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Gillian Flynn, Les lieux sombres

Publié le par calypso

 

Gillian Flynn - Les lieux sombres

 

Début des années 1980. Libby Day a sept ans lorsque sa mère et ses deux sœurs sont assassinées dans la ferme familiale. La petite fille, qui a échappé au massacre, désigne le meurtrier à la police, son frère Ben, âgé de quinze ans. Vingt-cinq ans plus tard, alors que son frère est toujours derrière les barreaux, Libby souffre de dépression chronique. Encouragée par une association, elle accepte de retourner pour la première fois sur les lieux du drame. Et c'est là, dans un Middle West dévasté par la crise économique, qu'une vérité inimaginable commence à émerger… Après Sur ma peau, Gillian Flynn confirme avec ce livre, au style intense et viscéral, son immense talent.

 

Peu de temps à consacrer à la lecture et peu d’envie en ce moment…

Mais je tiens quand même à donner mes (rapides) impressions sur Les Lieux sombres, second roman de Gillian Flynn. Au cours des 500 pages qui composent ce thriller, l’auteur mène son lecteur dans les méandres de l’horreur et du doute. Tout démarre au début des années 80 : Ben, un adolescent que l’on soupçonne de s’adonner au culte de Satan, est arrêté pour le massacre de sa famille. Sa mère et deux de ses sœurs ont été tuées dans d’atroces conditions et la petite Libby, son autre sœur alors âgée de sept ans, le désigne comme étant le coupable. L’affaire est très rapidement bouclée. Nous retrouvons Libby des années plus tard : elle a grandi avec ses souffrances et est devenue une jeune femme déprimée, mesquine et kleptomane. Ce personnage extrêmement fouillé, très éloigné de la gentille victime de bon nombre de thrillers, est une des grandes forces de ce roman. Certaine d’avoir permis de mettre le vrai coupable derrière les barreaux, Libby se met peu à peu à douter et accepte de revoir ce frère aimé puis sacrifié, lui qui semble si apprécié par les membres d’une association, convaincus depuis toujours de son innocence. Le chemin vers la vérité est long et le lecteur ne la découvre qu’à la toute fin du roman qui fait se succéder des chapitres consacrés à Libby, adulte, et à ses recherches, et des chapitres qui retracent le déroulement de la journée du 2 janvier 1985, jusqu’au petit matin du 3 janvier. Cette narration est extrêmement efficace et nous permet de découvrir par petits bouts des données essentielles à l’histoire. La révélation, quant à elle, affreuse et insoupçonnable, séduira à coup sûr les  amateurs du genre.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« J’ai poussé un pied hors des drapes, mais n’ai pu me résoudre à le poser par terre. Je suis déprimée, j’imagine. Je suis déprimée, j’imagine, depuis environ vingt-quatre ans. Je pressens la présence d’une meilleure version de moi-même quelque part à l’intérieur de moi – cachée derrière un foie, ou attachée à un bout de rate à l’intérieure de mon corps rachitique et enfantin. Une Libby qui me dit de me lever, de faire quelque chose, de grandir, de tourner la page. Mais en général, c’est la mesquinerie qui l’emporte. Lorsque j’avais sept ans, mon frère a massacré ma famille. Ma mère, mes deux sœurs, parties : pan pan, crac crac, couic couic. Après ça, je n’ai pas vraiment eu grand-chose à faire, on n’attendait rien de moi. » (p.12)

 

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Lisa Jane Smith, Un jeu interdit

Publié le par calypso

 

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Jenny a toujours mené une vie de rêve : des parents aimants, plein d’amis, et l’opportunité de faire tout ce qu’elle veut. Afin d’organiser la fête d’anniversaire la plus éblouissante de l’année, elle décide de préparer pour ses invités une aventure dont ils se souviendront. Au nouveau magasin du quartier, l’énigmatique vendeur aux yeux bleus la dirige immédiatement vers « le Jeu », une expérience unique…

Alors qu’elle construit le plateau avec ses camarades, Jenny comprend, trop tard, les véritables règles de ce jeu. Ils vont devoir franchir une par une les pièces d’une maison maléfique, affrontant au cours de ce voyage infernal leurs pires cauchemars. S’ils n’y parviennent pas avant l’aube, ils resteront emprisonnés dans la maison pour toujours.

 

Lisa Jane Smith est un nom que j’ai vu circuler bien des fois sur la blogosphère. Sa saga Night World semble avoir un certain succès, tandis que Prémonitions, sa trilogie, n’a pas l’air de séduire tous les blogueurs. Aussi, lorsque la possibilité de découvrir un roman de l’auteure m’a été offerte, je n’ai pas hésité une seule seconde. Il faut dire que je trouve la couverture très séduisante, nul doute qu’elle attirera un grand nombre d’adolescents. De même, la quatrième de couverture m’a immédiatement intriguée et cette phrase « Rester maître du jeu ou perdre la vie » m’a donné envie de lire au plus vite ce livre.

Un jeu interdit est un texte assez dense d’environ 630 pages, divisé en trois tomes intitulés respectivement « Le chasseur », « La poursuite » et « L’affrontement », dans lesquels nous suivons les aventures de Jenny Thornton et de ses amis. La jeune adolescente, à l’occasion de l’anniversaire de son petit ami Tom, décide de prendre en charge l’organisation de la soirée. Partie à la recherche d’un jeu original qui puisse compter sept participants, Jenny découvre une étrange petite boutique et, à l’intérieur de celle-ci, un très beau mais non moins mystérieux jeune homme, Julian. Déstabilisée, Jenny finit par accepter la boîte blanche qu’il lui propose, un jeu « spécial » que l’adolescente va vite regretter d’avoir accepté. Dans la boîte, les adolescents découvrent une maison en papier et des figurines, représentant le Rampeur (un serpent géant), le Rôdeur (un loup hérissé) et l’Homme de l’ombre, ressemblant étrangement à Julian. Les 17 ans de Tom, aussi brun que  Julian est blond, vont très rapidement tourner au cauchemar…

Vous l’aurez compris, le Bien et le Mal s’affrontent dans ce livre. Chaque tome met en avant un jeu différent. Dans le premier tome, les participants contraints et forcés doivent affronter leurs pires cauchemars, dans le second, c’est à une partie de cache-cache qu’ils sont conviés, jusqu’à l’affrontement, sous forme de jeu de piste, dans le troisième tome. J’ai trouvé le début vraiment très bon. L. J. Smith ne se perd pas en considérations inutiles et descriptions fastidieuses. On va droit au but, le jeu est très vite ouvert et commencé. Le moment où la soirée bascule est extrêmement bien raconté, si bien que je me suis vue, au milieu du groupe d’adolescents et j’ai tremblé en même temps qu’eux. Le tome 1 est, à mon sens, le meilleur. Le deuxième est bien moins palpitant mais le troisième est plutôt réussi, il faut dire qu’on approche de la fin et que le lecteur a vraiment envie de savoir comment les personnages vont s’en sortir. Puisque l’on parle des personnages, tous nous sont présentés au fur et à mesure des événements et chacun a une personnalité propre et intéressante. Sans trop en dire, je les ai trouvés un poil trop courageux et, de fait, je regrette que les « méchants » n’aient pas été plus coriaces. Mais c’est un roman jeunesse, ne l’oublions pas. Un bon roman jeunesse, avec beaucoup d’action, de l’amour, des liens d’amitié indestructibles et des interrogations adolescentes.

 

 

Michel Lafon

   

L’œuvre en quelques mots…

 

« - Vous désirez ?

La voix résonna juste derrière elle. Elle se retourna et resta le souffle coupé.

Ces yeux. Bleus. Sauf qu’ils n’étaient pas juste bleus mais d’une nuance indescriptible qui lui rappela un éveil au point du jour, quand elle avait aperçu, par la fente, entre les rideaux, cette incroyable lueur de l’aube qui n’avait duré qu’une seconde avant de se fondre dans les couleurs habituelles du ciel au petit matin.

Ce n’était pas possible, un garçon avec de tels yeux, d’autant qu’ils étaient bordés de cils presque trop lourds pour ses paupières. Et puis ses cheveux étaient si blonds… non, carrément blancs, comme givrés. Il était trop beau, incroyablement beau, à croire qu’il débarquait d’une autre planète. Et la réaction de Jenny fut immédiate, absolue, parfaitement effrayante. Elle en oublia l’existence de Tom. » (p.18-19)

 

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John Boyne, Le garçon en pyjama rayé

Publié le par calypso

 

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Un conseil : lisez ce roman de toute urgence et revenez lire mon billet plus tard.

 

Vous ne trouverez pas ici le résumé de ce livre, car il est important de le découvrir sans savoir de quoi il parle. On dira simplement qu'il s'agit de l'histoire du jeune Bruno que sa curiosité va mener à une rencontre de l'autre côté d'une étrange barrière. Une de ces barrières qui séparent les hommes et qui ne devraient pas exister.

 

Le garçon en pyjama rayé fait partie de ces romans qui vous marquent à jamais. C'est un livre coup de poing abordant un sujet dont on préférerait qu'il n'ait jamais existé. C'est l'histoire, toute simple, de Bruno, un jeune allemand de 9 ans dont l'innocence n'a d'égale que sa gentillesse. Il vit à Berlin avec ses parents et sa sœur, Gretel, âgée de 12 ans, avec laquelle il entretient des rapports parfois conflictuels. La vie de Bruno ressemble à celle de tout enfant de son âge, ce qu'il aime par dessus tout c'est partager des moments avec ses trois copains, Karl, Daniel et Martin. Mais le papa de Bruno occupe un poste important et la famille doit quitter Berlin pour Hoche-Vite. C'est un endroit dont le petit garçon n'a jamais entendu parler... Dès les premières heures passées dans sa nouvelle maison, Bruno s'ennuie et, à la tristesse d'avoir dû quitter Berlin, s'ajoute un autre sentiment, plus étrange : l'incompréhension. La seule distraction de Bruno est en effet de regarder par la fenêtre de sa chambre. A travers le carreau, il observe un spectacle troublant : deux groupes d'hommes évoluent dans ce qui semble être un grand lotissement. Il y a des soldats, il a l'habitude d'en côtoyer car son père est l'un d'eux, mais aussi des hommes portant un drôle de pyjama rayé et au sujet desquels sont père lui a confié : "ce ne sont pas des gens". Bruno, parce qu'il a l'ambition de devenir plus tard un explorateur, décide un jour de quitter le petit jardin tranquille et de longer les barbelés. Au cours de son escapade, il rencontre un jeune garçon, son "jumeau", né exactement le même jour que lui, avec qui il commence à partager son quotidien... Leur lieu de rendez-vous devient leur petit monde, un monde sans jeux, un monde dans lequel l'amitié passe par les mots. Mais celui des adultes n'est jamais très loin...

John Boyne a réussi, avec Le garçon en pyjama rayé, une véritable prouesse de conteur. L'univers des camps n'est pas décrit, il est esquissé à travers le regard innocent d'un enfant de 9 ans. Ce roman est un cri muet, le cri de Bruno qui ne comprend pas pourquoi son nouvel ami est enfermé de l'autre côté des barbelés. C'est toute l'absurdité de la guerre qui éclate à travers chacune des pages de ce roman. Et, lorsque Bruno promet d'inviter un jour son ami à Berlin, c'est le cœur du lecteur qui se serre. Ce roman extrêmement poignant est à mettre entre toutes les mains.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Bruno avait lu suffisamment d’histoires d’explorateurs pour savoir qu’aucun d’entre eux n’avaient pu prédire la nature de la découverte qu’ils feraient. Dans la majorité des cas, il s’agissait d’une chose intéressante qui se trouvait là, simplement, occupée à ses propres affaires en attendant d’être découverte, comme l’Amérique. Et parfois, il s’agissait d’une chose qu’il aurait mieux valu laisser à sa place, comme une souris morte derrière un placard.

Le garçon appartenait à la première catégorie. Il se trouvait là, simplement, occupé à ses propres affaires en attendant d’être découvert. » (p.102)

 

Publié dans Littérature anglaise

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Dean Koontz, Le mari

Publié le par calypso

 

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« Vous avez jusqu'à mercredi minuit.

- C'est dingue ! Où est-ce que je dénicherais deux millions de dollars ?

- Vous trouverez un moyen.

- Ce n'est pas possible. Je ne suis qu'un simple jardinier. Je ne dois pas avoir plus de onze mille dollars à la banque.

- Juste pour que vous sachiez que nous ne plaisantons pas... Vous voyez ce type sur le trottoir d'en face ?

Mitch pivota, le téléphone toujours à l'oreille, et aperçut un homme marchant avec son chien. La journée ensoleillée avait un éclat de porcelaine. Un coup de fusil déchira le calme et le promeneur au chien s’effondra, touché à la tête.

- Mercredi à minuit. Nous sommes vraiment sérieux. »

De son ouverture tendue à son dénouement fracassant, Le mari est un thriller qui mettra à cran les nerfs du lecteur à travers chacun de ses rebondissements et de ses révélations... Après tout, il s'agit d'un roman de Dean Koontz. Et l'expérience est sans équivalent.

 

Mitchell Rafferty, jardinier de métier et heureux en amour, ne s’attendait pas à recevoir un tel coup de fil, le lundi 14 mai à 11h43. Occupé à planter des impatientes rouges et mauves en compagnie de son ami et collègue Iggy, Mitch croit tout d’abord à un appel de son épouse, Holly. Mais la voix au bout du fil est masculine et autoritaire, et l’homme ne rigole pas : il réclame à Mitch deux millions de dollars en liquide. C’est à ce prix seulement qu’il lui rendra Holly. Les ravisseurs semblent prêts à tout pour récupérer l’argent, en témoigne ce passant abattu en pleine rue sous les yeux effarés de Mitch. Notre héros n’a que quelques heures pour rassembler l’argent et se dépasser, pour l’amour d’Holly.

Puisqu’il faut bien que quelqu’un endosse ce rôle, j’accepte d’être la voix discordante. J’ai lu pour le moment trois avis assez élogieux au sujet de ce roman sur la blogosphère et je n’ai pu m’empêcher de me demander si nous avions, les autres lecteurs et moi-même, lu le même livre. En fait, je me demande à quel point on peut être influencé lorsqu’on lit le roman d’un auteur que l’on adore : à trop aimer l’auteur en question, on a peut-être tendance à excuser plus facilement la qualité médiocre d’un de ses romans, si tous les autres sont excellents. Le problème ne s’est pas posé pour moi car je ne connaissais pas Dean Koontz avant d’avoir Le mari entre les mains ! La découverte a donc été complète et, il faut bien l’avouer, fort décevante. En effet, ce roman ne correspond pas du tout à ce que j’attends d’un thriller… Mais commençons par le commencement ! Sous une couverture simple mais efficace, affichant la couleur de l’amour mais aussi celle du sang et de la vengeance, Le mari est un roman de plus de 400 pages, divisé plutôt judicieusement en trois chapitres aux titres concordants, quoique bien trop long, à mon goût, pour le second et un peu facile, pour le dernier : « Que feriez-vous par amour ? », « Seriez-vous prêt à mourir par amour ? Seriez-vous prêt à tuer ? », « Jusqu’à ce que la mort nous sépare ». L’auteur nous permet d’assister non seulement à la course contre la montre de Mitch, mais également à la captivité d’Holly. C’est un choix intéressant qui permet de rompre un peu avec la monotonie de l’ensemble. Je ne m’attarderai pas sur le manque d’originalité de l’histoire car, finalement, le thème aurait pu être extrêmement bien traité et Dean Koontz aurait pu écrire un roman palpitant. Mais ce n’est pas du tout le cas. Si Le mari n’est pas un roman déplaisant à lire (les pages se tournent assez facilement), ce n’est pas non plus un bon thriller. J’ai souligné, au cours de ma lecture, de très nombreuses faiblesses et relevé pas mal de points négatifs. Les personnages, tout d’abord, ne m’ont pas du tout intéressée et à aucun moment je n’ai ressenti de la compassion pour eux. Leur première conversation téléphonique m’a semblé surréaliste et certaines réflexions d’Holly complètement en décalage avec sa situation dans la suite du roman. Du côté des méchants, ce n’est guère mieux. Entre le gangster qui se tue accidentellement, ceux qui s’entretuent pour récupérer le magot, facilitant ainsi la tâche du héros, ou encore celui qui tient des propos délirants dont je n’ai pas saisi l’intérêt, j’ai eu l’impression d’assister à un sketch ! Sans oublier des descriptions parfois inutiles, je pense notamment à un long et fastidieux passage où tous les frères et sœurs de Mitch nous sont présentés. Il y a bien quelques retournements de situation mais là encore rien d’exceptionnel ! Seul le premier d’entre eux est intéressant.

En résumé, Le mari est un roman qui me semble un peu facile pour un auteur qui a déjà publié plusieurs dizaines de romans…

Avez-vous déjà lu des romans de Dean Koontz et lequel est, pour vous, un incontournable ? Vous constatez que je ne renonce pas si facilement...

 

 

Livraddict-copie-1

 

JC Lattès

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Naître, c’est commencer à mourir. La plupart des gens vivent en niant cette cour patiente de la mort jusqu’au moment où, parvenus à un âge avancé et criblés de maux, ils s’aperçoivent qu’elle est assise à leur chevet. 

En fait, Mitchell Rafferty aurait pu dire à quelle minute exacte il se rendit compte du caractère inéluctable de sa propre mort : le lundi 14 mai à 11h43, soit trois semaines avant son vingt-huitième anniversaire.

Jusque-là, il avait rarement pensé qu’il mourrait. D’un optimisme congénital, charmé par la beauté de la nature et amusé par le spectacle du genre humain, il n’était guère enclin à se demander quand ni comment lui serait fournie la preuve de sa mortalité, et n’avait pas de raison de le faire non plus. » (p.13)

 

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Concours 0.4 : Résultat

Publié le par calypso

 

Le concours pour tenter de gagner un exemplaire de 0.4 de Mike A. Lancaster est terminé. Vous n'avez pas été très nombreux à participer, ce qui a laissé plus de chance à chacun !

 

Mike A. Lancaster - 0.4

 

C'est Gigi qui remporte son exemplaire ! Félicitations !

 

 

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Agota Kristof, C'est égal

Publié le par calypso

 

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Un homme est changé en statue au moment où il embrasse son chien pour la dernière fois ; une femme s'étonne que son mari se soit fendu le crâne en tombant de son lit sur une hache ; un enfant marche près d'un puma « splendide, beige et doré », comme sorti d'un tableau surréaliste, pour aller retrouver son père...

Entre la fable et le cauchemar, ces vingt-cinq récits baignent dans une atmosphère étrange et émouvante, qui constituent peut-être la part la plus secrète de l'œuvre d'Agota Kristof.

 

Je découvre avec ce titre l’univers d’Agota Kristof, surtout connue pour sa « trilogie des jumeaux » au premier tome si controversé.

C’est égal est un petit recueil d’une centaine de pages dont les nouvelles sont relativement courtes et, à mon sens, inconsistantes. A part trois ou quatre qui m’ont bien plu (disons qu’elles m’ont semblé plus intéressantes que les autres), je me suis vraiment ennuyée et je me suis demandé quel était l’intérêt de chacune d’entre elles. Les thèmes abordés sont assez divers et j’aurais bien du mal à vous en faire une synthèse mais, ce qui est sûr, c’est que toutes les nouvelles m’ont paru incomplètes, inachevées. On m’annonçait, en 4ème de couverture, « Une sobriété à [me] couper le souffle », eh bien pas un instant je n’ai eu le souffle coupé. Ce n’est pas pour autant un recueil dont la lecture est fastidieuse (il peut être lu en 1h) mais elle n’est certainement pas transcendante et d’ici quelques semaines, je n’en aurai plus aucun souvenir.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Entrez, docteur. Oui, c’est ici. Oui, c’est moi qui vous ai appelé. Mon mari a eu un accident. Oui, je crois que c’est un accident grave. Très grave même. Il faut monter à l’étage. Il est dans notre chambre à coucher. Par ici. Excusez-moi, le lit n’est pas fait. Vous comprenez, je me suis un peu affolée quand j’ai vu tout ce sang. Je me demande comment j’aurai le courage de nettoyer ça. Je crois que je vais plutôt aller habiter ailleurs. » (« La hache », p.7)

 

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Tentés par Le Poète ?

Publié le par calypso

 

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Delph a voulu découvrir la nouvelle collection Point 2 mais n'a pas vraiment été convaincue. Elle nous propose donc de gagner un exemplaire du Poète de Michael Connelly et ce, jusqu'au 11 juin.

 

Plus d'informations ici !

 

 

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En juin, découvrons Arthur Ténor

Publié le par calypso

 

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En juin, Pimprenelle a décidé de mettre à l'honneur Arthur Ténor, un auteur jeunesse. Je ne le connais pas encore, ça tombe bien !

 

Rendez-vous le 30 juin !

 

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Daniel Glattauer, Quand souffle le vent du nord

Publié le par calypso

 

Daniel Glattauer - Quand souffle le vent du nord

 

Un homme et une femme. Ils ne se connaissent pas mais échangent des mails. Jusqu’à devenir accros. Jusqu’à ne plus pouvoir se passer l’un de l’autre, sans se rencontrer pour autant…

Savoureuse et captivante, cette comédie de mœurs explore avec finesse et humour la naissance du sentiment amoureux.

 

« J’aimerais résilier mon abonnement. » Ainsi commence le curieux échange entre Emmi Rothner et Leo Leike. Les deux trentenaires ne se connaissent pas mais leur destin se croise suite à une erreur d’adresse mail. La piquante Emmi qui souhaite en effet résilier un abonnement, harcèle le dénommé Leo qui, bien évidemment, n’a rien à voir avec le magazine dénigré. Ce dernier le lui fait bien comprendre mais l’envoi d’un mail groupé de la part de la jeune femme lors des fêtes de fin d’année relance l’échange. Les « Emmi Rothner » et « Leo Leike » se transforme peu à peu en « Emmi » et « Leo », avant de devenir « Votre Emmi » et « Votre Leo ». Ces deux-là semblent s’être bien trouvés ! Sous nos yeux captivés de lecteurs, ils vont s’échanger de très nombreux mails, savoureux à souhait, tantôt tendres, tantôt mordants. Les réponses tardent parfois à venir et l’inquiétude s’installe. Il faut dire que le besoin d’écrire à l’autre devient de plus en plus vital. Mais Léo a une vie sentimentale un peu perturbée et Emmi est une femme mariée… Une question obnubile le lecteur curieux tout au long du texte : finiront-ils par se rencontrer ? Le problème, c’est qu’eux-mêmes ne le savent pas. Et si, en mettant un visage sur des mots, le charme était rompu ?...

Quand souffle le vent du nord est un récit épistolaire très agréable à lire. Les mails ont remplacé la correspondance traditionnelle et, de fait, l’échange entre Emmi et Leo est très rapide et le récit n’en est que plus rythmé. Les personnages sont attachants et leur verve m’a énormément plu. Toutefois, j’ai largement préféré Leo à Emmi, je crois que cela tient au fait qu’elle ne soit pas libre et qu’en écrivant à Leo, elle ne soit pas honnête avec ses proches. Le roman a un côté très répétitif mais - c’est là toute l’ambiguïté - il n’est jamais lassant ! C’est, en outre, un roman plein de fraîcheur, idéal pour les vacances au bord de la plage !

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Venez chez moi. Buvons encore un verre de vin. Nous pourrions nous bander les yeux, comme dans le film. Je ne sais plus comment il s’appelle, il faut que je réfléchisse. J’aimerais tant vous embrasser. Je me moque de votre apparence. Je suis tombé amoureux de vos mots. Vous pouvez écrire ce que vous voulez. Vous pouvez être aussi sévère que vous le désirez. J’aime tout. » (p.137) 

 

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Prix des lecteurs Juin 2011 - Ma sélection

Publié le par calypso

 

C’est le moment de choisir ma lecture du mois de juin parmi les titres proposés par le Livre de Poche pour son Prix des lecteurs.

 

Les nominés sont (roulement de tambour) :

 

 

Sélection juin 2011 littérature :

 

HHhH de Laurent Binet

Le Goût des pépins de pommes de Katharina Hagena

Les Fleurs de lunes de Jetta Carleton

Sépharade d’Eliette Abécassis

 

 

Sélection juin 2011 polar :

 

Docteur à tuer de Josh Bazell

La Théorie des dominos d’Alex Scarrow

Les Lieux sombres de Gillian Flynn

 

 

C’est terrible parce que son premier roman, Sur ma peau, est toujours dans ma PAL, mais, que voulez-vous, je suis irrésistiblement attirée par…

 

 

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Pour une fois, je pioche dans la sélection polar !

 

Avez-vous lu Les Lieux sombres ? Qu’en avez-vous pensé ?

 

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