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  • : Aperto libro
  • : Mes lectures, mes relectures, au fil des jours, au fil du temps, pour le travail (un peu) et le plaisir (passionnément)...
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Bonjour et bienvenue sur mon blog !

Vous trouverez ici les notes de mes lectures,
des réflexions et des citations.
Vos avis sont bien sûr les bienvenus.
Au plaisir de vous lire...

***


" Mes livres ne sont pas des livres,
mais des feuilles détachées et tombées presque au hasard
sur la route de ma vie. "

François-René de Chateaubriand



 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 18:19

 

Daniel-Ichbiah---500-anecdotes-historiques.jpg

 

 

« Qui m'aime me suive... »

« Voici le commencement de la fin. »

« Honni soit qui mal y pense »

Une anecdote savoureuse est souvent liée à la plupart de ces célèbres phrases. L'auteur propose ici de remonter le cours de l'Histoire à travers ces citations entrées, pour la plupart, dans notre culture et dans le langage courant. Ces mots synonymes de drame, de gloire ou  de défaites ont marqué l'Histoire, exprimant ainsi toute  l'intensité d'un événement ou reflétant le caractère d'un personnage face à l'adversité ou à un choix difficile. A eux seuls, ils sont de véritables jalons de l'épopée humaine. 

L'ambition de ce livre est d'offrir une (re)découverte aisée de l'Histoire grâce aux anecdotes qui accompagnent une phrase  célèbre. Chaque citation constitue un point d'entrée vers un récit court mais fascinant, un instantané de l'Histoire riche d'enseignement et en réflexions. Une façon comme une autre de s'approprier les grands événements historiques et d'en retenir l'essentiel.

 

Ce recueil d’anecdotes est un pense-bête destiné aux férus d’histoire et à ceux qui, comme moi, sont de nature plutôt curieuse mais ont le malheur d’être dotés d’une mémoire de poisson rouge. C’est un bon outil, à garder en vue sur sa bibliothèque, un petit livre à consulter de temps en temps pour y faire des vérifications. En effet, si la lecture de ces 500 anecdotes historiques est tout à fait intéressante, il est impossible de tout retenir !

Collectées par Daniel Ichbiah, les très nombreuses anecdotes sont exposées, de manière logique, par siècles ou périodes historiques : « L’Antiquité », « Le Roi-Soleil », « La Révolution française » ou encore « De 1960 à nos jours ». Chaque chapitre s’ouvre sur un petit quizz visant à évaluer les connaissances du lecteur sur la période concernée. Les questions portent tant sur les personnages célèbres que sur la littérature ou les lieux incontournables. L’auteur rappelle ensuite, en quelques mots, les grands événements qui ont marqué la période. Evidemment, il faut s’attendre à un résumé très succinct car ce n’est pas du tout l’objectif de cet ouvrage que de s’étendre longuement sur les faits historiques. Seule l’anecdote est importante ici, c’est elle qui fait l’Histoire. Les anecdotes arrivent enfin, sous la forme de citations classées par date. Chaque phrase célèbre est accompagnée d’une courte explication, visant à la recontextualiser. Malheureusement, cette explication est parfois trop rapide si le contexte est mal connu. Enfin, les chapitres s’achèvent sur un nouveau jeu, des devinettes qui permettent au lecteur de savoir s’il a été un élève attentif ! La mise en scène est bien pensée.

C’est donc un ouvrage plutôt bien conçu mais qu’il ne faut surtout pas lire en continu, sous peine d’indigestion. Pour ma part, je n’ai pas lu plus d’une période à la fois. Je connaissais certaines anecdotes mais finalement très peu, sur la quantité. Je suis quand même étonnée qu’il n’y ait pas eu davantage d’anecdotes plus parlantes, en particulier pour le siècle des Lumières que j’ai trouvé vraiment pauvre… C’est, en outre, un ouvrage qui manque un peu de peps ! J’aurais bien vu quelques illustrations pour apporter une touche humoristique, mais d’autres ouvrages du même acabit ont sans doute déjà joint l’image au texte.

 

 

Livraddict-copie-1 

 

Scrineo.jpg 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Apprendre n’épuise jamais l’esprit. » (Léonard de Vinci, p.81)

 

« Le monde entier est un théâtre. Et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs. Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles. » (William Shakespeare, p.89)

 

« Sois le changement que tu veux dans le monde. » (Mahatma Gandhi, p.203)

 

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 16:32

 

Francoize-Boucher---Le-livre-qui-t-explique-enfin-tout.jpg

 

 

Découvre enfin pourquoi tes parents sont des créatures exceptionnelles. Tu comprendras que même lorsqu’ils te gonflent, c’est pour ton plus grand bonheur !

 

Le Livre qui t’explique enfin tout sur les parents est un petit ouvrage aux couleurs flashy, plein de peps, qui se dévore en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire ! Rose devant, jaune derrière, ce petit livre miracle est celui qui permettra à coup sûr de comprendre le fonctionnement de ces êtres si particuliers : les PARENTS !

A l’intérieur, c’est le monstre Sam Foulatrouille qui nous accueille, c’est un monstre de porte : accroché à la poignée, il invitera avec politesse les parents à entrer (recto) ou, au contraire, leur interdira l’entrée de la chambre (verso). Un petit plus extrêmement bien pensé !

Le regard se pose partout sur la page, en haut, en bas, à droite, à gauche, car on ne voudrait rater pour rien au monde une de ces petites illustrations tordantes qui font la magie de cet ouvrage ni aucune des réflexions bourrées d’humour de l’auteure, Françoize Boucher.

Dès l’introduction qui tâche de répondre à la question « Comment t’es-tu retrouvé avec tes parents ? », le sourire vient aux lèvres et il ne nous quitte plus jusqu’à la dernière page. C’est drôle, frais et mignon.

C’est un livre qui n’est pas fait que pour les enfants puisqu’il se dévore en famille : l'auteure prétend d'ailleurs qu'il a été élu « meilleur livre du siècle au salon de l’harmonie familiale » ! Rien de moins !

 

 

Nathan

 

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 16:07

 

Jean-P-Francois---Mixite-filles-garcons.jpg

 

 

Deux constats préoccupent fortement aujourd’hui parents, enseignants et membres de l’Éducation nationale, éducateurs sociaux et judiciaires, responsables de MJC, centres sociaux, maisons de quartiers… : d’une part, les filles sont victimes d’incivilités, pressions diverses, harcèlements ; d’autre part, les garçons obtiennent de moins bons résultats qu’elles dans bien des domaines.

Or une société, qui ne développe pas - ou ne parvient pas à développer - une mixité filles-garçons de qualité dans tous les lieux d’éducation, voit inévitablement naître mépris, ségrégation, rejet. Cependant cette mixité ne va pas de soi. Elle suppose des aménagements et des modes de fonctionnement sans cesse repensés et adaptés ; elle ne s’impose pas à tous les âges et à tous les moments de la même façon.

Dans ce livre engagé dans une réflexion citoyenne, l’auteur refuse les amalgames, les solutions factices, les renoncements. Il témoigne des réalités et des réussites, propose des pistes et ouvre des perspectives pour réussir la mixité filles-garçons en éducation, cette impérieuse nécessité.

 

L’auteur de cette étude, Jean-Pierre François, est parti du constat que la mixité est souvent remise en question. Il existe d’ailleurs des « expériences de séparation » menées dans les autres pays développés. Il revient notamment sur la question historique avant de développer l’aspect religieux et politique du problème. Le dernier tiers de l’ouvrage est consacré à la mixité dans le domaine scolaire. Les analyses de Jean-Pierre François sont étoffées de nombreuses réflexions d’élèves et de professionnels de l’éducation et s’appuient sur un grand nombre d’ouvrages de référence en la matière.

Si j’ai lu ce titre assez rapidement, j’avoue avoir été quand même assez déçue. J’ai cru, à tort, que cet ouvrage se concentrerait sur le problème de la mixité scolaire, ce qui n’est pas tout à fait faux, mais c’est long à venir. C’est une étude assez poussée et, je pense, bien menée, mais elle en devient assez difficile d’accès. Les copies d’élèves se multiplient et se répètent souvent, les questions abondent et on a parfois du mal à voir où l’auteur veut en venir. En clair, j’ai trouvé cet ouvrage un peu complexe et les termes, souvent pompeux, m’ont rappelé mon passage à l’IUFM. Un exemple : « De l’ethnicisation des rapports sociaux à la dépolitisation… par la racialisation de la question sociale ? » Je ne doute pas que cet ouvrage saura séduire les spécialistes de la question.

 

Babelio.jpg

 

  Eres.jpg

  

L’œuvre en quelques mots…

 

« Le débat est clos, semble-t-il. Le verdict est tombé : le bien-fondé de la nécessaire mixité garçons-filles en éducation doit être radicalement remis en cause. Il s’agit, nous dit-on en l’occurrence d’une illusion trompeuse, et même dangereuse, qu’il faut absolument dissiper. On constate, nous dit-on, un échec patent : non seulement la mixité sexuée ne permet pas une meilleure reconnaissance réciproque d’un sexe par l’autre et ne réalise pas de façon évidente l’égalité hommes-femmes, mais, plus grave encore, elle engendre des effets pervers, exacerbe les antagonismes garçons-filles nés de leur coéducation et de leur confrontation quotidienne à leurs différences, accentue ainsi le repli craintif ou hostile de chacun vers son sexe d’appartenance, et laisse place à des manifestations sexistes ou homophobes. » (p.9)

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 14:21

 

Marie-Estelle-Pech---L-ecole-de-la-triche.jpg

 

Juin 2011, la découverte de la diffusion prématurée sur Internet d'un des exercices de l'épreuve de mathématiques du baccalauréat série S impose la réévaluation des 160 166 copies concernées. Une mesure d'exception face à un événement marginal ? Ce n'est pas l'avis de Marie-Estelle Pech qui rappelle qu'en France plus de 10 % des étudiants avoueraient avoir déjà triché. Dans ce document édifiant, elle retrace l'essor universel d'un phénomène « aussi vieux que l'Homme » et s'alarme de l'augmentation exponentielle des tentatives de fraude depuis l'avènement des nouvelles technologies. Elle s'interroge aussi sur la normalisation de la triche qui semble aujourd'hui s'imposer comme « le symptôme d'une société en faillite morale ».

 

Marie-Estelle Pech s’est intéressée au phénomène de la triche, problème mondial en forte croissante. Quelle triche ? La fraude aux examens autant que le plagiat, facilité par la mise en ligne d’innombrables ressources sur Internet. Le constat est clair : dans cet espace de liberté, la question du droit d’auteur est complètement remise en cause. Pourtant, la triche n’est pas un phénomène nouveau. Au Moyen-Age, des cas de fraude à grande échelle avaient déjà pu être observés. Les différentes études menées le prouvent : les jeunes Français n’hésitent pas à tricher mais ils ne sont que 16% à en connaître les risques. Le sentiment d’impunité qui règne dans les établissements scolaires français ne risque pas de freiner le phénomène, la triche étant, de toute manière, répandue dans la société.

Après avoir rappelé la définition de la tricherie – phénomène qui « consiste à enfreindre une règle tout en faisant mine de la respecter » –, Marie-Estelle Pech revient longuement sur l’histoire de ce phénomène. Elle rappelle que la copie, jadis, était une manière de rendre hommage. Celle que l’on surnomme « pompe », « carotte », « copion » ou encore « bidoche » a d’ailleurs été souvent mise en avant au cinéma. Qui n’a jamais vu Les Sous-doués de Zidi ? Récemment, c’est L’Elève Ducobu qui a envahi nos écrans, pour le plus grand bonheur des enfants. La notion de droit d’auteur apparue avec la Révolution française, est confirmée le 13 janvier 1791 par une première loi visant à le protéger. Mais en 1808, avec la création du baccalauréat, la « gruge » s’est organisée. S’ensuivent alors de très nombreuses anecdotes, des cas de fraude notamment qu’on aurait bien du mal à imaginer... L’Ecole de la triche est un document agréable à lire, jamais répétitif. Je l’ai lu avec un grand intérêt car je me sens particulièrement concernée mais je pense qu’il peut être lu par tous. Dans cet ouvrage intéressant et extrêmement bien documenté, l’auteur dresse un bilan inquiétant, recensant des chiffres et des données parfois à peine croyables. Le rôle des nouvelles technologies et de facebook (« Tricher c’est permis, c’est se faire griller qui est interdit », « Je ne triche pas, j’augmente mes chances d’avoir une bonne note »…) n’est pas laissé de côté : je l’ignorais, mais sachez qu’il existe des sites spécialisés pour fabriquer de fausses étiquettes de blanco, je vous laisse deviner ce que les élèves peuvent y inscrire…  J’ai beaucoup appris, au fil de cette étude.

 

L'Editeur 

  L’œuvre en quelques mots…

 

« Le culte de la réussite et la survalorisation à outrance des diplômes dévaluent l’apprentissage lui-même avec un effet pervers. Il favorise le non respect des règles : seul le résultat compte, peu importe la manière. » (p.8)

 

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 17:06

 

Alain-Schuhl---A-l-interieur-de-l-ordinateur.jpg

 

 

Qu'est-ce qu'un programme ?

A quoi sert un disque dur ?

Comment fait-on pour dialoguer avec l'ordinateur ?

Quel est le langage utilisé par l'ordinateur ?

Qu'y a-t-il dans les puces ?

Qu'est-ce qu'Internet ?

Comment fonctionne une imprimante ?
Liane, Isabelle et Medhi, insatiables, bombardent de questions l'informaticien Takeo...

 

Je découvre avec ce titre une nouvelle maison d’édition ainsi qu’une collection qui m’a l’air bien sympathique. Les éditions du Pommier possèdent plus de 400 titres destinés à enrichir les connaissances de leurs lecteurs. Petit ou grand, chacun y trouve visiblement son compte. La collection « Les minipommes » est consacrée aux enfants de 9 à 12 ans environ ; chaque ouvrage de cette collection tente de leur expliquer avec humour un phénomène scientifique, le fonctionnement d’un objet ou encore de leur corps. Ainsi, des thèmes aussi divers que les rêves, la chimie, le hasard ou encore la vie extraterrestre sont abordés.

L’ouvrage que j’ai eu l’occasion de lire s’intitule A l’intérieur de l’ordinateur et je dois dire qu’en la matière, qu’on soit enfant ou adulte, il est parfois difficile de s’y retrouver. Personnellement, je ne m’aventure jamais à l’intérieur de mon ordinateur, on le fait pour moi, dieu merci ! L’ouvrage se présente sous la forme d’un petit format cartonné, très facilement manipulable et donc, très pratique pour les enfants. Les illustrations présentes quasiment à toutes les pages facilitent l’approche d’un sujet quand même relativement difficile. A la fin, un lexique vient reprendre tous les termes expliqués dans l’ouvrage, pour plus de lisibilité. Ce qui est très intéressant dans le travail de l’auteur, Alain Schuhl, c’est qu’il n’a pas simplement rédigé un documentaire à l’usage des enfants, il les a fait participer : c’est le principe-même de la collection, chaque livre étant le résultat d’un échange entre l’auteur et des élèves de primaire. On peut donc considérer que chacune des questions présentes a réellement été posée par un enfant et l’on perçoit bien, à la lecture, la spontanéité de certaines demandes. Dans cet ouvrage, il y a trois enfants : Liane, Isabelle et Mehdi. C’est Takeo, un voisin informaticien et père d’un de leur camarade de classe qui répond à leurs questions. Il y a donc une véritable mise en scène qui rend l’ensemble vraiment très digeste : alors qu’ils sont en train de jouer, l’ordinateur plante. Ce qui, au départ, n’est qu’une simple visite destinée à réparer l’ordinateur, se transforme en « leçon ». Tout y passe car la curiosité des enfants est sans faille : puces, microprocesseur, logiciels… L’ordinateur est décortiqué. A la fin du livre, des jeux testent les connaissances acquises par les enfants et des références sont données à ceux qui veulent poursuivre leur apprentissage.

J’ai trouvé l’ensemble bien pensé et, même si j’ai vraiment du mal avec le système binaire, je pense que ce livre peut plaire aux petits curieux !

 

 

Les agents littéraires  Le-Pommier.jpg

 

  L’œuvre en quelques mots…

 

« Liane dit : Whaou ! Il est gros ton ordinateur ! Il doit aller vite.

Takeo – Ce n’est pas l’ordinateur qui est gros mais l’écran.

Liane – Bah ! C’est pareil !

Isabelle – Non, l’ordinateur, c’est cette boîte.

Takeo – Eh oui, on peut avoir un ordinateur performant avec un petit écran.

Il montre alors la boîte située sous l’écran :

- Isabelle a raison, c’est effectivement dans cette boîte que se situe le cœur de l’ordinateur. » (p.9)

   

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 10:31

 

Poesies-de-terres-marines.jpg

 

 

Ce livre audio rassemble trente-et-un textes poétiques venus d’ailleurs et mis en voix par trois lecteurs, issus de l’anthologie Outremer - Trois océans en poésie parue aux éditions Bruno Doucey en février 2011.

 

A l’origine, l’aède chantait les épopées en s’accompagnant de sa cithare. Puis est venu le temps des troubadours, perpétuant une tradition orale que nous avons peu à peu perdue, même si les poètes-chanteurs existent toujours. Poésie et musique ont toujours été extrêmement liées, comme le prouve ce livre audio qui non seulement constitue une mise en voix de poèmes, mais réconcilie également les deux arts.

Malheureusement, je n’ai aucunement été touchée par le fond musical qui accompagne chacun des trente-un poèmes. Le son du saxophone, instrument majoritairement utilisé, est lourd, il empiète sur la musicalité des poèmes, il leur donne un rythme qui n’est pas le leur. C’est un avis sans doute très personnel et que tout le monde ne partagera pas, mais j’ai vraiment eu le sentiment d’une désharmonie très forte. A vrai dire, cette improvisation musicale a fini par m’être très pénible. Dommage !

Poésies de terres marines… le titre évoque déjà ce voyage que nous propose l’ensemble des poètes, un voyage dans les Caraïbes, en Nouvelle-Calédonie, ou encore à la Réunion. Certains poèmes sont assez hermétiques mais on retrouve néanmoins des constantes dans les thèmes proposés. Il est question de douceur de vivre et de tranquillité. Les noms exotiques se bousculent dans les vers. La négritude et la fraternité sont évoquées au détour de chaque mot et, avec elles, le rêve de paix et d’épanouissement. Certains textes m’ont plu, d’autres m’ont laissée indifférente. La mise en voix du huitième, « Un quart de pomme » de Rosemary Nivard, est une vraie réussite : c’est un très court poème brillamment lu en canon. Le onzième, « L’épithète » de Paul Wamo, est lu de manière très hachée, ce qui convient peut-être au poème mais m’a fortement déplu.

J’ai trouvé dommage qu’il n’y ait que trois lecteurs différents. Les voix sont souvent justes et bien posées mais j’ai surtout apprécié les lectures de Céline Liger qui délie le vers de manière admirable, faisant entrendre toutes les allitérations, tous les souffles de la poésie. Les deux autres lecteurs, Claude Aufaure et Bruno Doucey, en font parfois trop. La poésie, c’est aussi la simplicité.

 

Les agents littéraires 

Sous-la-lime.jpg

 

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 18:53

 

P Antilogus et JL Festjens - Le guide du toujours jeune pè

 

 

Ça devait arriver : votre enfant est devenu un adolescent. Et même, un ado lassant. Autant dire un être confus, pénible et d'une taille gigantesque. Avouons-le, ami, vous êtes débordé. Inopérant. Semblable au vieil éléphant qui maugrée dans la savane, à l'écart du troupeau. Chaque jour, mille questions angoissantes vous assaillent.

• Comment lui faire ranger sa chambre ?

• Comment la convaincre de ne pas sortir avec Kevin, le gothique sataniste ?

• Serait-il bien raisonnable de lui laisser l'appart' pour une « teuf d'enfer » ?

• Comment s'habiller pour aller le récupérer au commissariat ?

• Existe-t-il un site internet où l'on pourrait acheter le bac ?

• Comment faire retomber sur madame les pires moments de la crise d'adolescence ?

N'ayez plus peur : Antilogus et Festjens sont de retour, leurs malles bourrées de bons conseils, de judicieuses suggestions et d'idées révolutionnaires.

Fini de rire, les jeunes ! Le règne de fado s'achève.

 

Ce dernier billet de l’année sera consacré à une lecture « détente ». N’espérez pas trouver dans ce Guide du toujours jeune père les recettes-miracle qui vous permettraient de comprendre cet individu qui partage votre vie et qui vous est si étranger, j’ai nommé : l’adolescent. C’est avec humour que Pierre Antilogus et Jean-Louis Festjens ont décidé de traiter le sujet. Et c’est réussi, en partie du moins ! Il y a dans ce livre des passages extrêmement drôles, souvent proches de la réalité, mais parfois très caricaturaux. Il y en a d’autres qui sont très décevants, notamment les interventions de Lionel Choupard, distingué membre de l’Apap (Amicale des programmes d’aide paternelle), qui ne m’ont même pas permis d’esquisser un sourire… Globalement, c’est un texte agréable à lire, mais, à mon avis, il ne faut pas lire trop de pages à la fois. Un peu lassant, je dois dire.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Les complexes des teen-agers

Le complexe d’Œdipe : l’idée de base est de tuer son père et d’épouser sa mère. Ou le contraire. C’est idiot.

Le complexe Skywalker : l’idée de base reste de tuer son père, mais avec un sabre laser. C’est n’importe quoi. Méfiez-vous tout de même. » (p.62)

 

« Mission sacrée numéro 1 : aider votre ado à faire ses devoirs

Or, ainsi que nous l’avons vu plus haut, un simple coup d’œil au livre de cours ouvert sur la table de travail (ha, ha !) de votre rejeton ne vous a laissé aucun doute, c’est du chinois. Comment l’aider à faire ses devoirs, si vous n’en comprenez pas un traître mot ? Pas grave, nous sommes là. D’abord, quittez cet air affolé. Tout en lisant l’énoncé du problème de maths, adoptez une moue amusée. De temps à autres, pouffez. Puis levez les yeux au ciel en lui rendant le bouquin et dites : « Vous en êtes encore là, en Terminale ES ? Eh ben, mon vieux… Bon, pour la cladistique, il faut que tu trouves la récurrence arithmétique de terme 1 et de raison 2. Ou alors, plus simple, tu calcules le coefficient fondamental. Je ne vais pas faire tout ton devoir à ta place, non plus… Allez, je te laisse, mon grand ! » Et puis tirez-vous. » (p.178)

 

 

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 14:26

 

KIt-de-survie-dans-un-monde-cons.jpg

 

 

Nous sommes tous entourés de cons: au bureau, en vacances, dans les transports… Impossible d’y échapper, ils nous observent et semblent prendre du plaisir à nous emmerder au quotidien.

Grâce au Kit de survie dans un monde de cons, vous aurez tous les éléments en main pour enfin vous défendre : 2 guides pour les démasquer et une poupée vaudou pour les contrer !

Le kit de survie dans un monde de cons contient:

- Deux livres : Travailler avec des cons de Tonvoisin Debureau et Vivre avec des cons de Tonvoisin Depalier.

- Une poupée vaudou et ses aiguilles.

 

J’avoue que ce n’est peut-être pas un kit que j’aurais acheté pour moi-même mais son intitulé m’a beaucoup plu et j’avais envie de quelque chose de léger.

De quoi est-il question ? Si vous ne l’aviez pas encore compris, il est question des cons, ceux qui nous bouffent la vie et empiètent sur notre territoire… et des cons, il y en a partout. Tonvoisin Debureau et Tonvoisin Depalier s’allient pour nous parler de leurs cons respectifs, ceux que l’on croise au bureau et ceux avec qui l’on vit car celui qui a le malheur de connaître quelques cons n’est jamais vraiment tranquille.

 

Tonvoisin Debureau - Travailler avec des cons

Tonvoisin-Depalier---Vivre-avec-des-cons-copie-1.jpg

 

 

J’ai commencé ma lecture par Travailler avec des cons. L’auteur, diplômé en conologie, se propose de donner à chacun les clés de la survie contre la connerie humaine au bureau. Vaste programme ! Celui qui regrette que l’appellation con AOC se fasse attendre, brosse en neuf leçons le portrait du con au bureau (qui n’est au départ que « celui qui a été mandaté pour vous pourrir la vie au quotidien ») et définit les méthodes pour y faire face. La conologie est une science difficile : « Au même titre que Dieu, les trous noirs, la réussite ou la non-réussite d’une crème renversée, ou la prolifération des nains de jardin, le con au bureau est à lui tout seul un défi aux lois de l’Univers. » Mais elle n’en reste pas moins une science exacte car découvrir un con au bureau se fait de manière tout à fait naturelle, comme si chacun de nous avait un GPS à cons intégré. Les défauts du con au bureau sont très nombreux : égo surdimensionné, amoralité, petitesses et mesquineries à outrance, si bien qu’il est très facile de développer une conophobie. Peut-être que ce petit livre vous aidera à lutter contre. Si j’ai pas mal souri au début de ma lecture, j’ai trouvé Travailler avec des cons assez lassant sur la fin. J’ai donc bien fait de commencer par ce livre-ci car Vivre avec des cons m’a davantage plu. Cette fois-ci, il n’est plus question des cons au bureau, mais des cons qui vivent avec ou près de vous. Tonvoisin Depalier dresse la liste, heure par heure, des situations où l’on est confronté à la connerie de nos voisins ; les anecdotes sont savoureuses, notamment celle sur l’ascenseur. Vous pourriez croire que la tranquillité viendra avec le repos… Grave erreur ! Le con ne vous laisse jamais de répit : « Miracle, vous êtes dans votre lit et vous vous endormez à 23h16… je déconne, dans vos rêves ! Vous oubliez le con de la rue qui se met à gueuler comme un putois sous vos fenêtres. »

Accompagné de sa poupée vaudou sur laquelle vous pourrez coller la tête de votre con préféré, ce Kit de survie dans un monde de cons peut constituer une idée sympa de cadeau pour un ami, mais attention, il ne faudrait pas qu’il y voie un message caché…

 

BOB

   

J-ai-lu.jpg

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 19:44

 

audiolib.jpg

 audiolib-grimbert.jpg

 

 

Il y a quelques semaines, j’ai eu la possibilité de participer, grâce à Thomas du Journal du Livre et aux éditions Audiolib, à un partenariat un peu spécial… D’ors et déjà, merci pour cette expérience !

J’ai pu choisir dans leur catalogue le livre audio de mon choix. J’avoue avoir été tentée par plusieurs titres mais leur longueur m’a un peu effrayée. Mon choix s’est donc porté sur Un secret de Philippe Grimbert. Pourquoi ? J’ai tout simplement préféré écouter un roman que j’avais déjà lu et que j’adore.

La lecture est faite par Philippe Grimbert lui-même et étant donné que le roman est autobiographique, on ne pouvait pas rêver mieux. J’ai apprécié sa diction et sa manière de raconter son histoire, toute en simplicité. La lecture dure 2h50 environ et j’ai quasiment écouté tout le CD à la suite, ce qui m’a paru un peu long et que je n’aurais pas pu faire avec un autre texte. L’écoute de ce texte est, à mon avis, facilitée par l’absence de dialogue et je serais maintenant curieuse d’écouter un texte qui comprend de nombreux dialogues, c’est sans doute un à priori mais j’aurais peur d’être un peu perdue au niveau des répliques.

Si l’expérience est intéressante, il y a quand même un point négatif : je me suis trouvée comme « dépossédée » de la lecture, il m’a manqué le contact avec l’objet-livre. Et puis, quelques secondes d’inattention pourraient suffire à faire perdre le fil de l’histoire…

  

 

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 21:04

 

Christophe-Andre-et-Muzo---Je-gueris.jpg

 

Si vos phrases préférées sont: "Si seulement j'avais osé ", "Ça y est, cette fois c'est sûr, j'ai un cancer" ou encore « Le dimanche soir, j'ai toujours le cafard », ce livre est fait pour vous.
Petits complexes, manque de confiance en soi, coups de blues et autres angoisses peuvent nous gâcher la vie. Les solutions proposées ici vous aideront à retrouver le moral. Ce manuel souriant de psychologie propose une approche pédagogique et dédramatisée de nos petites et grandes faiblesses.

 

« Pas facile d’être bien dans sa peau, n’est-ce pas ? Car la vie n’est pas un long fleuve tranquille, on le sait. Elle ressemblerait plutôt à une course d’obstacles… » Ainsi débute ce petit manuel souriant de psychologie. Il y aurait tant à dire sur les petits complexes et grandes déprimes de chacun… Christophe André et Muzo se proposent d’en faire le tour et de nous aider à les guérir. Pas sûr que tout fonctionne vraiment et que tout puisse être résolu par la lecture d’un manuel, aussi bien écrit soit-il, mais il faut bien reconnaître que celui-ci a le mérite de nous faire passer un bon moment.

Après Je dépasse mes peurs et mes angoisses, j’ai été ravie de retrouver le duo détonnant formé par le psychiatre et l’illustrateur. Le thème de départ est des plus sérieux mais l’ensemble n’est, une nouvelle fois, pas indigeste car l’humour et le maître-mot de ce petit livre. Rire de soi et des autres afin de dédramatiser la situation, tel est le postulat de Christophe André et Muzo.

Le manuel est divisé en quatre grandes parties :

1. Je doute de moi

2. J’ai peur de la maladie

3. Je ne me plais pas

4. J’ai pas le moral

J’ai beaucoup apprécié le chapitre sur l’affirmation de soi (le 1er)  car je me suis pas mal retrouvée dans ce que j’ai pu y lire, mais également le 4e.

Les petits dessins sont toujours aussi drôles et les auteurs ont misé sur l’aspect ludique du manuel en nous proposant un test « Doutez-vous de vous ? ».

Je ne m’en lasse pas !

 

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Published by calypso - dans Autres
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