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Yaël Hassan, Momo, petit prince des Bleuets

Publié le par calypso

 

Yael-Hassan---Momo.jpg

  

Pour Momo, l'été s'annonce interminable à la cité des Bleuets. Du jour où il s'inscrit à la bibliothèque, le cours de ses vacances change. Momo se met à lire avec passion et fait la connaissance de monsieur Edouard, un extravagant instituteur à la retraite. Ensemble, ils ont de grand projets...

 

C'est toujours un plaisir de voir qu'il existe de la très bonne littérature de jeunesse. Yaël Hassan, qui en a fait sa spécialité, dresse ici le portrait de Momo, un petit gars de la cité qui aime l'école sans oser le dire, et les fleurs sans pouvoir les admirer. Il faut dire qu'aux Bleuets - c'est le nom de sa cité - tout est plutôt gris et terne. En plus, les vacances d'été sont là et Momo sent déjà poindre l'ennui. Alors, quand la directrice de son école vient lui rendre visite, l'émotion est grande. Pour Momo, c'est le début d'une belle aventure dans l'univers des livres et d'une grande amitié avec monsieur Edouard, un vieil homme rencontré sur un banc... Un livre qui parle de l'amour de la lecture, moi, forcément, ça me plaît. D'autres thèmes sont abordés, tels que l'amitié et la mort, de manière très intelligente. Il est également question de la manière dont on peut transfigurer la réalité. L'histoire est touchante, sans être mièvre. Je dois l'avouer, je jalouse un peu Momo, car j'aurais aimé pouvoir moi aussi m'asseoir sur ce banc et discuter avec monsieur Edouard...

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Il faut avoir le triomphe modeste, parce que la gloire est éphémère et que la grandeur se mesure à la simplicité. » (p.78)

    

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Jean-Paul Klée, Manoir des mélancolies

Publié le par calypso

 

JP Klée - Manoir des mélancolies

 

Pour Jean-Paul Klée, la vie est un grand cahier bleu ciel qu’il garnit des ravissements de chaque jour. Rencontres et conversations égayent son existence de poète replié. On croise ici une ancienne clerc de notaire ayant le cœur sur la main, le copain forestier amateur de femmes & de chevaux, deux vétérans de la guerre d’Algérie, une pâtissière qui roucoule à ses jeux de mots, le spectre de Pasolini ou celui de cet oncle qui – à l’inverse du père – réchappa aux nazis en vivant caché au fond d’un poulailler parcouru de passages secrets…

Dans ces proses stylisées, où l’émotion affleure, où la bienveillance luit, l’auteur promène son œil pointu sur notre réalité. Il ne s’agit pas seulement de dire le monde, mais de le réinventer.

 

Dans la masse des livres qui passent chaque jour entre nos mains avides de découverte, il en est qui font figure d'ovnis. Des « inclassables » en quelque sorte. Parfois, ils créent la bonne surprise. Parfois, c'est tout l'inverse, à tel point qu'on en vient à se demander pourquoi on les a lus. La réponse est souvent la même : la curiosité. Cette saine curiosité qui nous pousse parfois à nous diriger vers des lectures moins habituelles.

Lorsque j'ai ouvert Manoir des mélancolies de Jean-Paul Klée, je m'attendais à un recueil poétique relativement moderne et force est de constater que je ne me suis pas trompée. Mais je ne m'attendais pas à ne pas du tout apprécier cette lecture et ce, dès les premiers mots : « Oublié cela qui - J'étais en ville si souvent j'avais douceur alanguie à me promener ici & là sur le campus où mon ami Olivier a son bureau il travaille beaucoup & tout à l'heure la fatigue l'avait un petit peu jauni. » (p.7) On ne peut pas faire tout et n'importe quoi avec la langue française au nom de la modernité. Ou plutôt, si. On peut. Mais on n'est jamais garanti du résultat. Le phrasé et l'absence volontaire de ponctuation là où elle est nécessaire m'ont rendu la lecture de ce recueil particulièrement désagréable. Au lieu de me balader de phrase en phrase et de me laisser porter par la prose poétique annoncée, j'ai dû reconstituer - non sans efforts - le sens du texte... Rien ne laissait présager d'une telle écriture. « Sac de nœuds j'ai les pieds mouillés semelles trouées il faut m'acheter souliers neufs Or ça fait une semaine ou deux j'en caresse le projet Avec l'auto j'ai été hors la cité là où l'on voit des chaussures par milliers (formats couleurs femmes sports enfantelets) [...] » (p.23) Entre autres choses, j'ai été agacée par l'utilisation de l'esperluette à la place de la conjonction de coordination et par les nombreuses libertés orthographiques (ex : « l'hyver »). Et que dire du sort réservé au verbe « faire » ? En témoignent les expressions suivantes : « tout à fée », « je ne fée pas », « ça fée », « il fée encore jour »... Le nom de l'auteur n'est sans doute pas pour rien dans cette histoire...

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Qui donc se souviendra de tout ?... Rien ne restera, ni les pivoines de mon jardin ni la mémoire de nos tragédies !!... » (p.100)

 

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Chelsea Cain, Au coeur du mal

Publié le par calypso

 

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Gretchen Lowell est une beauté fatale. Au sens littéral. L'inspecteur Archie Sheridan a traqué pendant dix ans cette redoutable tueuse qui a fait plus de 200 victimes. Il connaît bien ses méthodes, gravées en lui pour toujours - sa poitrine porte la cicatrice en forme de cœur que Gretchen a dessinée avant de lui administrer une injection mortelle. Personne ne sait pourquoi elle l'a ranimé. Ni pourquoi elle a appelé les secours, et les a attendus calmement, provoquant ainsi sa propre arrestation.

Deux ans plus tard, Gretchen est en prison mais Archie n'est pas libre pour autant. Seules ses pilules lui permettent de tenir, rien ne sera plus jamais comme avant. Et la relation malsaine qu'il entretient avec son ancienne tortionnaire le trouble bien plus qu'il ne veut se l'avouer...

Quand un nouveau serial killer survient, l'inspecteur est rappelé sur le devant de la scène. Mais cette fois pas de tête-à-tête entre Archie et le tueur, car une jeune journaliste passionnée est de la partie. Tout comme Gretchen, qui, tapie dans l'ombre de sa cellule, est plus dangereuse que jamais...

 

 

Au cœur du mal est le premier tome d'une trilogie qui semble remporter un certain succès. Il faut dire que le point de départ est plutôt original puisque l'un des personnages principaux est une tueuse en série qui se trouve derrière les barreaux depuis deux ans lorsque l'intrigue commence. La relation ambiguë qu'elle entretient avec l'inspecteur Archie Sheridan, qu'elle a tenté de tuer avant de le ranimer, est le ciment de ce roman. Elle a une emprise sur lui, tandis qu'il éprouve pour elle une forme d'attirance et de reconnaissance mêlées de dégoût. Mais ça ne fonctionne pas, c'est trop malsain ou mal décrit, au choix. On sent bien que l'auteure a tout misé sur la relation flic-tueuse et a délaissé le reste. De fait, l'enquête sur les disparitions successives de lycéennes que le lecteur est amené à suivre dans ce roman ne semble pas exister en tant que telle et paraît, au bout du compte, assez peu vraisemblable. J'ai trouvé l'ensemble plutôt mauvais.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« A ce moment-là seulement, Archie a la certitude que c'est elle. Une chaleur sourde lui parcourt le dos, sa vue se brouille : il comprend alors que Gretchen Lowell est le tueur. Il se rend compte qu'il a été drogué, trop tard. Il cherche son arme d'une main incertaine, mais ses gestes sont gauches et il ne peut que la sortir de son étui, la lever maladroitement et la tendre, comme une offrande. Elle la prend et lui sourit en l'embrassant doucement sur le front. » (p.9)

 

 

Un mot des titres

 

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Challenge Un mot, des titres - Session 26 - Les billets

Publié le par calypso

 

Un mot des titres

 

« C'est le cœur seul qui peut rendre tranquille.

Le cœur fait tout, le reste est inutile. »

Jean de La Fontaine

 

 

 

 

Voici les billets de cette vingt-sixième session :

 

- Lasardine : Dans mon petit coeur de Jo Witek et Christine Roussey

- Joëlle : Notre coeur de Guy de Maupassant

- Adalana : Le Coeur est un chasseur solitaire de Carson McCullers

- Emma : La Mécanique du coeur de Mathias Malzieu

- Tiphanie : Le Coeur cousu de Carole Martinez

- Itzamna : L'attrape-coeurs de J.D. Salinger et Le Coeur cousu de Carole Martinez

- Céline : La Mécanique du coeur de Mathias Malzieu

- Luna : Les Filles au chocolat, T2 : Coeur Guimauve de Cathy Cassidy et Les Battements du coeur de Barbara Wood

- Astrid : Au coeur du mal de Chelsea Caine

- Mimi54 : A coeur perdu de Siwar al-Assad et Au coeur des ténèbres de Miquel et Godart 

- EimeoN : Coeur d'encre de Cornelia Funke

- Miss Bunny : La Mécanique du coeur de Mathias Malzieu

- Reveline : Les Chroniques des Féals, T1 : Coeur de Phénix de Mathieu Gaborit et Les Filles au chocolat, T1 : Coeur Cerise de Cathy Cassidy

- Petitepom : A coeur perdu d'Elizabeth Adler

- Piplo : Au coeur des forêts de Christian Signol

- Paikanne : Coeurs hybrides d'Anna Combelles

- Sharon : Le coeur en braille de Pascal Ruter

- Felina : Le Protectorat de l'ombre, T4 : Sans coeur de Gail Carriger

- Mariejuliet : La Mécanique du coeur de Mathias Malzieu

- Philippe D : L'Espoir au coeur de Lesley Pearse

- Mortuum : Psy d'urgence : 30 récits au coeur de la folie ordinaire de Gérard Tixier 

- XL : Une écharde au coeur de Jean-François Coatmeur

- Yuya46 : La Mécanique du coeur de Mathias Malzieu

- Julianany : Coeurs brisés, têtes coupées de Robyn Schneider

- Mypianocanta : Coeurs hybrides d'Anna Combelles

- Mandorla : Les Filles au chocolat, T1 : Coeur Cerise de Cathy Cassidy

- Ananas : Les Filles au chocolat, T2 : Coeur Guimauve de Cathy Cassidy

- Calypso : Au coeur du mal de Chelsea Cain

 

 

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