, du fantastique du XIXe siècle, mais la lecture en est très agréable.


 

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Elisabeth Jacquet, Anna Karénine, c'est moi

Publié le par calypso

Elizabeth Jacquet - Anna Karénine, c'est moi

 

 « Être une héroïne de roman ne m’empêche pas de prendre le métro, au contraire.
Portée par ma vocation, je m’y engouffre avec exaltation.
Différents mondes superposés les uns aux autres ne nous apprennent-ils pas à vivre dans plusieurs dimensions ? »

Établie avec succès dans sa nouvelle activité de traiteur à domicile, Alice Quester cherche toujours des réponses à ses multiples questions : en quoi consiste notre existence ? Comment lui donner l’intensité désirée ?

Son projet :
1. Lire et relire Anna Karénine.
2. Se pencher sur le cas Tolstoï.
3. Suivre de près sa sœur aînée, son frère altermondialiste, son voisin de palier… et aussi cet homme aperçu au volant d’une voiture ou sur les pages people d’un magazine : Neil Larue.
4. Voir si tous ces destins mêlés au sien peuvent former quelque chose de cohérent : un vrai roman de la vie, ou une vraie vie de roman…

 

Il y a parfois des livres qui trainent un long moment sur ma table de nuit. Celui-ci en fait incontestablement partie. J’ai sélectionné Anna Karénine, c’est moi lors de la dernière opération Masse critique de Babelio et je le regrette un peu car je suis certaine de ne pas avoir apprécié ce roman à sa juste valeur, encore que certaines critiques lues ne sont pas très élogieuses… Je remercie toutefois Guillaume et Babelio, ainsi que les Editions Philippe Rey que je découvre avec ce titre.

Anna Karénine, c’est moi ou le roman d’une lectrice passionnée qui tente de vivre sa vie comme l’héroïne de son roman favori et de concilier leurs deux univers… Contrairement à la plupart des blogueurs/ses qui ont été amenés à lire ce roman, je n’ai pour ma part jamais lu Anna Karénine. Cela m’a beaucoup gênée : j’ai eu du mal à cibler les personnages, comprendre leur rapport, mais j’avoue avoir eu encore plus de mal avec les personnages qui entourent Alice Quester. Dès les premières pages, le style de l’auteur m’a beaucoup ennuyée si bien que je pense avoir raté quelques éléments essentiels dans la présentation des personnages. Des noms apparaissaient soudain, et je n’avais alors aucune idée de qui il s’agissait… Au-delà de ça, j’ai trouvé le roman assez « décousu » : alternance entre les événements de la vie d’Alice Quester, des extraits de l’œuvre de Tolstoï, des extraits de journaux intimes, des pages internet, et j’en passe ; une narration déconcertante à la 1ère puis à la 3ème personne ; des changements typographiques trop fréquents ; des passages entiers sur le réchauffement climatique et la pollution atmosphérique… Un roman très rude dont la lecture a sans doute été plus aisée pour ceux qui connaissaient l’œuvre originale. Quant à savoir si ce roman m’a donné envie de découvrir Anna Karénine… eh bien, j’ai envie de lire l’œuvre de Tolstoï depuis un bon moment mais Elisabeth Jacquet ne m’a pas spécialement donné envie de me précipiter dans une librairie, pas plus qu’elle ne m’a donné envie de supprimer ce titre de ma LAL.


Quelques avis sur la blogosphère : Keisha, Biblio, Maggie76 et Yoshi73

 

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L’œuvre en quelques mots…

  

 « Si les romans existent vraiment, par où entre-t-on dedans ?

Creusent-ils un espace protégé dans le monde déjà existant où il nous serait permis d’évoluer en secret, en toute liberté ? Où finit notre monde où commence l’autre ? L’un pourrait-il exister sans l’autre ? Auquel appartenons-nous ? Quelle différence entre les deux mondes ? Entre elle et moi ?

Si Anna K. pourtant morte vit en moi, prolonge-t-elle mon existence ou est-ce moi qui prolonge la sienne ? »

 

« Vivre dans un roman n’est-il pas complètement épuisant ? Evoluer dans un roman ne génère-t-il pas une attente lancinante, inutile ? Que va-t-il se passer ? Souffler d’une page à l’autre, que va-t-il m’arriver ?

N’aurait-il pas mieux valu me créer un avatar et carrément défier la réalité sur Second Life ? »
 

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Steve Mosby, Ceux qu'on aime

Publié le par calypso

Steve Mosby - Ceux qu'on aime

 

Vous laissez un message à l'un de vos proches. Il ne vous répond que par mail ou par SMS. Vous ne vous inquiétez pas. Imagineriez-vous une seconde que ce n'est pas lui qui vous écrit, mais son bourreau, qui le tient séquestré, privé d'eau et de nourriture ? C'est pourtant le mode opératoire d'un tueur en série qui s'attaque à des jeunes femmes célibataires, endosse leur identité pour mieux les condamner...

 

 

Un sur deux, le premier roman de Steve Mosby repéré sur certains blogs, me tentait bien. Alors quand Livraddict a proposé à ses membres un partenariat avec les Editions Points pour découvrir Ceux qu’on aime, j’ai sauté sur l’occasion. Il s’agit là du deuxième roman de l’auteur. Certains jeunes auteurs ont vraiment du talent et cela nous promet encore de belles lectures. Je remercie donc chaleureusement la maison d’éditions  et Livraddict !

 

Si le début du roman a pu dérouter certains lecteurs, je dois reconnaître qu’il m’a enchantée ! J’adore, avec les thrillers, ne pas savoir où je vais. Le prologue nous présente la première victime de ce qui semble être un tueur en série. Sa méthode : prendre au piège des jeunes femmes, les attacher sur leur lit, ne pas les nourrir ni leur donner à boire, et les maintenir ainsi jusqu’à ce que mort s’en suive. Pendant ce temps, la famille et les amis de ces dernières ne se doutent de rien puisque le tueur prend soin d’envoyer sms et mails rassurants aux proches des victimes. Ce prologue est incroyablement bien écrit et est à couper le souffle. Impossible de reposer le roman après de telles pages… Et c’est alors que nous faisons connaissance avec les différents personnages du roman. Les premiers chapitres ont pu paraitre laborieux à certains car il est parfois difficile de suivre le fil. Mais c’est justement cette succession de présentations qui m’a plu : comme le policier qui devra résoudre l’enquête, nous devons, nous, lecteurs, tisser la toile qui relie des personnages qui ne nous semblent pas, à première vue, avoir de rapport les uns avec les autres. De même, le roman est fondé sur un jeu narratif intéressant : l’alternance narrateur externe/narrateur interne. Ce narrateur interne, c’est Dave Lewis. Un homme tout ce qu’il y a de plus banal. Ce qui le caractérise : ses relations « compliquées » avec les femmes et le fait qu’il soit prestidigitateur. Nous suivons son parcours et comprenons peu à peu le rôle essentiel qu’il a dans l’histoire : il a vécu une histoire avec chacune des victimes. Hanté par la mort de son frère lorsqu’il était enfant, Dave est un personnage attachant, tout comme l’est Sam Currie, le flic chargé de l’enquête, un homme qui a lui aussi vécu la perte d’un proche, en l’occurrence Neil, son fils de 19 ans, deux ans avant l’enquête. Chacun vivra l’enquête de son côté mais tous deux feront en sorte de faire cesser ces crimes odieux. Entre eux deux, des personnages plus ou moins étranges : Tori, une ex de Dave, battue par son petit ami Edward Barries ; Mary une jeune femme dépressive persuadée que son père, Frank Caroll, ex-flic et ex-tolard, est le meurtrier recherché ; Rob, l’ami fidèle de Dave ; Thom Stanley, un médium malhonnête… Le dénouement, brutal,  m’a paru assez confus, mais l’auteur, par l’intermédiaire de Sam Currie, prend soin d’expliquer, dans les dernières pages, le fin mot de toute l’histoire. Ce dénouement d’ailleurs, je ne l’ai pas vu venir et j’ai bien du mal à comprendre comment certains ont pu y parvenir…

Un bon thriller que je recommande donc ! Et je me dis que, décidément, j’aime beaucoup les thrillers…

 


 

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L’œuvre en quelques mots…

 

« Maintenant qu’il courait dans l’allée, il repensa au coup de fil qu’il venait de recevoir. Le numéro qui était apparu sur l’écran du portable était celui d’Alison – son numéro de fixe. Il avait décroché et entendu quelque chose qui ressemblait à sa voix. Mais ce n’était pas elle. Il se souvenait d’une jeune fille pleine d’entrain et d’optimisme, toujours rieuse ; or la voix au téléphone était monocorde, froide. Aide-moi. Aucune peur perceptible. C’était plutôt comme si, recroquevillée dans le coin d’une pièce vide, elle susurrait des mots pour conjurer les fantômes, en sachant que personne au monde de l’entendrait. »

 

 

 

Publié dans Littérature anglaise

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En avril, découvrons Emmanuel Carrère...

Publié le par calypso


... et c'est chez Pimprenelle que ça se passe !


 

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J'en suis, mais je garde mon titre secret ! Je connais déjà l'auteur grâce à La classe de neige que je vous conseille !

Etes-vous de la partie ? Avez-vous fait votre choix ?

 

Publié dans Blabla en tout genre

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Douglas Kennedy, Piège nuptial

Publié le par calypso

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Ce qui a manqué à Nick, journaliste américain en virée dans le bush australien ?

Quelques règles élémentaires de survie :

1) Ne jamais conduire en pleine nuit sur une route déserte : un kangourou se ferait une joie de défoncer votre pare-chocs.

2) Ne jamais céder aux charmes d'une auto-stoppeuse du cru.

3) Et ne jamais se laisser droguer, enlever et épouser par ladite autochtone.

Dans son village, en effet, le divorce n'est pas autorisé. Mais le nombre de veuves y est impressionnant...

  

Non, non, je n’ai pas copié !!! Comme Pimprenelle et Lasardine, je vous présente aujourd’hui mon premier Douglas Kennedy : Piège nuptial. Lasardine a osé, alors j’en remets une couche : si j’ai choisi ce titre, ce n’est pas tellement pour le sujet mais pour le nombre de pages…

 

Retour en arrière : il y a quelques semaines, Pimprenelle remarquait, sur le forum Livraddict que nous sommes nombreux(ses) à fréquenter, qu’elle n’avait jamais lu Douglas Kennedy. Elle n’était pas la seule !!! Nous sommes donc plusieurs à avoir découvert en même cet auteur, le choix du titre appartenant à chacune (eh oui, seules les filles se sont lancées dans l’aventure).

 

Cela a donné une idée à Pimprenelle : découvrir ensemble et régulièrement des auteurs. Les explications sont ici. J’essaierai d’être de la partie de temps en temps, selon mes occupations, mes autres lectures et l’auteur choisi.

 

Bon, et si je vous parlais quand même de Piège nuptial ? Juste un mot pour commencer sur la quatrième de couverture : elle donne le sujet du roman mais j’avoue que je reste perplexe face à la dernière phrase… je la trouve un peu racoleuse, tout comme le titre finalement qui est passé de Cul-de-sac à Piège Nuptial. C’est sans doute plus vendeur ? Une remarque : en lisant ce roman, j’ai pensé à La colline a des yeux, un film particulièrement horrible que je ne conseille pas ! Pourquoi ? J’imagine que c’est à cause de la monstruosité de ce qui s’y déroule (la difformité physique du film évoqué faisant place à une déviance morale dans le roman) et du choix du lieu qui, bien sûr, est nécessaire à l’histoire.

Revenons à nos moutons (remplacés ici par des kangourous). Lorsque Nick Hawthorn, jeune journaliste originaire du Maine, arrive à Darwin, il ne se doute pas une seule seconde que son périple australien va virer au cauchemar. Sa rencontre brutale avec un kangourou n’est rien en comparaison de sa rencontre avec Angie, une blonde nymphomane croisée au bord d’une route. Cette dernière habite à Wollanup, petit bled isolé de 53 habitants. Les premiers mots échangés entre les deux personnages laissent entrevoir quelque chose d’étrange : « La loi australienne, c’est pas la loi de Wollanup. », « Eh ben, savoir que si tu mourrais ou disparaissais demain, personne s’en soucierait. », « Tu voudrais pas appartenir à une famille, un groupe ? », « Ouais. Tu feras l’affaire. » Mais voilà, Nick est un homme, et il est trop couillon pour s’apercevoir de quoi que ce soit ! Bref, notre américain exilé se retrouve bien vite marié et séquestré à Wollanup. S’enchainent alors de longs mois au cours desquels il prend son mal en patience tout en imaginant un moyen d’évasion. Mais rien n’est plus dangereux à Wollanup que de trahir la confiance accordée…
Est-ce que j’ai aimé ce livre ? Oui ! Même si je trouve tout cela peu vraisemblable, j’ai quand même été happée par l’histoire et j’avais hâte de connaître le fin mot de tout cela. D’ailleurs, je trouve la fin particulièrement savoureuse. Le cauchemar est-il fini ?

Est-ce que cette lecture m'a donné envie de lire d'autres romans de Douglas Kennedy ? Là, tout de suite, non...

Mes camarades de lecture pour ce mini-challenge "Découvrons Douglas Kennedy" :

- Pimprenelle : Piège nuptial
- Lasardine : Piège nuptial
- Cacahuète : L'homme qui voulait vivre sa vie

- Véro : Les charmes discrets de la vie conjugale

- Evilysangel : La poursuite du bonheur
- Stephie : Rien ne va plus
- Mel : La poursuite du bonheur

 

L’œuvre en quelques mots…

 
« [...] j'ai aussitôt basculé dans un sommeil pesant, une chute libre dans des abîmes d'un noir comateux, des antres silencieux où de soudains éclairs de lumière illuminaient parfois une scène troublante : Angie me ligotant les mains et les pieds...
Plongeant une seringue dans une petite fiole...
Enfonçant laiguille dans mon bras...
C'était un drôle de rêve. [...]
Mais j'avais déjà replongé dans le néant et ses ténèbres sans fond. Et j'y suis resté des heures. Des jours. Protégé de tout par ce vide. Heureux.
Jusqu'à ce que je me réveille. »

 

 

 

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Pierre Lemaître, Cadres Noirs

Publié le par calypso

Pierre Lemaitre - Cadres noirs

 

 Alain Delambre est un cadre de cinquante-sept ans anéanti par quatre années de chômage sans espoir.

 

Ancien DRH, il accepte des petits jobs démoralisants. A son sentiment de faillite personnelle s'ajoute bientôt l'humiliation de se faire botter le cul pour cinq cents euros par mois...

Aussi quand un employeur, divine surprise, accepte enfin d'étudier sa candidature, Alain Delambre est prêt à tout, à emprunter de l'argent, à se disqualifier aux yeux de sa femme, de ses filles et même à participer à l'ultime épreuve de recrutement : un jeu de rôle sous la forme d'une prise d'otages.

Alain Delambre s'engage corps et âme dans cette lutte pour regagner sa dignité.

S'il se rendait compte que les dés sont pipés, sa fureur serait sans limite.

Et le jeu de rôle pourrait alors tourner au jeu de massacre.

 

Qui n’a pas entendu parler de Pierre Lemaître ? Il a eu un succès fou auprès d’un bon nombre de bloggeurs(ses) l’an passé avec son thriller Robe de marié. Ce titre a très vite été inscrit sur ma LAL car je suis une faible femme que quelques avis enflammés suffisent à faire fléchir… Il est désormais sur ma PAL et j’en profite pour vous signaler qu’une lecture commune est prévue pour le 14 avril… Si vous avez-vous aussi envie de découvrir ce titre, n’hésitez pas !

Lorsque Livraddict a proposé il y a quelques semaines un partenariat avec les Editions Calmann-Lévy pour découvrir son nouveau roman, Cadres Noirs, j’ai sauté sur l’occasion. Qu’ils en soient d’ores et déjà remerciés !

Je vais peut-être passer pour le vilain petit canard, mais face aux différents articles que j’ai pu lire, il est clair que le mien va être plus mitigé. En effet, j’ai bien aimé cette lecture, mais je suis loin de l’avoir adorée. Je suis passée par différents stades, de l’ennui à l’impossibilité de lâcher le livre. Si j’ai beaucoup aimé le découpage en parties, découpage qui illustre selon moi parfaitement le drame (« Avant, « Pendant », « Après »), j’ai trouvé que celles-ci étaient de qualité assez inégale. La première partie m’a semblé très longue, et, avant-même d’atteindre les 100 premières pages, j’ai demandé désespérément : « A quand un peu d’action ? ». La seconde partie est celle que j’ai préférée : le changement de narrateur m’a un peu déstabilisée mais je me suis vite adaptée et j’ai trouvé cela absolument génial. Il fallait qu’un « otage » prenne la parole pour que le lecteur ressente l’angoisse des autres otages, mais aussi perçoive l’attitude hésitante d’Alain Delambre. Et la fin de cette seconde partie (les explications n’arrivent réellement que dans la troisième partie) est bluffante et relance réellement l’action. Action qui, à mon goût, devient trop rocambolesque à la fin du roman… Je n’ai pas du tout adhéré à la course-poursuite dans les rues de Paris, j’ai trouvé que cet événement dénotait avec le reste du roman, qu’on peut qualifier d’essentiellement « psychologique ». J’ai bien perçu, en lisant Cadres Noirs, la plume d’un auteur doué, qui maitrise son sujet. Il offre à ses lecteurs un bon thriller, bien ficelé, qui marque les esprits par un réalisme effrayant. Toutefois, ce n’est pas le genre de thrillers que j’affectionne et si mon avis est plus mitigé, c’est vraiment par rapport à un goût personnel, qui n’engage que moi, et qui n’enlève rien à la qualité de l’ouvrage. J’ai pu lire, je ne sais plus sur quel blog, le commentaire d’une internaute qui remerciait la blogueuse pour l’article élogieux qu’elle avait écrit, appréciant que cette dernière ne trouve rien à redire sur l’absence d’événements « sanglants » dans le roman de Pierre Lemaitre. Je ne vais pas faire plaisir à cette internaute en disant que justement, j’aime quand c’est très noir, sans qu’il y ait forcément du sang, du moment que la folie s’en mêle. Voilà pourquoi j’ai adoré dernièrement Shutter Island et Thérapie, et que Cadres Noirs, à côté, m’a semblé un tout petit peu moins fort.

 

 


 

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L’œuvre en quelques mots…

 

« Je n’ai jamais été un homme violent. Du plus loin que je remonte, je n’ai jamais voulu tuer personne. Des coups de colère par ci par là, oui, mais jamais de volonté de faire mal vraiment. De détruire. Alors là, forcément, je me surprends. La violence c’est comme l’alcool ou le sexe, ce n’est pas un phénomène, c’est un processus. On y entre sans presque s’en apercevoir, simplement parce qu’on est mûr pour ça, parce que ça arrive juste au bon moment. Je savais bien que j’étais en colère, mais jamais je n’aurais pensé que ça se transformerait en fureur froide. C’est ça qui me fait peur. »
 

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Isabelle Sojfer, Loin de chez moi

Publié le par calypso

Isabelle Sojfer - Loin de chez moi

 

Des vacances en famille où le malaise s'invite.

 

Une escapade en couple teintée de désamour.

Un séminaire professionnel vaguement menaçant.

Un tango argentin qui ne trouve jamais sa conclusion sensuelle...

Loin de chez elle, la narratrice de ces vingt nouvelles éprouve l'étrangeté de l'autre autant que l'isolement intime. Et en tire une chronique doucement cruelle.

 

Aujourd’hui, c’est la Saint-Valentin, mais je ne suis pas là pour faire une déclaration d’amour… bien au contraire.

BOB a proposé il y a quelques semaines de faire découvrir à cinq blogolecteurs Loin de chez moi, un recueil de nouvelles d’Isabelle Sojfer. Je remercie dès à présent la team de BOB ainsi que l’éditeur, Les Petits matins, pour cette découverte.

 

Malheureusement, je suis passée complètement à côté et je n’ai tout simplement pas compris le propos, l’intérêt, le pourquoi et le comment, bref je n’ai pas compris où l’auteure voulait en venir.

Ce n’est pas un problème de genre car j’aime lire des nouvelles. Nouvelles à chute, nouvelles-instants de vie… peu importe.
Autant un roman peut être long à démarrer, autant une nouvelle doit séduire le lecteur très rapidement. Bien sûr, il est difficile d’être séduit par toutes les nouvelles d’un recueil. Mais quand, sur 20 nouvelles, aucune ne vous a plu/convaincu, il y a quelque chose qui cloche !

Les nouvelles de Loin de chez moi  présentent ce que j’appellerai des « instants volés » dans la vie de personnages assez différents, mais finalement peu identifiables : ils ne marquent pas les esprits et j’aurais d’ailleurs bien du mal à les évoquer. Les nouvelles n’ont pas de fin, elles n’aboutissent à rien. C’est comme si une fenêtre avait été ouverte puis refermée avant le moment fatidique, ce qui fait que les événements racontés m’ont paru réellement inintéressants. Il y a parfois des détails assez insignifiants qui prennent des proportions grotesques. Ainsi, dans la première nouvelle, « Le bungalow », le personnage principal pose son regard à plusieurs reprises sur un insecte écrasé au mur. Je me suis demandé pendant ma lecture quel en était l’intérêt, pour apprendre à la fin qu’il s’agissait en réalité d’un bout de papier peint décollé. J’ai trouvé ça ridicule. Mais attention, je reconnais aussi que c’est peut-être un problème de compréhension personnelle. De même l’obsession du papier peint (un motif cher à l’auteure ?) revient dans « Le château », mais là non plus je n’ai pas compris l’importance accordée à un tel détail. Justement, des détails, il y en a. Les éléments (paysage, décor, repas…) sont disséqués dans une écriture très elliptique qui, au bout de quelques pages (et il y en a 220) devient insupportable. Des listes, voilà ce que nous trouvons dans les nouvelles (voir l’extrait ci-dessous). Le style, résolument moderne et libéré n’a donc pas su me convaincre. Morceau (sans mauvais jeu de mots) choisi : « Page de publicité dans le journal local. En promo cette semaine, des saucisses rouges et molles, photographiées en tas comme des pénis hors d’usage. » Et puis surtout, aucune émotion ressentie à la lecture de ces nouvelles : je n'ai pas ri, je n'ai pas été émue. Elles m’ont laissée complètement indifférente, tout en me transmettant un profond sentiment d’ennui.
« Le temps se lève enfin. Enfin, ça se lève ! dit-on pour meubler les silences. » Meubler les silences, remplir du vide, c’est le sentiment qu'il me reste après avoir refermé ce livre.

 

Je partage donc l'avis de Diddy, ainsi que celui de Canel mais Pascale, malgré quelques bémols, a aimé l'originalité de cette lecture.

  

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L’œuvre en quelques mots…

 

« Soirée de gala à l’école de danse. Robes à panier, à strass, jupes à franges, paillettes, plumes de cygne, chaussures à brides et à talons aiguilles. Les hommes portent smoking et nœud papillon.  Des dizaines de mises en pli sur des cheveux teints, chignons savants, boucles d’oreille, bijoux ; du beau monde plus tout jeune, et même quelques châteaux branlants, cuir chevelu apparent sous la teinture. Démonstrations, les robes virevoltent ; applaudissements. »

 

 

 

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Stephenie Meyer, Hésitation

Publié le par calypso

Stephenie Meyer - Hésitation

 

« Deux futurs, deux âmes sœurs... C'était trop pour une seule personne. Je compris que ce n'était pas Edward et Jacob que j'avais essayé de réconcilier, c'étaient les deux parts de moi-même, la Bella d'Edward et la Bella de Jacob. Malheureusement, elles ne pouvaient coexister et j'avais eu tort de tenter de les y contraindre.

 

A présent, je ne doute pas de ce que je désire, ni de ce dont j'ai besoin... ni de ce que je vais faire, là, maintenant. »

 

Ma bibliothèque a accueilli à peu près en même temps tous les tomes de la célèbre saga de Stephenie Meyer et vous pouvez d’ailleurs lire mes billets sur Fascination et Tentation sur ce blog. J’ai mis pas mal de temps avant de me plonger dans Hésitation. Envie, comme toujours, de varier mes lectures, et, dans le cas d’une saga qui me plait, envie de faire durer le plaisir.

Sauf que, du plaisir, je n’en ai pas ressenti beaucoup à la lecture de ce troisième tome. Et je vous vois d’ores et déjà bondir devant votre écran !

Attention, ne lisez pas la suite si vous n’avez pas encore découvert cette saga.

Ce serait mentir que de dire que j’ai adoré Hésitation, mais ce serait aussi mentir que de dire que je l’ai détesté. Même si j’ai apprécié de retrouver les personnages, je me suis globalement ennuyée, j’ai trouvé que l’ensemble manquait cruellement d’action. J’ai le souvenir d’une scène interminable, à La Push,  au cours de laquelle Bill fait le récit des origines des loups-garous. J’ai bien dû m’y remettre plusieurs fois pour achever ce passage. 600 pages… pour pas grand-chose en fait. L’histoire aurait été beaucoup plus dynamique si l’auteure avait revu à la baisse l’épaisseur de son roman. 600 pages sur « Je ne veux pas me marier », « C’est la seule chose à faire », « Je veux devenir vampire », « Acceptera-t-il de franchir le pas avant de me transformer ? », cela m’a assez vite lassée. Je me rends compte que je ne fais pas partie des fans absolus de la saga. Les dernières pages m’ont énervée à un point inimaginable ! Je me doutais bien que Bella choisirait Edward, même si dans Tentation elle se rapproche (amicalement surtout) de Jacob. Mais qu’elle se rende compte au dernier moment qu’en fait, elle aime les deux… au secours ! Je sais que c’est ce qui fait tout l’intérêt de l’histoire finalement, mais c’est un choix qui ne m’a pas plu.

Mon enthousiasme est donc retombé comme un soufflé ! Heureusement que Jacob est là, qui apporte un peu de fraicheur. J’ai apprécié également « la trêve » entre loups-garous et vampires. Mais je me demande vraiment comment on peut en arriver à lire Hésitation quatre fois de suite, comme je le lis parfois… Il faut vraiment beaucoup de courage ! Et n’avoir que ça à lire !

 

Vraiment, j'aurais aimé écrire un billet plus positif mais j'en suis incapable. Il n'y a rien de pire pour moi que de s'ennuyer en lisant un livre, et, pour le coup, le charme n'a pas vraiment pris...

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Les après-midi constituaient l’étape la plus difficile de mes journées. Depuis que mon ancien et meilleur ami (loup-garou de surcroit) Jacob Black avait crié haut et fort que je faisais de la moto en douce – trahison destiné à ce que je sois punie et privée de la compagnie de mon amoureux (et vampire) Edward Cullen –, ce dernier n’avait l’autorisation de me fréquenter que de dix-neuf à vingt et une heure, dans le confinement de ma maison et sous la surveillance rapprochée, réprobatrice et grincheuse de mon père. Ce châtiment s’ajoutait aux mesures de rétorsion que j’avais récoltées pour avoir disparu sans explication durant trois jours et m’être amusée à sauter dans la mer du haut d’une falaise. »

 

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