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Gagnez un exemplaire d'Idhun - La résistance

Publié le par calypso

 

Vous avez déjà dû rencontrer, au fil de vos promenades littéraires sur la blogosphère, cette couverture ! Non ? Impossible ! Le premier tome de la trilogie de Laura Gallego Garcia a déjà ravi bon nombre de blogueurs...

 

Laura-Gallego-Garcia---Idhun.jpg

 

A mon tour, je vais bientôt découvrir Idhun - La résistance, et j'espère l'apprécier autant que mes camarades.

 

Mais ne serait-ce pas plus sympathique de le découvrir à deux ? Les Editions Bayard Jeunesse, que je remercie d'ors et déjà pour leur confiance, proposent de vous en faire gagner un exemplaire, par l'intermédiaire de ce blog.

 

Vous êtes tentés ? N'hésitez pas : laissez-moi juste une demande de participation en commentaire et je procèderai à un tirage au sort !

 

Je vous laisse jusqu'à vendredi, 20h !

 

Bonne chance à tous !

 

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Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac

Publié le par calypso

 

Edmond Rostand - Cyrano de Bergerac

 

Figure universelle du panache français, Cyrano est un héros complexe. Orateur redoutable mais aussi poète, coriace avec ses ennemis mais fraternel avec ses amis, épris de beauté mais affligé d'un nez monumental, cet as de l'épée est amoureux de sa cousine Roxane, qui, hélas, aime ailleurs : le beau Christian a conquis son cœur. Tel est le trio que met en scène cette comédie héroïque en forme de drame romantique. La farce y côtoie la tragédie et le destin fatal des personnages s'accomplit sur fond d'imposture.

 

Il est toujours difficile, je trouve, de lire une pièce de théâtre, et bien plus agréable de la voir jouée. Cyrano de Bergerac est un texte assez difficile et l’entrée dans la pièce n’est pas des plus évidentes tant les personnages y sont nombreux et les actions diverses. Mais la suite est un véritable plaisir. Inutile de vous résumer la pièce, j’imagine que tout le monde a déjà entendu parler du célèbre trio amoureux. Si vous n’êtes pas complètement hermétiques au théâtre, alors lisez cette pièce. J’y ai lu pour ma part quelques pages que je pourrais lire et relire encore et encore, tant elles sont belles…

 

 

defi_classique-bis.jpg

 

 

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

ROXANE
Eh bien ! si ce moment est venu pour nous deux,
Quels mots me direz-vous ?

CYRANO
                              Tous ceux, tous ceux, tous ceux
Qui me viendront, je vais vous les jeter, en touffe,
Sans les mettre en bouquets : je vous aime, j’étouffe,
Je t’aime, je suis fou, je n’en peux plus, c’est trop ;
Ton nom est dans mon cœur comme dans un grelot,
Et comme tout le temps, Roxane, je frissonne,
Tout le temps, le grelot s’agite, et le nom sonne !
De toi, je me souviens de tout, j’ai tout aimé
Je sais que l’an dernier, un jour, le douze mai,
Pour sortir le matin tu changeas de coiffure !
J’ai tellement pris pour clarté ta chevelure
Que, comme lorsqu’on a trop fixé le soleil,
On voit sur toute chose ensuite un rond vermeil,
Sur tout, quand j’ai quitté les feux dont tu m’inondes,
Mon regard ébloui pose des taches blondes !

ROXANE, d’une voix troublée
Oui, c’est bien de l’amour...

CYRANO
                              Certes, ce sentiment
Qui m’envahit, terrible et jaloux, c’est vraiment
De l’amour, il en a toute la fureur triste !
De l’amour, -et pourtant il n’est pas égoïste !
Ah ! que pour ton bonheur je donnerais le mien,
Quand même tu devrais n’en savoir jamais rien,
S’il ne pouvait, parfois, que de loin, j’entendisse
Rire un peu le bonheur né de mon sacrifice !
– Chaque regard de toi suscite une vertu
Nouvelle, une vaillance en moi ! Commences-tu
À comprendre, à présent ? voyons, te rends-tu compte ?
Sens-tu mon âme, un peu, dans cette ombre, qui monte ? ...
Oh ! mais vraiment, ce soir, c’est trop beau, c’est trop doux !
Je vous dis tout cela, vous m’écoutez, moi, vous !
C’est trop ! Dans mon espoir même le moins modeste,
Je n’ai jamais espéré tant ! Il ne me reste
Qu’à mourir maintenant ! C’est à cause des mots
Que je dis qu’elle tremble entre les bleus rameaux !
Car vous tremblez ! car j’ai senti, que tu le veuilles
Ou non, le tremblement adoré de ta main
Descendre tout le long des branches du jasmin !

 

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Patrick Cauvin, Jardin fatal

Publié le par calypso

 

Patrick Cauvin - Jardin fatal

 

Biologiste dans les laboratoires français de la multinationale Rexmond, Alan vit paisiblement entre sa femme Hélène, leur petit garçon et le chat. Le couple s'est pris d'amitié pour Antoine, jeune chercheur fantasque et inspiré, persuadé d'avoir fait une découverte révolutionnaire : le moyen de rendre les végétaux autonomes et sans racines... Amusé et intrigué, Alan accepte d'expérimenter sur un rosier installé chez lui le procédé mis au point par son collègue. Il ne sait pas encore qu'il vient de faire un premier pas vers le cauchemar. De cette expérience anodine, presque une blague d'étudiant, va surgir un danger terrifiant susceptible de bouleverser les conditions de la vie sur toute la planète. Surtout lorsqu'un lobby militaire et industriel sans scrupule croit avoir trouvé l'arme absolue... Dans ce suspense au parfum mortel, l'auteur du Sang des roses explore, aux limites du fantastique, les secrets d'un monde vénéneux.

 

J’ai achevé ce roman il y a maintenant quelques jours, ravie d’avoir enfin pu lire une œuvre de Patrick Cauvin. Je m’interroge désormais sur ses autres romans : a-t-il un genre de prédilection ? En parcourant plusieurs 4èmes de couverture, j’ai plutôt constaté un certain éclectisme. L’histoire de E=mc² mon amour, que j’ai envie de lire depuis un moment, me semble en effet assez éloignée de l’univers de Jardin fatal.

Ce qui est sûr, c’est que Patrick Cauvin semble avoir beaucoup d’imagination… trop peut-être ? Si j’ai bien accroché à ce roman, je n’ai pu m’empêcher d’imaginer qu’il pourrait avoir moins de succès auprès d’autres lecteurs : une histoire à dormir debout, complètement surréaliste… « L’attaque du rosier tueur » (ainsi pourrait-on renommer l’œuvre) risque en effet de ne pas convaincre tout le monde. Mais, une fois n’est pas coutume, j’ai fait fi du côté improbable de l’histoire (ce n’est vraiment pas quelque chose qui me dérange dans un roman qui, rappelons-le, est là pour nous présenter une fiction). Patrick Cauvin a une écriture très agréable à lire et, même si ce n’est pas le but premier de ce roman, il a su me faire sourire à plusieurs reprises (ses autres oeuvres sont-elles également teintées d'humour ?). Dans ce roman, nous suivons Alan Falken qui, comme l’auteur, n’est pas dénué d’humour : nous assistons, à travers ses yeux, à l’évolution d’une expérimentation faite par un de ses collègues et ami, Antoine. Des humains, animaux et végétaux, seuls les derniers sont condamnés à rester liés à leur matrice. Pourquoi ? Qu’arriverait-il si ceux-ci devenaient autonomes ? Les recherches d’Antoine l’ont mené à rendre les végétaux autonomes. Quand des oiseaux meurent étrangement sous les fenêtres de la famille Falken et que le petit Max-Max est mystérieusement attaqué en pleine nuit, Alan comprend que quelque chose de grave est en train de se produire…

Alliant habilement science-fiction et théorie du complot, Jardin fatal saura séduire les moins terre-à-terre d’entre vous et vous faire passer un bon moment, comme cela a été le cas pour moi.

   

Les avis de Patie Bulère, Liliane, Xiane...

 

   

bobpart.jpg

 

 

Le Livre de poche-copie-1

 

 L’œuvre en quelques mots…

 

« La conclusion s’impose : « fenêtres fermées » égale pas de cadavre le lendemain matin. En termes plus précis, la cause de ces morts réside à l’intérieur de la maison. A partir de cette constatation, il est évident que le suspect n°1 devient Olibrius.

Et si le chat cachait son jeu ? Sans aller chercher un machiavélisme exceptionnel dans le crâne de ce félin doté d’un insurmontable crétinisme, on pouvait penser que, l’instinct devenant plus fort, il était arrivé à dépasser sa peur de la gent ailée pour en trucider quelques spécimens et les déposer en offrande à ses maîtres sur le rebord de la fenêtre.

Ce chat est idiot. Nous le savons tous, même Max-Max s’en est aperçu. Idiot et peureux, avec une préférence pour les vestes de tweed auxquelles il peut rester accroché des heures sans bouger, qu’il y ait quelqu’un dedans ou qu’elles soient suspendues dans le placard.

Ce soir, malgré la douceur de la température, je vérifierai la fermeture des fenêtres, et nous verrons bien si je suis digne d’appartenir à la lignée des grands détectives, anglo-saxons et autres. »

 

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En juillet, découvrons Eric-Emmanuel Schmitt...

Publié le par calypso

 

Pimprenelle nous propose un nouvel auteur pour cet été : Eric-Emmanuel Schmitt.

 

J'en suis ! J'espère seulement réussir à programmer mon billet !

 

J'ai déjà choisi mon titre, mais... chuuuuut !

 

 

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Qui participe ?

 

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Suzanne Collins, Hunger Games 2 - L'embrasement

Publié le par calypso

 

Suzanne Collins - Hunger games 2

 

Ne pas lire le billet suivant si vous n’avez pas encore lu le 1er tome de Hunger Games !

 

 

Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s'agit surtout d'une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d'une rébellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n'hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l'aube des Jeux de l'Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss...

 

Mais pourquoi ??? Pourquoi ce deuxième tome de Hunger games ne fait-il que 399 pages ??? Et comment allons-nous tenir jusqu’à la sortie du troisième ?… Ce n’est pas comme si je n’avais plus rien à lire, mais bon…  Ça m’arrive d’ailleurs assez rarement mais, alors que j’étais sur le point de terminer ma lecture, j’ai préféré garder quelques pages, histoire de faire durer le plaisir. Et maintenant, je me sens un peu triste d’avoir quitter les personnages si attachants de la trilogie de Suzanne Collins.

Le premier tome avait déjà été un véritable coup de cœur et il n’y a, à mon sens, aucune fausse note dans cette suite. Si l’action ne domine pas dans les premières pages, elles sont toutefois essentielles à l’histoire car elles permettent de revenir sur les jeux qui viennent de s’achever et nous offrent une idée précise des changements qui ont suivi, tant chez les personnages, que dans les autres districts dans lesquels les gagnants doivent faire leur Tournée de la victoire. Les personnages sont toujours aussi attachants, le triangle amoureux est toujours présent. Je sais que certaines se languissent de faire plus ample connaissance avec Gale et de voir son histoire avec Katniss davantage mise en avant… quant à moi, j’aime énormément le personnage de Peeta que je trouve gentil, loyal et drôle, et j’apprécie particulièrement les rapports qu’il entretient avec notre héroïne.

Je ne veux pas trop en dire mais je peux vous garantir que vous ne serez pas déçus par L’embrasement. Mon cœur s’est emballé à plusieurs reprises car on peut dire que Suzanne Collins sait créer la surprise chez son lecteur : les rebondissements ne manquent pas et sont tous plus incroyables les uns que les autres, le livre s’achève d’ailleurs sur une révélation essentielle pour la suite de la trilogie.

Je voudrais parler de tant d’autres choses…

 

Jetez-vous immédiatement sur Hunger Games si ce n’est pas déjà fait !

 

Je vous invite à aller voir ce qu’en pensent Esmeraldae, Lasardine, Tu lis quoi, 100choses.

 

  

L’œuvre en quelques mots…

 

« Gale a raison. Si les gens ont assez de courage, nous tenons peut-être une occasion unique. Il a raison aussi en affirmant que, puisque c’est moi qui ai tout déclenché, je pourrais faire beaucoup. Même si j’ignore totalement par où commencer. »

 

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Thierry Jonquet, Mémoire en cage

Publié le par calypso

 

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Qui ? Comment ? Pourquoi ?

Voilà les questions que se posait le commissaire Gabelou. Trois questions pour trois cadavres. Comment en était-on arrivé là ? La fatalité, l’injustice et la vengeance…
Cynthia a beau être prisonnière de son fauteuil roulant et de son corps souffrant, elle n’est peut être pas si débile qu’il y paraît.
Sa vie est fichue alors il ne lui reste plus qu’a réussir la mort de l’ordure qui a tout gâché.
Mais comment ?

 

Encore une fois, j’ai été bluffée par ce roman de Thierry Jonquet ! Il ne devance pas, à mon goût, La Bête et la Belle ni Mygale, mais quelle efficacité, et ce, en moins de 200 pages !

Thierry Jonquet est connu pour « ses romans noirs et récits cocasses » comme on peut le lire sur toutes les 4e de couverture, je pense qu’il faut réellement le prendre comme tel car l’humour noir est vraiment présent dans ce roman et permet de détourner les yeux du lecteur de tout ce que ce livre comporte de dérangeant : sort infligé aux handicapés, abus sexuels, vulgarité (attention en effet, le langage de tous les personnages peut choquer les plus chastes oreilles). Je conçois parfaitement qu’on puisse avoir du mal à lire ce genre de romans, très crus et extrêmement sombres, mais c’est surtout la maîtrise de Thierry Jonquet qui m’épate encore une fois. Je suis vraiment accro à la construction de ses récits et je n’ai pas été déçue avec Mémoire en cage. Le récit est divisé en 4 grandes parties : « Qui ? », « Pourquoi ? », « Comment ? », « Qui, Pourquoi, Comment ? ». J’aime cette apparence de simplicité alors que l’histoire qui se déroule sous nos yeux est complexe, complètement tordue, machiavélique, digne de l’auteur, en somme.

Vous l’aurez compris, j’ai tout simplement adoré ce roman et je file commander un autre Jonquet, parce qu’il le vaut bien !

 

Allons voir ce qu’en pense Canel avec qui j’ai fait de Mémoire en cage une lecture commune !

  

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« J’ai loupé l’ordure ! J’avais gardé mon carré de chocolat dans la bouche pendant une demi-heure, pour que ce soir plus sale, et j’ai à peine réussi à lui faire une petite tache sur son costume ! Va falloir que je trouve Marie-Line. J’espère qu’elle aura le temps de m’habiller. J’aime pas rester la journée entière en pyjama. Avant, quand Marie-Line était pas là, la grosse Olga me laissait souvent toute la journée en chemise de nuit. Ça change pas beaucoup de choses, mais j’aime pas, c’est tout.

Au début, on me mettait les robes que ma sale conne de mère apportait. Mais je les ai toutes bousillées à force de baver et de rebaver dessus, tout le temps. Je les inondais de bouillie. »

 

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Frankie Ventana, Les années d'innocence

Publié le par calypso

 

Frankie Ventana - Les années d'innocence

 

Ils sont trois amis d'enfance. Trois artistes qui posent un regard farouche sur la vie. Trente ans d'amitié et un ultime rendez-vous à Amsterdam qui les cueille au moment le plus fragile de leur existence.

L'auteur nous livre ses interrogations pêle-mêle sur l'amour, les choix que l'on s'impose, l'expérience de vie et de mort, les souvenirs et la culpabilité qui va avec...

Ce récit, s'il révèle les émotions obscurcies d'une génération consciente de son éclatement, demeure avant tout un hymne à la vie que nous soyons combattants acharnés ou simples observateurs...

 

 

Ma première rencontre avec les Editions Kyklos avait été une réussite. C’est pourquoi, lorsque Livraddict a proposé un nouveau partenariat avec cette maison d’édition, j’ai tenté ma chance et j’ai eu le plaisir de recevoir Les années d’innocence de Frankie Ventana.

Malheureusement, le charme n’a pas opéré cette fois-ci mais je crois que c’est surtout une question de goût. En effet, je ne vois pas trop quoi reprocher à ce roman. L’histoire n’est pas des plus originales mais c’est un sujet qui permet des réflexions intéressantes : trois amis qui se connaissent depuis l’enfance se retrouvent dans une chambre d’hôtel à Amsterdam. Entre souvenirs et rancœurs, ils vont affronter les non-dits et malaises de chacun et faire face, une dernière fois, à la réalité d’une amitié chancelante. Le style de l’auteur est agréable ; le roman, relativement court, se lit assez vite ; des photographies en noir et blanc ponctuent, çà et là, le récit. Mais, parce qu’il y a un mais… je me suis vraiment ennuyée ! Je n’ai pas réussi à trouver d’intérêt à l’histoire, alors même que j’ai apprécié le style de l’auteur… Je suis persuadée que d’autres l’auront apprécié plus que moi.

 

Audreyzaz l'a lu et nous donne son avis : ici

 

Livraddict-copie-1

 

 

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L’œuvre en quelques mots…

 

« Paul me file un coup de pied sous la table.

Laisse-moi Paul, laisse-moi rêver à nos dix ans. J’ai si peur de ne plus me rappeler qui nous étions ailleurs.

C’était l’époque des balades interminables à vélo, des baignades interdites dans les rivières sauvages, c’était le temps où le monde ne tournait que pour nous. On se laissait bercer par nos rêves. On croyait encore aux monstres cachés sous les lits, aux formules magiques. On se laissait vivre, porté par la légèreté de nos jeunes années… »

 

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Katherine Pancol, Un homme à distance

Publié le par calypso

 

Katherine-Pancol---Un-homme-a-distance.jpg

 

Ceci est l'histoire de Kay Bartholdi, un roman par lettres comme on en écrivait au XVIIIe siècle. Un inconnu écrit à Kay, libraire à Fécamp, pour lui commander des livres. Au fil des lettres, le ton devient moins officiel, plus inquisiteur, plus tendre aussi. Kay et Jonathan parlent de leurs lectures, certes, mais entament un vrai dialogue amoureux. Ils se font des scènes, des confidences, s'engagent peu à peu dans une relation que Kay, hantée par le souvenir d'une déchirure ancienne, s'efforce de repousser...

 

Je vous parle aujourd’hui de ma rencontre ratée avec Katherine Pancol qui semble pourtant avoir beaucoup de succès… Un homme à distance n’a pas su me séduire et m’a même profondément ennuyée, malgré un nombre de pages peu important. J’ai trouvé cette histoire bourrée de clichés, les premières lettres assez pédantes, les personnages peu attachants. J’imagine que je ne vais pas trouver beaucoup d’avis semblables au mien car je comprends aisément qu’on puisse aimer ce roman, ne serait-ce que parce qu’il parle des livres. J’ai relevé quelques passages intéressants, mais cela ne suffit pas...

A la fin du roman, Katherine Pancol remercie Helene Hanff, auteur de 84, Charing Cross Road. Ce roman est inscrit sur ma LAL, mais du coup, j’hésite ! Les deux romans sont-ils semblables ?

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Les Héros de fiction me paraissent souvent plus intéressants et plus riche que les êtres réels dont je supporte assez mal les bavardages. »

 

«  L’amour n’est pas qu’un ravissement, mademoiselle. L’amour peut être une torture, un traitre, un tricheur. Il emprunte tous les discours, tous les costumes, tous les subterfuges. »

 

« Est-ce qu’on sait tout de l’autre quand on aime les mêmes livres ? »

 

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Donato Carrisi, Le Chuchoteur

Publié le par calypso

 

Donato Carrisi - Le chuchoteur

 

Cinq petites filles ont disparu.
Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière.
Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.
Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l impression d être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs.
Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure...

 

Voilà typiquement le genre de roman dont on ne sait pas quoi dire. Génial, incroyable, époustouflant ! Les adjectifs ne manquent pourtant pas, mais j’aurais presque envie de m’en tenir à : « Lisez-le !!!!!! »

Je vais toutefois essayer de formuler un avis un peu plus développé, sans trop en dire…

Le roman s’ouvre sur la lettre pour le moins étrange d’un directeur de prison, adressée à un procureur général. D’autres lettres suivront, aussi mystérieuses. Mais quel rapport ces lettres entretiennent-elles avec le sujet du roman, à savoir la disparition de six fillettes ?... Donato Carrisi nous entraîne avec Le Chuchoteur dans une histoire complexe, où les certitudes laissent vite place aux doutes et où les rebondissements vont bon train. Pour une fois, on ne risque pas de trouver sur les blogs « J’avais deviné la fin ». C’est tout simplement impossible !

Ce n’est que le premier roman de Donato Carrisi, mais franchement quelle maîtrise ! L’écrivain est spécialisé en criminologie et sciences du comportement, un peu comme l’un des personnages principaux, Goran Gavila. Un personnage intéressant, très humain, profondément blessé depuis le départ de sa femme. Lorsqu’il arrive sur les lieux où de jeunes garçons ont fait une macabre découverte, le criminologue comprend qu’il aura besoin du soutien de toute son équipe pour parvenir à mettre la main sur le tueur en série qui terrorise la population. Sarah Rosa et Klaus Boris composent, entre autres, cette équipe que l’auteur prend le temps de nous présenter, car tous les personnages de ce roman ont une épaisseur particulière et jouent un rôle essentiel dans le drame qui se déroule sous leurs yeux. Ils seront accompagnés dans leurs recherches par une spécialiste des enlèvements, Mila Vasquez, un personnage également très fouillé, à la fois attachant et insaisissable.

L’horreur est là, puisque les meurtres sont particulièrement sordides, mais elle n’est pas envahissante. L’accent est davantage mis sur la complexité de l’intrigue et les événements sans lien apparent qui la composent, l’ensemble étant bien sûr sublimé par une plume efficace. La couverture, que je trouvais assez effrayante au départ, est en réalité parfaite, et le titre n’aurait pas pu être mieux choisi. Si l’on finit par l’oublier en cours de route, il se rappelle à nous à la fin du roman et nous donne la clé de toute cette sombre histoire.

Un vrai coup de cœur pour ce thriller extrêmement bien ficelé !

  

Livraddict-copie-1

 

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Mes camarades de lecture : Lisalor, Lasardine, Mr Zombi, Dup, Véro? Neph, Latite06.

 

     

L’œuvre en quelques mots…

 

«  Mila pensait que chacun de nous a un chemin. Un chemin qui nous mène chez nous, vers nos proches, les gens à qui nous sommes les plus liés. D’habitude, c’est toujours le même chemin, on l’apprend dès l’enfance et on le suit pour la vie. Mais il arrive que ce chemin se brise, qu’il reprenne ailleurs. Ou bien, après avoir suivi un parcours sinueux, il revient au point de rupture. Ou encore, il reste comme suspendu.

Mais parfois il se perd dans l’obscurité.

Mila savait que plus de la moitié des gens qui disparaissent reviennent et racontent une histoire. Certains n’ont rien à raconter, ils reprennent leur vie d’avant. D’autres ont moins de chance, il ne reste d’eux qu’un corps muet. Et puis, il y a ceux dont on ne saura jamais rien.

Parmi ceux-là, il y a toujours un enfant. »

 

 

Publié dans Littérature italienne

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Toni Jordan, Tu pourrais rater intégralement ta vie

Publié le par calypso

 

Toni Jordan - Tu pourrais rater

 

Grace Lisa Vanderburg a 35 ans. Elle compte. Tout. Tout le temps. Les lettres de son nom (19). Les pas qui la mènent au café (920). Les poils de sa brosse à dents (1768). Les graines de pavot sur sa tranche de gâteau. Autant de chiffres qui ordonnent son existence réglée comme du papier à musique. Quand entre en scène Seamus Joseph O'Reilly (un autre 19), un bel étranger qui n'a pas peur de ses manies, un dilemme ne tarde pas à s'imposer à elle: les chiffres ou la vie ? Pour préserver leur fragile idylle, l'excentrique Grace est-elle prête à perdre le fil de ses additions ? Comédie romantique, réflexion sur la normalité, ce premier roman pétillant offre l'irrésistible portrait d'une héroïne vulnérable et vraie.

 

Ce roman n’a que deux défauts : les illustrations sur la couverture que je ne trouve vraiment pas terribles et le titre ! Après une recherche rapide, j’ai appris que le titre anglais est « Addition »…  On aurait franchement pu trouver mieux que « Tu pourrais rater intégralement ta vie », non ? Heureusement, on sait bien qu’il ne faut pas s’arrêter à un titre et à une couverture ! Et franchement, quelle surprise que ce premier roman ! Je l’ai dévoré ! C’est une comédie romantique, mais ce n’est pas cucul la praline ! Et si vous croyez avoir tout lu sur les histoires d’amour, vous vous trompez, car celle-ci commence d’une façon très particulière… Imaginez : vous êtes à la caisse du supermarché et vous vous rendez-compte que vous avez pris seulement 9 bananes. 9 malheureuses bananes. Pas 10, 9. Pour vous rien d’anormal, mais pour Grace ? Que faire ? Aller chercher la banane n°10 en rayon ? ou subtiliser celle qui est posée dans le panier de l’homme situé juste derrière vous ? Voici le dilemme de Grace…

Mais reprenons du début : Grace est une jeune femme qui souffre depuis très longtemps d’une maladie qui règle sa vie comme du papier à musique. Il lui faut tout compter. Elle n’en souffre pas, c’est quelque chose qui est devenu si naturel qu’elle est perdue si elle ne peut pas se livrer à son « addiction ». Quand elle arrive dans son café préféré et qu’elle ne trouve aucune table libre, c’est la panique : « Ma tête s’affole, prie pour voir une table se libérer. Si je ne peux pas m’asseoir, je ne pourrai pas commander mon gâteau et mon chocolat, et si je ne commande pas mon gâteau je ne pourrai pas compter les graines de pavot et je ne saurai pas combien prendre de bouchées, et si je ne mange pas mon gâteau, je ne le finirai pas et alors comment saurai-je quand rentrer chez moi ? Je suis perdue, je n’ai plus rien à m’inciter à rentrer chez moi. Je suis perdue et le vent me souffle dessus et je pourrais échouer n’importe. Je commence à avoir des crampes dans le ventre. C’est peut-être le choléra. Bientôt, tout ce qui est en moi s’écroulera. » Franchement, qui n’a jamais compté ? Les marches d’un escalier, les minutes qui nous séparent d’un rendez-vous… mais chez Grace, tout est disséqué et rien ne doit être laissé au hasard. Il n’est pas nécessaire d’être ami avec les chiffres pour lire ce roman, et mais même si on peut avoir le sentiment que tous ses calculs vont devenir lassants au bout de quelques dizaines de pages, il n’en est rien !

C’est frais, c’est drôle, c’est tendre !

C’est frais… parce que le sujet est très original et que le thème de la maladie est traité avec une légèreté qui donne tout son charme au roman.

C’est drôle… oui, vraiment ! Je n’ai pas pu m’empêcher de sourire à plusieurs reprises et certaines scènes sont particulièrement cocasses !

C’est tendre… parce qu’au-delà de ce côté extravagant, se cache une enfant blessée et traumatisée qui trouvera en la personne de Seamus un confident. Mais les choses ne sont jamais simples. Elle pourrait accepter un peu de changement. Elle pourrait aussi rater intégralement sa vie…

Ce roman est excellent, du début à la fin. En relisant la dernière page et en tapant les quelques mots qui suivent,  j’avais presque envie de le relire. Si seulement ma PAL ne criait pas « au secours »… A ce propos, je ferais bien de compter ses occupants, à mon tour…

 

   

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Héloise d'Ormesson

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Je sais maintenant que ma brosse a 1768 poils, mais je doute que quiconque ne travaillant pas dans une usine de brosses à dents le sache. Voici ce que je vais faire. Comme nous sommes vendredi soir, il n’y a pas école, je vais donc me préparer pour aller au lit à 22h30 au lieu de 21h30. A l’avenir, je procèderai ainsi tous les vendredis et samedis soirs. Et même s’il reste 7 jours avant le premier du mois prochain, je m’achèterai 2 nouvelles brosse à dents – une pour aller jusqu’à la fin du mois et une autre pour commencer le mois prochain. Ce changement en cours de mois n’aura lieu que lorsque je compterai les poils de ma brosse. En fait, je vais aller dès maintenant au supermarché pour acheter le plus grand nombre possible de brosses à dents de ce modèle parce que s’ils l’arrêtent et en introduisent un nouveau, je devrai en compter les poils. »

 

«  Seamus tend le bras vers moi pour me prendre mon sac de brosse à dents. Un garçon bien élevé. Chevaleresque. Ses doigts prennent des miens les 2 anses en plastique. Ses doigts ne sont pas les miens. Sont différents des miens, si différents que je suis étonnée qu’il en ait 10 lui aussi. Je remarque la taille de ses mains. Leur couleur. Les poils minuscules et pâles sur les phalanges.

Nous arrivons à l’angle avant que je m’aperçoive que j’ai oublié de compter les pas. »

 

 

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