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Nina Revoyr, Si loin de vous

Publié le par calypso


1964 : Au crépuscule de sa vie, Jun Nakamaya, qui fut au début du XXe siècle une star du muet, est tiré de sa retraite par un jeune scénariste. Premier acteur japonais à se produire à Hollywood, Jun connut l’excitation des débuts du cinéma, les fêtes fastueuses sur Sunset Boulevard, la passion de quelques comédiennes et l’hystérie des fans… avant d’être confronté à la montée du racisme et à la fin des films muets. Est-ce pour ces deux raisons que sa carrière fulgurante s’arrêta brutalement en 1922 ?
Le scénariste et son producteur aimeraient faire tourner Jun de nouveau, mais celui-ci se montre très réticent, redoutant que son retour à la lumière ne remue la boue du passé. Car le nom de l’acteur est associé à un meurtre jamais élucidé, celui du grand réalisateur Ashley Benett Tyler, qui avait choqué le tout Hollywood dans les années 20. L’heure semble venue pour Jun d’affronter les fantômes d’hier…


Lorsque Suzanne de Chez les filles m'a proposé ce titre, j'ai accepté avec enthousiasme car j'attendais avec impatience de pouvoir moi aussi participer aux lectures en partenariat. J'ai reçu le livre vraiment très rapidement, dès le lendemain je crois. Un bon point ! Comme j'avais envie d'en achever la lecture avant de partir en vacances, je me suis forcée à en lire environ 80 pages par jour. Au départ, je dois bien l'avouer, je n'étais pas trop attirée par ce livre. Je ne m'intéresse pas au monde du cinéma muet, je n'y connais strictement rien et il est clair que la quatrième de couverture insistait beaucoup là-dessus. Si la lecture des premières pages a tendu à conforter mon appréhension, j'avoue que la suite du récit a été pour moi l'occasion de passer d'agréables moments de lecture. Je ne me suis plus forcée à lire mes 80 pages quotidiennes, au contraire j'avais de plus en plus envie de découvrir le passé du personnage principal, l'ancien acteur de muet Jun Nakayama. Même si l'écriture à la première personne m'a un peu gênée au début et qu'à mon goût l'histoire s'est un peu essoufflée vers le milieu du roman, j'ai été agréablement surprise : les livres qui développent le thème de la nostalgie et du souvenir sont intéressants mais peuvent vite devenir lassants... j'ai cru que Si loin de vous n'était qu'un amas de souvenirs jusqu'à ce que l'on rentre dans le vif du sujet et que l'on prenne enfin connaissance de ce moment dans la carrière de Jun où tout a basculé. Les révélations s'enchaînent et font alors de Jun un personnage attachant. Deux bons points : l'écriture de Nina Revoyr (que je ne connaissais pas) est très fluide et agréable à lire et la fin du roman est très émouvante.

Je remercie bien évidemment Suzanne de Chez les filles pour cette lecture ! Et pour celles et ceux que ça intéresse, vous pouvez lire les avis de Clarabel et Cathulu.



 



L'oeuvre en quelques mots...
 

« Quatre ans peuvent être toute une vie. Et le monde dans lequel tu t’apprêtes à entrer s’ouvrira sur de nombreux autres mondes […]. Je ne suis pas surpris que tu t’en ailles. De tous mes enfants, tu es celui qui regarde toujours devant lui, qui voit toujours ce qu’il y a après le prochain virage. Mais tu ne dois pas oublier de sentir le sol qui est sous tes pieds. Songe à vivre là où tu te trouves, pas seulement là où tu crois que tu devrais te trouver. Sinon, tu finiras par ne vivre nulle part. »

 

Publié dans Littérature anglaise

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Sorj Chalandon, Une promesse

Publié le par calypso


Troisième lecture
du défi Blog-o-Trésors 2009

 

 

Nous en sommes en Mayenne, une maison à l’orée d’un village. Tout est silencieux, les volets fermés et la porte close. Nuit et jour pourtant, sept amis en franchissent le seuil. Les uns après les autres, chacun son tour et chacun sa tâche. S’accomplit ainsi le serment de sept âmes vives à deux âmes sombres : la parole donnée pour retarder le deuil. Voici l’histoire d’un mystère et d’une fraternité.

 

 

Ce roman développe le thème de l'amour et de l'amitié par-delà la mort. Quand celle-ci vient briser le cours de la vie, il faut essayer, malgré tout, de faire vivre les disparus pour ne pas les perdre tout à fait. C'est cette promesse qui a été faite par sept amis : il ne s'agit pas seulement de parler des morts, mais de répéter, pour eux, le quotidien. Remonter une pendule, ouvrir les volets, lire un poème, faire des mots croisés... et ainsi laisser aux disparus la possibilité d'occuper la place qui doit rester la leur.
Ce petit roman avait tout pour me plaire et quelques passages m'ont beaucoup touchée, de même que le thème développé. Pourtant, je ne garderai pas de ce livre un souvenir fort car je n'ai pas pris tant de plaisir que cela à le lire... je ne saurais pas expliquer pourquoi... mais je crois avoir réussi à m'ennuyer au cours de ces 200 pages (la fin m'a en revanche bien plu). Je n'estime toutefois pas avoir perdu mon temps car cela faisait un moment qu'Une promesse était dans ma PAL donc voilà une bonne chose de faite !

Allez lire les avis de Clarabel, Jémlire, Doriane et Krol qui sont plus enthousiastes que moi.
 

 

 L'oeuvre en quelques mots...

 

« C’est à la mort de sa femme qu’il a compris pourquoi il avait peur de la route. Pourquoi, depuis l’enfance, il marchait à côté des vélos, pourquoi il n’avait jamais passé son permis de conduire, pourquoi il se collait aux murs quand un moteur grondait. Il avait peur parce que sa femme allait mourir. Elle ne le savait pas. Il ne le savait pas. Personne ne le savait. Mais lui, à six ans, quand on lui a offert sa première bicyclette, lorsqu’il l’a vue, toute rouge, toute neuve, toute haute, appuyée contre le mur de la maison grise, il a eu peur et il a pleuré. Il a pleuré sans savoir pourquoi. »

 


Pour le plaisir, l’épigraphe :

 

     Au-delà du cercueil l’âme me restera,

     Et pour vous consoler le ciel me donnera

     La place de votre bon ange.

     Conservez avec soin tout ce que j’ai chéri ;

     Gardez mes vers, mes fleurs, mon oiseau favori,

     Je serai là, que rien ne change !


     Hippolyte Violeau
 

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Pimprenelle est joueuse

Publié le par calypso

Un peu de pub pour Pimprenelle qui nous propose un nouveau jeu littéraire : le grand jeu de l'extrait !

Allez vite découvrir son blog si ce n'est pas déjà fait pour y lire toutes les explications nécessaires !


 

 

Publié dans Blabla en tout genre

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Film : Matilda

Publié le par calypso


La semaine dernière, j'ai vu pour la première fois l'adaptation du très célèbre roman de Roal Dahl, Matilda... vous savez, cette petite fille qui n'a pas exactement les parents rêvés et qui se réfugie dès son plus jeune âge dans les livres.  J'ai d'ailleurs l'impression que tous les amoureux de la littérature peuvent se retrouver en elle.
J'ai passé un très bon moment devant ce superbe film réalisé par Danny DeVito qui a non seulement dirigé d'une main de maître cette production mais qui livre en plus une belle performance d'acteur en interprétant M. Verdebois, le papa de Matilda. D'ailleurs, tous les acteurs sont excellents : Matilda est mignonne comme tout et l'espièglerie se lit sur son visage, Mlle Candy est très fidèle au portrait donné d'elle dans le roman, Mlle Legourdin est véritablement le genre de directrice d'école que nous n'aurions pas aimé à voir : elle est physiquement impeccable (par rapport au roman, entendons-nous bien !!).
Ce film est réellement une belle adaptation du roman de Roald Dahl, conte moderne pour petits et grands.


 

Publié dans Films

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Yasmina Reza, "Art"

Publié le par calypso

 

« Mon ami Serge a acheté un tableau [...] un tableau blanc avec des liserés blancs. » Médecin dermatologue, Serge aime l'art moderne et Sénèque, qu'il trouve « modernissime ». Ingénieur dans l'aéronautique, Marc a des goûts plus traditionnels et ne comprend pas que son ami Marc ait pu acheter « cette merde deux cent mille francs ». Quant à Yvan, représentant dans une papeterie, il aimerait ne contrarier aucun de ses deux précieux amis. Mais les disputes esthétiques autour du « tableau blanc » dégénèrent dans un crescendo hilarant et féroce, qui ne laissera personne indemne...

« Art » de Yasmina Reza est une pièce de théâtre contemporaine que j'ai découvert avec beaucoup de plaisir il y a environ trois mois (oui, vous avez là l'aveu d'un grand retard de publication...) ! C'est une réflexion sur l'art bien sûr puisque la discussion qui anime la pièce tourne autour d'une toile, chef-d'oeuvre pour l'un des personnages, « merde blanche» pour l'autre, mais c'est également une réflexion sur la liberté de pensée et sur l'amitié.
Si vous ne connaissez pas le théâtre contemporain et que souhaitez le découvrir, je ne peux que vous conseiller cette pièce.


L'oeuvre en quelques mots...

« Cette "merde" par rapport à quoi ? Quand on dit telle chose est une merde, c'est qu'on a un critère de valeur pour estimer cette chose. On peut dire, je ne vois pas, je ne saisis pas, on ne peut pas dire "c'est une merde". »

« 
Yvan, tu n'as pas de consistance. Tu es un être hybride et flasque. »

 

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Film : Harry Potter et le Prince de sang mêlé

Publié le par calypso


Il en fallait de la patience hier soir pour voir l'adaptation du sixième tome des aventures d'Harry Potter, Harry Potter et le Prince de sang mêlé. En même temps, quelle idée d'aller le voir le jour de sa sortie ?...
Je dois vous dire tout de suite que j'ai passé un très bon moment. Je n'ai pas relu le roman récemment, et j'ai donc redécouvert l'intrigue dont j'avais oublié quelques détails : je me rappelais essentiellement de la fin, à partir du moment où Dumbledore et Harry quittent Poudlard. Comment, en effet, oublier cette fin ? Peut-être que c'est mieux de ne pas avoir tout en tête et de laisser sa chance au film. Pour une fois, je suis vraiment satisfaite du résultat, contrairement à certains spectateurs qui, en sortant, répertoriaient les failles du film... (je suis comme eux d'habitude).

Plus de trois heures après avoir acheté les billets, j'ai donc pu replonger dans l'univers magique créé par J.K. Rowling. Lire ou voir Harry Potter, c'est un peu retomber en enfance : je n'avais que douze ans lors de la sortie du premier tome !!! J'ai retrouvé Poudlard, les cours de potions magiques, les matchs de quidditch avec beaucoup de plaisir (j'avoue adorer toutes les scènes durant lesquelles les élèves sont en cours, que ce soit dans les films ou dans les romans). Je trouve que les acteurs se débrouillent vraiment bien : Alan Rickman campe un Rogue dont la noirceur et l'ambiguïté sont toujours aussi palpables et Tom Felton nous offre une très bonne interprétation d'un Drago Malfoy torturé. Le trio Harry, Hermione et Ron fonctionne toujours aussi bien, Luna Lovegood est toujours aussi loufoque. J'ai eu l'impression, et j'attends de lire les critiques de ceux d'entre vous qui iront le voir, que ce film est plus drôle que les autres. Et pour moi, c'est aussi une des caractéristiques essentielles de l'ensemble de l'oeuvre : l'humour que J.K. Rowling a su distiller page après page...


 

Publié dans Films

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Jeffrey Archer, Seul contre tous

Publié le par calypso

 


 


Il suffit parfois de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment pour voir basculer le cours de sa vie... Si Danny Cartwright avait demandé Beth Wilson en mariage un jour plus tôt, ou un jour plus tard, il n'aurait ainsi jamais pu être accusé du meurtre de son meilleur ami.
Mais quand les quatre témoins de l'accusation sont un avocat, un acteur à succès, un aristocrate et le plus jeune associé d'une prestigieuse agence immobilière, qui pourrait bien croire à la version des faits d'un garagiste de l'East End ? 
Danny est donc condamné à vingt-deux années d'emprisonnement dans le quartier de Haute sécurité de la prison de Belmarsh, duquel personne ne s'est jamais échappé. Seulement, ses adversaires ont tous sous-estimé le désir de revanche du jeune homme et la farouche détermination de sa fiancée à faire entendre justice...


Quand Babelio a lancé son opération Masse critique, j'ai coché, entre autres, Seul contre tous de Jeffrey Archer. La quatrième de couverture m'intriguait , le fait qu'il s'agisse d'un thriller me donnait envie, et le thème du condamné innocent est souvent le point de départ d'histoires très intéressantes.
Je voudrais tout d'abord souligner le fait que, à mon sens, ce roman n'est pas réellement un thriller. Du suspens, certes, mais pas de réelle tension censée tenir en haleine le lecteur et lui communiquer un sentiment de peur. Cela n'enlève toutefois rien à la qualité du roman ! 
Bizarrement, j'ai mis du temps à le lire alors que c'est typiquement le genre de romans que l'on a envie de finir le plus vite possible... Seul contre tous fait plus de 500 pages, mais rien d'insurmontable quand on adore ce qu'on lit. J'en ai lu un peu chaque jour, mais sans me jeter dessus...
La mise en place de l'intrigue m'a beaucoup plu, on est directement plongé au coeur de l'action. L'histoire est simple : Danny Cartwright est accusé à tort du meurtre de son meilleur ami (qui est également son futur beau-frère) et il va tout faire pour prouver son innocence. Les scènes de procès sont particulièrement convaincantes (j'ai beaucoup aimé la scène finale) et les personnages, notamment celui du jeune avocat, Alex Redmayne, ont une vraie épaisseur. J'ai moins aimé les scènes se déroulant en prison... Je me suis parfois ennuyée, j'ai trouvé que cela manquait d'action, que le déroulement était assez lent : il faut vous imaginer une histoire qui se déroule sur plusieurs années. Toutefois, je dois dire que, malgré ses longueurs, j'ai bien aimé ce roman. Je ne peux évidemment pas trop en dire, mais c'est vraiment un polar bien ficelé ! Je crois surtout que s'il y avait, un jour, une adaptation, elle pourrait être très convaincante car j'ai eu l'impression étrange de lire un film... !


Je remercie Babelio et les éditions First pour cette sympathique découverte et vous invite à lire l'avis de Géraldine


L'oeuvre en quelques mots...

 

« - Coupable, annonça le président.

Un murmure parcourut la cour. La première réaction d’Alex fut de se retourner et de regarder Danny. Il ne trahit aucune émotion. Au-dessus de lui, dans la tribune réservée au public, on entendit des « Non ! » et des sanglots.

Une fois l’ordre rétabli dans la salle d’audience, le juge se livra à un long préambule avant de prononcer la sentence. Les seuls mots qui resteraient à jamais gravés dans la tête d’Alex étaient vingt-deux ans.

Son père lui avait conseillé de ne jamais laisser un verdict le toucher. Après tout, à peine un accusé sur cent était condamné à tort.

Alex était sûr et certain que Danny était de ceux-là. »

 

Publié dans Littérature anglaise

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Achats en pagaille - suite et fin

Publié le par calypso

Ces dernières semaines, j'ai encore fait le plein de livres grâce aux vide-greniers.
Cette fois-ci, beaucoup de littérature de jeunesse comme vous pouvez le constater !

 



Maintenant, j'arrête ...


... jusqu'à l'année prochaine !

Publié dans Blabla en tout genre

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Lecture commune estivale

Publié le par calypso

Parce qu'on a tous et toutes des PAL qui ne cessent d'augmenter, parce que nos étagères souffrent, parce que c'est toujours un plaisir d'acheter un nouveau livre, parce que c'est sympa de pouvoir échanger sur des lectures qui nous sont communes, parce que vous mourez d'envie de lire ce roman depuis longtemps, ce billet s'adresse à vous.

Kalistina et moi-même possédons le chef d'oeuvre (d'après ce que j'en lis) de Dona Tartt : Le maître des illusions. Nous avions prévu de le lire ensemble et allons profiter des mois de juillet et août pour accomplir cette tâche (qui, je l'espère et en suis quasiment sûre, sera un réel plaisir).

Si cette lecture vous intéresse, vous pouvez vous joindre à nous ! Nous avons prévu de publier un billet le 25 août, ce qui laisse le temps à chacun de s'organiser.


Un petit résumé pour vous donner envie :

En décrochant une bourse à l'université de Hampden, dans le Vermont, Richard Papen ne laisse pas grand chose derrière lui : la Californie, qui lui déplaît ; son adolescence, faite de souvenirs incolores ; et ses parents, avec qui il ne s'entend pas. Hampden est une porte de sortie inespérée, l'opportunité de vivre une nouvelle vie. Passées quelques semaines, il est bientôt attiré par un professeur atypique, Julian Morrow, esthète capricieux qui enseigne les lettres classiques à cinq étudiants apparemment très liés. Contre l'avis de ses professeurs, il tente de s'introduire dans le groupe de ces jeunes gens marginaux sur qui courent les plus folles rumeurs. Et il est loin d'imaginer ce que lui coûtera sa curiosité.

 

Publié dans Blabla en tout genre

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Philippe Geluck, Le meilleur du chat

Publié le par calypso


Je ne publie pas trop en ce moment parce que je suis dans une période « pavés », je n'avance donc pas trop vite dans mes lectures, non pas parce que je n'aime pas ce que je lis (à part le dernier roman présenté) mais parce que je profite du mieux que je peux des vacances !
Après, Seul contre tous que je lis actuellement et que je devrais vous présenter prochainement, j'aurais souhaité me tourner vers des romans plus courts, mais je dois encore lire Belle du seigneur pour le défi Blog-o-Trésors... autant dire que là, le mot « pavé » prendra tout son sens !!!
En tout cas, voici une petite lecture qui a été vite expédiée ! J'ai beaucoup ri à la lecture de cette BD, même si j'avoue que je suis passée à côté de l'humour de certaines vignettes. Un bon moment en tout cas !
Et vous, aimez-vous Le Chat ?


 

Publié dans BD

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