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  • : Aperto libro
  • : Mes lectures, mes relectures, au fil des jours, au fil du temps, pour le travail (un peu) et le plaisir (passionnément)...
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Bonjour et bienvenue sur mon blog !

Vous trouverez ici les notes de mes lectures,
des réflexions et des citations.
Vos avis sont bien sûr les bienvenus.
Au plaisir de vous lire...

***


" Mes livres ne sont pas des livres,
mais des feuilles détachées et tombées presque au hasard
sur la route de ma vie. "

François-René de Chateaubriand



 

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 17:36

 

JP Klée - Manoir des mélancolies

 

Pour Jean-Paul Klée, la vie est un grand cahier bleu ciel qu’il garnit des ravissements de chaque jour. Rencontres et conversations égayent son existence de poète replié. On croise ici une ancienne clerc de notaire ayant le cœur sur la main, le copain forestier amateur de femmes & de chevaux, deux vétérans de la guerre d’Algérie, une pâtissière qui roucoule à ses jeux de mots, le spectre de Pasolini ou celui de cet oncle qui – à l’inverse du père – réchappa aux nazis en vivant caché au fond d’un poulailler parcouru de passages secrets…

Dans ces proses stylisées, où l’émotion affleure, où la bienveillance luit, l’auteur promène son œil pointu sur notre réalité. Il ne s’agit pas seulement de dire le monde, mais de le réinventer.

 

Dans la masse des livres qui passent chaque jour entre nos mains avides de découverte, il en est qui font figure d'ovnis. Des « inclassables » en quelque sorte. Parfois, ils créent la bonne surprise. Parfois, c'est tout l'inverse, à tel point qu'on en vient à se demander pourquoi on les a lus. La réponse est souvent la même : la curiosité. Cette saine curiosité qui nous pousse parfois à nous diriger vers des lectures moins habituelles.

Lorsque j'ai ouvert Manoir des mélancolies de Jean-Paul Klée, je m'attendais à un recueil poétique relativement moderne et force est de constater que je ne me suis pas trompée. Mais je ne m'attendais pas à ne pas du tout apprécier cette lecture et ce, dès les premiers mots : « Oublié cela qui - J'étais en ville si souvent j'avais douceur alanguie à me promener ici & là sur le campus où mon ami Olivier a son bureau il travaille beaucoup & tout à l'heure la fatigue l'avait un petit peu jauni. » (p.7) On ne peut pas faire tout et n'importe quoi avec la langue française au nom de la modernité. Ou plutôt, si. On peut. Mais on n'est jamais garanti du résultat. Le phrasé et l'absence volontaire de ponctuation là où elle est nécessaire m'ont rendu la lecture de ce recueil particulièrement désagréable. Au lieu de me balader de phrase en phrase et de me laisser porter par la prose poétique annoncée, j'ai dû reconstituer - non sans efforts - le sens du texte... Rien ne laissait présager d'une telle écriture. « Sac de nœuds j'ai les pieds mouillés semelles trouées il faut m'acheter souliers neufs Or ça fait une semaine ou deux j'en caresse le projet Avec l'auto j'ai été hors la cité là où l'on voit des chaussures par milliers (formats couleurs femmes sports enfantelets) [...] » (p.23) Entre autres choses, j'ai été agacée par l'utilisation de l'esperluette à la place de la conjonction de coordination et par les nombreuses libertés orthographiques (ex : « l'hyver »). Et que dire du sort réservé au verbe « faire » ? En témoignent les expressions suivantes : « tout à fée », « je ne fée pas », « ça fée », « il fée encore jour »... Le nom de l'auteur n'est sans doute pas pour rien dans cette histoire...

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

 

« Qui donc se souviendra de tout ?... Rien ne restera, ni les pivoines de mon jardin ni la mémoire de nos tragédies !!... » (p.100)


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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 16:39

 

Chelsea-Cain---Au-coeur-du-mal-copie-1.jpg

 

Gretchen Lowell est une beauté fatale. Au sens littéral. L'inspecteur Archie Sheridan a traqué pendant dix ans cette redoutable tueuse qui a fait plus de 200 victimes. Il connaît bien ses méthodes, gravées en lui pour toujours - sa poitrine porte la cicatrice en forme de cœur que Gretchen a dessinée avant de lui administrer une injection mortelle. Personne ne sait pourquoi elle l'a ranimé. Ni pourquoi elle a appelé les secours, et les a attendus calmement, provoquant ainsi sa propre arrestation.

Deux ans plus tard, Gretchen est en prison mais Archie n'est pas libre pour autant. Seules ses pilules lui permettent de tenir, rien ne sera plus jamais comme avant. Et la relation malsaine qu'il entretient avec son ancienne tortionnaire le trouble bien plus qu'il ne veut se l'avouer...

Quand un nouveau serial killer survient, l'inspecteur est rappelé sur le devant de la scène. Mais cette fois pas de tête-à-tête entre Archie et le tueur, car une jeune journaliste passionnée est de la partie. Tout comme Gretchen, qui, tapie dans l'ombre de sa cellule, est plus dangereuse que jamais...

 

 

Au cœur du mal est le premier tome d'une trilogie qui semble remporter un certain succès. Il faut dire que le point de départ est plutôt original puisque l'un des personnages principaux est une tueuse en série qui se trouve derrière les barreaux depuis deux ans lorsque l'intrigue commence. La relation ambiguë qu'elle entretient avec l'inspecteur Archie Sheridan, qu'elle a tenté de tuer avant de le ranimer, est le ciment de ce roman. Elle a une emprise sur lui, tandis qu'il éprouve pour elle une forme d'attirance et de reconnaissance mêlées de dégoût. Mais ça ne fonctionne pas, c'est trop malsain ou mal décrit, au choix. On sent bien que l'auteure a tout misé sur la relation flic-tueuse et a délaissé le reste. De fait, l'enquête sur les disparitions successives de lycéennes que le lecteur est amené à suivre dans ce roman ne semble pas exister en tant que telle et paraît, au bout du compte, assez peu vraisemblable. J'ai trouvé l'ensemble plutôt mauvais.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

 

« A ce moment-là seulement, Archie a la certitude que c'est elle. Une chaleur sourde lui parcourt le dos, sa vue se brouille : il comprend alors que Gretchen Lowell est le tueur. Il se rend compte qu'il a été drogué, trop tard. Il cherche son arme d'une main incertaine, mais ses gestes sont gauches et il ne peut que la sortir de son étui, la lever maladroitement et la tendre, comme une offrande. Elle la prend et lui sourit en l'embrassant doucement sur le front. » (p.9)

 

 

Un mot des titres


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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 21:33

 

Un mot des titres

 

« C'est le cœur seul qui peut rendre tranquille.

Le cœur fait tout, le reste est inutile. »

Jean de La Fontaine

 

 

 

 

Voici les billets de cette vingt-sixième session :

 

- Lasardine : Dans mon petit coeur de Jo Witek et Christine Roussey

- Joëlle : Notre coeur de Guy de Maupassant

- Adalana : Le Coeur est un chasseur solitaire de Carson McCullers

- Emma : La Mécanique du coeur de Mathias Malzieu

- Tiphanie : Le Coeur cousu de Carole Martinez

- Itzamna : L'attrape-coeurs de J.D. Salinger et Le Coeur cousu de Carole Martinez

- Céline : La Mécanique du coeur de Mathias Malzieu

- Luna : Les Filles au chocolat, T2 : Coeur Guimauve de Cathy Cassidy et Les Battements du coeur de Barbara Wood

- Astrid : Au coeur du mal de Chelsea Caine

- Mimi54 : A coeur perdu de Siwar al-Assad et Au coeur des ténèbres de Miquel et Godart 

- EimeoN : Coeur d'encre de Cornelia Funke

- Miss Bunny : La Mécanique du coeur de Mathias Malzieu

- Reveline : Les Chroniques des Féals, T1 : Coeur de Phénix de Mathieu Gaborit et Les Filles au chocolat, T1 : Coeur Cerise de Cathy Cassidy

- Petitepom : A coeur perdu d'Elizabeth Adler

- Piplo : Au coeur des forêts de Christian Signol

- Paikanne : Coeurs hybrides d'Anna Combelles

- Sharon : Le coeur en braille de Pascal Ruter

- Felina : Le Protectorat de l'ombre, T4 : Sans coeur de Gail Carriger

- Mariejuliet : La Mécanique du coeur de Mathias Malzieu

- Philippe D : L'Espoir au coeur de Lesley Pearse

- Mortuum : Psy d'urgence : 30 récits au coeur de la folie ordinaire de Gérard Tixier 

- XL : Une écharde au coeur de Jean-François Coatmeur

- Yuya46 : La Mécanique du coeur de Mathias Malzieu

- Julianany : Coeurs brisés, têtes coupées de Robyn Schneider

- Mypianocanta : Coeurs hybrides d'Anna Combelles

- Mandorla : Les Filles au chocolat, T1 : Coeur Cerise de Cathy Cassidy

- Ananas : Les Filles au chocolat, T2 : Coeur Guimauve de Cathy Cassidy

- Calypso : Au coeur du mal de Chelsea Cain

 

 


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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 09:55

 

Un mot des titres

 

Chers challengers,

 

Il est temps de passer à un nouveau mot ! J'ai reçu assez peu de propositions pour cette session, pensez-y pour la prochaine fois, ce sont vos propositions qui font vivre ce challenge.

 

Le mot qui nous accompagnera lors de cette vingt-septième session est...

 

 

 

SANG

 

 

 

Félicitations Mypianocanta !

 

Si jamais vous voulez vous joindre à l'aventure, n'hésitez pas ! Vous avez un mois et demi pour lire un livre dont le titre comprendra le mot « sang ». Nous publierons nos billets le 15 octobre. Le prochain mot sera annoncé le 14 octobre.

 

Je prends d’ores et déjà les propositions pour la prochaine session !

 

 

 

 

 

 

 

Liste des participants pour la vingt-septième session :

 

- Itzamna

- Fred

- Emma

- La Liseuse du 95

- Astrid

- Lasardine

- Sharon

- Céline

- Philippe D

- Joëlle

- Innisfree

- XL

- Miss Bunny

- Mimi54

- Mariejuliet

- Delcyfaro

- Mypianocanta

- Ananas

- Luna

- Faurelix

- Adalana

- Titepomme

- Brigt

- Reveline

- Shakes

- Newmoon

- Piplo

- Yuya46

- Pinklychee

- Cookies

- Felina

- Nanajoa

- Riz-Deux-ZzZ

- Mandorla

- Calypso


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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 18:52

 

Rachel-Corenblit---Ceux-qui-n-aiment-pas-lire.jpg

 

Si ta mère raconte partout que tu détestes lire. Si elle t'oblige à aller toutes les semaines à la bibliothèque. Si aucun livre ne t'intéresse, même pas les romans d'aventure ou ceux qui parlent d'amour, rejoins le « Club de ceux qui n'aiment pas lire ». Lis ce livre...

 

Samuel a un problème. Enfin, sa mère pense qu'il a un problème. Imaginez un peu un enfant... qui n'aime pas lire ! Pire : il est « l'ennemi public numéro 1 des livres ». Alors, sa mère cherche des solutions, demande chaque année des conseils au maître ou à la maîtresse, lui achète de nombreux livres, l'emmène tous les mercredis à la bibliothèque. Mais rien n'y fait. Un jour, alors qu'il est assis à côté d'une pile de livres qu'une bibliothécaire a sélectionnés pour lui, il fait la rencontre des jumelles Morgane et Viviane. Comme lui, les deux fillettes détestent la lecture. Ensemble, ils fondent « le club de ceux qui n'aiment pas lire ». La guerre est alors officiellement déclarée.

Je ne sais pas trop quoi penser de ce petit livre qui m'intriguait depuis un moment. En fait, je ne comprends pas bien quelle est la cible : les enfants piètres lecteurs ? les enfants qui aiment lire ? les parents ? Ensuite, l'histoire n'est pas déplaisante mais très simpliste et la fin un peu clichée. Qu'apprend-on de ces enfants qui n'aiment pas lire ? Rien. Comment les faire aimer la lecture ? Vaste question dont on n'obtient pas la réponse. Je ne parviens pas à définir l'intérêt de ce court récit et cela me chagrine.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Un enfant qui n'aime pas lire, c'est comme un crocodile sans dents. On a pitié pour lui. » (p.14)

 

« La lecture, c'est comme la confiture. Faut laisser les enfants s'y coller comme des mouches. » (p.16)

 

 

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 20:15

 

Steve-Mosby---Un-sur-deux.jpg

 

Vaut-il mieux mourir ou condamner l'autre à la mort ? Avant d'en tuer un sur deux, un serial killer torture les couples qu'il séquestre : à eux de décider. Jodie vient de tromper Scott et se sent coupable. De son côté, il recense cinq cents raisons de l'aimer. Ils sont enlevés. L'inspecteur Mercer n'a que quelques heures pour les retrouver avant qu'ils ne craquent. Et vous, que feriez-vous ?

 

Il avait disparu depuis deux ans, sans qu'aucun des policiers sur l'enquête n'arrive à lui mettre la main dessus et, la discrétion ayant ses limites, il avait frappé un grand coup et décidé de quitter la scène en choisissant sa dernière victime parmi les officiers de police. Lui, c'est un tueur. Particulièrement pervers. Sa méthode : piéger des couples et tester leur amour, pour finalement n'en laisser vivre qu'un sur deux. Et voilà qu'il semble refaire surface, tout en procédant différemment. Le lien est mince, et pourtant... Quand l'inspecteur Mercer prend en charge l'enquête, les heures sont déjà comptées pour les nouvelles victimes...

Un sur deux est un roman qui m'a complètement captivée et dans lequel je me suis réellement investie. J'avais une piste - « Et si en réalité...? », « Non, impossible... » - assez incroyable, vous l'aurez compris, qui s'est avérée juste. Bonheur de l'enquêtrice sur son bout de canapé. Mais passons sur ma petite satisfaction personnelle. Ce roman fonctionne pour plusieurs raisons : l'introduction des quatre grandes parties du roman, le mystère lié à l'enquête restée en suspens depuis deux ans, le compte à rebours lancé dès le début de l'histoire, les liens - difficiles à saisir - entre les personnages, les différents points de vue qui donnent du rythme. Je l'ai trouvé vraiment bien ficelé. Il y a toutefois un petit quelque chose qui me chagrine : on peut avoir l'impression que le roman ne tient pas ses promesses car, si le sujet de départ est particulièrement original (qui des deux survivra ?), il est quelque peu éludé. A mon avis, la quatrième de couverture doit être revue. Elle laisse à penser que l'on va assister à plusieurs séries de meurtres mettant en scène plusieurs couples, et ce n'est pas le cas. Alors, une fois n'est pas coutume, oubliez ce que vous pensez savoir et laissez-vous prendre dans cette énigmatique toile d'araignée...

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« L'une des premières choses que l'on nous enseigne, c'est qu'il est important de ne pas avoir d'idées préconçues lorsqu'on commence une enquête. Ce qui, dans une certaine mesure, est vrai. » (p.19)

 

« Lors d'une enquête, et dans ce métier de façon générale, il est toujours bon de garder à l'esprit une vérité pénible mais essentielle : le Bien et le Mal n'existent pas. Vous pouvez penser le contraire, cela ne vous aidera pas à mieux dormir la nuit, croyez-moi, ni à mettre la main sur les pires criminels.

Il est en effet trop simple de mettre leurs actes sur le compte du Mal. Les répercussions de ceux-ci sur la vie des autres sont tellement ignobles qu'on ne peut pas se contenter de fermer ainsi les yeux.

La vérité, c'est que ces individus sont des rouages de la société qui ont dévié de leur axe. Le mécanisme propre à créer des citoyens à la fois utiles et humains, comme vous et moi, s'est détraqué à leur passage. Raison pour laquelle ils sont devenus les "monstres" dont nous parlons, et l'on doit à leurs victimes, et à toutes les victimes potentielles, d'essayer de comprendre au mieux ce qui a dérapé.

En matière de police, il n'y a ni Dieu, ni diable, ni Bien, ni Mal. Seulement des gens abîmés.

 

Comme nous tous, ils se trouvent à l'intersection du mal qu'on leur a fait et de celui qu'ils font. » (p.101)


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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 17:39

 

Nathalie-Kuperman---J-ai-renvoye-Marta.jpg

 

« Voilà, j'avais une femme de ménage.

L'idée d'une femme de ménage m'était venue soudainement, brutalement est un terme plus juste, c'était brutal : il manquait quelqu'un d'essentiel dans ma vie.

Marta, ma grand-mère, n'avait jamais eu de femme de ménage, c'était de famille, pas de femme de ménage. On évitait les soucis.

La vie facile, ce n'était pas très bien vu chez nous. »

 

Sandra engage une femme de ménage. Marta entre dans sa maison et le désordre s'installe.


On peut écrire sur tout. Ça, j'en suis convaincue. Pour autant, ça ne donne pas forcément naissance à un bon roman. Je connaissais Nathalie Kuperman en tant qu'auteure jeunesse, son Heure bleue m'avait beaucoup émue. C'est donc avec curiosité que je me suis lancée dans la lecture de J'ai renvoyé Marta car il est toujours intéressant de voir un auteur s'illustrer dans un genre différent. Eh bien... quelle déception ! Je ne vais pas être tendre mais j'ai trouvé ce livre inintéressant au possible ! C'est l'histoire de Sandra qui décide, du jour au lendemain, d'embaucher une femme de ménage. Elle en trouve une qui s'appelle Marta et elle trouve cela très troublant car sa propre grand-mère s'appelait Marta et c'est aussi le prénom qu'elle a donné à sa fille. Elle semble bien sous tous rapports, Marta. Et elle fait bien son travail. Et pourtant, petit à petit, le doute s'immisce dans l'esprit de Sandra. C'est une tache qui fait son apparition et Grincheux, la marionnette, qui fait sa disparition. Qui est Marta ? Que fait-elle en son absence ? Elle croyait gagner du temps, cette mère de famille exemplaire, mais elle en perd au contraire à épier, vérifier, interroger, comprendre ce que fait Marta... Et c'est là tout le propos de ce roman qui manque assez clairement d'ambition et de légèreté.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« J'ai renvoyé Marta.

 

Ce qui clochait dans ma vie, c'était la femme de ménage. » (p.11)

 

 

Un mot des titres

 

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 10:16

 

Un mot des titres

 

« Ah ! Insensé, qui crois que je ne suis pas toi ! »

Victor Hugo

 

 

 

 

Voici les billets de cette vingt-cinquième session :

 

- Reveline : Quand j'étais Jane Eyre de Sheila Kohler

- Titepomme : Je t'attendrai de Gilles Milo-Yacéri

- XL : Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part d'Anna Gavalda et Je suis noir et je n'aime pas le manioc de Gaston Kelman

- Mariejuliet : Je suis une légende de Richard Matheson

- Titoulemaou : Je vais mieux de David Foenkinos

- Lasardine : Je t'aimerai toujours, quoiqu'il arrive... de Debi Gliori

- Helran : Je suis une légende de Richard Matheson

- Rose : J'irai cracher sur vos tombes de Boris Vian

- Anne : J'ai quinze ans et je ne l'ai jamais fait de Maud Lethielleux

- Adalana : L'Eté où je t'ai retrouvé de Jenny Han

- Mandorla : Et je prendrai tout ce qu'il y a à prendre de Céline Lapertot

- Mypianocanta : Quand j'étais Jane Eyre de Sheila Kohler

- Delcyfaro : Je vais mieux de David Foenkinos

- Joëlle : Je n'oublierai jamais de Pearl Buck

- Philippe D : Je t'ai donné la vie de Louise Voss

- Plaisir des mots : Je l'aimais d'Anna Gavalda

- Céline : Je rêvais d'autre chose de Nicolle Rosen

- Itzamna : Parce que je t'aime de Guillaume Musso

- Delcyfaro : Je vais mieux de David Foenkinos

- Miss Bunny : L'Eté où je suis devenue jolie de Miss Bunny

- Sayyadina : Je reviendrai avec la pluie de Takuji Ichikawa

- Yuya : Cher maître, et si je mordillais ce fauteuil... de Francesco Marciuliano

- Odwy : Je veux vivre de Jenny Downham

- Ananas : N'oublie pas mon petit soulier, T2 : Je vois la vie en rose de Nadia Lakhdari King

- Piplo : J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir de Christine Arnothy, J'irai cracher sur vos tombes de Boris Vian, Je vais mieux de David Foenkinos

- Calypso : J'ai renvoyé Marta de Nathalie Kuperman

 

 

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 10:10

 

Un mot des titres

 

Chers challengers,

 

Les sessions se suivent et vous êtes encore nombreux à porter de l'intérêt à ce challenge. Je vous en remercie et j'espère que vous prenez autant de plaisir que moi !

 

12 propositions m'ont été faites pour cette nouvelle session, pour un total de 12 mots différents ! Bravo !

 

L'heureux élu est...

 

 

 

COEUR

 

 

 

Félicitations Astrid !

 

Ce mot vous tente ? Alors, c'est très simple ! Vous avez un mois et demi pour lire un livre dont le titre contiendra le mot « cœur ». Nous publierons nos billets le 1er septembre. Le prochain mot sera annoncé le 31 août.

 

Je prends d’ores et déjà les propositions pour la prochaine session !

 

 

 

 

 

 

 

Liste des participants pour la vingt-sixième session :

 

- Paikanne

- Miss Bunny

- Titepomme

- Mariejuliet

- Helran

- Piplo

- Reveline

- Mypianocanta

- Petitepom

- Céline

- Lasardine

- XL

- Sharon

- Anne

- Adalana

- Philippe D

- Achille49

- Astrid

- Mandorla

- Delcyfaro

- Tiphanie

- Mimi54

- Joëlle

- Plaisir des mots

- Delcyfaro

- Tiphanie

- Karinetth

- EimeoN

- Yuya46

- Yogi

- Felina

- Calypso


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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 21:41

 

John-Green---Nos-etoiles-contraires.jpg

 

Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

 

 

Des fois, on a juste envie d’écrire LISEZ-LE et de valider la publication de son billet. Pas par fainéantise, mais parce que c’est tout ce qu’il y a à dire, parce qu’il est inutile d’écrire des lignes et des lignes, et de trouver des arguments. Ce roman est juste MAGNIFIQUE. Il est dur et tendre, il est triste et drôle. Il parle de la mort en chantant la vie, ses moments de grâce, ses bonheurs furtifs, mais aussi ses douleurs, celles contre lesquelles on lutte et que l’on parvient à combattre et celles contre lesquelles on se sent bien petit, celles que l’on subit et qui finissent par l’emporter. C’est un roman sur la maladie, on ne peut pas le nier, mais c’est aussi et surtout un roman d’amour. Un amour fulgurant qui vous charme, vous prend aux tripes et vous émeut au plus haut point. C’est le cœur serré et le sourire aux lèvres que j’ai tourné la dernière page de ce roman, consciente d’avoir lu un texte d’une grande beauté et d’une incroyable justesse. Bravo, Monsieur John Green !

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« La plupart du temps, je parvenais à oublier cette inéluctable vérité : certes, mes parents étaient heureux de m’avoir auprès d’eux, mais j’étais aussi à moi seule leur souffrance. » (p.123)

 

« Je suis tombée amoureuse pendant qu’il lisait, comme on s’endort : d’abord doucement et puis tout d’un coup. » (p.131)

 

« - Je suis amoureux de toi, a-t-il dit à mi-voix.

- Augustus.

 

- C’est vrai, a-t-il dit en me regardant, et j’ai vu ses yeux se plisser. Je suis amoureux de toi et je ne suis pas du genre à me refuser le plaisir de dire des choses vraies. Je suis amoureux de toi et je sais que l'amour n'est qu'un cri dans le vide, que l'oubli est inévitable, que nous sommes tous condamnés, qu'un jour viendra où tout ce qu'on fait retournera à la poussière, je sais que le soleil avalera la seule terre que nous aurons jamais et je suis amoureux de toi. » (p.159)

 

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