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  • : Aperto libro
  • : Mes lectures, mes relectures, au fil des jours, au fil du temps, pour le travail (un peu) et le plaisir (passionnément)...
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Bonjour et bienvenue sur mon blog !

Vous trouverez ici les notes de mes lectures,
des réflexions et des citations.
Vos avis sont bien sûr les bienvenus.
Au plaisir de vous lire...

***


" Mes livres ne sont pas des livres,
mais des feuilles détachées et tombées presque au hasard
sur la route de ma vie. "

François-René de Chateaubriand



 

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 15:13

Cyril-Massarotto---100-pages-blanches.jpg

« Ce carnet, c'est ton héritage. Tes sœurs auront le reste, mais crois-moi, je te lègue le plus précieux de mes biens, et tout l'argent du monde ne le remplacerait pas. Souviens-toi de moi. »

Quel choc pour ce jeune homme lors de l'ouverture du testament de son grand-père bien-aimé : il ne lui a rien laissé. Rien à part un vieux carnet au cuir râpé, avec une centaine de feuilles vierges. Cent pages blanches en héritage... Et une ultime lettre où le grand-père lui apprend que ce carnet est le plus grand trésor dont on puisse rêver.

Son grand-père était-il devenu fou ? Très vite, le jeune homme va découvrir le secret du carnet, un pouvoir mystérieux qui va bouleverser sa vie bien rangée et y faire entrer la folie, la gaieté et l'amour.

 

Ne vous aventurez pas à lire ce billet si vous avez Cent pages blanches en attente dans votre PAL car je risque d’en dévoiler quelques éléments… Autant le dire tout de suite, ce livre se lit très rapidement. C’est un bon point, car il faut bien reconnaître que c’est parfois agaçant de passer plusieurs semaines sur un livre qui, finalement, ne nous a pas plu. Je l’ai lu en trois petites soirées, mais certaines d’entre vous, selon le degré d’enthousiasme, pourraient mettre moins de temps.

Si la première de couverture m’a un peu rebutée au départ, je peux dire maintenant qu’elle correspond exactement au contenu et au ton du livre…

Lorsque son grand-père décède, un jeune homme se voit offrir, comme seul héritage, un vieux carnet. Ce mystérieux carnet a un pouvoir : il permet à celui qui le possède de revivre 100 souvenirs. Au fil des pages, le personnage principal va « utiliser » ses souvenirs, parfois sans trop y réfléchir. Le lecteur assiste alors à quelques passages assez émouvants : le souvenir d’un chien dont la disparition a été très douloureuse, une berceuse, une partie de pêche… Mais ça s’arrête là. J’ai oscillé entre plaisir et désintérêt.

L’auteur a voulu écrire au sujet des souvenirs et du rôle qu’ils jouent dans la construction de l’individu, mais aussi montrer qu’ils peuvent être un poids et qu’il faut parfois être capable d’oublier le passé pour vivre le présent. C’est un propos qui aurait pu être intéressant, mais sans doute aurait-il fallu oublier tout le reste, c’est-à-dire tous les éléments qui gravitent autour du personnage et les événements, pourtant majeurs, du roman : en clair, écrire une autre histoire, plus approfondie, plus fine, moins creuse... Les événements s’enchaînent en effet si rapidement qu’on a l’impression qu’il manque des passages, des explications, et cela tourne au rocambolesque… C’est un roman qui démarre bien mais qui retombe comme un soufflet. Il n’est pas du tout désagréable à lire, mais une fois la dernière page tournée, il n’en reste rien.

J’ai lu beaucoup de bien du premier roman de Cyril Massarotto, Dieu est un pote à moi. Je me dis… pourquoi pas ? Mais pas tout de suite.

 

Merci encore une fois à Livraddict qui a proposé aux bloggeurs ce partenariat, ainsi qu’aux Editions XO pour l’envoi de ce roman.

 

 

livraddictlogo-copie-1 

 


L’œuvre en quelques mots…

 

« Entre mecs, on ne parle pas de ces choses-là. On a tendance à croire que les non-dits, ceux qu’on lit dans les yeux de l’autre, suffisent à nous connaître, qu’ils sont le ciment de l’amitié virile.

Entre mecs, on se dit que les mots ne servent pas à grand-chose, qu’on a raison de laisser ça aux femmes.

Entre mecs, on se trompe. »

 

« C’est étrange, le bonheur.

Quand on est à sa recherche, il nous semble obscur, complexe, caché dans un endroit où on ne pourra jamais le trouver.

Quand on le vit, on comprend qu’il est lumineux, et simple. Surtout, on comprend que le bonheur n’était pas caché : il était juste protégé, enfoui à l’intérieur de l’autre. Le bonheur est un cadeau et, comme tout cadeau, il n’existe que s’il est offert à quelqu’un.

Avec Clarisse, on s’offre du bonheur, chaque jour. »

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 21:51

Catherine Sanderson - Petite anglaise

« La France ! C'était si séduisant, si exotique, si intrigant par sa proximité... » Cette Petite Anglaise, comme elle se surnomme elle-même, rêve de vivre en France depuis son premier cours de langue, au collège. Embauchée comme lectrice à la Sorbonne, elle entame avec ravissement sa nouvelle vie de Parisienne, mais a vite le sentiment de vivre en touriste, à côté des Français, et non avec eux. Jusqu'au jour où elle rencontre celui qu'elle appellera « Mr. Frog », un Français tendre et drôle qui lui ouvre son cœur et les portes de son pays.

Sept ans plus tard, Petite Anglaise se débat dans une routine qui l'épuise, entre un compagnon peu compréhensif et une petite fille qui réclame une attention constante. Ayant découvert par hasard l'existence des blogs, ces journaux intimes sur Internet, elle décide de se lancer. D'abord désireuse de raconter les anecdotes de sa vie parisienne a ses compatriotes, elle partage bientôt ses états d'âme avec ses lecteurs. Son blog devient un refuge, une seconde peau, dont le succès inattendu va déplacer les frontières de l'intime et bouleverser son existence.

 

Il y a parfois, entre nous et les livres, des malentendus. On est attiré par un roman à la couverture alléchante ; on est sûr, en lisant le résumé, de ne pas s’ennuyer ; on est convaincu qu’à défaut d’être de la grande littérature le roman en question va nous faire bien rire. C’est exactement ce que j’ai ressenti lorsque Livraddict a proposé un partenariat, il y a quelques semaines, avec les Editions Calmann-Lévy pour découvrir Petite Anglaise de Catherine Sanderson. J’ai réellement cru que l’histoire que j’allais lire serait un moment de détente et de franche rigolade, un récit du type Bridget Jones, en direct de Paris. En fait, il y a eu malentendu.

L’histoire est celle, autobiographique, de Catherine, une jeune anglaise fraîchement débarquée en France depuis son Angleterre natale. Après sa deuxième année de fac, direction Rouen où elle obtient un poste d’assistante en lycée. Le premier contact avec la France, plutôt rocambolesque, s’était fait quelques années auparavant lorsque, adolescente, Catherine avait effectué un séjour chez une correspondante française rencontrée par l’intermédiaire du magazine Vocable. A Rouen, elle est heureuse d’avoir un premier petit copain français (rien de tel pour s’améliorer dans la langue). Un an plus tard, elle décroche un poste à la Sorbonne Nouvelle. A Paris, elle suit des cours de secrétariat bilingue. Sa vie bascule le jour où Sarah, une amie écossaise, passe une annonce dans un magazine bilingue : « Jeune fille anglaise ouverte cherche amis français ». Nombreux sont les hommes à répondre à l’annonce mais l’un d’entre eux ne sera pas charmé par l’écossaise, mais par l’anglaise. Quelques années plus tard, rien ne va plus entre le surnommé Mr.Frog et la Petite Anglaise (qui ont eu ensemble une petite fille, Tadpole). Les doutes font alors place aux certitudes…

C’est rare, mais ça arrive, j’ai vraiment peiné à lire ce roman. J’ai lu une première fois les trois premiers chapitres (environ 50 pages) et, comme j’avais l’impression d’être passée à côté, j’ai repris ma lecture depuis le début. Le livre semble prendre son envol lorsque Catherine commence son blog, mais en fait non. Je n’ai pas trouvé ce roman drôle, je ne l'ai pas non plus trouvé émouvant. Je me suis réellement ennuyée : les « aventures » de Catherine m’ont laissée complètement indifférente. Le blog tient dans ce roman une place essentielle. Cela aurait pu m’intéresser étant moi-même bloggeuse. En fait, pas du tout. La conception que j’ai du blog et d’internet de manière plus générale est bien différente de celle de Catherine. Exposer sa vie privée comme elle le fait sur son blog est une idée avec laquelle j’ai beaucoup de mal. Des moments aussi intimes qu’une rupture par exemple n’ont, à mon sens, pas à être dévoilés. Mais c’est un avis très personnel. Il m’a semblé que Catherine Sanderson vivait à travers son blog et j’ai parfois trouvé ça malsain. Un des personnages du roman expose d’ailleurs cette idée : « Avons-nous vraiment besoin de savoir tout ça ? s’est plainte Teresa sans attendre. Ne croyez-vous pas que certaines informations devraient rester du domaine de la vie privée… ? Tous ces détails personnels que vous dévoilez, des détails qui, à votre place, me donneraient envie de rentrer sous terre… Une fois que vous lâchez quelque chose dans le cyberspace, il n’y a aucun moyen de le rattraper. »

Pour ceux que le roman intéresserait tout de même, sachez que le blog de l’auteure est visible sur le net à cette adresse : http://www.petiteanglaise.com (je ne vous cache pas ma surprise quand j’ai vu que le blog était écrit en anglais… c’est étrange quand on sait qu’à plusieurs reprises, l’auteure regrette, après quelques mois passés en France, de ne côtoyer quasiment que des Anglais...).

 

Merci à l’équipe de Livraddict (je me répète, mais allez y faire un tour !) et aux Editions Calmann-Lévy !


Les avis de : 
Jess, Lyra Sullyvan, Miiiel, Celsmoon.


 

livraddictlogo-copie-1


L’œuvre en quelques mots…

 

«  Tandis que nous regagnions le bureau en silence, en nous préparant à affronter les courants d’air glacé de la climatisation, je me suis demandé dans quelle mesure la nécessité de trouver de la matière pour Petite Anglaise guidait réellement mes choix. Vivais-je ma propre vie, ou bien était-ce elle le maître chorégraphe qui me poussait là où se trouvait les bonnes histoires ? Aurais-je vécu différemment ma vie, si cette dernière n’était pas le sujet de mon blog ? »

 

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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 11:16

...


bonne année 2010
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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 13:09

BILAN-lectures-de-2009.jpg

L’heure du bilan a sonné ! L’année 2009 a été riche en lecture : j’ai enfin repris un bon (voire très bon) rythme de lecture que j’avais un peu perdu pendant mes études.

                                  

En 2009, j’ai donc lu 62 livres (dont 4 relectures) et 5 bandes-dessinées.

 

Il y a eu des coups de cœur et des déceptions. Comme il faut toujours laisser le négatif de côté, je ne retiendrai de cette année que les coups de cœur. J'espère que 2010 m'apportera autant de bonnes lectures et de fabuleuses découvertes !

Voici les 10 lectures que j'ai préférées cette année, en images (le choix n'a pas toujours été évident) :

 



Herv--Bazin---Vip-re-au-poing.jpg     Stephenie-Meyer---Fascination-copie-1.jpg  

Philippe-Grimbert---Un-secret.jpg   JL-Fournier---O--on-va-papa.jpg

Nine-Moati---Mon-enfant-ma-m-re.jpg    Philippe-Claudel---Les--mes-grises.jpg   

Thierry-Jonquet---Mygale.jpg    Dennis-Lehane---Shutter-Island.jpg

John Connolly - Le livre des choses perdues    Suzanne Collins - Hunger games

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 07:00


Suzanne Collins - Hunger games

Dans un futur sombre, sur les ruines des Etats-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur.
Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l'arène : survivre à tout prix.
Quand sa petite soeur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n'hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. A seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature...

Nous nous sommes récemment rendues compte avec
Stephie que nous lisions l'une et l'autre Hunger Games de Suzanne Collins... Que voulez-vous, à force de fréquenter les mêmes forums et blogs, on finit par avoir des lectures similaires. Nous avons donc décidé de publier notre article le même jour. Quand je vois la vitesse à laquelle Stephie a dévoré ce roman, je ne doute pas une seconde qu'il a été un coup de coeur. N'est-ce pas, Stephie ?!
Je trouve en tout cas que nous finissons l'année en beauté car, oui, comme bon nombre d'entre vous, j'ai adoré ce roman. La littérature pour ados nous réserve décidément bien des surprises...
Au départ, quand je lisais les critiques des unes et des autres, j'avais vraiment l'impression que Hunger Games était la copie de Battle Royal. Je ne peux pas juger de la qualité littéraire de ce dernier car je n'ai vu que l'adaptation cinématographique, mais là où l'un s'attache à montrer des jeunes qui s'entretuent sans aucune émotion, l'autre creusent ses personnages et offre même à l'un d'eux une narration à la première personne qui rend l'affrontement, parce qu'il s'agit tout de même d'affrontement, plus humain. J'ai beaucoup aimé suivre Katniss dans le jeu, j'ai apprécié ce que l'auteur a fait de son personnage, une fille simple, réfléchie, dégourdie. Le sacrifice qui ouvre l'histoire est narré de manière très émouvante. Peu de scènes sanglantes sont décrites, c'est un roman plus psychologique qu'hémoglobinique. Et c'est très appréciable. Le ton est juste. Les dialogues convaincants. Pas de niaiserie. Enfin, à mon sens. J'ai trouvé le contexte du jeu très intéressant, même si j'espère en apprendre un peu plus par la suite sur la vie dans les différents districts. Il y a, derrière cette effroyable téléréalité, un enjeu important pour les personnages (lutter contre la faim) et pour nous, lecteurs, une critique efficace du pouvoir et de la manipulation télévisuelle. Aucun personnage n'est mis à l'écart, aucun n'est réellement à blâmer : Rue est adorable, Peeta m'a été sympathique du début à la fin, et même Cato apparaît très humain lors de l'épisode de la Corne d'abondance. J'attendais une révélation surprenante à la fin du livre, révélation qui n'est pas venue, mais j'imagine bien que le second volume nous apportera son lot de surprises. Rendez-vous en mai !
En résumé : un vrai coup de coeur pour moi, un super moment de lecture !

De très nombreux billets ont fleuri récemment sur Hunger Games. Vous pouvez notamment lire les avis de :
100choses, Karine:), Heclea, Theoma et Lasardine ! Et bien sûr, allez vite lire le billet de ma copine Stephie !!!


Les-coups-de-coeur-de-la-blogosph-re.jpg


L'oeuvre en quelques mots...

« Les règles des Hunger Games sont simples. Pour les punir du soulèvement, chacun des douze district est tenu de fournir un garçon et une fille, appelés "tribus". Les vingt-quatre tribus sont lâchés dans une immense arène naturelle pouvant contenir n'importe quel décor, du désert suffocant à la toundra glaciale. Ils s'affrontent alors jusqu'à la mort durant plusieurs semaines. Le dernier survivant est déclaré vainqueur.  »

« Effie Trinket retourne vers le podium, déplie le papier et lit le nom à haute voix. Ce n'est pas le mien. C'est celui de Primrose Everdeen.
Un jour, alors que je guettais le passage du gibier, cachée dans un arbre, je me suis assoupie et j'ai fait une chute de trois mètres avant d'atterrir sur le dos. C'était comme si l'impact avait chassé tout l'air de mes poumons. Je suis restée allongée là, m'efforçant d'inhaler, d'exhaler, de faire quelque chose.
Voilà ce que je ressens en ce moment. »


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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 17:30

Eric-Dufour---Les-monstres-au-cinema.jpg


Le 7e art a exploré toutes les formes d'alliance et de contraste entre la difformité physique et la laideur morale, traquant l'innocence et la pureté sous les apparences les plus repoussantes et révélant des abîmes de noirceur sous les élégances affichées.
Nous voici conviés à la plus jouissive des visites, celle de la grande galerie des anormaux, où des avortons de l'imagination involontairement comiques voisinent avec des créatures réellement dérangeantes, échappées au contrôle de leurs géniteurs scénaristes et réalisateurs...
Car la force du cinéma, grand art des projections, n'est-elle pas d'avoir su mieux que tout autre donner figures inhumaines à cette part de monstruosité qui, en tout être humain, hésite entre déni de soi et soif d'exercice ?

C'est un beau livre que j'ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Armand Colin. Comme beaucoup de monde, j'aime le cinéma, mais je ne suis pas du tout spécialiste. Ma culture cinématographique est assez restreinte, je dois d'ailleurs vous avouer que je n'aime pas les vieux films (ce qui limite un peu mon champ d'action). D'ailleurs, bon nombre de films évoqués dans cet ouvrage m'étaient complètement inconnus. Cela ne m'a toutefois pas du tout gênée car les explications données pour chaque film sont très claires et l'analyse, parfaitement aboutie, est plaisante à suivre. Je pense que cette nouvelle collection est à suivre de près par tous ceux qui se passionnent pour le 7ème art. Un bon point pour la couverture : les couleurs et la superposition des images donnent réellement envie de se plonger dans la lecture.
En quatre parties, l'auteur tente d'appréhender toute l'ambiguïté de ce personnage si connu du cinéma : le monstre. La
première partie, "Qu'est-ce qu'un monstre ?", propose une tentative de définition et nous présente différents types de monstre. La seconde partie, intitulée "Le visage du monstre", s'attache à présenter les techniques cinématographiques permettant de représenter le monstre : de la création mécanique aux effets numériques, l'importance du maquillage, etc... Dans la troisième partie, "Cacher et/ou montrer le monstre", on s'aperçoit qu'il n'est pas toujours nécessaire de montrer l'objet de la peur : suggérer sa présence, sa forme, peut suffire. Enfin, la quatrième partie "Le monstre a un monde" évoque entre autres, l'importance de l'affiche et de la bande-annonce, et la place attribuée au spectateur, ainsi que les émotions qu'il est censé éprouvé, dans les films qui mettent en scène des monstres.
Les monstres au cinéma est un ouvrage bien écrit, documenté. Je regrette simplement qu'il n'y ait pas plus d'allusions à des films de notre époque.

J'ai pu voyager au pays des monstres grâce à
Ulike et aux Editions Armand Colin : merci !


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Published by calypso - dans Autres
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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 17:09

Victor-Hugo---Les-Miserables.jpg

Il est toujours temps de découvrir des monuments de la littérature française !... et il y a plein de moyens de le faire ! Je n’avais jusqu’à présent jamais lu Les Misérables, pourtant j’en connaissais de nombreuses bribes, par le biais de textes que j’ai pu rencontrer au cours de mes études ou d’éditions jeunesse que j’ai eu entre les mains lorsque j’étais enfant : je revois en particulier deux livres, l’un intitulé Cosette, l’autre Gavroche, qui reprenaient les histoires des ces deux personnages. Mais quel plaisir d’avoir, enfin, une vue d’ensemble ! Bon, j’avoue, je n’ai lu que l’édition abrégée, ce n’est pas faute d’avoir le roman dans son intégralité en ma possession… J’en profite d’ailleurs pour faire une petite remarque : j’apprécie particulièrement les éditions de L’Ecole des loisirs qui proposent des œuvres contemporaine de qualité et des classiques abrégés qu’ils mettent à la portée des enfants et adolescents, et qui ne perdent rien de leur charme.

Certes, ma lecture a parfois été très studieuse (j’ai décortiqué l’œuvre, sélectionné des extraits…), mais cela ne m’a pas empêchée de me laisser porter par la plume de Victor Hugo et l’histoire si poignante de Jean Valjean, Cosette et les autres. C’est incontestablement une œuvre qui devrait passer entre toutes les mains pour tous les messages qu’elle véhicule. Un très beau moment de lecture !

 

 

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L’œuvre en quelques mots…

 

« Tant qu’il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles. »

 

« Que devint la sœur ? Que devinrent les sept enfants ? Qui est-ce qui s’occupe de cela ?

C’est toujours la même histoire. Ces pauvres êtres vivants, ces créatures de Dieu, sans appui désormais, sans guide, sans asile, s’en allèrent au hasard, et s’enfoncèrent peu à peu dans cette froide brume où s’engloutissent les destinées solitaires, mornes ténèbres où disparaissent successivement tant de têtes infortunées dans la sombre marche du genre humain. Ils quittèrent le pays. Le clocher de ce qui avait été leur village les oublia ; la borne de ce qui avait été leur champ les oublia ; après quelques années de séjour au bagne, Jean Valjean lui-même les oublia. Dans ce cœur où il y avait eu une plaie, il y eut une cicatrice. Voilà tout. »

 

« De souffrance en souffrance, il arriva peu à peu à cette conviction que la vie était une guerre et que dans cette guerre il était le vaincu. Il n’avait d’autre arme que sa haine. Il résolut de l’aiguiser au bagne et de l’emporter en s’en allant. »

 

« [Fantine] travailla pour vivre ; puis, toujours pour vivre, car le cœur a sa faim aussi, elle aima. »

 

« Paris a un enfant et la forêt a un oiseau ; l’oiseau s’appelle le moineau ; l’enfant s’appelle le gamin.

Accouplez ces deux idées qui contiennent, l’une toute la fournaise, l’autre toute l’aurore, choquez ces deux étincelles, Paris, l’enfance ; il en jaillit un petit être. »

 

« L’amour n’a point de moyen terme ; où il perd, ou il sauve. Toute la destinée humaine est ce dilemme-là. Ce dilemme, perte ou salut, aucune fatalité ne le pose plus inexorablement que l’amour. L’amour est la vie, s’il n’est pas la mort. Berceau ; cercueil aussi. Le même sentiment dit oui et non dans le cœur humain. De toutes les choses que Dieu a faites, le cœur humain est celle qui dégage le plus de lumière, hélas ! et le plus de nuit. »

 

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 15:56


Certif-d-amitie-sincere.jpg



Gio a eu la gentillesse de me transmettre la chaîne de l'amitié ! Je l'en remercie chaleureusement !!!

Il faudrait qu'à mon tour je transmette ce certif' aux blogs que j'apprécie particulièrement. Pour ne pas faire de jaloux(ses) en cette fin d'année, je le décerne à tous les bloggeurs et bloggeuses dont je consulte régulièrement le blog et qui animent Aperto Libro par leurs commentaires.

A tous, merci !

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 17:27

Brad-Coleman---Requiem-d-automne.jpg

La majeure partie des hommes s’évertue à occulter les phénomènes paranormaux bien qu’ils se manifestent à eux avec insistance. En dépit de leurs connexions avec nous, la rationalité sous laquelle nous nous dissimulons se dénie elle-même. Notre pseudo-raison échafaude des explications purement imaginaires, élaborées à partir d’un faisceau d’indices à peine concordants.
C’est ce qui arrive au juge d’instruction Jacques Dampierre.
La mort aux trousses, il fait appel à l’ex-commissaire Henri Laborde pour l’aider à résoudre au plus vite une énigme qui prend à défaut sa légendaire faculté d’analyse.
Ébranlé dans ses convictions véristes, le talentueux et impitoyable magistrat est confronté au surnaturel. D’étranges phénomènes se produisent en sa demeure, l’avertissant quand pour lui sonnera le glas !
Dampierre réfléchit : il lutte, il emploie la ruse, l’étau se resserre, la solution lui échappe.
Son incapacité à intégrer le paranormal l’empêche de discerner qui des fantômes ou des hommes veulent sa perte…


«  Combien de fantômes traversent chaque nuit votre chambre ? ». Dans sa lettre adressée au lecteur et placée juste avant le récit, l’auteur donne le ton. Il prend soin de rappeler que la science s’intéresse de près aux phénomènes paranormaux et cite, pour ce faire, des savants. Lui-même assure avoir été témoin d’événements extraordinaires par le passé (apparitions, voix…). Et puis, avant même que le lecteur n’entre dans la fiction, il précise que l’histoire qui va suivre est inspirée d’un fait divers qui s’est déroulé dans les années 30, dans le comté de Kent. Tout est fait pour instiller le doute : réalité/fiction ? La frontière sera bien maigre dans ce roman, qui semble être le premier de l’auteur.

Dès le début du récit, le lecteur est plongé dans une atmosphère sombre et effrayante : il pleut, le vent souffle, la maison, isolée, semble s’agiter et paraît bien vivante. Le narrateur se livre d’ailleurs à une description de la maison particulièrement savoureuse. J’en profite pour préciser que ce livre, bien écrit, est très agréable à lire.

Cette atmosphère, on ne la quittera jamais réellement, même si, contrairement à ce que j’avais imaginé en ouvrant ce livre, toute l’histoire ne se déroule pas en une soirée. Au contraire, l’auteur prend soin de faire monter la tension de son personnage et du lecteur en alternant des moments de relative tranquillité et des moments étranges et angoissants. On suit Henri Laborde au travail : c’est un vieux juge acariâtre, intraitable, qui semble détesté de tous. On le retrouve le soir, dans sa demeure : c’est un maître de maison exigeant et brutal envers son aide soignante, Muriel Lagnel. Ils forment tous deux un « couple » improbable, qui ajoute incontestablement quelque chose à l’angoissante demeure et à la partie mystérieuse qui va s’y jouer : il est en fauteuil roulant depuis un accident, incapable donc d’occuper l’étage de sa maison et de se débrouiller seul ; elle est sourde et muette, incapable d’entendre les manifestations étranges auxquelles assiste le juge, impuissant.

Requiem d'automne est une belle découverte mais je dois avouer que je n'ai pas été aussi angoissée que certaines bloggeuses à la lecture de ce roman. Intriguée, oui. Je l'ai lu avec plaisir, mais sans frissonner. Et pourtant, croyez-moi, je suis une grande peureuse ! J'ai beaucoup apprécié la mise en place de l'intrigue, je me suis laissée prendre au jeu qui consiste à se demander si tout est mis en scène ou s'il y a véritablement des phénomènes paranormaux. Et puis j'ai commencé, sans avoir toutefois tous les éléments en main, à deviner la fin. Cela n'a pourtant pas gâché mon plaisir car l'auteur a su me tenir en haleine et me faire douter jusqu'au bout.
Je recommande ce livre à tous ceux qui aiment les thrillers et les histoires de fantômes !

Merci à
Livraddict et aux Editions Kyklos pour cette sympathique découverte !


livraddictlogo-copie-1


L'oeuvre en quelques mots...

« La pluie cingla la campagne dans un crépitement de feu d'artifice. La nuit allait tomber. Le vent courut vers les arbres arrachant au passage les feuilles mordorées d'un automne qui se refusait à mourir. Un hêtre, scalpé par la tempête, révéla la silhouette d'une maison qui s'élevait au loin sur un promontoire. Naufragée solitaire, elle était assise sur son îlot de verdure, adossée à une forêt dont la mouvance des branches ressemblait aux vagues d'un océan végétal, touffu, insondable. Harcelée, à bout de force sur ses gonds fatigués, la grille du jardin avait subi la loi du puissant souffle. Ce dernier, en rugissant, remontait l'allée vers le solide vaisseau de pierre. »

« La nuit suivante, Dampierre fut réveillé par la sonnerie du téléphone, à 3h12 précisément. Il n'y avait personne au bout du fil, seulement une étrange musique lointaine...
Le surlendemain, le juge se réveilla juste avant que le téléphone ne sonne. Il décrocha et entendit distinctement les premières mesures du Lacrimosa...
La quatrième nuit, ce furent des pleurs d'enfant qui sortirent du combiné... »
  

 

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 11:06


- Lambeaux, Charles Juliet
La confusion des sentiments, Stefan Zweig
- Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, Harper Lee
- Un long dimanche de fiançailles, Sébastien Japrisot
- Hunger Games, Suzanne Collins



Merci Papa Noël !


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