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Karine Giebel, Les Morsures de l'ombre

Publié le par calypso

 

Karine Giebel - Les morsures de l'ombre

 

 

Elle est belle, attirante, disponible. Il n'a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre.

À présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement.
Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n'est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince...

 

L'envie de vengeance, alimentée par le mensonge, réunit deux personnages dans un huis-clos étouffant. L’homme se réveille, seul, dans un endroit qu’il ne connaît pas. Il se nomme Benoît Lorand, il est commandant de police. La voix féminine, la chevelure rousse et les hauts talons appartiennent à Lydia, une jeune femme visiblement dérangée. Et pourtant… Elle est la maîtresse des lieux, il est la proie. Elle le torture, il se demande ce qu'il a fait. Il n'est pas seul pourtant : ses collègues enquêtent, le lecteur aussi, manipulé par l'implacable maîtrise du suspense de l'auteure. Et l’angoisse monte, portée par une confusion narrative absolument parfaite. Karine Giebel signe là un roman sombre, oppressant, magistral, qui conduit son lecteur vers un final sanglant et qui ravira, à n’en pas douter, les amateurs du genre.

 

Ce roman a été l’objet d’une lecture commune avec Reveline, JoeFurby71, Angelebb, MéloPaikanne, Dead Souls, Kalea.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Impression étrange.

Comme une gueule de bois, un lendemain de cuite. Sauf qu’il peine à se souvenir de la veille… Neurones en vrac.

Enfin, ses yeux s’ouvrent complètement. Il réalise qu’il gît par terre, à même un béton sale. Un mélange d’effluves importune ses poumons : peinture, détergent, grésil, essence ? Désagréable, surtout de bon matin ! Mais est-ce seulement le matin ?

Ça sent pas comme ça chez moi, d’habitude…

Première certitude : je ne suis pas dans ma piaule.

Mais où, alors ? » (p.9)

 

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Jack-Alain Léger, Zanzaro Circus

Publié le par calypso

 

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En fanfare, Zanzaro, le clownesque auteur de ce livre, nous invite à le suivre dans le cirque qu'aura été sa vie. On y croise Françoise Sagan, Liz Taylor, Viva Superstar et Derrida. On y souffre avec lui les peines, mais aussi les joies, que lui vaut sa maladie : la psychose maniacodépressive. Comme autant de pop-up surgis sur un écran d'ordinateur, des bribes du passé s'imposent à son souvenir. Et l'on se réjouit de son sens de la dérision. Et on l'accompagne sur la piste d'une vie tout entière consacrée à l'art : à la musique, à l'écriture, à la musique de l'écriture.

 

 

J’essaie toujours dans mes billets d’être la plus honnête possible et je dois dire que j’y parviens plutôt bien, même s’il m’arrive de ne pas trop savoir comment parler d’un livre, qu’il s’agisse d’un coup de cœur qui me laisse sans voix ou d’une déception qui m’ennuie. Finalement, les romans que je rejette en bloc sont assez rares mais, quand quelque chose ne me plaît pas, j’ai besoin de le dire.

Je vous présente aujourd’hui un roman que j’ai détesté au plus haut point. Enfin, je vous présente, c’est vite dit, je vais surtout donner mon ressenti car je serais bien en peine de vous dévoiler les subtilités (je ne doute pas qu’il y en ait) de ce roman…

Zanzaro Circus est le dernier roman de Jack-Alain Léger, auteur que je n’avais pas encore eu l’occasion de lire. C’est sans doute une erreur d’avoir lu ce titre-ci sans connaître le personnage, mais passons. J’ouvre le roman, intriguée. Mon regard croise le sous-titre : « Windows du passé surgies de l’oubli » et je sens que j’ai fait fausse route en acceptant de lire ce titre. La citation qui suit me plaît pourtant : « De tous les personnages que crée un écrivain, les meilleurs sont encore ses lecteurs ». Oui, eh bien, justement, le lecteur est à mon sens complètement oublié dans ce roman. L’auteur s’est fait plaisir, à n’en pas douter, mais le lecteur, lui, est laissé à la marge. Ce roman est-il trop intellectualiste ? Je ne sais pas, mais je suis obligée d’avouer que je n’y ai pas compris grand-chose. Le style est vraiment très particulier : les phrases, parfois averbales, s’étirent à n’en plus finir. Un exercice de style périlleux, somme toute assez déplaisant pour la lectrice que je suis. La syntaxe proustienne y est modernisée en format « liste ». Les thèmes se suivent, que dis-je, s’enchevêtrent : l’auteur s’en prend à la presse à scandale, évoque Sagan, parle de son éditeur Charles Bourgois, fait référence à Stendhal, Antigone et Brassens, mentionne la guerre d’Algérie, se souvient d’un professeur d’Henri IV… C’est si décousu que ça en devient inintéressant. Le récit est, en outre, un éternel recommencement, favorisé par ces multiples digressions. Je ne sais pas si c’est un mauvais roman et je me garderai bien de formuler un tel jugement, mais c’est un roman que je n’ai pris aucun plaisir à lire et que j’ai trouvé incompréhensible…

 

 

 

L-Editeur.jpg

 

N.B. : Je me contente, en guise de citation, de recopier les premières lignes du texte qui donnent un exemple assez précis du contenu.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Dans un village de la Manche dont le nom m’échappe à présent – Quelquechoseville, il me semble, ou val, très normand en tout cas, note un des convives dans mon souvenir, avec, en vrac, flou, chaleur moite, insolite pour un début d’été, excessive aux dires des uns qui en discutent à plus soif, les autres, la petite bande, que cela indiffère ou ennuie, voire accable, assez polis cependant pour dissimuler encore mais mal : fausses affabilités, offensantes en vérité, échanges furtifs de sourires entendus, agacés, mots tus articulés gros comme par des acteurs du muet, comiques mimiques entre eux, loucheries complices surprises au vol par Bibi, gros malin, quand le pompeux plouc féru d’onomastique normande insiste, pontifie, parle racines, désinences locales, cite des dates, ponctue d’un hein ahané répétitif, hein, compulsif… » (p.9-10)

 

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Alex Scarrow, Time Riders, T1

Publié le par calypso

 

Alex-Scarrow---Time-Riders.jpg

 

 

 

Liam aurait du mourir en 1912.
Maddie aurait du périr en 2010.
Sal devrait être tuée en 2026.
Mais une rencontre leur donne la chance de survivre et de démarrer une nouvelle vie.
Ils sont maintenant les Time Riders, des agents chargés de vérifier que le cours de l'Histoire ne soit pas alterné.

 

Trois adolescents vont voir leur destin s’unir.

Il s’appelle Liam O’Connor et s’apprête à mourir à bord du Titanic, en 2012, lorsqu’un vieil homme lui fait une proposition étrange. Elle s’appelle Maddy Carter et vit en 2010. Elle vole au-dessus du continent américain lorsqu’une bombe est trouvée dans l’appareil. L’inconnu lui fait la même proposition. Ils se réveillent tous les deux en 2001, à New-York, en compagnie de Saleena qui arrive tout droit de 2026… L’homme s’appelle Foster, il appartient à une police censée contrôler le temps et doit former les trois adolescents pour qu’ils deviennent, à leur tour, les Time Riders.

Ce premier tome de Time Riders est franchement prometteur, pas une seconde je ne me suis ennuyée en le lisant. Bien sûr, on prévoit assez facilement la fin mais comment pourrait-il en être autrement, étant donné que plusieurs tomes sont annoncés ? Bref, l’originalité de ce roman n’a rien à voir avec son suspense mais tient au fait que l’auteur a mêlé voyages spatio-temporels et Histoire. Dans ce premier tome en effet, un dénommé Paul Kramer est d’avis que le monde a couru à sa perte et veut y remédier. Grâce à une machine à remonter le temps ultra-perfectionnée, il se déplace jusqu’en avril 1941, en Allemagne, pour rencontrer Hitler et l’empêcher d’envahir la Russie. Il change ainsi le cours de l’Histoire. Nos Time Riders vont alors tout faire pour empêcher que ce bouleversement historique n’arrive. Alex Scarrow s’est attaqué pour son premier tome à une période historique complexe et cela aurait pu lui porter préjudice. Mais à aucun moment je n’ai trouvé l’histoire ridicule ; au contraire, l’auteur maîtrise bien l’univers qu’il a créé, ses codes, et l’ensemble du roman est plutôt cohérent. Nul doute que le lecteur en apprendra encore davantage dans la suite des aventures des trois adolescents. Ces personnages justement sont assez attachants et leur présentation est suffisamment claire pour que le lecteur se fasse une idée précise d’eux assez rapidement. J’ai particulièrement apprécié les explications concernant leur « sélection ».

Vous l’aurez compris, j’ai passé un bon moment avec ce roman. Un petit bémol toutefois : les créatures évoluant dans le New-York apocalyptique… j’ai trouvé ça un peu extrême. Je pense que je lirai avec plaisir un ou plusieurs autres tomes, même si le second, annoncé pour mai 2012, concerne une période histoire qui, à priori, m’intéresse moins : la Préhistoire.

 

   

 

Nathan

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« - Vous ferez office de police… en quelque sorte, répondit Foster. Une police censée contrôler le temps. Vous empêcherez les intrus du futur de modifier le passé. L’agence est top secrète. Officiellement, elle n’existe pas. D’où notre absence de titres, à proprement parler. Au sein de l’agence, en revanche, on s’appelle les Time Riders.

- Les Times Riders ?

Foster caressa con menton, l’air pensif.

- Il suffit de vous représenter le temps comme une rivière. Nous, on peut la remonter ou la descendre en suivant le courant. Et voyager ainsi à travers le temps, dans un sens ou dans l’autre. Votre mission consistera à surveiller les autres navigateurs et à repérer ceux qui remontent le courant, alors qu’ils n’ont rien à faire dans le passé. Vous les traquerez, les éliminerez et réparerez tout dommage qu’ils auront pu créer. » (p.35-36)

 

Publié dans Littérature anglaise

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Babelio remet ça, en 2012 !

Publié le par calypso

 

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Etre ses livres

Publié le par calypso

 

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Chaque année, je me prête au jeu car j’adore chercher LA réponse idéale. Il s’agit de se définir avec des titres de livres lus. Je pioche mes titres dans mes lectures de l’année écoulée…

 

Voici le résultat :

 

* Décris-toi : Divergent

* Comment te sens-tu : Les cœurs fêlés

* Décris là où tu vis actuellement : A l’intérieur de l’ordinateur

* Si tu pouvais aller n'importe où, où irais-tu : Au bord du lac Baïkal

* Ton / ta meilleur(e) ami(e) est : C’est égal

* Toi et tes amis, vous êtes : Les souvenirs

* Comment est le temps : Des vents contraires

* Ton moment préféré de la journée : Quand ils rêvent les oiseaux

* Ton animal préféré : Les oiseaux d’Haminâ

* Ton moyen de transport préféré : Les ailes de l’ange

* Ta passion : La sixième

* Le défaut qui t’horripile le plus : Trouble

* Le métier qui te fait rêver : L’école de la triche

* Ton histoire d’amour : Désolations

* Qu'est-ce que la vie pour toi : Un jeu interdit

* Ta peur : D’autres prendront ma place

* Quel est le meilleur conseil que tu as à donner : Ne les crois pas

* Pensée du jour : Le cœur est un chasseur solitaire

* Comment aimerais-tu mourir : Memento Mori

* La condition actuelle de mon âme : « Je ne suis pas sortie de ma nuit »

* Ton rêve le plus cher : Come-back

 

Je propose à Paikanne, LunaIrrégulière, MyaRosa

et Lasardine de se prêter au jeu si elles le souhaitent !

 

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Kyoichi Katayama, Un cri d'amour au centre du monde

Publié le par calypso

 

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Qu'advient-il de l'amour quand l'être aimé disparaît ? Sakutaro et Aki se rencontrent au collège dans une ville provinciale du Japon. Leur relation évolue de l'amitié à l'amour lorsqu'ils se retrouvent ensemble au lycée. En classe de première, Aki tombe malade. Atteinte de leucémie, elle sera emportée en quelques semaines. Sakutaro se souvient de leur premier baiser, de leurs rendez-vous amoureux, du pèlerinage en Australie entrepris en sa mémoire.

Quel sens donner à sa souffrance ? Comment pourrait-il aimer à nouveau ?

 

En ouvrant ce roman, je m’attendais à être très fortement émue, je m’attendais à un livre coup de cœur. Il faut dire que la quatrième de couverture insiste sur le succès de ce roman de Kyoichi Katayama, devenu un véritable phénomène de société au Japon. Et ce titre, magnifique, ne pouvait qu’attirer mon attention ! Le constat est pourtant là : même si je n’ai pas trouvé ce roman désagréable, on est très loin du coup de cœur attendu et, forcément, je suis déçue.

Au début du roman, nous rencontrons trois personnages : M. Hirose, Mme Hirose et Sakutaro. Ce dernier pourrait être leur fils, mais il n’en est rien. Pourtant, ils s’apprêtent à prendre ensemble l’avion pour l’Australie... Quelques années plus tôt, Sakutaro et Aki, la fille de M. et Mme Hirose, se sont retrouvés dans la même classe de 4ème. Ils ont appris à s’apprécier, sont devenus amis, avant de tomber amoureux, à leur entrée au lycée. Malheureusement, Aki apprend qu’elle est atteinte d’une leucémie. Les adolescents ont à peine le temps de se dire leur amour et de le vivre que déjà, la maladie emporte la jeune fille. Sakutaro se raccroche alors à ses souvenirs.

Bon, pour commencer (et c’est un point positif) ce roman est tout sauf mièvre, il n’est pas débordant de sensiblerie et il est clair qu’on ne peut qu’être attendri devant le destin tragique de ces Roméo et Juliette modernes (la comparaison n’est pas fortuite puisque les deux adolescents se verront attribués les rôles de ces personnages mythiques dans une pièce de théâtre jouée au collège). Les personnages sont sympathiques, la construction du roman intéressante. Mais, puisqu’il y a un mais, il m’a vraiment manqué quelque chose et j’ai un peu de mal à dire précisément quoi. En général, c’est le genre de romans où je m’attends à relever de jolies phrases, qui me parlent, m’émeuvent… il y en a quelques-unes, mais je n’ai pas été subjuguée par l’écriture. Et c’est le gros problème, si j’ai apprécié les anecdotes racontées et si j’ai été sensible à la détresse de Sakutaro, je n’ai pas été émue outre mesure. J’ai trouvé que l’écriture-même du roman manquait de sensibilité, et je me suis demandé tout au long de ma lecture, si ce n’était pas dû à la traduction… Bref, je suis déçue ! C’est mon impression générale qui est plutôt négative, alors même que cette lecture n’a pas été trop déplaisante.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

«  Au cours des quatre mois précédents, une saison avait passé. Une jeune fille avait quitté ce monde, brutalement. Si l’on pensait aux six milliards d’êtres humains, c’était certainement un événement de peu d’importance. Mais moi, je ne demeurais pas au même endroit que ces six milliards d’êtres humains. Moi, j’étais là où la mort lave à grande eau tous les sentiments. C’était là que je demeurais, moi qui ne voyais rien, qui n’entendais rien, qui ne ressentais rien. N’était-ce pas là que j’étais ? Si je ne m’y trouvais pas, où étais-je donc alors ? » (p.11)

 

« Je fus alors saisi d’une certitude terrible. Aussi longtemps que je vivrais, je ne voulais pas être plus heureux que maintenant. Je ne voulais aspirer qu’à une chose : tenter de conserver ce bonheur précieusement aussi longtemps que possible. Car j’étais effrayée par ce que je ressentais. Si la quantité de bonheur attribuée à chacun d’entre nous est limitée, alors j’étais peut-être en train de dépenser la part de toute ma vie. » (p.33)

 

 

Un mot des titres

 

 

Publié dans Littérature japonaise

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Challenge Un mot, des titres - Session 5 - Les billets

Publié le par calypso

 

Un mot des titres

 

 

 

 

« Le monde a soif d’amour : tu viendras l’apaiser. »

Arthur Rimbaud

 

 

 

Voici les billets de cette cinquième session :

 

- Reveline : Le Monde de la chasseuse de la nuit, T1 : La Première Goutte de sang de Jeaniene Frost  

- Nadael : Le Chant du monde de Jean Giono 

- Sayyadina : La Guerre des mondes de H. G. Wells 

- Vepug : Tous les matins du monde de Pascal Quignard 

- Chookette : Chroniques de la fin du monde, T1 : Au commencement de Beth Pfeffer  

- Mypianocanta : Le Monde de la chasseuse de la nuit, T1 : La Première Goutte de sang de Jeaniene Frost 

- Nelcie : C'est une chose étrange à la fin que le monde de Jean d'Ormesson 

- Emma : Le Monde sans les enfants et autres histoires de Philippe Claudel

- Achille49 : Un autre monde de Barbara Kingsolver 

- Mimi54 : La Plus Belle Fille du monde d'Agnès Desarthe 

- Lanyla : Chroniques du monde émergé, T1 : Nihal de la Terre du vent de Licia Troisi 

- BeL : Autre-Monde, T1 : L'Alliance des trois de Maxime Chattam 

- Juliah : La Quête d'Ewilan, T1 : D'un monde à l'autre de Pierre Bottero et Le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley  

- Plumisa : Au nord du monde de Marcel Theroux 

- Maxoo : Feydelins, T1 : Les Rives du monde de Nadia Coste 

- Anne : En un monde parfait de Laura Kasischke 

- Azilis : Autre-monde, T2 : Malronce de Maxime Chattam 

- Sharon : Mon chat le plus bête du monde de Gilles Bachelet 

- Edith : Tous les matins du monde de Pascal Quignard 

- Philippe D : Le Monde de Droon, T7 : La Vallée des ombres de Tony Abbott 

- Joanna : Odette Toulemonde d'Erice-Emmanuel Schmitt  

- Aproposdelivres : Le Monde du bout du monde de Luis Sepulveda 

- Angelebb : Les Printemps de ce monde de Christian Signol 

- Isallysun : Le Monde d'Alef-Thau, T1 : Résurrection de Jodorowski et Nizzoli 

- Miss Bunny : World Trade Center 47e étage de Bruno Dellinger 

- Hanaelle : Les Annales du Disque-Monde, T1 : La Huitième Couleur de Terry Pratchett 

- Gr3nouille2010 : Night World, T1 : Le Secret du vampire de L. J. Smith 

- Felina : Le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley 

- Mya Rosa : Le Plus Bel Endroit du monde est ici de Fransesc Miralles et Care Santos 

- Liyah : Les Histoires des sept corbeaux racontées dans le monde de Gilles Bizouerne, Fabienne Morel et Marie Caudry 

- Valérie : Tout près le bout du monde de Maud Lethielleux 

- Claudialucia : Les Annales du disque-monde, T1 : Les Ch'tits hommes libres et T2 : Un chapeau de ciel de Terry Pratchett 

- Malo : Le Monde sans les enfants et autres histoires de Philippe Claudel 

- Bouma : Samien, le voyage vers l'outremonde de Colin Thibert 

- Hélène Choco : Et devant moi, le monde de Joyce Meynard 

- Luna : A la croisée des mondes, T2 : La Tour des anges de Philip Pullman 

- Adalana : Un monde sans fin de Ken Follett 

- XL : Autre-monde (trilogie) de Maxime Chattam 

- Pomm : Les Annales du disque-monde, T11 : Le faucheur de Terry Pratchett

- Laure :Autre-monde, T3 : Le Coeur de la Terre de Maxime Chattam 

- Moody : Chroniques de la fin du monde, T1 : Au commencement de Susan Beth Pfeffer 

- Paikanne : A la croisée des mondes, T1 : Les Royaumes du Nord de Philip Pullman 

- Sarah : Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce 

- Minou : Tous les matins du monde de Pascal Quignard 

- Odwy : Le Monde de Marcelo de Fransisco X. Stork 

- Pimousse4783 : Autre-monde, T4 : Entropia de Maxime Chattam 

- Didikari : Chroniques de la fin du monde, T2 : L'Exil de Beth Pfeffer et A l'abri du monde de Pierre Moustiers  

- Fantasia : Les Histoires des sept corbeaux racontées dans le monde de Gilles Bizouerne, Fabienne Morel et Marie Caudry 

- Julianany : Dans un monde inconnu de H. G. Konsalik 

- Elora : Tous les matins du monde dePascal Quignard 

- Gwen : Celui qui voulait changer le monde de Célia Chauffrey et Juliia 

- Asuna : A la croisée des mondes, T1 : Les Royaumes du nord de Philip Pullman 

- Jana : La Guerre des mondes de H.G. Wells 

- Tiphanie : L'Equilibre du monde de Rohinton Mistry 

- Calypso : Un cri d'amour au centre du monde de Kyoichi Katayama 

 

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Challenge Un mot, des titres - Session 6

Publié le par calypso

 

Un mot des titres

 

 

 

Encore une fois, merci à tous pour votre implication dans ce challenge ! C’est à chaque fois un plaisir de vous voir trépigner avant l’annonce du mot et de suivre l’avancée de votre lecture.

 

Vous êtes 38 à m’avoir soufflé un nouveau mot ! C’est notre record ! Merci de vous creuser les méninges ! Tous les mots qui m’ont été proposés depuis le début du challenge annoncent encore de belles lectures…

 

Comme toujours, certains mots ont eu plus de succès que d’autres. Deux mots ont été proposés trois fois et deux autres ont été proposés deux fois. Les autres sont tous solitaires, mais ils ont parfois été proposés pour les autres sessions, par d’autres participants. Cela nous fait donc un total de 32 mots différents !

 

 

Le suspense est à son comble…

 

 

… et j’y mets fin tout de suite…

 

 

… en vous dévoilant le mot tiré au sort…

 

 

Il s’agit de :

 

 

BONHEUR

 

 

Les sessions se suivent et ne se ressemblent pas ! Cette fois-ci, c’est un mot solitaire qui a été tiré au sort. Il a été suggéré par Nelcie !

 

Parlons calendrier maintenant :

 

Nous publierons nos billets (session 6) le jeudi 1er mars et je vous révèlerai le prochain mot (session 7) la veille, le mercredi 29 février.

 

N’oubliez pas de me proposer un mot si vous êtes inspirés et de vous inscrire si le nouveau mot vous comble de bonheur !

 

 

 

 

 

 

Liste des participants pour la sixième session :

 

- Sharon 

- Adalana

- Odwy 

- Pomm

- Nadael

- DeL

- Mimipinson

- Titepomme

- Laure

- Bouma

- Cajou

- XL

- Achille49

- Mina

- (Angelebb)

- Aidoku

- Juliah

- Paikanne

- Sayyadina

- BeL

- (Isallysun)

- Aproposdelivre

- Anne

- Jeneen

- Fantasia

- Mamoun

- Felina

- Nelcie

- Hélène Choco

- Vepug

- Luna

- MyaRosa

- Azilis

- Didikari

- Claudialucia

- Plumisa

- Malo

- Lasardin

- Emma

- Opaline

- Jana

- Joanna 

- Julianany

- Reveline

- Béa

- Sharynn

- Gr3nouille2010

- Naki2164

- Calieb

- Astrid

- Crazyprof

- Moka

- Sophie

- Liyah

- Une comète    

- Calypso

 

 

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Concours Paradise : WHO ?

Publié le par calypso

 

C'est aujourd'hui que sort le très attendu Paradise de Simone Elkeles. Vous avez été une petite vingtaine à tenter de remporter un exemplaire de cette romance mais tout le monde n'a pas respecté les "consignes" ou donné les bonnes réponses... ou plutôt une des bonnes réponses. Car, si personne ne s'est trompé sur la date de sortie officielle du roman, certains ont fait une erreur sur l'âge. L'auteure a beau être née en 1970, elle n'a pas 42 ans, mais 41.

 

 

Simone Elkeles - Paradise

 

 

 

Alors, qui a eu la chance d'être tiré au sort ?

 

 

 

C'est ...

 

 

 

...

 

 

 

...

 

 

 

ASK !

 

 

Merci de m'envoyer ton adresse au plus vite.

 

Et merci à tous pour votre participation !

 

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Wahiba Khiari, Nos silences

Publié le par calypso

 

Wahiba-Khiari---Nos-silences.jpg

 

 

Algérie, années 1990. Elles ont été des milliers à être enlevées, violées, parfois assassinées, les filles de la décennie noire. Ces très jeunes filles, à qui l’on a demandé de pardonner, se sont tues et ont ravalé leur honte.

Tandis que résonne le cri de l’une d’entre elles, la narratrice raconte sa culpabilité d’avoir choisi l’exil et trouvé le bonheur. Deux voix de femmes en écho qui prennent la parole haut et fort, en mémoire de toutes les autres.

L’écriture pour vaincre les silences. Un roman contre l’oubli.

 

Deux voix se croisent dans ce roman, deux voix de femmes déchirées, deux miroirs d’une société subie et exécrée. Wahiba Khiari, l’auteure de ces pages, est aussi une des narratrices. Professeur d’anglais dans un lycée proche de Constantine, elle a eu le cran de quitter son pays natal, l’Algérie, un pays qu’elle a aimé mais dans lequel elle n’a pas pu trouver sa place. Elle a toujours refusé de porter le voile. Son mot d’ordre : « ne jamais céder à la menace ». Impossible pour elle de cautionner les actes inhumains subis par des milliers de femmes, ses voisines, ses élèves, ses sœurs. Difficile pourtant de quitter sa famille et sa terre mais l’exil s’avère vital. L’espoir est ailleurs. Wahiba Khiari a fui mais la culpabilité ne l’a jamais quittée. Elle prête sa voix à une jeune fille qu’elle a connue lorsqu’elle enseignait en Algérie, une de ses élèves, une adolescente brillante  et sensible, vénérant Victor Hugo. Cette deuxième voix se confie sans détour et se fait porte-parole : elle relate ce qu’elle a subi, comme des milliers de femmes, dans l’Algérie des années 90. L’enlèvement d’abord, puis le viol. Les viols, répétés encore et encore par des musulmans brutaux. C’est un roman cathartique dans lequel l’auteur se livre autant qu’elle se délivre. Les mots auraient pu être aussi durs que les souffrances ont été grandes, mais il n’en est rien. La plume est délicate et on note également une certaine retenue. Il n’y a parfois pas de mots pour décrire l’horreur…  Un texte fort et nécessaire.

Le roman qui a obtenu le Prix Senghor de la création littéraire 2010, s’ouvre sur une citation fort à propos de Marguerite Duras : « Ecrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit. »

   

Libfly

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Je suis née à retardement, une alerte à la bombe, une grenade dégoupillée par la nature, une déflagration annoncée, un danger. Je suis née quelque part où il me fut bon vivre, jusqu’au jour où je réalisai qu’autour de moi, rester en vie était devenu un projet de société, le régime en vigueur. » (p.11)

 

 

 

 

 

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