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Lisa Gardner, Preuves d'amour

Publié le par calypso

 

Lisa-Gardner---Preuves-d-amour.jpg

 

Officier de police respecté, Tessa Leoni n’aurait pas supporté la violence de son mari et l’aurait froidement abattu de trois balles dans le corps avec son arme de service. C’est la version qu’elle donne à l’inspectrice D.D. Warren quand celle-ci arrive sur les lieux. Mais si les bleus sur son visage sont irréfutables, il y a une chose que D.D. Warren ne s’explique pas : la mystérieuse disparition de la petite fille de Tessa, que sa mère aime par-dessus tout, et au sujet de laquelle elle reste évasive. 

Tandis que l’enquête se transforme en une traque pour sauver la fillette, Tessa, déclare soudain savoir où elle se trouve…

 

Tessa Leoni porte sur ses épaules le poids d’un passé difficile. Elle aurait pu sombrer mais elle a su prendre le bon chemin. Cela tient parfois à peu de choses. Une décision importante, une rencontre rassurante. L’amour. Cet amour pour sa fille, Tessa l’a senti naître en elle dès qu’elle a su qu’elle était enceinte et, dès lors, il n’a cessé de s’amplifier. Lui donner ce qu’elle n’a pas connu enfant, l’aider à prendre les bonnes directions, la couvrir de bonheur, chaque jour, chaque instant. Dans cette vie tranquille qu’elle a su recréer pour sa fille, Tessa Leoni a ouvert la porte à Brian. Il était l’homme solide qui manquait à sa vie de femme et il a su devenir un véritable père pour la petite Sophie. Qu’est-ce qui explique alors que le corps de ce dernier ait été retrouvé criblé de balles, un dimanche matin, dans la cuisine familiale et Sophie soit introuvable ?

La réponse se trouve au terme des 400 et quelques pages que compte ce roman, mais attention ! Une fois que vous l’aurez ouvert, vous ne pourrez plus le refermer. Je m’étais toujours promis de découvrir un jour l’univers de Lisa Gardner et quand l’occasion m’en a été donnée, je n’ai pas hésité une seule seconde. Bien m’en a pris ! J’ai trouvé que ce roman était d’une grande efficacité. Par son histoire, d’une part, mais surtout dans sa narration. Et j’accorde toujours énormément d’attention à ce dernier point. Preuves d’amour est un roman fondé sur le principe du double narrateur, ce qui nous permet de suivre l’enquête policière auprès des agents sur le terrain – des personnages sympathiques et attachants –, mais aussi de pénétrer dans l’intimité du personnage principal, Tessa Leoni, en comprenant mieux son passé et en reconstituant, à travers ses pensées, le canevas des événements qui ont conduit à cet événement tragique. Le thème du coupable idéal est souvent un bon point de départ à la trame romanesque, et dans ce roman où les apparences sont toujours trompeuses, le doute qui s’installe dès les premières pages s’efface peu à peu pour mieux resurgir… C’est un va-et-vient incessant entre hésitation et certitude, au côté d’un personnage qui est tout sauf lisse.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Qui tu aimes ?

C’est une question à laquelle n’importe qui devrait pouvoir répondre. Une question qui engage votre vie, façonne votre avenir, guide presque chaque instant de vos journées. Simple, élégante, synthétique.

Qui tu aimes ?

Il m’a posé cette question, et la réponse m’est venue du poids de mon ceinturon, du carcan de mon gilet pare-balles, du bord rigide de mon chapeau de police, bas sur le front. J’ai lentement descendu la main et mes doigts ont frôlé la crosse de mon Sig Sauer, à ma hanche.

« Qui tu aimes ? » a-t-il crié une nouvelle fois, plus fort, plus insistant. » (p.7)

 

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Alan Bennett, La Reine des lectrices

Publié le par calypso

 

Alan-Bennett---La-reine-des-lectrices.jpg

 

Que se passerait-il outre-Manche si Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d'un coup, rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne à négliger ses engagements royaux ? 

C'est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les sœurs Brontë, Jean Genet et bien d'autres défilent sous l'œil implacable d'Elizabeth, cependant que le monde empesé so British de Buckingham Palace s'inquiète. Du valet de chambre au prince Philip, tous grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l'implacable protocole de la maison Windsor. 

 

Prenez un livre qui, visiblement, a été apprécié par un grand nombre de lecteurs depuis sa parution.

Lisez-le.

Rédigez votre critique au moins cinq ou si semaines après l’avoir fini.

Regardez ce qu’il en reste.

Voici une recette testée et approuvée à de (trop) nombreuses reprises par la blogueuse débordée que je suis.

Que reste-t-il de ce roman lu dans le cadre du challenge Un mot, des titres ? Pas grand-chose à vrai dire… L’histoire de la reine d’Angleterre qui se prend d’une soudaine passion pour la lecture : l’idée est originale mais cela ne suffit pas car ce roman, qui n’est pas désagréable à lire, est bien loin d’être palpitant. En suivant la reine dans les étapes de son addiction, le vrai lecteur, le passionné, est amené à se reconnaître  dans cette douce folie que les autres ont beaucoup de mal à comprendre. Mais l’histoire semble lente alors même que le livre est court. On sourit, parfois, mais on ne rit jamais. L’humour so british n’est pas accessible à tous. 

En résumé, c’est un livre que je ne regrette pas d’avoir lu mais qui ne m’a pas transportée, malgré quelques réflexions intéressantes sur la lecture.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Elle ne parlait d’ailleurs de ses lectures à personne, encore moins en public, sachant qu’une passion aussi tardive – si sincère soit-elle – risquait de l’exposer au ridicule. Il en serait allé de même, songeait-elle, si elle s’était brusquement enthousiasmée pour Dieu ou pour la culture des dahlias. A son âge, à quoi bon ? auraient pensé les gens. Pour elle, cependant, rien n’était plus sérieux et elle éprouvait à l’égard de la lecture le même sentiment que certains écrivains envers l’écriture : il lui était impossible de s’y dérober. A cette époque avancée de son existence, elle se sentait destinée à lire comme d’autres l’avaient été à écrire. » (p.51-52)

 

« Elle en tira la conclusion qu’il valait mieux rencontrer les auteurs dans les pages de leurs livres, puisqu’ils vivaient sans doute autant dans l’imagination de leurs lecteurs que leurs personnages. La plupart n’avaient d’ailleurs pas l’air de trouver qu’on leur faisait une faveur particulière en lisant leurs ouvrages, estimant au contraire que c’étaient eux qui en faisaient une au public, en les écrivant. » (p.57)

 

 

Un mot des titres

 

Publié dans Littérature anglaise

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Le mardi sur son 31 #14

Publié le par calypso

 

 

Le mardi sur son 31

 

 

 

Aujourd’hui, je lis Preuves d’amour de Lisa Gardner (non, non, ce n’est pas le titre que j’ai choisi pour la prochaine session du Challenge Un mot, des titres) et voici la citation que j’ai dénichée à la page 31 :

 

 

Bobby s’arrêta devant elle.

« Les agents en tenue sont là pour protéger des vies, rappela-t-il. Les enquêteurs, pour protéger des indices.

- Tes agents m’ont saboté ma scène. Je ne pardonne rien. Je n’oublie rien. »

 

 

Pourquoi ce choix ? Des agents qui piétinent la scène de crime et une auteure qui brouille les pistes. Un roman qui démarre fort…

 

 

 

Pour plus d’informations sur ce rendez-vous hebdomadaire, cliquez sur l’image.

Publié dans Blabla en tout genre

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Challenge Un mots, des titres - Session 19 - Les billets

Publié le par calypso

 

Un mot des titres

 

« Aujourd’hui, je suis reine. Autrefois, j’étais libre. »

Victor Hugo

 

 

 

 

 

Voici les billets de cette vingtième session :

 

- Cookies : La Reine de Saba de Marek Halter

- XL : La Reine des fourmis a disparu de Fred Bernard et François Roca, Trois reines pour une couronne d'Elise Fischer et La Reine des lectrices d'Alan Bennett

- Mimi54 : La Reine de la Baltique de Viveca Sten

- La tête dans les livres : La Reine Margot d'Alexandre Dumas

- Reveline : La Reine des lectrices d'Alan Bennett

- Nanet : La Reine des lectrices d'Alan Bennett

- Brigt : La Reine de la Baltique de Viveca Sten

- Sayyadina : La Communauté du sud, T6 : La Reine des vampires de Charlaine Harris

- Merryfantasy : La Reine oubliée de Rose Royl

- Achille49 : La Reine des lectrices d'Alan Bennett

- Helran : La Reine des Amazones de Pierre Grimbert 

- Céline : Une reine à Thèbes de Margaret Laurence

- Plaisir des mots : La Reine des pommes de Chester Himes

- Emma : La Reine des lectrices d'Alan Benett

- Fred : La Reine Margot d'Alexandre Dumas

- Karine : Les Reines de Normand Chaurette

- Elodie : Reines et favorites de France de Renaud Thomazo

- Riz-Deux-Zz : La Reine des lectrices d'Alan Bennett

- Azilis : La Reine des glaces de Marie Diaz et Miss Clara

- Valérie : Reines du lycée d'Alyson Noël

- Aproposdelivres : La Reine des pommes de Chester Himes

- Valentyne : La Reine de l'Idaho de Thomas Savage

- Luna : La Reine Margot d'Alexandre Dumas  

- Mypianocanta : Guenièvre, T1 : L'Enfant reine et T2 : La Reine de Bretagne de Nancy McKenzie

- EimeoN : Queen Betsy, T1 : Vampire et célibataire de Mary Janice Davidson

- Odwy : Reine du fleuve d'Eva Ibbotson

- Pinklychee : La Reine des lectrices d'Alan Bennett

- Miss Bunny : La Reine des lectrices d'Alan Bennett

- Adalana : La Communauté du sud, T6 : La Reine des vampires de Charlaine Harris

- Mamoun : Une reine de trop de Jean-Paul Malaval

- Mandorla : La Reine des lectrices d'Alan Bennett

- Binou : La Reine des morts de Tess Gerritsen

- Mariejo : Les Ferrets de la reine de Jean d'Aillon

- Natou : La Reine des neiges de Hans Christian Andersen

- Petitepom : La Reine Margot d'Alexandre Dumas

- Isallysun : Millenium, T3 : La Reine dans le palais des courants d'air de Stieg Larsson

- Piplo : La Reine des neiges de Hans Christian Andersen

- Calypso : La Reine des lectrices d'Alan Bennett 

 

 

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Challenge Un mot, des titres - Session 20

Publié le par calypso

 

Un mot des titres

 

Bonsoir à tous !

 

19 propositions pour cette session et un seul doublon. Merci à tous pour votre réflexion autour des mots !

 

C’est un joli mot qui vient d’être tiré au sort… Il s’agit de…

 

 

 

AMOUR

 

 

 

C’est la proposition de Mamoun ! Félicitations à toi.

 

Si vous êtes partants pour une nouvelle session, c’est très simple, les règles ne changent pas : vous avez un mois et demi pour lire un livre dont le titre comprendra le mot « amour ». Nous publierons nos billets le 1er décembre. Le prochain mot sera annoncé le 30 novembre.

 

Vous pouvez vous inscrire dès maintenant et n’hésitez pas à me proposer un mot (merci de vérifier le choix des titres avant de me faire une proposition) ! Nom, adjectif, verbe, adverbe… Pensez à l’immense variété qui s’offre à nous !

 

 

 

 

 

 

 

Liste des participants pour la vingtième session :

 

- Léa

- Helran

- La tête dans les livres

- Luna

- Natiora

- Emma

- Ramettes

- Sharon

- Elodie

- Merryfantasy

- Cookies

- Gwen

- Fred

- XL

- Adalana

- Karine

- Mamoun

- Aproposdelivres

- Anne

- Titepomme

- Mandorla

- Aurélie91

- Kynicky

- Cookies72

- Petitepom

- Achille49

- Lasardine

- Philippe D

- Faurelix

- Delcyfaro

- Céline

- Hupilo

- Gagathe

- Mypianocanta

- EimeoN

- Nanajoa

- Reveline

- Mon amour de lecture

- Odwy

- Grignoteuse

- Yuya746

- Pinklychee

- Bouma

- Plaisir des mots

- Mariejo

- Natou

- Titoulematou

- Passeuredelivres

- Calypso

 

 

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Sacha Sperling, J'ai perdu tout ce que j'amais

Publié le par calypso

 

Sacha-Sperling---J-ai-perdu.jpg

 

Ce roman a été lu dans le cadre de l’opération On vous lit tout, organisée par Libfly et le Furet du Nord.

 

Sacha Sperling a connu la gloire et tout ce qui s’ensuit grâce au succès aussi inattendu que soudain de son premier roman : l’argent, les belles voitures, les filles... Il aurait aimé poursuivre sur sa lancée mais son second roman a fait un bide. De retour à Paris, il retrouve les « personnages » de son premier livre qui sont en fait ses plus anciens amis et qui ne semblent pas avoir vraiment apprécié de voir leurs petites histoires étalées au grand jour. Si la plupart d’entre eux restent sur la réserve, Quentin, lui, est ravi de revoir son vieil ami, tout en restant très mystérieux sur ses activités. Mais le mystère n’est pas l’apanage de ce dernier. La jolie Mona qui a débarqué sans crier gare dans la vie de Sacha réserve elle aussi son lot de surprises…

J’ai perdu tout ce que j’aimais est un roman qui se lit sans trop de difficultés mais je ne dirais pas que c’est un incontournable. A vrai dire, je n’ai pas été séduite par l’histoire même si j’ai apprécié le retournement de situation qui relance un peu la progression somme toute peu rythmée du récit. Aucun des personnages n’a su trouver grâce à mes yeux et j’ai partagé leurs aventures en restant en retrait. Je suis peut-être passée à côté…

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Déjà, le décor s’efface. Aquarelle sous la pluie. Je regarde la fille toujours accroupie, le lit défait, le sol couvert de sang. Quentin m’embrasse les joues. La fille dit quelque chose comme :

« Est-ce qu’il faut que j’appelle une ambulance ? »

Et puis, je ferme les yeux.

Je m’appelle Sacha Sperling.

Je serai mort à la fin de ce livre. » (p.8)

 

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Challenge Un mot, des titres - Session 18 - Les billets

Publié le par calypso

 

Un mot des titres

 

« Nulle amie ne vaut une soeur. »

Christina Rossetti

 

 

 

 

 

Voici les billets de cette dix-huitième session :

 

- Luna : Bindi Babes, T1 : Trois soeurs (presque) parfaites de Narinder Dhami

- Riz-Deux-Zz : Quatre soeurs de Malika Ferdjoukh

- Clairdelune : Soeurs sorcières, T1 de Jessica Spotswood

- Apropodelivres : Ma soeur vit sur la cheminée d'Annabel Pitcher

- Adalana : Soeurs sorcières, T1 de Jessica Spotswood

- Gwen : A toi ma soeur de Rosamund Lupton

- Kynicky : Soeurs sorcières, T1 de Jessica Spotswood

- XL : Petite soeur de Patricia MacDonald et Les Belles-Soeurs de Michel Tremblay

- Sharon : Les Etranges Soeurs Wilcox, T3 : Les Masques de sang de Fabrice Colin et Les Soeurs de la lune, T1 à 3 de Yasmine Galenorn

- Titepomme : Les Soeurs de la lune, T10 : Courting Darkness de Yasmine Galenorn

- Brigt : Petite soeur, mon amour de Joyce Carol Oates

- Miss Bunny : A toi ma soeur de Rosamund Lupton

- Vepug : Les Etranges Soeurs Wilcox, T1 : Les Vampires de Londres de Fabrice Colin

- Paikanne : Quand nous serons frère et soeur de Sophie Adriansen

- Odwy : Soeurs d'un été de Judy Blume

- Mariejuliet : Soeurs de sang de Mercedes Lackey

- Sayyadina : Night World, T2 : Les Soeurs des ténèbres de L.J. Smith

- Pinklychee : Les Soeurs Andreas d'Eleanor Brown

- Mypianocanta : L'Ile des trois soeurs, T2 : Ripley de Nora Roberts

- Anne : Les Soeurs Brelan de François Vallejo

- Acherontia : Sorcière, ma soeur de Graham Joyce

- Céline : Les Ames soeurs de Valérie Zenatti

- Rose : Quatre soeurs, T2 : Hortense de Malika Ferdjoukh

- Piplo : Ma soeur vit sur la cheminée d'Annabel Pitcher

- Mandorla : Quatre soeurs, T1 : Enid de Malika Ferdjoukh

- Reveline : Soeurs sorcières, T1 de Jessica Spotswood

- Binou : L'Ile des trois soeurs de Nora Roberts

- Isis : Soeurs sorcières, T1 de Jessica Spotswood

- Khalya : Soeurs sorcières, T1 de Jessica Spotswood

- Petitepom : La Soeur de l'ombre de Patrica MacDonald

- Angeselphie : La Soeur de l'ombre de Patricia MacDonald

- Titoulematou : Deux soeurs de Madeleine Chapsal

- Pomm : Meurtres entre soeurs de Willa Marsh 

- Calypso : Ma soeur, ce boulet de Claire Scovell Lazebnik

 

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Claire Scovell Lazebnik, Ma soeur, ce boulet

Publié le par calypso

 

Claire-Scovell-Lazebnik---Ma-soeur-ce-boulet.jpg

 

Comment feriez vous si, du haut de vos 20 ans, vous heritiez d'une immense fortune et… de la garde d'une demi-soeur de 3 ans que vous connaissez à peine ?

Pour Livvy, l'égoiste, la sauvageonne, c'est le début d'une aventure émouvante, mais pleine d’humour, où elle devra apprendre à gérer sa vie en tenant, enfin, compte des autres et, surtout, faire preuve d’une patience d’ange !

 

Livvy n’a que 21 ans. Elle est étudiante, vit en coloc’ et n’a pas vraiment l’esprit de famille. Il faut dire que son père porte beaucoup plus d’intérêt à sa nouvelle femme qu’à sa première fille… Et que dire de cette mère particulièrement intrusive et un poil déjantée ? Livvy suit donc son petit bonhomme de chemin sans trop se soucier de ses géniteurs. Quant à sa demi-sœur, c’est à peine si elle l’a vue deux fois dans sa vie. Alors, quand la jeune femme apprend que son père et sa belle-mère ont eu un accident de voiture et qu’elle a été désignée par ces derniers comme tutrice légale de la petite Célia, c’est la douche froide ! Entre une petite fille capricieuse et pourtant si attachante, une mère casse-pieds et un tout nouvel amoureux, Livvy va devoir pendre ses marques, revoir le sens de ses priorités et apprendre à grandir, tout simplement.

Avec Ma sœur, ce boulet, on est loin de la grande littérature, mais qu’importe le flacon, pourvu que… Oui. Mais. Si le roman déborde d’humour et d’impertinence (la narratrice, qui n’est autre que Livvy elle-même, y est pour beaucoup), s’il est à la fois léger et touchant (vous l’aurez compris, Livvy et sa sœur vont s’apprivoiser tendrement), il ne manque pas cependant de perdre toute sa saveur dans les dernières pages qui sont, à mon sens, complètement ratées. On ne peut pas faire plus cucul la praline, c’est lourd, peut-être mal traduit, en tout cas très mal amené. Bon, je me rends compte que je suis sévère : ce roman faisant presque 500 pages, il y a quand même largement de quoi passer un bon moment ! Idéal sur la plage !

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Elle se tient devant moi, les joues baignées de larmes, serrant contre elle un animal en peluche. 

- Je m’excuse, Olivia. Sois pas en colère.

Elle éclate en sanglots et court jusqu’à moi en me tendant ses bras.

J’ai pas envie de la prendre. J’ai les boules, je suis crevée et j’ai juste envie de rester seule. Pourtant, je la hisse sur mes genoux, je n’ai pas trop le choix. Elle colle son visage contre ma poitrine et trempe ma chemise de ses larmes.

 Je pose mon menton sur le sommet de son crâne et je me demande comment je vais survivre aux prochaines années de ma vie. Que dis-je ? aux prochaines semaines. » (p.317)

 

 

Un mot des titres

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Challenge Un mot, des titres - Session 19

Publié le par calypso

 

Un mot des titres

 

Bonjour à tous !

 

11 propositions seulement me sont parvenues pour la prochaine session, c’est peu mais suffisant pour procéder à un énième tirage au sort ! Il faut croire que vous avez été nombreux cet été à vous être éloignés de la blogosphère, et vous avez eu bien raison !

 

Le mot qui a été tiré au sort n’est pas sans rappeler un autre mot qui a accompagné nos lectures il y a peu puisqu’il s’agit de…

 

 

 

REINE

 

 

 

C’est la proposition de Mypianocanta ! Merci !

 

Si vous êtes partants pour une nouvelle session, c’est très simple, les règles ne changent pas : vous avez un mois et demi pour lire un livre dont le titre comprendra le mot « reine ». Nous publierons nos billets le 15 octobre. Le prochain mot sera annoncé le 14 octobre.

 

Vous pouvez vous inscrire dès maintenant et n’hésitez pas à me proposer un mot (merci de vérifier le choix des titres avant de me faire une proposition) ! N’oubliez pas : qui dit mot ne dit pas forcément nom !

 

 

 

 

 

 

 

Liste des participants pour la dix-neuvième session :

 

- DeL

- Titepomme

- La tête dans les livres

- XL

- Mypianocanta

- Miss Bunny

- Brigt

- Odwy

- Valérie

- Aproposdelivres

- Adalana

- Sharon

- Rose

- Reveline

- Vepug

- Cookies

- Merry

- Naelline

- Acherontia

- Achille49

- Mademoizela

- Céline

- Emma

- Marine

- Helran

- Mamoun

- Piplo

- Mandorla

- EimeoN

- Sayyadina

- Brigt

- Karine

- Fred

- Riz-Deux-ZzZ

- Nanet

- Pomm

- Yuya46

- Jeanne

- Calypso

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Andrée Ammirati, Va où la peur te mène

Publié le par calypso

 

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Ce roman a été lu dans le cadre de l’opération On vous lit tout, organisée par Libfly et le Furet du Nord.

 

Piacenza, 1906. Un garçon solitaire prénommé Michele grandit entre un père autoritaire et sans cœur et une mère soumise et désespérée. Mais à trop être maltraités par la vie, les cœurs purs finissent par s’endurcir et l’enfant démuni aura bien du mal à contenir la violence qui sommeille en lui. Terni, 1916. Une jeune fille, Alessandra, détestée par un père qui aurait préféré avoir un fils, ne connaît que les tâches ménagères et découvre bientôt le travail à l’usine ; elle a dressé autour d’elle des remparts et son sourire est une arme qui lui permet, jour après jour, d’avancer dans une vie qu’elle est bien décidée à changer. Les années passent et une partie du peuple italien assiste, impuissante, à la montée au pouvoir de Benito Mussolini et à l’apparition des Chemises noires. Les êtres comme Michele et Alessandra s’abîment et les exils se multiplient…

Va où la peur te mène est à n’en pas douter un roman de qualité. Par son sujet tout d’abord : plongé dans l’Italie fasciste de la première moitié du XIXe siècle, le lecteur est invité à découvrir le régime de Mussolini par la petite porte. Ce sont des bruits qui courent, des discussions populaires, des inquiétudes naissantes. Les scènes d’arrestation et de torture ne sont évoquées qu’à travers un exemple fort : ce sont les personnages et leur psychologie qui comptent, plus que les actes. Le deuxième point fort de ce récit, c’est sa construction : des personnages apparaissent tour à tour, sans forcément de lien apparent, un véritable canevas que le lecteur doit reconstituer, jusqu’à la révélation finale qui donne au roman toute sa force. Mais ce point fort est aussi une faiblesse : le nombre important de personnages rend parfois l’histoire difficile à suivre. En définitive, c’est un roman intéressant, plutôt agréable à lire, avec une chute particulièrement plaisante, mais qui souffre toutefois de quelques défauts.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Pour ne pas sombrer, il imaginait son père transpercé par une épée de feu ou agonisant dans d’atroces souffrances. Son cœur alors cessait de battre à tout rompre. Il retrouvait le calme sordide de cette chambre froide et sans tendresse. A petit feu, l’enfance s’échappa, le laissant écorché vif. Sous la carapace couvait l’acide venin de la désespérance. » (p.16)

 

« Elle s’était aimée pour ne pas mourir. C’est ainsi qu’elle pouvait donner aux autres ce qu’elle n’avait reçu de personne. Elle était un vrai rayon de soleil, incongru dans cette maison sordide, comme la plus jolie des fleurs qui pousserait sur un tas de fumier. » (p.32)

 

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