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Challenge Un mot, des titres - Session 9

Publié le par calypso

 

Un mot des titres

 

 

Mesdames, messieurs, chers participants, voici venue l’heure du tirage au sort. Encore une fois, je tiens à vous remercier pour la qualité et la variété des mots que vous avez proposés.

 

J’ai reçu 32 propositions. Comme la dernière fois, il y a trois paires de jumeaux. L’un des mots cités deux fois est particulièrement apprécié, puisqu’il a toujours été proposé au moins une fois depuis le début du jeu !

 

Allez, je vois bien que vous êtes impatients !

 

 

Le mot tiré au sort

 

 

pour la session 9

 

 

est

 

 

le

 

 

mot

 

 

 

 

FILLE

 

 

 

Pour ceux qui se poseraient la question, je procède au tirage au sort avec « Random Numbers Generator ». Reveline est la dixième à m’avoir fait une proposition, et c’est le nombre 10 qui a été tiré au sort. Merci Reveline ! C’est un mot très courant qui, pourtant, n’a pas souvent été proposé.

 

Le titre choisi devra être lu pour le 15 juillet. N’oubliez pas : aucune punition pour les retardataires ! C’est une période compliquée à cause des vacances d’été (même si tout le monde n’en bénéficie pas) et il n’est pas impossible que votre gentille organisatrice, même si elle publie son billet le jour J, ne puisse faire le récap’ dans la foulée. Dans ce cas, pas d'inquiétude, tout vient à point à qui sait attendre. Nous connaîtrons la veille, c’est-à-dire le 14 juillet, le mot tiré au sort pour la session 10 (Whaou !).

 

Vous êtes partants ? Eh bien, inscrivez-vous ! Et si, comme Reveline, vous voulez voir votre mot tiré au sort, vous pouvez m’envoyer une proposition par message privé, ici ou ailleurs !

 

Inutile de préciser que les garçons sont cordialement invités à jouer !

 

Merci à tous !

 

 

 

 

 

 

 

 

Liste des participants pour la neuvième session :

 

- Riz-Deux-ZzZ 

- Jeneen 

- Aproposdelivres 

- Liyah 

- Reveline

- Ramettes

- Gr3nouille2010

- Astrid

- Titepomme

- Anne

- Solenn

- Minou

- Sharon

- Bouma

- Adalana

- Natiora

- Miss Bunny

- Sayyadina

- Falline

- BeL

- Chookette

- Felina

- Julianany

- Book-Worm

- Vepug

- Juliah

- Moody

- Calie

- Benoît D67

- Mandy88

- Miamjr

- XL

- Fleurdusoleil

- Achille49

- Yumiko

- (Isallysun)

- Kynicky

- Lux Oxa

- Ananas

- Karine

- Opaline

- Malo

- DeL

- Claudialucia

- Une Comète

- Plumisa

- Naelline

- Bambi_slaughter

- Titepomme

- Mamoun

- Luna

- Morgane

- Stephie

- Cacahuete

- Pimousse4783

- Mycoton32

- Paikanne

- Laure

- Fred

- Didikari

- Etoilla

- Poisonauchocolat

- Tête de litote

- Mariejuliet

- Pomm

- Emma

- Joanna

- Philippe D

- Itzamna

- Belledenuit

- Hanaelle

- Mypianocanta

- Platinegirl

- Yana

- Lasardine

- MyaRosa

- Madeline

- Titoulematou

- Piplo

- Hélène

- Sharynn

- Babynoux   

- Calypso

 

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Le mardi sur son 31 #7

Publié le par calypso

 

 

Le mardi sur son 31

 

 

 

Aujourd’hui, je lis Seul sur la mer immense de Michael Morpurgo et voici la citation que j’ai dénichée à la page 31 :

 

 

Je pense que c’est à partir du moment où on nous a enfermés pour la première fois dans la cabane-dortoir du ranch Cooper, où nous avons entendu qu’on fermait la porte à clé derrière nous, que j’ai détesté les murs autour de moi et les portes closes.

 

 

Pourquoi ce choix ? C’est une phrase qui évoque en peu de mots un des traumatismes subis par Arthur, le personnage principal, dans le ranch-orphelinat où il a passé une partie de sa jeunesse. Dans la suite du roman, la passion d’Arthur pour la mer prendra une importance capitale, et sera évidemment liée à cette peur de l’enfermement.

 

 

Pour plus d’informations sur ce rendez-vous hebdomadaire, cliquez sur l’image.

 

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Alain Keralenn, La Croisière d'Ultime Espérance

Publié le par calypso

 

Alain-Keralenn---La-croisiere-d-ultime-esperance.jpg

 

 

Marie Morvan, consultante française, se rend au Japon peu après le grand séisme qui vient de frapper ce pays. Chargée de préparer la certification d’une cargaison de matières nucléaires originaires du Japon et retraitées en Europe, elle y rencontre Kenji Hosoda, un jeune ingénieur japonais. Entre eux, une relation sentimentale naissante s’établit. Or, Kenji est lié par amitié à Samir, un chrétien d’Iraq qui l’a sauvé lors d’un séjour à Bagdad.

Tous trois se trouvent engagés dans un complot qui les mène de Tokyo à Paris, de Dubaï à Valparaiso, autour de l’itinéraire du navire transportant ces matières nucléaires. […]

 

Lorsque l’auteur, Alain Keralenn, m’a gentiment proposé de recevoir son roman (merci !), j’avoue avoir hésité. A vrai dire, je n’étais pas franchement attirée par le titre, ni par la couverture que je trouve un peu vieillotte. Les thèmes du nucléaire et de la mondialisation évoqués en quatrième de couverture auraient pu me faire fuir, mais j’ai cru naïvement que l’histoire d’amour, si elle était mise au premier plan, pourrait me faire apprécier ce roman. J’ai donc fait un pari sur un roman qui, en apparence, ne m’était pas forcément destiné, et j’ai perdu mon pari. A l'avenir, j'écouterai davantage mon instinct.

Je suis tout bonnement incapable de dire si ce roman est bon ou mauvais. J’ai l’impression qu’il n’est pas dénué de qualités : le sujet, notamment, semble bien maîtrisé. Mais… Les personnages, que ce soit Marie, une jeune femme chargée de relancer des contrats de retraitement des déchets nucléaires, Kenji, un ingénieur mystérieux rencontré au Japon, ou encore Samir, un homme engagé, prêt à donner sa vie pour défendre les causes qui lui tiennent à cœur, n’ont pas su me toucher. Il faut dire que sur 150 pages, ces personnages sont loin d’être fouillés. Et, finalement, c’est un peu ce que je reproche à l’histoire développée. Trop fournie pour si peu de pages et, de fait, souvent confuse. Tout va très vite, trop vite,  et l’intrigue appelait, à mon sens, un roman plus long. L’histoire d’amour en devient très superficielle, car l’éveil des sentiments est à peine esquissé. Evidemment, j’ai trouvé la fin trop facile, presque bâclée… Quant à l’écriture, elle n’est pas désagréable, mais certains dialogues sont vraiment maladroits.

J’espère que ce roman, qui n’était tout simplement pas fait pour moi, parviendra à trouver ses lecteurs.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« - Madame Morvan ? Soyez la bienvenue à Aomori. Mon nom est Kenji Hosoda. Je travaille auprès de la société japonaise qui a organisé votre mission.

- Il semble que vous n’ayez pas eu de difficulté à m’identifier ?

- Reconnaître une Européenne aux cheveux clairs dans une gare de province au Japon ne demande pas des qualités de détective. » (p.15)

 

« Le divorce, si présent dans son esprit, avait été la traduction juridique d’un inexorables échec. Il avait dit que chacun devait faire son deuil de ces années de vie commune. Il avait tenu parole. » (p.31)

 

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Le mardi sur son 31 #6

Publié le par calypso

 

 

Le mardi sur son 31

 

 

 

Aujourd’hui, je lis Tu ne te souviendras pas de Sebastian Fitzek et voici la citation que j’ai dénichée à la page 31 :

 

 

- Vous en voulez ? proposa Engler en brandissant un tube d’aspirine. Vous avez une tête à en avoir besoin.

 

 

Pourquoi ce choix ? Si notre personnage, un avocat dont la réputation n’est plus à faire, a une tête à avoir besoin d’aspirine, c’est parce qu’il vient de tomber dans un souterrain et de se blesser à la tête. Faut-il rajouter que, par-dessus le marché, il vient de découvrir un (premier) cadavre ?

 

 

Pour plus d’informations sur ce rendez-vous hebdomadaire, cliquez sur l’image.

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Guillaume Musso, 7 ans après...

Publié le par calypso

 

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Artiste bohème au tempérament de feu, Nikki fait irruption dans la vie sage et bien rangée de Sebastian. Tout les oppose, mais ils s’aiment passionnément. Bientôt, ils se marient et donnent naissance à des jumeaux : Camille et Jeremy.

Pourtant, le mariage tourne court : reproches, tromperies, mépris ; la haine remplace peu à peu l’amour. Au terme d’un divorce orageux, chacun obtient la garde d’un des enfants : Sebastian éduque sa fille avec une grande rigueur alors que Nikki pardonne facilement à son fils ses écarts de conduite.

Les années passent. Chacun a refait sa vie, très loin de l’autre. Jusqu’au jour où Jeremy disparaît mystérieusement. Fugue ? Kidnapping ? Pour sauver ce qu’elle a de plus cher, Nikki n’a d’autre choix que de se tourner vers son ex-mari qu’elle n’a pas revu depuis sept ans. Contraints d’unir leurs forces, Nikki et Sebastian s’engagent alors dans une course-poursuite, retrouvant une intimité qu’ils croyaient perdue à jamais.

 

Sebastian Larabee est luthier, il élève seul sa fille Camille, une adolescente qui partage avec lui de nombreuses passions mais qui ne verrait pas d’inconvénient à avoir un père un peu moins psychorigide. De son côté, Nikki Nikovski a toujours aimé vivre au jour le jour, son côté bohème est un bonheur pour Jeremy, son fils, passionné de cinéma. Sebastian et Nikki ont un point commun : ils ont été mariés. Camille et Jeremy sont les jumeaux qu’ils ont eus ensemble, au temps du bonheur. Cela fait sept ans qu’ils ne se sont pas adressé la parole. Mais voilà que Jeremy disparaît. Face à ce drame, Sebastian et Nikki décident de dépasser leur différant et d’unir leur force.   

C’est mon premier Musso et, franchement, j’espère que les autres sont meilleurs car 7 ans après… est loin d’être exceptionnel. Les presque 400 pages qui composent ce roman se tournent sans trop de difficultés mais elles ne se dévorent pas. C’est une sorte de thriller familial avec meurtres, drogue et courses poursuites. Les méchants sont très vilains, et les gentils ont un bol phénoménal : ils échappent à toutes les situations et leurs compétences dépassent même celles de la police ! Une histoire complètement rocambolesque ! Je ne sais pas si c’est voulu mais j’ai tout vu venir. En matière de suspense, on a donc fait mieux. Mais peut-être que l’intérêt du roman ne réside pas là ? Où, alors ? Je cherche encore.

  

 

XO

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Il se sentait accablé, dépassé par les événements. Qu’est-ce qu’il foutait là, dans le panier d’une bécane bizarroïde, affublé d’un accoutrement ridicule ? Par quelle engrenage infernal toute sa vie semblait-elle subitement partir à vau-l’eau ? Pourquoi s’était-il vu infliger ces « retrouvailles » avec son ex-femme ? Pourquoi son fils enchaînait-il connerie sur connerie ? Pourquoi sa fille de quinze ans se mettait-elle en tête de coucher avec des garçons ? Pourquoi sa situation professionnelle menaçait-elle de s’effondrer ? » (p.62)

 

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Le mardi sur son 31 #5

Publié le par calypso

 

 

Le mardi sur son 31

 

 

 

Aujourd’hui, je lis La Croisière d’ultime espérance d’Alain Keralenn et voici la citation que j’ai dénichée à la page 31 :

 

 

Serait-il là, à l’attendre, la musique inondant les pièces, l’aimable désordre des jours d’absence répandu sur les meubles ?

 

 

Pourquoi ce choix ? Parce que cette phrase me plaît, tout simplement. J’aime le choix des mots et le rythme. Pour une fois, j’aurais pu en relever plusieurs. Cette page 31 était un bon cru...

 

 

Pour plus d’informations sur ce rendez-vous hebdomadaire, cliquez sur l’image.

 

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Flore Talamon, Noé face au déluge

Publié le par calypso

 

Flore-Talamon---Noe-face-au-deluge.jpg

 

 

- L'Eternel m'a prévenu de Sa volonté de faire disparaître cette  terre sous les eaux et de détruire toute chair animée d'un souffle de vie, du plus petit insecte jusqu'à l'homme.

A cet instant, comme pour souligner les propos de Noé, un coup de tonnerre retentit.

 

Rendre accessible aux plus jeunes les histoires bibliques, le pari était loin d’être gagné ! Il a pourtant été relevé par les éditions Nathan dont la collection « Histoire de la Bible » remporte un franc succès.

Dans Noé face au déluge, nous redécouvrons l’histoire de l’arche, si souvent réutilisée et transformée. Dans un premier temps, Flore Talamon nous invite à découvrir l’environnement de Noé et nous permet de faire connaissance avec les membres de sa famille. Si le patriarche fait preuve d’une grande générosité et d’une attitude exemplaire à l’égard du divin, ce n’est pas le cas de certains de ses voisins, des hommes qui préfèrent s’amuser au lieu de travailler la terre et dont la violence ne tarde pas à se faire sentir. Le message de Dieu à Noé, la construction de l’arche, la longue errance sur les eaux, tout est raconté dans le respect du texte sacré sans pour autant que l’aspect religieux n’étouffe le récit. La bonne idée de Flore Talamon, c’est d’avoir permis à plusieurs personnages de prendre en charge la narration. En effet, nous prenons connaissance de l’histoire à travers le regard de Noé, mais aussi de ses fils, de sa femme et d’une de ses petites filles. La naïve Déborah, le fougueux Sem, la fidèle Naama, le doux Japhet nous offre ainsi chacun leur vision de l’histoire et apporte un petit quelque chose qu'un narrateur externe n'aurait peut-être pas pu apporter.

Noé face au déluge est un roman bien écrit, très accessible, qui permettra aux enfants de connaître un des récits fondateurs de notre culture !

  

Nathan

  

L’œuvre en quelques mots…

 

« Le temps sembla se dissoudre dans la pénombre et l’incertitude. Les esprits étaient à la dérive, à l’image de l’embarcation. Nul ne pouvait imaginer la fin de cette nuit et du crépitement que faisait la pluie en tombant au-dessus de leurs têtes.

Japhet, quant à lui, dormait peu, attentif aux bruits des animaux et aux craquements de l’arche. […] Chaque jour, il se rendait à la fenêtre, seule ouverture sur le monde extérieur et chaque jour, il en ôtait le panneau avec espoir. Mais le temps passait, et l’épais rideau de pluie occultant toute vision et toute lumière refusait de se lever. » (p.65-66)

 

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Le retour du retour

Publié le par calypso

 

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Le mardi sur son 31 #4

Publié le par calypso

 

 

Le mardi sur son 31

 

 

 

Aujourd’hui, je lis 7 ans après… de Guillaume Musso et voici la citation que j’ai dénichée à la page 31 :

 

 

Sebastian ne venait ici que rarement. Il lui arrivait parfois d’y déposer Camille le samedi, mais il n’avait jamais mis les pieds dans l’appartement de son ex-femme.

 

 

Pourquoi ce choix ? Pfff parce qu’il n’y avait rien d’autre. Rien, rien, rien. Aucune phrase émouvante, aucune phrase choc. L’action se met tout doucement en place, nos personnages principaux sont deux divorcés que tout oppose mais Sebastian va mettre les pieds dans l’appart’ de son ex et c’est là que les ennuis vont commencer… Enfin, ils avaient déjà commencé un peu quand même…

 

 

Pour plus d’informations sur ce rendez-vous hebdomadaire, cliquez sur l’image.

 

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Hélène Grémillon, Le Confident

Publié le par calypso

  

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Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d'abord à une erreur mais les lettres continuent d'arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu'elle n'est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme.

Dans ce premier roman sur fond de Seconde Guerre mondiale, Hélène Grémillon mêle de main de maître récit historique et suspense psychologique.

 

Camille est en deuil. Alors qu’elle vient juste d’apprendre qu’elle porte la vie, elle doit affronter l’expérience douloureuse du décès de sa mère. Les lettres de condoléances affluent et l’une d’elle attire tout particulièrement l’attention de la jeune femme. L’enveloppe est plus épaisse et la missive est longue et dépourvue de signature. Un homme prénommé Louis y raconte un souvenir d’enfance dans lequel évolue la mystérieuse Annie, alors âgée de huit ans. Pour Camille, il ne fait aucun doute que cette lettre ne s’est pas retrouvée entre les mains du bon destinataire. Pourtant, les jours passent et d’autres lettres arrivent. L’histoire de Louis et d’Annie se poursuit, si bien que Camille commence à voir dans ces lettres le début prometteur d’un roman envoyé par un jeune écrivain original, elle-même travaillant dans l’édition. Mais il n’en est rien et, alors que l’envoi des lettres se poursuit, Camille commence à se sentir mal à l’aise face à l’histoire tragique de ces êtres auxquels elle n’est visiblement pas liée.

Le Confident est un roman sur le secret, celui que l’on dissimule par pudeur, celui que l’on cache pour ne pas blesser, celui qu’il faut un jour offrir ou imposer à l’autre parce que son poids est trop lourd à porter. Ou parce que sa révélation est nécessaire. Ainsi, Louis, qui a toujours pensé « que les secrets doivent mourir avec ceux qui les ont portés », sera ce fameux confident, l’unique émetteur d’une correspondance aussi douloureuse que salvatrice. Le Confident est aussi un roman sur l’amour, amour sincère d’une fille pour ses parents, amour fou d’un homme pour une femme, amour dévastateur d’une mère pour sa fille. L’histoire racontée est des plus tragiques, on peine à imaginer la douleur des personnages et, alors que l’on pense compatir à la souffrance de l’un, la voix de l’autre se fait entendre et vient remettre en question nos certitudes. Nulle trace dans ce roman d’un quelconque manichéisme. C’est, incontestablement, ce qui en fait sa force. Le lecteur n’est pas là pour juger les actes. Il en prend connaissance et accompagne Camille dans cette découverte. Je me rends compte qu’il est très difficile de parler de ce roman sans trop en dire… Alors, comment vous convaincre ? Ce roman plaira à coup sûr à ceux qui aiment les histoires de famille compliquées, sans doute aussi à ceux qui ont un faible pour l’histoire. Les événements ont en effet pour arrière-plan historique la Seconde Guerre Mondiale : l’occupation, les arrestations, les restrictions, tout y est parfaitement décrit. C’est un roman qui joue avec la technique narrative puisque trois voix se font entendre sous des formes diverses, ce qui est très appréciable ici. C’est, en outre, un très beau texte : j’ai noté ci-dessous quelques citations qui m’ont touchée mais sachez que Le Confident regorge de petites phrases comme celles-ci. Enfin, Hélène Grémillon, qui signe là son premier roman, fait preuve d’une parfaite maîtrise du suspense : la fin est à couper le souffle. 

 

 

 

Folio

  

 

 

Livraddict-copie-1

 

 L’œuvre en quelques mots…

 

« La plupart des gens tombent amoureux d’une personne en la voyant, moi l’amour m’a pris en traître. Annie n’était pas là quand elle s’est installée dans ma vie. » (p.19)

 

« Cette année-là, au centre du monde, il y avait moi et Annie. Autour, il se passait plein de choses dont je me fichais éperdument. En Allemagne, Hitler devenait chancelier du Reich et Einstein s’enfuyaient pendant que Dachau se construisait. Naïve prétention de l’enfance de se croire à l’abri de l’histoire. » (p.21)

 

« Ce ne sont pas les autres qui nous infligent les pires déceptions, mais le choc entre la réalité et les emballements de notre imagination. » (p.35)

 

« J’ai souvent remarqué qu’une naissance appelle une mort. Comme s’il y avait un numerus clausus des âmes sur terre. Je n’ai pas eu longtemps à attendre pour que ce terrible jeu de passe-passe se vérifie. Maman est morte quatre jours après que je lui ai annoncé que j’étais enceinte. Perdre sa mère à quelques jours de le devenir est un terrible exil. » (p.92) 

 

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