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Pica et Erroc, Les Profs T4, Rentrée des artistes

Publié le par calypso

 

Pica-et-Erroc---Les-profs-T4.jpg

 

Quoi de neuf en salle des profs ?

 

- c’est la rentrée ! L’artiste doit se préparer pour une nouvelle année de représentations. Aura-t-il cette fois-ci la reconnaissance du public ? Rien n’est moins sûr…

- les élèves imitent les profs…

- … qui auraient bien besoin du « Guide de la répartie » pour faire face au bagou de leurs élèves !

- il est, entre autres, question des inspections, des élèves pots de colle et des profs feignants.

- aucune matière n’est épargnée : le prof de sport a encore perdu des élèves dans la forêt lors du cross annuel (mais moins que d’habitude !) ; le prof de sciences physiques déplore l’absence d’explosion dans sa salle depuis un bon mois ; la prof de français, en vacances, ne peut s’empêcher de corriger les fautes aperçues sur une affiche dans une station service !

 

Ce tome est un vrai régal et je n’ai qu’une hâte : lire le suivant !

 

Publié dans BD

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.2

Publié le par calypso

 

Qu’est-ce que c’est ?

 

A mon tour de vous livrer mes impressions sur le nouveau concept des éditions du Seuil : le .2 (Point-deux) ! Vous n’avez pas pu passer à côté : il s’agit d’un nouveau format de livre ultra-compact qui tente de redonner un sens à l’appellation « livre de poche » car les romans publiés dans cette collection sont si petits que vous n’aurez aucun mal à les mettre dans votre poche ou dans votre sac à main.

 

 

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La photo que j’ai prise pour illustrer cet article est assez parlante. Il faut dire que le jour où j’ai reçu mon Point-deux, j’ai également reçu Le Passage qui est, il faut bien le reconnaître, un sacré pavé. La différence est, sans mauvais jeu de mot, de taille ! A côté, le dernier poche lu et, là encore, on ne peut que constater la différence.

 

 

Alors, conquise ou non ?

 

 

Oui…

 

Lorsque j’ai ouvert mon enveloppe, j’ai été immédiatement séduite ! Je trouve l’objet « mignon » et sa conception très soignée. Les pages sont cousues et la première de couverture n’est pas collée, ce qui évite d’abîmer le dos à force d’ouvrir le livre. Le texte est imprimé sur du papier Bible qui ne m’a absolument pas dérangé lors de la lecture. On ne voit pas à travers et les pages se tournent très facilement. J’ai lu que certains ont eu tendance à tourner plus d’une page à la fois, ce petit souci ne m’est pas arrivé. Par ailleurs, on s’adapte très rapidement au sens de lecture. L’intérêt premier de ce nouveau format est qu’il prend moins de place et de ce côté-là, le pari est gagné ! Le livre mesure 8x12 cm et il est vraiment très pratique à transporter et à manipuler.

 

… mais

 

J’aime le contenu des livres mais j’aime aussi leur aspect, j’aime voir mes livres alignés sur mes étagères et j’avoue qu’une étagère de Point-deux me séduirait moins qu’une étagère de poches ou de brochés (ça, c’est pour l’argument superficiel). Deuxième chose, le prix ! C’est vraiment une barrière pour l’acheteur potentiel. Un livre de poche coûte déjà suffisamment cher et je pense sincèrement que ce format va attirer les lecteurs  passionnés et curieux, mais pas les autres. Même si cette collection a du succès, je ne pense pas que les prix baisseront, dommage ! Enfin, pourra-t-on lire des romans de 1000 pages dans cette collection ?...   

 

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En conclusion

 

J’aime beaucoup l’idée et j’ai apprécié de manipuler mon exemplaire. Le prix est cependant trop élevé. J’ai hâte de voir si ce nouveau format attirera les foules ou non.  

 

 

Un grand merci à Jérôme Lambert pour cette découverte !

 

Publié dans Blabla en tout genre

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Barbara Constantine, Tom petit Tom tout petit homme Tom

Publié le par calypso

 

Barbara-Constantine---Tom--petit-Tom.jpg

 

Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobil-home avec Joss, sa mère (plutôt jeune : elle l'a eu à treize ans et demi). Comme Joss adore faire la fête et partir en week-end avec ses copains, Tom se retrouve souvent seul. Et il doit se débrouiller. Pour manger, il va chaparder dans les potagers voisins... Mais comme il a peur de se faire prendre et d'être envoyé à la Ddass (sa mère lui a dit que ça pouvait arriver et qu'elle ne pourrait rien faire pour le récupérer), il fait très attention. Un soir, en cherchant un nouveau jardin où faire ses courses, il tombe sur Madeleine (quatre-vingt-treize ans), allongée au milieu de ses choux, en larmes parce qu’elle n’arrive pas à se relever. Elle serait certainement morte, la pauvre vieille, si le petit Tom n'était pas passé par là...

 

J’ai retrouvé dans ce roman les mêmes ingrédients que dans A Mélie, sans mélo, et pourtant, alors que je n’avais pas aimé plus que ça le roman cité précédemment, j’ai beaucoup apprécié celui-ci. C’est dû en grande partie à la personnalité du petit Tom. L’auteure nous invite à suivre le quotidien de cet enfant espiègle et déjà bien mûr pour son âge. Il est le personnage principal du roman, autour duquel gravitent différents personnages hauts en couleur. Il y a Joss tout d’abord, sa mère, qui l’a eu très jeune et qui ne semble pas être la plus adulte des deux. Si elle est une maman aimante, on ne peut pas dire qu’elle soit très sérieuse. Il faut dire que l’arrivée de Tom l’a privée de son adolescence et maintenant que son garçon sait se débrouiller, elle a tendance à en profiter. Elle sort beaucoup et n’a qu’une idée en tête : économiser de l’argent pour diminuer sa poitrine. Il y a ensuite Samy, un jeune homme qui débarque dans la vie de Tom assez brusquement et a connu Joss lorsqu’elle était plus jeune. C’est un garçon un peu paumé qui sort tout juste de prison. Tom fait la connaissance de Madeleine quasiment au même moment : il vient en aide à la vieille dame qui est tombée dans son potager et ne parvient pas à se relever. Il y a enfin Odette et Archibald, les drôles de voisins qui se vouvoient : Tom chipe dans leur potager les légumes dont il a besoin pour se nourrir, et nourrir Joss ; il profite également de leur poste de télé sous les yeux interrogateurs de leur chat, Captain Achab. Les personnages de cette histoire sont tous attachants. L’ensemble est frais, poétique, et se déguste comme un bonbon. Les courts chapitres et le style de l’auteure participent à l’impression de légèreté qui se dégage de ce roman : les mots et les phrases sont simples, à l’image du quotidien du petit homme.

  

Marie, Véro, Liyah et Laure ont également donné leur avis sur ce roman.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Il n’a pas besoin d’écouter ce qu’elle dit. Il sait déjà. Elle déteste quand il l’appelle maman, c’est tout. Et elle grogne à chaque fois : Arrête de m’appeler comme ça, Tom. Avec son air de : Si je te chope, tu vas voir c’que tu vas voir. Mais ça le fait marrer de la faire enrager. » (p.15)

 

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Sandrine Coucke-Haddad, Mon fils, son cancer et moi

Publié le par calypso

 

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Avec pudeur et justesse, Sandrine Coucke-Haddad livre un témoignage poignant du cancer dont a été victime son fils Alexis, alors qu’il était encore un bébé. Elle raconte les différentes étapes de la maladie – l’apparition des premiers symptômes, les examens médicaux, l’annonce du diagnostic, les traitements… – et nous fait partager les sentiments et les interrogations qui l’ont animée pendant cette période. Écrit dans un style direct et vivant, Mon fils, son cancer et moi est aussi un récit porteur d’espoir.

 

Septembre 2001. L’auteure et son mari apprennent que leur petit Alexis, leur premier enfant âgé seulement de 13 mois, est atteint d’une tumeur au cerveau. C’est un médulloblastome, cela rassure les médecins : il est plus facile de se battre contre une tumeur que l’on connaît. Mais derrière ce nom scientifique se cache une réalité qui, elle n’a rien de rassurante. En effet, la tumeur s’accroche et la première opération est un échec. Alors que les parents d’Alexis pensaient avoir vécu le plus dur, ils réalisent qu’ils n’ont pas encore gagné face à la maladie, comme l’écrit Sandrine Coucke-Haddad : « Je croyais être au fond du trou deux jours avant, je me trompais. Mon trou est un puits sans fond. » (p.68) S’ensuivent de longs mois de traitement, une chimiothérapie lourde qui conduira Alexis sur la voie de la guérison, en ayant pris soin toutefois de le marquer, ainsi que ses proches, à vie.

Mon fils, son cancer et moi est un livre bouleversant car il évoque un thème particulièrement difficile : la maladie d’un enfant. L’auteure a su parler de cette maladie et présenter son évolution de manière simple : au fil du texte, nous assistons aux différentes étapes qui marquent la découverte et le traitement de la maladie et suivons les réactions des plus proches parents d’Alexis, en particulier celle de la maman qui a écrit ce récit. Les mots sont simples, le propos est clair, il n’y a aucune difficulté de compréhension dans ce récit car il n’a pas été écrit par une main scientifique mais par un cœur de maman. Nous assistons, impuissants, au chagrin de cette famille mais aussi aux petits espoirs qui ont parsemé les longs mois durant lesquels Alexis a vécu à l’hôpital. Il n’y a cependant aucun misérabilisme dans ces pages : il n’est pas question de plaindre qui que ce soit, mais de partager un moment difficile qui peut être vécu par chacun d’entre nous.

   

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L’œuvre en quelques mots…

 

« Je lui prends la main et je le rassure, je lui parle tout doucement, je lui dis que je suis là, que je l’aime, que je sais qu’il a mal mais que ça va aller mieux très vite… à l’extérieur je reste le plus calme possible. A l’extérieur seulement. A l’intérieur la haine et la colère me consument. » (p.93-94)

 

 

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Film : Tous les soleils

Publié le par calypso

 

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Ce film est une petite merveille ! Tendre et drôle à la fois, il nous introduit dans l’univers d’Alessandro, un professeur de musique baroque qui partage un appartement avec sa fille de 15 ans, Irina, et son frère Crampone, un bonhomme complètement déjanté et anti-Berlusconi. Si l’entente entre ces trois personnages est bonne, Irina a toutefois du mal à évoluer dans un univers hanté par le fantôme de cette mère qu’elle n’a pas connue. Alessandro en effet n’arrive pas à refaire sa vie. Il se réfugie dans la musique et ne s’aperçoit pas que sa fille grandit et a besoin de se construire, sans étouffer. Celle-ci trouve en Crampone un véritable soutien : il faut dire que l’oncle à la robe de chambre rayée (ce qui ont vu le film comprendront) n’est pas du genre à aimer les règles et milite pour la liberté. Depuis l’arrivée de Berlusconi au pouvoir, Crampone se considère d’ailleurs comme un réfugié politique en France. Ses actions et ses discours anti-Berlusconi sont des moments particulièrement savoureux, de même que ses tentatives pour trouver une partenaire à son frère qui, vous l’aurez compris, joue dans un autre registre mais crève tout autant l’écran. Les dialogues sont excellents et le film est, en outre, servi par une très bonne bande-son. Un conseil : allez-y sans hésiter, vous en ressortirez le sourire aux lèvres !

 

Un grand merci à Cathy pour les places et à M. Claudel pour tant de justesse et de sensibilité.

 

Publié dans Films

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Gayle Forman, Les coeurs fêlés

Publié le par calypso

 

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N'avez-vous jamais fait ce rêve étrange et glaçant : celui où vous savez pertinemment que vous n'êtes pas folle mais où personne autour de vous ne semble du même avis ?

Pour Brit, du haut de ses seize ans, ce cauchemar devient réel quand son père la conduit de force à Red Rock, un centre de redressement qui prétend mater les enfants rebelles. Brit doit y suivre une thérapie pour guérir des maux qui n'existent que dans la tête de son père.

Dans cet enfer d'humiliations et de brimades, Brit se raccroche à des amies qui vont l'empêcher de sombrer dans la folie. Des amies qui vont l'aider à survivre. Ensemble elles vont se redresser. Ensemble elles vont résister et tout faire pour demeurer libres.

 

Brit est une ado plutôt ordinaire mais elle est incomprise par ses proches : à 16 ans, la jeune fille a de plus en plus de mal à communiquer avec son père et ne se sent pas à sa place auprès de sa belle-mère, surtout depuis qu’un petit garçon est venu agrandir la famille. Adolescente tatouée et percée, elle est membre d’un groupe de punk-rock qui est, pour elle, un véritable refuge. Il n’en faut pas moins pour que cette adolescente considérée comme rebelle soit envoyée à Red Rock, un centre de redressement aux méthodes qui s’avèreront peu orthodoxes. Elle y rencontrera de véritables amies avec qui elle constituera le Club fermé des Fêlées. Entre séances de thérapie peu constructives et humiliations en tout genre, l’amitié et l’entraide seront salutaires.

J’avais très envie de découvrir l’univers de Gayle Forman et je misais beaucoup sur cette auteure mais je dois avouer que je suis un peu déçue. Ce n’est peut-être pas son meilleur titre… si vous en avez lu plusieurs, vous pourrez me donner votre avis. Ce roman est plutôt bien écrit et pas désagréable à lire, il faut rappeler qu’il s’adresse avant tout à des adolescents. C’est sans doute ce qui m’a empêchée d’entrer complètement dans l’histoire qui est intéressante mais, à mon goût, pas vraiment passionnante.

 

 

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L’œuvre en quelques mots…

 

« Quelque chose bouillonnait en moi. Ce n’était pas de la colère, mais de l’indignation et une résolution nouvelle. J’en avais assez de dépendre d’adultes cruels et incompréhensifs. C’était le monde à l’envers. Les adultes ne jouaient plus leur rôle. Ils s’étaient enfermés dans un cocon d’ignorance et voulaient nous faire croire que nous ne tournions pas rond. Nous ne pouvions plus avoir confiance en eux. Il n’y avait personne ici pour nous guider, pour veiller sur nous. Nous devions nous débrouiller seules. » (p.164)

 

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Film : Ma part du gâteau

Publié le par calypso

 

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J’ai vu Ma part du gâteau en avant-première, avant sa sortie, autant dire que cela fait un sacré bout de temps. Si la fin du film m’a, sur le coup, laissée un peu perplexe, je dois dire que j’ai passé un bon moment devant le nouveau Klapisch. L’histoire est celle de France, une mère de famille divorcée et ouvrière du nord de la France. La fermeture de l’usine qui l’employait depuis des années l’oblige à chercher un autre travail pour subvenir au besoin de ses trois filles. Elle décide de rejoindre la capitale et trouve très rapidement un boulot de femme de ménage chez un riche homme d’affaire. L’homme prénommé Steve, nombriliste au possible, est en réalité celui qui a causé la fermeture de l’usine… Il faut reconnaître que ce film n’est pas exempt de clichés et l’histoire entre France et Steve me semble un peu forcée. Toutefois, c’est un film qui fonctionne bien, il y a quelques scènes vraiment drôles et les acteurs, Karin Viard en tête, ont un très bon jeu.

 

Publié dans Films

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Sophie Audouin-Mamikonian, Indiana Teller - Tome 1, Lune de printemps

Publié le par calypso

 

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Dans les interminables plaines du Montana s’étend le Lykos Ranch. Alentour, les voisins sont loin de se douter que ses occupants sont les membres de l’un des clans de loups-garous les plus puissants d’Amérique du Nord. Parmi eux, un seul humain a sa place : Indiana Teller.

Né de l’union d’une humaine aux pouvoirs mystérieux et d’un loup-garou, Indiana est le petit-fils et seul héritier du chef de la meute. Se sentant étranger parmi les siens, il part en quête d’une vie normale et rejoint l’université du Montana. Là-bas, il fait la connaissance de la troublante Katerina O’Hara et de Tyler Brandkel, le fils d’un éternel rival de son grand-père.

Quand Indiana sort miraculeusement indemne d’un terrible accident en se volatilisant au dernier moment, il comprend qu’il a le pouvoir de rebrousser le temps lorsqu’il est en danger. Voilà un atout précieux, car son accident semble suspect. Quelqu’un a-t-il tenté de l’éliminer ? La sécurité des loups n’a jamais été aussi menacée.

 

Il est impossible que vous n’ayez pas encore croisé ce titre. Le premier tome de nouvelle saga de Sophie Audouin-Mamikonian a envahi la blogosphère au cours des dernières semaines et les avis sont assez unanimes. On peut lire çà et là que le roman est une vraie réussite, cela doit réjouir l’auteure et ses fans qui la suivent depuis la saga Tara Duncan. Pour ma part, je découvre, avec Indiana Teller, l’auteure et son univers et je ne suis pas déçue du voyage ! Ce premier tome est un véritable enchantement ; il séduira, c’est certain, un grand nombre de lecteurs et de tout âge.

Bon, je suis sûre que vous vous dites : « Encore une histoire de loups-garous ?! » Oui, mais non ! A toutes celles qui avaient flashé sur Jacob et avaient trouvé stupide le choix de Bella, à tous ceux qui pensent tout savoir sur les loups-garous, à ceux enfin qui n’ont aucun à priori sur Indiana (Jones) parce que bon, il faut quand même le porter, ce prénom… ce livre est fait pour vous !

Je vous explique rapidement : Indiana appartient à une famille de loups-garous et pas n’importe quelle famille puisque ses grands-parents sont à la tête d’un des clans les plus puissants d’Amérique du nord. Mais le jeune homme est loin d’être un super héros ! Il a en effet appris à l’âge de 8 ans qu’il n’était pas un loup-garou mais peut-être un rebrousse-temps ou achronaute, comme sa mère. La mère d’Indiana justement (c’est elle qui l’a affublé de ce prénom) est devenue folle et vit loin de son fils, dans un institut spécialisé réservé aux « races anormales » et tenu, entre autres, par des fées. Dans cet univers, Indiana ne se sent ni tout à fait humain, ni tout-à-fait anormal. Il trouve en Axel, un semi-loup (humain contaminé par un loup), un véritable ami. Ce dernier entreprend de former et d’entraîner Indiana car notre héros, s’il est exposé aux mêmes dangers que sa meute, n’a, à priori, aucune faculté particulière pour se défendre. Leurs rendez-vous secrets (les loups-garous ne sympathisant pas, normalement, avec les semi-loups) durent plusieurs années, au terme desquelles Indiana, âgé de 18 ans, décide de partir étudier à la faculté. Ses grands-parents réticents lui font promettre de ne pas tomber amoureux d’une humaine… Dès son arrivée, Indiana fait la connaissance de Katerina, une jolie humaine, et de Tyler Brandkel, un loup-garou appartenant au clan ennemi…

Sophie Audouin-Mamikonian a su créer un personnage particulièrement intéressant et c’est très important, dans ce genre de saga, d’avoir un personnage « solide ». Non seulement Indiana n’est pas comme les autres, ce qui en fait un personnage attachant, mais en plus, il est très drôle et c’est, je trouve, la grande force du roman. Indiana, qui est aussi le narrateur, raconte en effet ses aventures avec un second degré très appréciable qui rend l’ensemble assez léger, même si l’heure n’est pas à la rigolade pour le clan des Teller. Le parti pris d’introduire dans un roman consacré aux loups un être différent est, à mon sens, très judicieux. D’autres personnages comme Nanny, la tante d’Indiana, et Alex, le partenaire improbable, m’ont particulièrement plu. C’est le cas également de Chuck l’ami fidèle assez maladroit. En ce qui concerne Katerina, j’attends de voir comment le personnage va évoluer… Tout ce qui concerne l’univers des loups est extrêmement bien décrit et j’imagine que lecteur pourra apprendre encore beaucoup de choses dans les prochains tomes. Nul doute en tout cas que la saga a tout pour plaire.

Jetez-vous sur ce tome et dévorez-le, avec ou sans crocs !

 

 

Michel Lafon

   

L’œuvre en quelques mots…

 

« J’ai dix-huit ans et je suis un monstre.

Pas le genre avec des tentacules et des taches violettes, qui fonce sur les gens avec de grands « Gaarrrghhh ». Non, le genre anodin, qui se fond dans la masse. Qui ressemble aux humains.

Les plus dangereux.

Enfin pas moi, vu que je ne ferais pas de mal à une mouche. En fait, il faudrait déjà que j’arrive à l’attraper.

Je n’ai aucun signe distinctif. Pas de cicatrice sur le front, d’œil caramel et de beauté glaciale, de longues dents et de soif de sang. J’ai un nombril comme tout le monde et si on donnait mon sang à quelqu’un, contrairement à celui de Superman, ça ne lui ferait rien. » (p.9)

 

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Carson McCullers, Le coeur est un chasseur solitaire

Publié le par calypso

 

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De ce roman foisonnant de personnages se détache la figure adolescente de Mick, qui ressemble étrangement à Carson McCullers. Pauvre, passionnée de musique, elle rôde dans les cours des immeubles pour surprendre les accents d’une symphonie qui s’échappent d’un poste de TSF : « Cette musique ressemblait parfois à de petits morceaux de cristal colorés et, quelquefois, c’était la chose la plus douce, la plus triste que l’on pût imaginer. »

Mick et bien d’autres personnages s’entrecroisent dans ce roman qui emprunte ses décors au Sud des Etats-Unis où vécut Carson McCullers dans l’immédiat avant-guerre. Elle avait vingt-deux ans quand elle publia ce premier livre, qui est sans doute son chef-d’œuvre.

 

C’est terrible, je me sens très seule au moment de rédiger ce billet... De ce roman de Carson McCullers, je n’ai lu jusqu’ici que des avis positifs. J’avais envie de le lire depuis un petit moment, tout comme j’ai longtemps souhaité lire Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur d’Harper Lee. Ces deux romans formaient un duo de romans « incontournables » dans un coin de ma tête. Je crois que ce sont les résumés qui m’avaient poussée à les rapprocher : dans les deux cas, ils mentionnaient la présence d’une jeune fille,  héroïne d’une histoire se déroulant dans les Etats-Unis au début du siècle. Si je garde un excellent souvenir du roman d’Harper Lee, je ne vais en revanche pas garder grand-chose de celui de Carson McCullers. C’est bien simple, je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire. La lecture des cent premières pages a été particulièrement laborieuse mais avec un roman en comportant plus de 400, on a toujours l’espoir d’apprécier le livre une fois l’histoire bien installée. Je crois que j’ai manqué d’attention au cours de ces cent premières pages (il faut avouer que j’ai lu Le cœur est un chasseur solitaire dans une période où j’avais peu de temps à consacrer à la lecture…), ce qui m’a empêchée de bien comprendre qui était chaque personnage et surtout les liens les unissant. J’ai lutté, vraiment, j’ai lu ce roman jusqu’au bout car je n’aime pas abandonner un livre mais quel ennui ! Je reste persuadée de ne pas l’avoir lu au bon moment, ça arrive… En tout cas, j’ai été déçue de ne pas voir davantage de pages consacrées à Mick, la jeune « héroïne » du roman, comme semblaient le promettre la photographie sur la première de couverture et les quelques mots présents au dos du livre.

 

 

BOB

 

 

Le Livre de poche-copie-1

   

L’œuvre en quelques mots…

 

« Représentants de la race nègre, nous avons en nous toutes les richesses de l’esprit humain. Nous offrons les plus précieux de tous les dons. Et nos offrandes sont refusées avec mépris. Nos dons sont piétinés dans la boue et rendus inutilisables. Nous sommes employés à des labeurs moins utiles que le travail des bêtes. Nègres, nous devons nous élever et être tout, de nouveau. Nous devons être libres » (p.245)

 

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Lloyd Jones, Mister Pip

Publié le par calypso

 

Lloyd Jones - Mister Pip

 

Sur une île du Pacifique, Matilda et ses camarades de classe se passionnent pour les aventures vieilles d’un siècle d’un orphelin appelé Pip, dans une ville appelée Londres, qui leur paraît plus réelle que leur propre région à feu et à sang.

Mais, dans une île ravagée par la guerre, l’imagination ne protège pas toujours de la folie des hommes.

 

Croyez-moi, sous cette très belle couverture, se cache un petit roman passionnant qu’il faut absolument lire…

L’histoire nous est racontée par Matilda, une jeune fille de 13 ans, qui vit sur l’île de Bougainville avec sa mère en attendant de pouvoir rejoindre son père parti tenter sa chance à Townsville. Dans l’ancien presbytère, vivent M. et Mme Watts, un couple qui constitue une réelle attraction pour les gens de l’île, M. Watts ayant en effet l’habitude de promener sa femme dans un chariot. Mais ce n’est pas la seule particularité de l’homme surnommé Bel Œil : il est en effet « le seul blanc à des kilomètres à la ronde ». On pourrait croire l’île en situation de paix, mais il n’en est rien. La guerre a éclaté à cause des rebelles dirigés par Francis Ona au sujet de la grande mine de cuivre de l’île. Des soldats, envoyés par le gouvernement ont débarqué sur l’île. Dans ce climat difficile, les blancs ont tous préféré quitter l’île, à l’exception de M. Watts. Ce dernier est alors chargé de faire la classe aux enfants étant donné qu’il n’y a plus d’instituteurs. L’homme entreprend de leur faire la lecture des Grandes Espérances de Dickens, à raison d’un chapitre par jour. Celui qui attirait les plaisanteries et les rires des insulaires devient peu à peu un objet de fascination, pour Matilda notamment qui se prend de passion pour le roman et s’identifie au jeune Pip…

Mister Pip est un roman fabuleux, empli d’humanité et de sagesse. Tour à tour drôle et touchante, notamment grâce à la présence d’une narratrice très attachante, l’histoire n’en reste pas moins difficile par les faits racontés. Dans la majeure partie du livre, nous découvrons la vie simple des habitants de l’île et assistons aux séances de lecture de M. Watts, à la suite desquelles nous recueillons, avec un plaisir extrême, les réflexions de Matilda, si jeune et déjà bien mûre. Mais la guerre qui agite l’île est là pour briser la paisible harmonie et des scènes de barbarie sans nom émaillent le récit. La littérature s’offre alors, véritable refuge face à la folie des homes, et vient se mêler à la vie-même. C’est l’occasion pour le lecteur de lire de très belles pages sur la littérature et ses pouvoirs, et c’est là, incontestablement, un des grands points forts du roman de Lloyd Jones. Ajoutez à cela l’écriture de l’auteur, envoûtante et sans fioritures et vous obtenez un roman qui concentre, en peu de pages, une forte intensité dramatique.

Lisez-le, je suis certaine que vous ne le regretterez pas !

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Rayonnante, Mabel se trémoussa sur sa chaise.

- Quand est-ce qu’on pourra dire qu’on le connaît, M. Dickens ? s’enquit-elle.

M. Watts pressa deux doigts contre son menton.

- C’est une très bonne question, Mabel. En fait, je tends à penser qu’il n’y a pas de réponse, mais je vais quand même essayer de t’en fournir une. Certains d’entre vous connaîtront M. Dickens quand nous aurons fini le livre. Il comporte cinquante-neuf chapitres, et au rythme d’un chapitre par jour, cela prendra donc cinquante-neuf jours.

Voilà qui n’allait pas être facile à expliquer à nos parents. Nous avions rencontré M. Dickens, mais nous ne le connaissions pas encore et ne le connaîtrions pas avant cinquante-huit jours. Nous étions alors le 10 décembre 1991. J’ai fait un rapide calcul : il nous faudrait patienter jusqu’au 6 février 1992.

[…]

Le temps que M. Watts termine le premier chapitre, il me semblait que c’était en fait ce garçon, Pip, qui s’adressait à moi. Ce garçon que je ne pouvais ni voir ni toucher, mais que je découvrais par lecture interposée. J’avais un nouvel ami. » (p.34-35)

 

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