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  • : Aperto libro
  • : Mes lectures, mes relectures, au fil des jours, au fil du temps, pour le travail (un peu) et le plaisir (passionnément)...
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Bonjour et bienvenue sur mon blog !

Vous trouverez ici les notes de mes lectures,
des réflexions et des citations.
Vos avis sont bien sûr les bienvenus.
Au plaisir de vous lire...

***


" Mes livres ne sont pas des livres,
mais des feuilles détachées et tombées presque au hasard
sur la route de ma vie. "

François-René de Chateaubriand



 

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 21:23



Le Chaâba ? Un bidonville près de Lyon... Un amas de baraques en bois, trop vite bâties par ces immigrants qui ont fui la misère algérienne. Les éclats de rire des enfants résonnent dès le lever du soleil. Les « gones » se lavent à l'eau du puits et font leurs devoirs à même la terre. Mais chaque matin, ils enfilent leurs souliers pour se rendre à l'école avec les autres... Là, de nouveaux horizons apparaissent : un monde de connaissances, de rêves et d'espoirs.

Cela faisait un petit bout de temps que je m'étais promis de lire ce livre d'Azouz Begag. Je ne regrette pas.
Le regard porté par l'auteur sur son enfance est à la fois tendre et drôle, tout en étant réaliste : aucun parti pris pour l'un ou l'autre des deux mondes auquel doit faire face le jeune écolier dont nous suivons l'histoire. D'un côté, le Chaâba, ce bidonville dans lequel se sont regroupées les familles d'immigrants, avec ses rituels, ses joies, ses faiblesses. De l'autre, le monde qui s'ouvre au jeune Azouz, celui dans lequel, lui, le petit arabe « né à Lyon » comme il se plait à le rappeler, veut avoir sa chance, comme les autres, et réussir.
Le gone du Chaâba, c'est l'histoire d'un enfant pour qui la fatalité n'existe pas et qui a compris que le travail rend tout possible, un fils qui fait la fierté de son père en ramenant une bonne note à la maison et qui voit, grâce, entre autres, à la confiance que lui portent deux professeurs, des portes s'ouvrir devant lui.
J'ai tout aimé, des petits détails sur la vie au Chaâba au parler bouzidien...
En résumé, un livre très agréable à lire !


L'oeuvre en quelques mots...

« Dès que nous avons pénétré dans la salle, je me suis installé au premier rang, juste sous le nez du maître. Celui qui était là avant n'a pas demandé son reste. Il est allé droit au fond occuper ma place désormais vacante.
Le maître m'a jeté un regard surpris. Je le comprends. Je vais lui montrer que je peux être parmi les plus obéissants, parmi ceux qui tiennent leur carnet du jour le plus proprement, parmi ceux dont les mains et les ongles ne laissent pas filtrer la moindre trace de crasse, parmi les plus actifs en cours.
- Nous sommes tous descendants de Vercingétorix !
- Oui, maître !
- Notre pays, la France, a une superficie de...
- Oui, maître !
Le maître a toujours raison. S'il dit que nous sommes tous des descendants des Gaulois, c'est qu'il a raison, et tant pis si chez moi nous n'avons pas les mêmes moustaches. » 

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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 11:42


Émilie, 14 ans, élève de 4ème, est la Perle, le Saint-Graal du prof, la Mecque et le calvaire de l enseignant... Passée au vitriol de cette élève remarquable, la vie de prof nous est décrite ici sous un angle qui mêle autodérision et absurde.

Je savais, avant même d'avoir lu cette BD, que j'allais passer un bon moment. Pas besoin d'être prof pour apprécier et rire des multiples aventures vécues par cette prof de français auprès de son élève, Emilie, véritable « graine de génie ». C'est hilarant !!!... et tellement vrai...
Je vous invite à découvrir le blog de Soph' qui connait un grand succès sur le net, et dans lequel vous trouverez quelques uns des gags contenus dans la BD.



>> The blog : http://lestoujoursouvrables.over-blog.com/



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Published by calypso - dans BD
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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 11:50

 


Lorsque Luc est parti, ses parents, Jean et Marthe, ont pensé que c'était mieux pour eux trois. Gilbert et Geneviève, son oncle et sa tante, eux aussi ils y ont cru. Mais pas Céline, sa cousine.
Elle, c'est la seule qui n'a pas été surprise, la seule à avoir craint que ce qui en Luc les menaçait tous finisse par s'abattre sur eux.


Bon, il est vrai que j'ai beaucoup de travail en ce moment, ce qui m'empêche de consacrer beaucoup de temps à la lecture. Mais tout de même, je pense que si j'avais vraiment adoré ce bouquin, j'aurais pu aller beaucoup plus vite car il est assez court.
Ce qui fait l'originalité de Loin d'eux, c'est sa composition : une succession de monologues intérieurs qui permettent au lecteur de découvrir l'histoire  au gré des souvenirs des personnages. L'utilisation du monologue intérieur s'explique par le sujet développé dans le roman : le poids des mots et du silence, les problèmes de communication au sein des familles. A aucun moment les personnages ne communiqueront directement entre eux, seul le lecteur sera spectateur de leurs souffrances.
Ce n'est pas tant cette mise en scène qui m'a gênée que les longueurs qu'elle a engendrées. Aussi court soit-il, le texte m'a semblé long et les monologues répétitifs, d'autant plus qu'on devine très vite ce qui va se produire.



L'oeuvre en quelques mots...


« C’est pas comme un bijou, mais ça se porte aussi, un secret. »

 

« Les lendemains, jamais que des aujourd’hui à répétition. »

 

« Nous quatre ce jour-là, arrachés au bruit du monde. Nous quatre ce jour-là, cloués par ça : Luc, lui, il n’a pas comme Céline trouvé la voix qui lui aurait dit : les autres pays. Nous quatre ce jour-là on s’était levés comme d’habitude, et la journée comme les autres suivait son cours comme on dit, suivait sa route et tranquillement sa route allait vers l’heure de ce point où la vie plus jamais ne serait la même. Un silence d’éternité pour chacun de nous, en une seconde, le trente et un mai quatre-vingt-quinze, à seize heures. »

 

« […] cette fois pour lui c’était peut-être temps d’en finir avec son mutisme, ses yeux à force de fermer qui niaient le silence, et l’envie si forte de se taire qui devenait bruyante. »

 

« […] Luc, que dirais-tu de nous voir toutes les deux ici, hein, tu y croirais mieux encore, à ton rêve, et tu le redirais encore plus fier, scintillant, ton rêve de nous voir tous un jour avec les mêmes mots, oh oui tu dirais, qu’on ait tous les mêmes mots et qu’un jour entre nous comme un seul regard ils circulent. »

 

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 17:14



Vipère au poing, c'est le combat impitoyable livré par Jean Rezeau, dit Brasse-Bouillon, et ses frères, à leur mère, une femme odieuse, qu'ils ont surnommée Folcoche. Cri de haine et de révolte, ce roman, largement autobiographique, le premier d'Hervé Bazin, lui apporta la célébrité et le classa d'emblée parmi les écrivains les plus lus du XX° siècle.

Un seul regret à la lecture de ce livre : ne pas l'avoir lu plus tôt. Un vrai coup de coeur !
L'histoire, particulièrement touchante, pourrait se résumer, de manière simpliste, aux affrontements perpétuels entre une mère, Folcoche (mélange de
« folle » et de « cochonne »), et ses trois fils. Mais l'essentiel réside dans le style et l'écriture : l'oeuvre témoigne du regard désabusé d'un jeune adulte sur son enfance, dévoilant, d'une plume acerbe et sarcastique, toute la noirceur de cette femme qui lui tint lieu de mère. Ce « drame », puisque l'auteur définit ainsi son histoire, ne manquera pas de vous faire sourire, tant l'humour y est manié avec la plus grande délicatesse...


 
L'oeuvre en quelques mots...

« Le hasard donc, le même hasard qui fait que l'on naît roi ou pomme de terre, que l’on tire une chance sur deux milliards à la loterie sociale, ce hasard a voulu que je naisse Rezeau, sur l’extrême branche d’un arbre généalogique épuisé, d’un olivier stérile complanté dans les derniers jardins de la foi. Le hasard a voulu que j’aie une mère. »

 

« Grand-mère mourut. Ma mère parut.

Et ce récit devient drame. »

 

« Où peut-on être mieux qu’au sein de sa famille ? […] Partout ailleurs ! »

 

« J’entre à peine dans la vie et, grâce à toi, je ne crois plus à rien, ni à personne. Celui qui n’a pas cru en mon Père, celui-là n’entrera pas dans le royaume des cieux. Celui qui n’a pas cru en sa mère, celui-là n’entrera pas dans le royaume de la terre. Toute foi me semble une duperie, toute autorité un fléau, toute tendresse un calcul. Les plus sincères amitiés, les bonnes volontés, les tendresses à venir, je les soupçonnerai, je les découragerai, je les renierai. L’homme doit vivre seul. Aimer, c’est s’abdiquer. Haïr, c’est s’affirmer. Je suis, je vis, j’attaque, je détruis. Je pense, donc je contredis. Toute autre vie menace un peu la mienne, ne serait-ce qu’en respirant une part de mon oxygène. »

 

« Cette vipère, ma vipère, dûment étranglée, mais partout renaissante, je la brandis encore et je la brandirai toujours, quelque soit le nom qu’il te plaise de lui donner : haine, politique du pire, désespoir ou goût du malheur ! Cette vipère, ta vipère, je la brandis, je la secoue, je m’avance dans la vie avec ce trophée, effarouchant mon public, faisant le vide autour de moi. Merci, ma mère ! Je suis celui qui marche, une vipère au poing. »

 

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 16:18


Magique, hypnotique, Kafka sur le rivage est un roman d'initiation où se déploient, avec une grâce infinie et une imagination stupéfiante, toute la profondeur et la richesse de Haruki Murakami. Une œuvre majeure, qui s'inscrit parmi les plus grands romans d'apprentissage de la littérature universelle. Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. Nakata, vieil homme simple d'esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse. Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus et un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et bien d'autres choses encore... Avant de voir leur destin converger inexorablement, et de découvrir leur propre vérité.

Après plus d'un mois et demi de lecture, j'ai enfin atteint la dernière page de Kafka sur le rivage, et déjà je me demande comment je peux en faire la critique. 
Difficile de définir l'oeuvre d'Haruki Murakami. Difficile  de résumer cette histoire tant la frontière entre rêve et réalité y est poreuse et tant l'auteur s'attache à brouiller les pistes. Difficile, enfin, d'expliquer un livre dont le sens reste finalement caché.
Nous suivons les destins parallèles de deux personnages : Kafka Tamura et Nakata. L'un tente d'échapper à la  funeste prédiction de son père, mettant tout en oeuvre pour ne pas devenir un fils parricide et incestieux. L'autre, un vieux bonhomme qui a perdu la plupart de ses capacités mentales lors d'un événement mystérieux datant de la seconde guerre mondiale, nous fait partager son périple au coeur du Japon.
J'ai trouvé que les chapitres suivant l'évolution du jeune Kafka étaient parfois un peu longuets. Mais l'oeuvre vaut le détour, ne serait-ce que pour le personnage de Nakata, atypique à souhait et dont les péripéties sont toujours drôles et savoureuses.
Enfin, et c'est sans doute la grande force de cette oeuvre, l'écriture est envoûtante et, comme Kafka qui avance inéluctablement vers son destin, le lecteur ne peut résister à l'envie de tourner les pages pour en savoir plus...
Il y a des romans que l'on ne doit pas chercher à expliquer, mais qui demandent simplement à être lus. Kafka sur le rivage en fait partie.



L'oeuvre en quelques mots...

«
Nous perdons tous sans cesse des choses qui nous sont précieuses [...]. Des occasions précieuses, des possibilités, des sentiments qu'on ne pourra pas retrouver. C'est cela aussi, vivre. Mais à l'intérieur de notre esprit - je crois que c'est à l'intérieur de notre esprit -, il y a une petite pièce dans laquelle nous stockons le souvenir de toutes ces occasions perdues. Une pièce avec des rayonnages, comme dans une bibliothèque, j'imagine. Et il faut que nous fabriquions un index, avec des cartes de références, pour connaître précisément ce qu'il y a dans nos coeurs. Il faut aussi balayer cette pièce, l'aérer, changer l'eau des fleurs. En d'autres termes, tu devras vivre dans ta propre bibliothèque. »

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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 16:40


J'ai fait un petit tour des environs et j'ai pu découvrir d'autres blogs de lecture très agréables. Cela fait toujours plaisir de constater qu'on n'est pas la seule à lister méticuleusement les livres qui nous passent entre les mains... à aimer lire, tout simplement ! 

J'ai également pris connaissance de « défis » lancés par des blogueurs, et notamment le défi Blog-o-trésors, sur le site de Grominou. Vous pouvez trouver des explications en cliquant
 
ici.



Quoi de mieux, pour marquer mes débuts sur la blogosphère que de participer à ce défi ?
J'ai donc choisi quatre titres parmi ceux qui composent l'interminable liste dressée par les internautes. J'ai un an pour les lire, je crois que je devrais m'en sortir. Voici mon choix :

- Chalandon, Sorj :
Une promesse
- Claudel, Philippe :
La petite fille de Monsieur Linh
-
Cohen, Albert :
Belle du seigneur
-
Chevalier, Tracy :
La jeune fille à la perle

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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 21:21


Dans l'apparence des choses, il ne semble exister aucun lien entre le scarabée renversé par la tige d'une campanule, la rondelle de latex découverte chez un amant sans désir, la douce pluie de juin sur le bois d'un cercueil ou le regard charbonneux d'étrangers en grève de la faim couchés sous une tente en plein vent. Pourtant une surprise chaque fois va jaillir. Souvent brutale mais aussi parfois lente, exigeant des années pour mûrir, cette surprise ne résidera pas nécessairement dans une chute finale mais bien, comme pour chacun d'entre nous, dans la révélation minuscule et violente d'une sensation oubliée ou encore inconnue, d'une désillusion, d'une liberté s'ouvrant en plein désastre ou d'un éblouissement paisible.




Sganarelle, le faiseur de fagots, est dans de beaux draps : voici que par une ruse vengeresse, sa femme le fait passer pour médecin. Le vieux Géronte, qui l'a fait mander pour guérir sa fille, semble perplexe face aux explications de ce docteur peu orthodoxe :

 

« Géronte – On ne peut pas mieux raisonner, sans doute. Il n'y a qu'une seule chose qui m'a choqué : c'est l'endroit du foie et du cœur. Il me semble que vous les placez autrement qu'ils ne sont ; que le cœur est du côté gauche, et le foie du côté droit.

Sganarelle – Oui, cela était autrefois ainsi mais nous avons changé tout cela, et nous faisons maintenant la médecine d'une méthode toute nouvelle. »

Les cocasseries perpétuelles de Sganarelle et son charabia scientifique suffisent à tromper la crédulité de la patiente et de son entourage, pour notre plus grand bonheur. Et, pour comble de l'ironie, le faux médecin a affaire à une fausse malade…




Cinq heures du matin.
Le poignet devient douloureux à force décrire, mais je ne peux plus m'arrêter, le néon au-dessus de ma tête paraît moins livide, l'aube flambe aux fenêtres, pas un seul bruit dans le service et le passé me tire. Ou c'est moi qui le tire - je ne sais plus. Mais il faut, et je n'y peux plus rien, laisser filer la gueule de Diego, la rumeur de New York et votre lit qui grince, les perfusions pendues à la potence, le ventre qui fait mal, et tes larmes et ma peur de mourir, les laisser glisser sur cette page blanche, comme on laisse glisser un sac à dos qui a scié trop longtemps les épaules.

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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 20:56


Zazie débarque à Paris pour la première fois chez Tonton Gabriel. Le Panthéon, Les Invalides et le tombeau du véritable Napoléon, elle n'en à que faire ! Mais kess-qui l'intéresse alors, Zazie ? Le métro ! Et quand elle apprend que les employés sont en grève, elle leur envoie une volée d'injures. Ne contrariez pas Zazie !




La contre-visite du docteur Didier, ce n'est pas la vérification d'un médecin ultra-scrupuleux ou d'un major soupçonneux. La journée de « visite » a été longue et parfois dure entre l'hôpital, le cabinet de banlieue, le dispensaire, le bidonville où vivent les gitans. Elle se demande toujours si elle a su comprendre la souffrance, atténuer la tristesse d'être seul, le malheur d'être deux et de ne plus s'aimer. Ce n'est pas une « superwoman » en blanc, et quand elle rentre le soir, comme n'importe quel médecin, elle arrive souvent fatiguée. Alors, avec et contre sa lassitude, Marie Didier ouvre ce cahier de contre-visite intérieure. Elle fait comparaître avec ironie et douceur les visages rencontrés dans la journée, les Français moyens qui ont si peu de moyens, les Algériens qui en ont encore moins, les familles tsiganes, chassées par la police, les vieilles gens trop solitaires. Elle écoute à nouveau leurs confidences déchirantes ou parfois cocasses, leurs aveux surprenants ou leurs plaintes inattendues. Elle fait comparaître aussi sans indulgence le docteur Marie Didier pour regarder se défaire l'image reconnue du médecin dévoué et sans faille, pour accueillir la force, la lumière dont certains de ses patients sauront lui faire don sans même qu'ils le sachent, pour chercher avec eux et pour eux, avec elle et pour elle, le geste exact. A-t-elle su écouter ? A-t-elle su répondre ? Oui, sans doute. Parce que ce journal des jours ordinaires de la vie des gens ordinaires est un livre ordinaire. Un livre éclairé d'une lumière juste, celle de l'intelligence du cœur.





1931, l'Exposition coloniale. Quelques jours avant l'inauguration officielle, empoisonnés ou victimes d'une nourriture inadaptée, tous les crocodiles du marigot meurent d'un coup. Une solution est négociée par les organisateurs afin de remédier à la catastrophe. Le cirque Höffner de Francfort-sur-le-Main, qui souhaite renouveler l'intérêt du public, veut bien prêter les siens, mais en échange d'autant de Canaques. Qu'à cela ne tienne ! Les « cannibales » seront expédiés.

Inspiré par ce fait authentique, le récit déroule l'intrigue sur fond du Paris des années trente - ses mentalités, l'univers étrange de l'Exposition - tout en mettant en perspective les révoltes qui devaient avoir lieu un demi-siècle plus tard en Nouvelle-Calédonie.


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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 20:41


Et nous sommes debout maintenant, mon pays et moi, les cheveux dans le vent, ma main petite maintenant dans son poing énorme et la force n'est pas en nous, mais au-dessus de nous, dans une voix qui vrille la nuit et l'audience comme la pénétrance d'une guêpe apocalyptique. Et la voix prononce que l'Europe nous a pendant des siècles gavés de mensonges et gonflés de pestilences, car il n'est point vrai que l'oeuvre de l'homme est finie que nous n'avons rien à faire au monde que nous parasitons le monde qu'il suffit que nous nous mettions au pas du monde mais l'oeuvre de l'homme vient seulement de commencer et il reste à l'homme à conquérir toute interdiction immobilisée aux coins de sa ferveur et aucune race ne possède le monopole de la beauté, de l'intelligence, de la force et il est place pour tous au rendez-vous de la conquête et nous savons maintenant que le soleil tourne autour de notre terre éclairant la parcelle qu'à fixée notre volonté seule et que toute étoile chute de ciel en terre à notre commandement sans limite.




Chloé a une hanche qui se bloque à cause d'un petit bout d'os mort. Antoine a un doigt retourné, plié en deux pendant un cours de tennis. Les voilà qui partagent la même chambre d'hôpital, un soir d'hiver, avant leurs opérations respectives. Leurs regards se croisent, s'attrapent, se reconnaissent. Très vite, ils se découvrent un autre point commun. Ils sont tous deux orphelins de père, et un peu morts depuis, à l'intérieur. Il neige sur le fleuve. La nuit est éclairée par des cracheurs de feu. Antoine a envie d'entraîner Chloé. Chloé a envie de se laisser entraîner par Antoine. Ce qu'ils vont partager, cette nuit-là, c'est bien plus qu'une chambre d'hôpital, bien plus que des souvenirs de blessures, bien plus que la peur du lendemain.




Un nouveau cadavre est retrouvé à Reykjavik. L'inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un " truc bête et méchant "
qui fait perdre son temps à la police... Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans. Et le conduisent tout droit à la " cité des Jarres ", une abominable collection de bocaux renfermant des organes...


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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 21:44


Elle croit qu'il est parti par goût de la liberté. Il pense qu'il revient parce qu'elle est malade. Les voilà de nouveau ensemble, avec, devant eux, le temps de s'avouer ce qui les réunit et d'affronter ce qui les sépare.

 



Jamal aime Judith, Judith aime Jamal. Banale histoire d'amour ? Pas vraiment : Jamal est beur, Judith est juive... Tragédie ? Comédie ? Satire ? Fouad Laroui brouille les codes romanesques traditionnels et propose un récit d'un genre nouveau.




L'Ecume des jours : ce titre léger et lumineux annonce une histoire d'amour drôle ou grinçante et inoubliable, composée par un écrivain de vingt-six ans. C'est un conte de l'époque du jazz et de la science-fiction, à la fois comique et poignant, heureux et tragique, merveilleux et fantastique, féerique et déchirant. Dans cette oeuvre d'une modernité insolente, l'une des plus célèbres du XXe siècle et livre-culte depuis plus de trente ans, Duke Ellington croise le dessin animé, Sartre devient une marionnette burlesque, le cauchemar va jusqu'au bout du désespoir. Mais seules deux choses demeurent éternelles et triomphantes : le bonheur ineffable de l'amour absolu et la musique des noirs américains...

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