Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Simone Elkeles, Paradise

Publié le par calypso

 

Simone-Elkeles---Paradise.jpg

 

Les plus belles histoires d'amour arrivent souvent par accident ...

Un an après l'accident qui a failli lui coûter la vie, Maggie peut enfin retourner au lycée. Hélas, elle a perdu toute confiance en elle et semble incapable de retrouver sa joie de vivre. Car tout, dans la petite ville de Paradise, lui rappelle les conséquences du drame. Un garçon pourtant, semble décidé à entrer dans sa vie. Un garçon qu'à priori, Maggie aurait préférer oublier ...

Qu'elle le veuille ou non, leurs destins sont liés.

Pour le pire et pour le meilleur !

 

Caleb Becker revient dans la bourgade où il a grandi, Paradise, après avoir passé 310 jours derrière les barreaux. Il a été jugé et emprisonné dans une prison pour mineurs après avoir renversé Maggie, sa voisine. Ivre le soir du drame, il avait pris la fuite, laissant la jeune fille accidentée sur le bord de la route. Le retour à Paradise ne s’annonce pas simple : Caleb doit effectuer 150 heures de travaux d’intérêt général, se tenir à carreaux, éviter tout contact avec la victime et, surtout, affronter le regard des autres et les réflexions stupides.

La vie de Maggie Armstrong , 17 ans, a basculé le soir de son accident. La championne de tennis a passé 123 jours en chaise roulante, alternant les séjours à l’hôpital et le repos à la maison. Elle garde de l’accident de lourdes blessures physiques, mais pas seulement. Alors qu’elle qui faisait partie des filles les plus populaires de son lycée, elle s’est retrouvée seule du jour au lendemain et a notamment perdu sa meilleure amie, Leah, la sœur jumelle de Caleb. Elle espère obtenir une bourse d’étude pour partir en Espagne, et fuir loin de chez elle.

Beaucoup de choses ont changé à Paradise au cours de l’année écoulée et les retrouvailles entre Caleb et Maggie s’annoncent particulièrement froides.

Dire que j’ai aimé ce roman ne serait pas tout à fait exact. En fait, je l’ai littéralement dévoré en une petite soirée. A vrai dire, j’ai tenté de me raisonner : « Allez, gardes-en pour demain ! » Mais rien à faire, j’ai tourné les pages encore et encore. Tout m’a plu dans cette histoire, sauf peut-être la fin, simplement parce qu’elle est très frustrante, mais il y a une suite ! Ouf ! Les personnages sont sympathiques, leurs réflexions intéressantes et l’auteur a eu la bonne idée de nous livrer leur point de vue respectif en alternance : un chapitre pour Maggie, un chapitre pour Caleb. Le style de l’auteur est, en outre, très agréable. Elle peint avec légèreté et douceur les émois adolescents. C’est romantique à souhait ! Et surtout très drôle ! Bien sûr, on pourrait trouver l’histoire un peu simple : une fille et un garçon, une amitié brisée, un amour impossible… Mais on est là à attendre, dévorant les mots en guise de pop-corn, le premier échange, le premier sourire, le premier baiser. Retrouvez pour quelques heures votre cœur d’adolescente et vous verrez à quel point ce récit fonctionne à merveille.

 

 

De-La-martiniere.jpg

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Je tire les rideaux, poussée par l’envie de voir sa fenêtre. Il est un peu plus de trois heures du matin et il doit dormir profondément. Non, je me trompe. J’aperçois son ombre arpenter la chambre éclairée.

Refermant rapidement les rideaux, j’éteins la lumière et je retourne me coucher. Mais je me sens confuse et mon cœur bat la chamade. » (p.102)

 

 

Partager cet article

Repost 0

Noura Bensaad, Quand ils rêvent les oiseaux

Publié le par calypso

 

Noura-Bensaad---Quand-ils-revent-les-oiseaux.jpg

 

« Allongée et immobile, elle se laissait bercer par le mouvement de l’onde. Les vagues comme animées d’une volonté propre la poussaient vers le rivage, un rivage désert et lointain qu’elle-même désirait atteindre sans y parvenir. »

 Tout au long des huit nouvelles de ce recueil, les vies oscillent et les personnages, pris de vertige, avancent à tâtons, au plus près des failles de leur existence. En même temps qu’eux, nous glissons dans un monde à la fois familier et étrange.

Une rencontre sur un bateau, la vision d’un tableau, des pas dans la nuit, une chute malencontreuse… Leur destin au bord du rêve, ils guettent une réponse, traquent leurs désirs qui se dérobent.

Au fil des pages nous nous laissons emporter. Le livre refermé, plane un doux et persistant parfum de Méditerranée.

 

Un joli titre poétique à souhait, une illustration de première de couverture simple mais efficace, rendant l’ensemble harmonieux, il n’en fallait pas plus pour me tenter. Même si je leur préfère les romans, j’aime beaucoup lire des nouvelles de temps en temps et je suis ravie d’avoir lu celles-ci.

Quand ils rêvent les oiseaux est un recueil composé de huit nouvelles assez courtes : quatorze pages pour la plus longue, trois pour la plus brève. En consultant la table des matières, on découvre des titres qui ont un petit goût d’ailleurs grâce à la signification des mots ou à leur consonance. Au fil de ces nouvelles, c’est toute une palette de personnages, de couleurs, d’émotions que l’auteure nous livre avec sensibilité et poésie. Qu’il s’agisse d’une jeune femme solitaire, d’un marin hanté par ses souvenirs, d’un couple séparé, d’un psychanalyste accidenté, tous sont dans l’attente comme si le peintre qui déposait leur vie sur la toile n’avait pas achevé son travail. Il s’agit toujours d’un instant, d’un événement, d’une réflexion qui viennent interrompre le déroulement d’une existence parfois trop bien rangée ou simplement survolée. Il s’agit toujours d’une rencontre : celle d’une poupée malade, celle d’une vieille dame, celle d’un sentiment qu’on croyait enfoui. Il s’agit toujours de peindre la vie, le poids des souvenirs, des illusions, des déceptions. L’ambiance méditerranéenne promise sur la quatrième de couverture n’est, je trouve, pas très présente mais c’est plus une surprise qu’une déception car c’est vraiment un recueil de qualité. Il m’arrive de ne pas comprendre la fin de certaines nouvelles et je ressors de ma lecture toujours déçue. Dans ce recueil, il y a deux nouvelles que je ne suis pas certaine d’avoir bien comprises mais je les ai pourtant appréciées même si je conserve un petit sentiment de frustration. Il faut dire que, dans ces nouvelles, la part belle est faite au mystère et le lecteur est sans doute lire d’utiliser son imagination comme bon lui semble. Quelques nouvelles ont particulièrement retenu mon attention. La première nouvelle, « Traversée », est une merveille : c’est une nouvelle à chute dont la fin est absolument magnifique – quoique triste – et c’est surtout l’histoire d’une traversée symbolique dans le souvenir, ce qui m’a énormément plu. J’ai beaucoup aimé également l’histoire d’« Alice », une jeune femme qui pimente son existence sans fantaisie en inventant des aventures sentimentales qu’elle confie à ses amies. Sa propre « traversée » consiste à retrouver confiance en elle. « Des pas dans l’escalier » est une jolie histoire sur le désamour et la jalousie. Enfin, « Soledad », cette petite fille de treize ans qui passe son temps à déambuler dans les rues de sa ville, m’a émue. Les derniers mots de cette nouvelle, qui clôt le recueil, en expliquent le titre. Quand ils rêvent, les oiseaux… à vous de le découvrir…

   

 

 

Libfly.jpg

 

  

L’œuvre en quelques mots…

 

« Mais la mer n’avait pas son pareil pour faire d’un homme tout le contraire d’un poète. Elle vous décapait l’âme plus sûrement que ne pouvaient le faire les malheurs répétés d’une existence. Il venait de fêter sa quarante-sixième année et se sentait aussi vieux qu’un homme de quatre-vingts ans. Toute une vie derrière lui, une arborescence de souvenirs qui hantaient son esprit. » (« Traversée », p.13-14)

 

« Ce qu’elle a à dire ne tient pas dans les mots, ils sont bien trop petits, durs et rigides. Elle ne parle pas ou si peu. Seulement avec Santiago. Il est sourd et muet, une maladie infantile l’a privé de ses deux sens. C’est auprès de lui qu’elle aime rester, compagnie silencieuse. Il est le seul qui sache l’écouter, il regarde sa bouche comme pour l’enjoindre à parler et les mots sortent alors sans qu’elle les cherche. Ils deviennent chair vivante, fleurs écloses sur les lèvres, papillons qui volettent autour d’eux, disparaissent puis reviennent, fruits aux saveurs diverses, doux ou amers. » (« Soledad », p.100)

 

Partager cet article

Repost 0

Pierre Noirclerc, D'autres prendront nos places

Publié le par calypso

 

Pierre-Noirclerc---D-autres-prendront-nos-places.jpg

 

« J'étais un raté moderne. Un type qui a tout fait comme il faut. Pas d'ennuis avec les flics, à part quelques contraventions, un diplôme, pas de handicap, un physique ni gracieux, ni disgracieux. Et pourtant, j'y arrivais pas. On devrait filer une notice à la naissance : Comment se démerder dans un monde pourri et corrompu peuplé à 95% d'abrutis complets. »

Entretiens d'embauche absurdes, saouleries solitaires et étreintes minables, le quotidien d'un antihéros de la génération Y balloté entre l'échec et la résignation, qui finira par dégoter une carrière et un amour forcément imparfaits.

 

C’est l’histoire d’un type un peu paumé dont la vie ne ressemble pas à grand-chose. Il essaie pourtant de trouver un but, il sort, passe des entretiens d’embauche mais les désillusions s’enchaînent et le quotidien morne et alcoolisé finit toujours par triompher. C’est l’histoire d’un type à qui on a franchement envie de mettre un grand coup de pied au derrière, mais il est quand même pas mal attachant et sa détresse pourrait être celle de n’importe qui. C’est l’histoire d’un type dont on pourrait dire « c’est un raté » mais c’est un bilan qu’on se garderait bien de faire car tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ! Et si cet espoir portait le doux prénom de Chloé ?

D’autres prendront nos places est un roman que j’ai lu très rapidement. Je n’en savais pas grand-chose et le plaisir en a été décuplé. J’ai réellement apprécié de partager la vie du narrateur, un jeune homme d’une vingtaine d’années prénommé Pierre, comme l’auteur. Ce n’est pas précisé mais il n’est pas du tout impossible que certains passages soient autobiographiques… Cynisme et humour se mêlent à chaque page afin de dépeindre au mieux le quotidien d’un jeune homme dont la vie professionnelle et  la vie personnelle sont irrémédiablement synonymes d’échec. C’est un roman qui ne laisse pas indifférent, qui livre des réflexions criantes de vérité. L’écriture est résolument moderne et le style très oral, ce qui peut déplaire, mais qui convient parfaitement ici au propos. Paradoxalement, je crois c’est un roman dont je ne garderai pas longtemps le souvenir : il faut dire qu’il ne s’agit que d’une tranche de vie, un moment volé à cet antihéros moderne et désabusé, et l’histoire s’achève aussi rapidement qu’elle a commencé. Signalons enfin qu’il s’agit là d’un premier roman : l’auteur est en effet le lauréat d’un concours organisé par WeLoveWords. Plutôt prometteur !

 

 

 

Flammarion.jpg

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Je me suis levé et j’avais quand même mal au crâne. Je me suis demandé si j’allais pas rentrer chez mes parents et me faire entretenir jusqu’à ce que je touche l’héritage. Avec un peu de chance, ça pourrait arriver avant mes quarante ans. En attendant, je pourrais rester à la maison, je rendrais service. J’irais faire les courses, je ferais la cuisine et j’amènerais la bagnole en révision. Et puis je me suis souvenu qu’ils avaient la manie de me regarder comme on regarde sa chaussure après avoir marché dans la merde. Alors je me suis ressaisi, j’ai allumé mon ordinateur et je me suis mis à regarder les offres d’emploi. » (p.87)

 

Partager cet article

Repost 0

Jean-Marie Robillard et Xu Hualing, L'Etoile de Grand 'Pa

Publié le par calypso

 

JM-Robillard---L-etoile-de-Grand--Pa.jpg

 

Insouciant et heureux, Petit Ours gambade sur le chemin qui mène chez Grand 'Pa. Porté par le souvenir merveilleux des vacances passées, il dévale la montagne à-travers la forêt et saute le torrent qui mousse sur les pierres.

« Viens vite, 'Pa! Viens! » dit-il tout sourire.

Mais 'Pa n'a pas le cœur à rire...

 

En ce beau soir d’été, Petit Ours s’endort heureux. Il sait qu’il va retrouver Grand ’Pa dès le lendemain. Au réveil, sa joie n’a pas disparu et il cherche à tout prix à la communiquer avec ’Ma et ’Pa. Son esprit est déjà ailleurs, là-bas, bien au-delà de la forêt, si bien qu’il ne voit pas la douleur sur le visage de ses parents. Accompagné de ’Pa, Petit Ours entreprend un voyage ponctué d’étapes qui constituent autant de petits souvenirs de moments passés avec Grand ’Pa : la récolte des baies, les parties de pêche, le partage d’un grand gâteau de cire… L’insouciance et la joie de vivre seront, à l’issue du voyage, confrontées à la vie, dans ce qu’elle a de plus tragique, la perte d’un être cher.

La couverture de cet album promettait une histoire magnifique et c’est vraiment le cas. C’est doux, c’est beau, c’est poétique. C’est un album dans lequel Jean-Marie Robillard aborde le thème de la mort avec beaucoup de sensibilité et qui apprend à l’enfant que l’être perdu est toujours présent, dans l’esprit, grâce aux souvenirs, et dans le cœur. L’histoire est sublimée par des illustrations d’une très grande qualité. Xu Hualing a réalisé une série de dessins à la fois réalistes et poétiques, à travers lesquels on sent l’influence impressionniste. Les couleurs sont splendides, les émotions des personnages sont rendues à merveille et le souci du détail est présent à chaque page.

Une belle réussite !

 

    

JM-Robillard---L-etoile-de-Grand--Pa-2.jpg

 

 

Les-agents-litteraires.jpg

 

  

Le-buveur-d-encre.jpg

 

Publié dans Albums

Partager cet article

Repost 0

Philippe Dumas et Boris Moissard, Contes à l'envers

Publié le par calypso

 

Dumas-et-Moissard---Contes-a-l-envers.jpg

  

Voici cinq contes « classiques » minutieusement démontés confrontés aux réalités d'aujourd'hui, ironiquement remontés et illustrés avec humour : La belle histoire de blanche-neige, Le Petit Chaperon bleu marine, Le don de la fée Mirobola, La Belle aux doigts bruyants et Conte à rebours.

 

Ce petit recueil de contes, vous devez très certainement le connaître. C’est une relecture pour moi et le plaisir est toujours là. En cette période de Noël, il peut constituer une très bonne idée de cadeau !

Prenez les contes classiques de votre enfance, ajoutez une bonne dose d’humour et une pincée d’ironie, saupoudrez le tout de fantaisie, et vous obtiendrez ces Contes à l’envers qui revisitent de manière étonnante et détonante des contes tels que « Le Petit Chaperon Rouge », « La Belle au bois dormant » ou encore « Les Fées » de Perrault. Mais ces histoires, si elles font sourire, font également réfléchir.

 

Dans « La Belle histoire de Blanche-Neige », les femmes ont pris le pouvoir sur les hommes ! Bon, disons qu’elles sont surtout considérées comme leurs égales, mais c’est déjà ça. Ce n’est pas un mais une présidente qui dirige tout ce petit monde. Elle raffole des sondages qui lui permettent de se tenir informée de sa cote de popularité. Mais un jour, elle apprend qu’il y a une personne aussi intelligente qu’elle – et belle, qui plus est ! C’en est trop, Blanche-Neige doit mourir !

 

« Le Petit Chaperon Bleu Marine » met en scène la petite-fille de l’illustre Petit Chaperon Rouge qui a grandi et est devenue une gentille vieille dame habitant seule et racontant à loisirs ses exploits. Exploits qui n’ont pas échappé à la petite Lorette qui aimerait, elle aussi, vivre une incroyable aventure et pourvoir à son tour la raconter à tout le monde. Mais n’est pas héroïne de conte qui veut ! Dans ce conte revisité, ce sont les loups qui doivent se méfier des petites filles.

 

Jean-François est le héros du troisième conte, « Le don de la fée Mirobola ». Le pauvre garçon est malheureux. Orphelin, il vit avec son oncle qui le maltraite et fume à longueur de journée. Un jour, la fée Mirobola qui habite dans le même immeuble, lui offre un don. Malheureusement pour Jean-François, le cauchemar continue… Mais c’est un conte et les choses finiront par s’arranger.

 

Dans « La Belle au doigt bruyant », il y a un prince. Enfin, Clément est surtout convaincu d’être un prince alors qu’il n’en est rien. Disons que c’est un prince raté à qui il manque un château et une princesse. Et puis Louise naît. Elle n’habite pas très loin mais la pauvre n’a pas de chance, sa vilaine tante Elisabeth lui fait une prédiction funeste pour son avenir. C’était sans compter l’intervention du cousin Bertrand…

 

Enfin, « Conte à rebours » est l’histoire de François Luné. Il n’est pas tout à faire comme les autres gens : il marche à reculons. C’est incurable et le pauvre homme vit tant bien que mal avec cette particularité. A la cour, le roi Livarot et la reine Aubergine donnent naissance à une petite fille. Lorsqu’elle commence à marcher à treize mois, c’est le drame. L’enfant ne marche pas dans le bon sens. Les deux personnages ne tarderont pas à se « rencontrer ».

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Il était une fois un pays merveilleux où les femmes avaient pris leur revanche sur les hommes, elles pouvaient enfin devenir maçon, plombier ou champion de boxe et laissaient à leurs maris le soin de torcher les enfants et de repriser les chaussettes. » (« Le belle histoire de Blanche-Neige », p.5)

 

« Lorette, j’ai omis de le dire, depuis son plus jeune âge, a toujours été très envieuse de la réputation de sa grand-mère, dont tout le monde connaît les exploits et les raconte aux enfants du monde entier depuis deux générations. « Pourquoi moi aussi ne deviendrais-je pas quelqu’un de célèbre? » s’est-elle toujours demandé. » (Le Petit Chaperon Bleu Marine », p.18)

 

« Il y a encore, de nos jours, quelques fées en exercice. […]

Seulement l’époque n’est plus très propice aux féeries. Les gens aujourd’hui ne s’intéressent qu’à la science. Ce qui les épate, c’est une voiture qui monte à trois cents à l’heure; un crapaud changé en prince charmant ne ferait pas trois lignes dans le journal. Alors les fées se sont faites le plus discrètes possible, elles ont rangé leurs belles robes et tout leur matériel de fées et elles n’usent de leurs pouvoirs qu’en cas d’urgence et sans le moindre tourbillon de lumière. Elles travaillent incognito. » (« Le Don de la fée Mirobola », p.27)

 

« Un autre mercredi après-midi, il avisa dans un jardin public une princesse qui dormait sur un banc, victime d'un sortilège. Clément s'approcha d'elle et lui fit un baiser : l'endormie se réveilla, mais en poussant des cris d'orfraie, et une dame accourut, qui traita le jeune preux de tous les noms et lui tira les oreilles : manifestement ici, personne n'attendait de Prince Charmant. » (« La Belle aux doigts bruyants », p.44-45)

 

« Dans la bonne ville de Frask, capitale de la Boursoulavie occidentale, vivait un malheureux nommé François Luné - malheureux du fait qu'il ne marchait pas dans le même sens que tout le monde.
François Luné marchait à reculons et ça lui gâchait l'existence : pour être heureux, il faut d'abord passer inaperçu. » (« Conte à rebours », p.53)

 

Partager cet article

Repost 0

Pierre Lamalattie, 121 curriculum vitae pour un tombeau

Publié le par calypso

 

Pierre-Lamalattie---121-curriculum-vitae-pour-un-tombeau.jpg

 

Pierre Lamalattie est l'auteur et le héros de ce roman exceptionnel d'acuité, à la fois tragique et hilarant. Peintre surdoué, il épingle ses contemporains en réalisant ce qu'il appelle des curriculum vitæ : des portraits accompagnés de quelques mots pour résumer « des vies tout entières ». Prince du détachement, il manie une langue mesurée, concentrée, circonspecte, et décoche sa pensée avec une précision stupéfiante.

 

121 curriculum vitae pour un tombeau est un roman qui semble autobiographique mais il n’est pas impossible que certains événements racontés appartiennent à la fiction. Je n’en sais trop rien mais c’est bel et bien cet aspect autobiographique qui m’avait attirée au départ. On ne peut pas reprocher à l’auteur l’absence de qualités littéraires et je dois aussi reconnaître que j’ai lu ce roman assez facilement malgré sa longueur. Mais ai-je été séduite ? Ça, c’est une autre histoire…

Le narrateur est ingénieur agronome, il travaille depuis plusieurs années au ministère de l’Agriculture et, parallèlement à cette activité, il est conseiller « emplois-carrières » pour les étudiants de l’ISV. Autant dire que les curriculum vitae, il connaît ! Sa passion pour la peinture lui donne envie de réaliser une série de portraits et il décide d’accompagner chacun d’entre eux d’une courte phrase, une sorte de C.V miniature où l’essentiel de l’être peint est dit. Le premier et le dernier curriculum vitae seront les siens. Entre les deux, il livre ceux d’anonymes, d’hommes et de femmes croisés dans sa vie privée et professionnelle, présents dans ses souvenirs…

Le ton est souvent caustique et Pierre Lamalattie n’épargne ni les autres ni lui-même. De nombreux thèmes sont abordés (le Salon de l’Agriculture, les femmes, la politique…) si bien que le roman devient un peu fouillis, même si la trame narrative demeure intacte grâce à ces C.V. saupoudrés dans le récit. Certains sujets ont su retenir mon attention mais je ne pense pas que je m’en souviendrai longtemps. C’est le cas notamment de ce mariage auquel le narrateur a été convié et qu’il doit véritablement subir, un mariage participatif où les invités doivent mettre la main à la pâte : pour lui, ce sera « atelier équeutage de haricots ». A l’inverse, d’autres passages m’ont déplu et la vulgarité des propos de l’auteur m’a souvent gênée. Ce n’est pas ce que j’avais envie de lire et, même s’il faut reconnaître que la forme est plutôt originale, je pense que ce roman n’est tout simplement pas tombé entre les bonnes mains.

 

 

L'Editeur

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

«  J’ai 54 ans. J’ai connu moins de femmes qu’un animateur du Club Med. J’ai gagné moins d’argent que mon voisin orthodontiste. Je suis moins sportif que ma belle-sœur. J’habite toujours à 500 mètres de chez ma mère. Et bien sûr, je n’ai vécu aucune aventure de l’extrême. Je suis un type inoffensif, une sorte de raté irrémissible. » (p.9)

 

« L’andante du concerto n°22 se poursuivait. Toute l’amertume des bois s’y exprimait avec une infinie noblesse. En temps ordinaire, telle une machine à laver, je m’active, j’ai des choses à faire. Mais, au fond, je ne connais pas plus ma vie que la machine à laver ne connaît son linge. Parfois, pourtant, j’oublie le linge, je ne suis plus un lave-linge, mais un dieu vivant. Au moment où j’écoutais cet andante, c’était exactement le cas. Et c’est dans cet état d’excitation que m’est venue une envie décisive : l’envie de peindre des concentrés de vie, l’envie de peindre des toiles qui permettent, en un seul regard, de comprendre des vies tout entières. » (p.44)

 

Partager cet article

Repost 0

Nicolas d'Estienne d'Orves, L'Enfant du premier matin

Publié le par calypso

 

Nicolas-d-Estienne-d-Orves---L-enfant-du-premier-matin.jpg

 

Ils sont tous nés le 11 septembre 2001. Il ne leur reste guère plus d’un an à vivre. Ils parlent tous une langue oubliée. Leur sort est lié au Grand Secret, un secret terrifiant qui remonte à l’aube du monde. Et seul un enfant du premier matin, un enfant du renouveau pourra lever cette malédiction… Seul un enfant du premier matin pourra mettre fin au Grand Secret…

 Valentin serait un enfant comme les autres s’il n’était hanté par de ter­ri­bles cau­che­mars. Parfois même, pré­mo­ni­toi­res.

Depuis la mort de son père, les nuits du petit garçon sont deve­nues un enfer. Valentin est atteint d’un rare syn­drome, qui semble n’affec­ter que les enfants nés le 11 sep­tem­bre 2001.

Dernière lueur d’espoir pour Lucie, sa mère : une cli­ni­que spé­cia­li­sée amé­ri­caine.
Mais là-bas, dans le Wisconsin, les mys­tè­res se suc­cè­dent : pour­quoi Valentin semble-t-il déjà connaî­tre les autres petits mala­des ? Pourquoi par­lent-ils entre eux une langue oubliée de tous ?...

Avec la dis­pa­ri­tion des enfants, les pièces d’un effrayant puzzle se met­tent en place. Le Grand Secret va-t-il enfin être dévoilé ? Valentin serait-il celui qui peut lever, après des mil­lé­nai­res, une anti­que malé­dic­tion ?

 

 

Attention : pavé ! L’histoire se déroule sur 630 pages et, si j’ai un peu de mal à dire ce que j’en ai pensé, c’est sans doute parce qu’il y a à la fois du bon et du moins bon dans ce roman.

Mais reprenons au commencement…

Nous sommes en 2010. Cela fait près de vingt ans que Paul Bédarrieux écrit des romans qui s’avèrent être de véritables best-sellers. Alors qu’il se balade avec son fils sur les Champs Elysées, l’écrivain à succès est malencontreusement fauché par une voiture. Or, Valentin, son fils, a vu la scène avant même qu’elle ne se produise. Mais, paralysé par les dramatiques images qui ont envahi son esprit, il n’a rien pu faire pour empêcher l’accident.

Nous sommes en 2013. Valentin vit à Carpentras, auprès de sa mère Lucie qui a fui l’agitation parisienne et est devenue à son tour écrivaine. Son fils est suivi par un pédopsychiatre, Laurent Soulès, car ses prémonitions n’ont jamais cessé de le hanter. Ses nuits sont, en outre, agitées de cauchemars au cours desquels l’enfant parle une langue pour le moins étrange. Mais l’état de santé de Valentin se dégrade subitement à la suite d’une prémonition. Les recherches du pédopsychiatre, touché par le sort de la petite famille et intrigué par la maladie de Valentin, les conduisent tous les trois au Vatican. Une décision s’impose alors : il faut placer Valentin dans une clinique spécialisée, dans le Wisconsin.

Nous sommes en 1891. Felix Fargeot est directeur du Journal de Paris. Il impose à son meilleur journaliste, Yves de Saint-Alveydre, une enquête sur les milieux occultes de Paris. Le jeune homme, aidé par un ami médecin friand d’occultisme, découvre les pratiques sataniques de certains habitants de la capitale et fait la connaissance de l’envoûtante Alizia qui prétend être immortelle.

Le prologue démarre sur les chapeaux de roues et le roman est, en très grande partie, captivant. La construction-même du récit est un véritable vecteur de suspense puisque l’auteur a choisi d’alterner les chapitres en fonction de l’époque à laquelle se déroule l’histoire. Nous sommes tantôt au XXIe siècle et nous suivons avec angoisse l’évolution de la maladie de Valentin, tantôt au XIXe siècle et c’est le sympathique Saint-A que nous observons dans sa quête de vérité. Nous ne cessons de nous demander quel est le lien entre ces deux histoires et comment – parce que nous sentons bien que cela va inéluctablement arriver – les personnages vont croiser leur route. Le roman mêle ésotérisme et surnaturel, évoque le drame du 11 septembre et les civilisations anciennes, questionne l’origine du monde et l’immortalité. Le cocktail est plutôt convaincant et, il faut bien le reconnaître, relativement bien maîtrisé par l’auteur, Nicolas d’Estienne d’Orves. Maîtrisé jusqu’à un certain point peut-être. On a beau savoir que l’auteur n’a pas misé sur le réalisme, la fin du roman est quand même trop rocambolesque (pour moi, le tournant s’effectue avec la disparition d’un des personnages) et l’ensemble finit par être assez confus… c’est dommage !

En somme, la lecture de ce roman a été vraiment agréable et à aucun moment je n’ai été découragée par le nombre de pages, mais finalement je ne suis pas certaine d’avoir tout saisi…

 

 

Newsbook.jpg

 

 

XO.jpg

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« - Je n’ai pas pu arrêter la voiture, maman, tu me crois ?

- Bien sûr, mon cœur.

- C’est pareil avec Emilie. J’ai vu la lame, mais chaque fois il m’empêche de bouger, comme si je n’avais plus le droit de vivre…

Lucie respire profondément, cette phrase l’a toujours terrifiée.

- Il est toujours là, reprend Valentin. Il me regarde. Il ne me quitte jamais…

Levant la tête, l’enfant scrute l’horizon, comme s’il guettait une silhouette. Puis il ajoute, d’une voix étrangement adulte :

- Toujours lui : le démon. » (p.42)

  

 

Partager cet article

Repost 0

Jean-Luc Marcastel, Le Dernier Hiver

Publié le par calypso

 

Jean-Luc-Marcastel---Le-dernier-hiver.jpg

 

Un ciel de sang.

De la neige à perte de vue.

Et une forêt de pins. Des pins qui dévorent tout.

Demain. L’Hiver engloutira le monde.

Johan refuse de s’agenouiller devant le sort.

Par amour, il décide de retrouver celle qu’il aime.

Par amour, son frère, Théo, va lui ouvrir la voie.

Par amour, ses amis laissent tout derrière eux pour l’accompagner.

Pour cela, ils devront pénétrer jusqu’au cœur des ténèbres…

Au cœur de leurs propres ténèbres.

 

Nous sommes à Aurillac, le mardi 2 juillet 2035. Il est 14h30 et la température extérieure est de -31°C. Un jeune homme écrit ce qui semble être une lettre ou un journal intime. Il y évoque la fin du monde, celui d’avant les ténèbres, lorsque l’aube et le crépuscule se succédaient, que l’homme assistait encore à la ronde des saisons, que le soleil dardait ses rayons sur la planète Terre. Il se souvient. Il avait dix ans quand c’est arrivé. On avait annoncé que le soleil allait être masqué pour quelques heures. Avec deux copains, il est monté dans le donjon du château pour observer le phénomène. Puis il a fini par redescendre, lassé par cette première heure d’obscurité. On a cru que tout reviendrait à la normale. Mais le ciel rouge n’a jamais disparu et le soleil est resté caché. Il y a eu des émeutes. Les températures ont chuté. Et puis, les pins. Par centaines. Par milliers. Ils ont tout envahi. Et ils ont commencé à manger les gens…

Lorsque j’ai ouvert ce roman de Jean-Luc Marcastel, je ne connaissais rien de l’auteur, de son style, de son univers. C’est la quatrième de couverture qui m’a attirée, je la trouvais vraiment bien faite : sans trop en dire, elle m’offrait quelques pistes sur le roman et laissait une grande place au suspense. Je peux dire, après lecture, qu’elle est vraiment parfaite et je ne doute pas qu’elle saura attirer un grand nombre de lecteurs aussi curieux qu’avides d’émotions. Elle reflète bien l’esprit du livre et résume bien mieux que je ne pourrais le faire le message véhiculé par ce texte. Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est la manière dont l’auteur nous amène peu à peu à comprendre le fonctionnement du « nouveau monde », à découvrir ses règles et ses codes. L’immersion dans le fantastique se fait petit à petit, si bien qu’au départ, rien ne laisse présager que le roman sera à ce point ancré dans le fantastique. Les étapes du chaos – le gouvernement qui ne dirige plus rien, les radios et la télévision qui ne fonctionnent plus – sont clairement expliquées et nécessaires : il y a dans ce roman une réflexion réelle sur l’homme, sur sa capacité à s’autogérer dans un monde où la loi semble dépendre du plus fort. Il y a aussi une réflexion écologique très importante puisque la nature reprend ses droits. Les forêts ont envahi une grande partie du territoire habitable. Les pins ont muté et dévorent tout sur leur passage pour survivre. Cette nature cruelle et vorace, qui n’a fait que s’adapter aux changements climatiques, n’est pourtant pas le seul « monstre » dans cette histoire. L’autre est à chercher au cœur-même de l’homme. Mais dans cet univers où les valeurs humaines semblent avoir disparu, quelques êtres luttent pour la survie de leurs proches. C’est le cas de Johan qui tente de rejoindre celle qu’il aime par tous les moyens, accompagné de son frère et de ses meilleurs amis. Les personnages sont attachants, prêts à se sacrifier à tout moment, mais leurs histoires d’amour m’ont parfois légèrement agacée. C’est pour moi le seul point négatif, mais il ne faut pas oublier que c’est un roman destiné aux adolescents… Ajoutons que la tension est palpable à chaque page et que l’écriture, on ne peut plus poétique – l’auteur semble friand des métaphores –, est parfaitement adaptée aux thèmes développés dans le roman. Derrière l’aventure fantastique se cache une véritable aventure humaine : au cœur de la nuit, malgré les souffrances et les blessures, malgré les pertes et les désillusions, l’espoir sommeille en chacun et une flamme veille afin que les jours à venir retrouvent leur clarté. Cette flamme s’appelle l’amour.

  

 

Livraddict-copie-1

 

 

 

Black-Moon.jpg

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Ils avaient forcé les portes de la Malesève. Ils réalisaient seulement maintenant ce que cela signifiait. Ils étaient seuls, seuls contre le monde, les bêtes et les hommes. Seuls, enfin, contre le plus terrible des adversaires…

En s’enfonçant dans les ténèbres des bois, de plus en plus profondément, ils savaient déjà tous, confusément, que c’était au bout d’eux-mêmes que les conduirait ce voyage, au bout de leurs peurs, de leurs blessures et de leurs contradictions. » (p.86)

 

« Elle murmura :

- Johan… souffrir, c’est vivre.

- Mais ça fait mal…

- La vie fait mal, Johan, depuis notre première gorgée d’air jusqu’à la dernière… Vivre, c’est souffrir et aimer, connaître le bonheur et la peine, tu ne peux ressentir l’un sans connaître l’autre, c’est ce qui donne du prix aux êtres et aux choses. » (p.388)

 

Partager cet article

Repost 0

Eric Faye, Nagasaki

Publié le par calypso

 

Eric-Faye---Nagasaki.jpg

 

 

Shimura-san mène une existence solitaire et ordonnée dans la banlieue de Nagasaki. Mais voilà que des objets se déplacent, chaque jour, insidieusement, que de la nourriture disparaît. Fantôme ? Hallucinations ? Grâce à une webcam, la vérité se fait jour : une femme habite clandestinement chez lui, depuis un an...

 

Tiré d’un fait divers rapporté par les journaux japonais en mai 2008, ce roman d’Eric Faye raconte une expérience pour le moins troublante... Shimura Kobo a 56 ans et vit seul dans une maison située dans la banlieue de Nagasaki. Son emploi de météorologue l’occupe la journée et, le soir, la solitude est sa seule compagne. Il a remarqué depuis quelques temps des petits changements, si insignifiants qu’un œil distrait ne les aurait même pas aperçus, comme cette bouteille de jus d’orange diminuée de 8 centimètres… Un jour, il décide d’installer une webcam chez lui et ne tarde pas à découvrir qu’une femme a investi les lieux. Il s’agit d’une chômeuse de longue durée, arrivée en fin de droits…

Nagasaki est un petit roman que j’ai mis très peu de temps à lire. L’auteur réussit sans peine à captiver l’attention de son lecteur qui ne peut que s’interroger sur cette étrange cohabitation. Mais le suspense, dans ce roman, est loin d’être insoutenable. On attend surtout la réaction du narrateur, Shimura Kobo, dont l’intimité a été violée. On veut comprendre également comment une femme peut passer plus d’une année chez quelqu’un, savoir comment elle en est arrivée là. On se demande comment va se passer la rencontre entre les deux personnages. Et c’est là que la déception pointe le bout de son nez. La fin est absolument décevante, brutale. Elle laisse un goût d’inachevé et gâche le potentiel de ce roman qui en devient très insipide. C’est dommage ! Cette lecture n’a pas été désagréable, mais je n’en garderai pas longtemps le souvenir.

 

Ce livre a été lu dans le cadre du challenge de Sophie, Une année… Des livres... L’année à l’honneur était l’année 2010.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Un jour, il ne se passe plus rien. La corde du destin, d’avoir été trop tendu, a cassé net. Rien plus n’arrive. L’onde de choc de ta naissance est si loin désormais, oh ! si loin. C’est la vie moderne. Entre échec et réussite s’étend ton existence. Entre gel et montée de sève. » (p.19)

 

« Par une sorte de « soupirail » que la présence de cette femme avait entrouvert dans ma conscience, j’y voyais un peu plus clair. Je comprenais que cette année commune, à elle et moi, même si elle m’avait ignoré et que je n’avais rien su d’elle, allait me changer et que je n’étais déjà plus tout à fait le même. En quoi, je n’aurais pas su le définir. Mais je n’en sortirais pas indemne. » (p.50-51)

   

 

une annee des livres Sophie

 

Partager cet article

Repost 0

Challenge Un mot, des titres - Session 4 - Les billets

Publié le par calypso

 

Un mot des titres

 

 

 

 

« Un roman doit toujours contenir un secret. »

Jean-Marc Roberts

 

 

 

Voici les billets de cette quatrième session :

 

- MyaRosa : 500 secrets de Noël de Denise Crolle-Terzaghi 

- Mimi : L'Amour secret de Paola Calvetti 

- Hélène : Le Secret de Frédéric Lenoir 

- Nadael : Le Temps des secrets de Marcel Pagnol 

- Mycoton32 : Le Cercle secret, T1 : L'Initiation de L. J. Smith 

- Adalana : Les Secrets d'une blogueuse amoureuse d'Allison Van Diepen 

- Chookette : Mortels petits secrets de Laurie Faria Stolarz, Les Secrets de Wisteria, Livre 1 d'Elizabeth Chandler

- Lanyla : Fablehaven, T1 : Le Sanctuaire secret de Brandon Mull 

- Bouma : Le Secret de René de Obaldia 

- Felina : Le Secret du masque de fer de Marcel Pagnol 

- Gr3nouille2010 : Le Secret de Térabithia de Katherine Paterson 

- Emma : Le Scorpion, T2 : Le Secret du pape de Marini et Desberg 

- Mandy88 : Les Secrets d'une shoe addict de Beth Harbison, Myrihandes, le secret des Ames-soeurs de Guilhem Méric 

- Vepug : Le Secret de Cléopâtre de Xavier Milan 

- Juliah : Fablehaven, T1 : Le Sanctuaire secret de Brandon Mull, De cape et de crocs, T1 : Le Secret du janissaire de Masbou et Ayroles, Les Enquêtes d'Enola Holmes, T4 : Le Secret de l'éventail de Nancy Springer, Midnighters, T1 : L'heure secrète de Scott Westerfeld   

- Sayyadina : Le Grand Secret de René Barjavel 

- Achille49 : Un secret de Philippe Grimbert 

- Malo : Un secret de Philippe Grimbert 

- Reveline : Les Secrets de beauté des elfes de Momoa, Le Cercle secret, T2 : Captive de L. J. Smith, Le Cercle secret, T3 : Le Pouvoir de L. J. Smith 

- Hanaelle : Secrets d'outre-tombe de Kathy Reichs 

- Miss Bunny : Fablehaven, T1 : Le Sanctuaire secret de Brandon Mull, Les Divins Secrets des petites ya-ya de Rebecca Wells  

- Paikanne : Le Poids des secrets, T4 : Wasurenagusa de Aki Shimazaki 

- Nanajoa : Un secret de Philippe Grimbert 

- Plumisa : Le Secret de Frédéric Lenoir 

- Calieb : Le Secret de Clara de Françoise Bourdin 

- Fleurdusoleil : Les Carnets secrets d'Agatha Chritie de John Curran 

- BeL : Fablehaven, T1 : Le Sanctuaire secret de Brandon Mull 

- Pomm : Un secret de Philippe Grimbert 

- Jeneen : Le Secret d'état aux yeux verts de Chris Donner 

- Laure : Secrets d'outre-tombe de Kathy Reichs 

- Aproposdelivres : Le Secret de la pyramide d'Alan Arnold 

- Anne : Le Secret de Frédéric Lenoir 

- Minou : Un secret dePhilippe Grimbert 

- Philippe D : Le Secret du grand chronomètre de Patrick Lagrou 

- Claudialucia : Magritte, le double secret 

- Odwy : Un secret de Philippe Grimbert, Secrets : L'Echarde de Frank Giroud 

- Azilis : Un si terrible secret d'Evelyn Brisou-Pellen 

- Tiphanie : 1001 secrets de Noël de Denise Crolle-Terzaghi 

- Astrid : Le Secret d'état aux yeux verts de Chris Donner 

- Fantasia : Le Secret de Chanda d'Allan Stratton 

- XL : Midnighters, T1 : L'Heure secrète de Scott Westerfeld  

- Luna : Le Vent de feu, T1 : Les Secrets d'Aramanth de William Nicholson  

- Platinegirl : Le Secret de l'ange de Mélissa de la Cruz 

- Mamoun : Les Secrets sont éternels de Carlène Thompson 

- Strawberry : Le Secret de Black Falls de Carla Neggers  

- Nelfe : Un secret de Philippe Grimbert 

- Mypianocanta : Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne de Hergé

- Anjelica : Un secret de Philippe Grimbert 

- Isallysun : Les Secrets de l'Atlantide d'Andrew Thomas  

- Angelebb : Un secret de Philippe Grimbert 

- Liyah : L'Arbre aux secrets d'Evelyn Reberg 

- Opaline : Le Secret Nelligan de Mario Hade

- Aidoku : Midnighters, T1 : L'Heure secrète de Scott Westerfeld  

- Calypso : Le Secret des abeilles de Sue Monk Kidd 

 

Partager cet article

Repost 0

1 2 > >>