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Challenge Un mot, des titres - Session 11

Publié le par calypso

 

Un mot des titres

 

 

Après « fille » et « enfant », quel mot guidera notre prochaine lecture ? 29 propositions m’ont été faites au cours des dernières semaines. Parmi les mots proposés, trois seulement l’ont été en double, ce qui montre encore une fois la variété des mots que je reçois. J’en profite pour vous féliciter : chaque session apporte son lot de « nouveaux » mots, parfaitement adaptés au challenge.

 

Alors, qui a vu son mot tiré au sort ?

 

Est-ce un nom, un verbe, un adjectif ?

 

Le mot mis à l’honneur lors de cette onzième session sera…

 

 

BEAU

 

 

Vous l’avez compris, il s’agit d’un adjectif et comme nous l’avions fait pour « bleu » ou « secret », nous acceptons aussi bien le masculin que le féminin, et le singulier ou le pluriel bien évidemment !

Un merci tout particulier à Anne, j’ai tiré au sort le numéro 9 et elle est la neuvième à m’avoir fait une proposition, mais aussi à TetedeLitote qui a proposé le même mot.

 

Nous lirons notre livre pour le 15 octobre et je dévoilerai la veille, c’est-à-dire le 14 octobre, le prochain mot. Vous pouvez d’ors et déjà m’envoyer vos propositions !

 

J’espère que ce mot vous plaît et que les inscriptions seront nombreuses !

 

Merci à tous !

 

 

 

 

 

 

 

 

Liste des participants pour la onzième session :

 

- Adalana 

- Minou 

- BeL 

- Faurelix 

- Anne

- Vepug

- Miss Bunny

- Sayyadina

- Sharon

- Natiora

- Apropodelivres

- Gr3nouille2010

- Emma

- MyaRosa

- Jeneen

- Azalée

- Piplo

- Bouma

- Steph

- Titoulematou

- Kynicky

- Helran

- Joanna

- Ramettes

- Opaline

- Itzamna

- Ananas

- Karine

- Une comète

- Platinegirl

- Astrid

- Julie

- Azilis

- Mandorla

- Aidoku

- Paikanne

- TetedeLitote

- Falline

- Julianany

- Moody

- Choulie

- Mypianocanta

- Pomm

- Helran

- Mamoun

- Reveline

- Plumisa

- Joelle07

- Felina 

- Etoilla

- Tiphanie

- Odwy

- Titepomme

- Petitepom

- Binou

- Mycoton32

- Luna

- Achille49

- Salsera15

- Aeyrine

- Sunflo

- Fred

- XL

- Angebleue

- Heide 

- Calypso

 

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Florence Noiville, L'Attachement

Publié le par calypso

 

Florence Noiville - L'attachement

 

 

Quand Anna découvre la longue lettre que sa mère Marie a écrite, cette dernière est morte. Et a disparu avec son secret. Cette lettre est adressée à son premier grand amour, un professeur beaucoup plus âgé qu’elle, tellement moins gracieux. Cette lettre, Marie l’a-t-elle envoyée ? Cet homme l’a-t-il reçue ? Anna enquête alors auprès de sa famille et d’anciens camarades, et cherche à comprendre ce qui a lié sa mère à ce professeur. Qui était l’homme aimé ? Est-il encore vivant ? Le retrouver aidera-t-il Anna à mieux connaître une mère disparue quand elle avait quatorze ans ?

À partir de cette parcelle d’amour fou observée à la loupe sous divers points de vue, mère et fille tentent de répondre à la même question : qu’est-ce qui se joue en nous lorsque nous nous attachons à quelqu’un dont nous n’aurions jamais dû nous approcher ?

 

L’attachement, ce fil ténu qui lie deux êtres, qui rend la relation possible, qui élève ou détruit. Blanche a dix-sept ans lorsqu’elle rencontre H., âgé de quarante-neuf ans, mais il n’est alors pour elle que son professeur de lettres et, comme tous ses enseignants, il lui paraît « vieux ». Lui, pourtant, semble déjà attiré par la jeune fille. Ensemble, ils rejouent Le Misanthrope et les vers de Molière résonnent dans toute la salle de classe, devant les élèves médusés qui deviennent spectateurs d’une déclaration :

 

Célimène

Il est vrai, votre ardeur est pour moi sans seconde.

 

Alceste

Oui, je puis là-dessus défier tout le monde.

Mon amour ne se peut concevoir, et jamais

Personne n’a, Madame, aimé comme je fais.

 

Mais Blanche est myope, et elle ne distingue pas plus les mots et les objets qu’elle ne voit l’amour s’immiscer dans sa vie d’adolescente. Pourtant, lors de son année de terminale, elle réalise qu’elle n’aspire à rien d’autre que d’être dans les bras de cet homme longtemps admiré. Contre l’avis de tous, elle entretiendra avec cet homme marié une relation des plus passionnées et n’aura de cesse de s’interroger sur cette force d’attraction nommée « l’attachement » : « Qu’est-ce qui se joue en nous lorsque nous nous éprenons d’un être dont nous n’aurions jamais dû nous approcher ? » (p.10)

L’Attachement fait partie de ces romans dont vous savez immédiatement, aux premiers mots, aux premières notes faudrait-il dire, tant ils paraissent former une mélodie, qu’ils seront un véritable coup de cœur stylistique. Florence Noiville a une plume absolument délicieuse et c’est la grande force de ce petit récit. L’histoire racontée reste, quant à elle, assez traditionnelle : une histoire d’amour qui semble dépasser la bienséance entre une jeune fille et son professeur, histoire racontée par cette même jeune fille devenue adulte mais aussi par la fille qu’elle aura avec un autre homme, Anna, qui, découvrant après la mort de sa mère l’existence de ce mystérieux H., mènera l’enquête pour en savoir plus sur son premier amour… De l’attachement au détachement, Florence Noiville dépeint le parcours amoureux d’une femme moderne, explore ses interrogations, ses doutes au fil d’anecdotes qui mériteraient parfois d’être un peu plus fouillées.

J’ai lu ce livre dans le cadre de l’opération « On vous lit tout », organisée par Libfly et le Furet du Nord.

 

Libfly - On vous lit tout

  

L’œuvre en quelques mots…

 

« Combien suis-je ? Est-ce que tu ressens ça toi aussi ? Cet émiettement. Tous ces « je » dépareillés qui s’épient sans se comprendre. Celui qui parle et celui qui écrit, celui qui aime et celui qui raisonne, celui qui s’enflamme et celui qui doute. » (p. 9)

 

« Au total, nous serons restés « ensemble pendant » sept ans.

Sept ans. Ensemble. Attachés.

« Je n’aime pas de mot, attachement », m’a dit une amie récemment. Elle m’a rappelé « Le Loup et le Chien ». La remarque du loup atterré : « Attaché ? Vous ne courez donc pas où vous voulez ? » Pour elle, la relation amoureuse s’accommode mal des liens, cordes, laisses, colliers… Mon amie entend attacher au sens de fixer, ficeler, épingler, enchaîner… Moi, j’aime ce mot, attachement. La tendresse s’insinue. L’estime aussi. » (p.30-31)

 

« Grâce à toi je découvrais simultanément deux continents, la littérature et mon propre corps. » (p.44)

 

« Ta voix est une caresse. En classe, elle effleure ma nuque, m’enveloppe de son phrasé. Quand tu lis Les Fleurs du mal en me regardant, c’est comme s’il y avait des mains au bout de tes mots. Des mains-mots qui me frôlent. Des mains-sons qui papillonnent autour de moi, touchent mes épaules, se posent sur mon cou. Moments d’ivresse. Confusion délicieuse. Tout mon corps écoute. » (p.47) 

 

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Margaux Fragoso, Tigre, tigre !

Publié le par calypso

 

Margaux-Fragoso---Tigre--tigre.jpg

 

 

J’ai reçu ce livre dans le cadre de l’opération « On vous lit tout », organisée par Libfly et le Furet du Nord. Un livre reçu non pas par hasard, mais au hasard donc, un livre sur lequel je ne disposais d’aucune information et, s’agissant d’épreuves non corrigées, la quatrième de couverture ne me délivrait aucun indice. Si j’avais su, l’aurais-je lu ? Oui, sans doute, car je suis friande d’écrits autobiographiques, mais mon dieu, quel roman !

Elle a sept ans. Sa mère est malade, depuis toujours. Elle souffre de dépression et de paranoïa. Son père la malmène souvent et ne semble rien faire pour l’aider à aller mieux. Rigoriste, il rêve d’une famille idéale qu’il délaisse pourtant, au profit d’escapades quotidiennes au bar du coin. Elle a sept ans. On la surnomme « Bissou », ses cheveux sont raides châtain foncé, elle adore jouer aux Histoires. Quand elle était petite, elle a été piquée par une guêpe et son nez a doublé de volume, elle avait aussi une fâcheuse tendance à frapper les femmes, au hasard, dans la rue – souvenir d’une scène de violence conjugale à laquelle elle avait assisté, plus jeune. Elle a sept ans. Dans cette piscine municipale javellisée plus que de raison, elle aperçoit deux garçons et leur père qui s’amusent. Eclats de rire, bataille d’eau, image d’un bonheur simple et accessible. Elle s’approche et demande à l’adulte, dans toute sa naïveté d’enfant : « Je peux jouer avec toi ? » Il accepte. Le jeu durera quinze ans.

Tigre, tigre ! est un roman dont la lecture est extrêmement difficile. J’ai tourné les pages, une à une, envoûtée par les mots, effrayée par les faits. Je l’ai souvent fermé, puis repris, motivée non par l’envie, mais plutôt par une sorte de nécessité, celle de partager avec l’auteure l’histoire de sa vie. Accepter de lire son histoire est en effet bien peu de chose quand on pense à ce qu’elle a vécu... Ce roman raconte tout simplement l’horreur : du point de vue d’une petite fille, c’est une histoire d’amitié et d’amour avec un homme qui deviendra son compagnon de jeu, son confident, son second père ; du point de vue d’un adulte, il n’est question que d’un pédophile qui prend dans sa toile, manipule et détruit une fillette innocente. L’auteure raconte tous les détails de cette relation qui a duré quinze ans, de la rencontre à la piscine jusqu’au suicide de l’homme qui l’a fait devenir « une poupée sans âme ». La démarche est insidieuse : Peter – c’est ainsi qu’il s’appelle - montre à Margaux qu’il aime lui aussi raconter des histoires. « Le Tigre Danger » naît, scelle leur amitié et rend encore plus forte la dépendance de Margaux vis-à-vis de cet homme qui semble lui offrir tout ce que son père ne lui a jamais offert. Il invente aussi beaucoup de jeux, comme une variante de « la petite bête », et un rapide baiser vient bientôt récompenser l’avancement d’un puzzle. Peter la valorise sans cesse et se plaît à dire qu’elle ferait une parfaite épouse. Et la fillette commence à s’imaginer mère... La manipulation est effroyable, tout comme l’aveuglement des parents. Les questions se bousculent : comment est-il possible de ne rien voir ? Comment est-il possible de ne rien dire ? Comment peut-on faire cela, impunément, aux yeux de tous et pendant tant d’années ? Comment vivre, enfin, se reconstruire après avoir vécu le pire ? Tigre, tigre ! est un roman qu’il ne faut surtout pas rejeter sous prétexte qu’il raconte des faits qu’on peine à imaginer et qui nous répugnent. Il mérite incontestablement d’être lu.

 

 

Libfly---On-vous-lit-tout.jpg

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Tu as laissé dans ma boîte à lettres une enveloppe contenant dix lettres de suicide et plusieurs testaments sur des pages à carreaux tirées d’un carnet : tu me donnais ta voiture. Tu as dessiné un plan pour moi, pour que je puisse trouver ta Mazda noire et que je n’ai pas à payer les frais de fourrière. Tu m’as laissé un double de la clef dans une enveloppe. La clef d’origine, tu l’as laissée sur le contact de la Mazda. J’avais vingt-deux ans, tu en avais soixante-six. » (p. 18)

 

« Ses yeux étaient pleins de larmes, et quand j’essayai de le toucher, il repoussa ma main. « Quand je me lève le matin, quand je me couche le soir, c’est toi ! Ma première pensée quand je me lève c’est de boire un café, de fumer une cigarette, et d’écrire une lettre à Margaux ! Regarde tout ça ! » Il montrait une caisse qui contenait tous les classeurs de ses brouillons de lettres. « Ma chambre, c’est un mausolée ! »

C’était vrai. Tout ce qui était moi était conservé dans cette pièce. Sans Peter pour me voir, pour m’adorer, comment pourrais-je exister ? » (p.286)

 

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Karine Giebel, Chiens de sang

Publié le par calypso

 

Karine-Giebel---Chiens-de-sang.jpg

 

 

Ils sont là. Derrière. Ils approchent.

Aboiements. Tonnerre de sabots au galop...

La forêt est si profonde... Rien ne sert de crier. C'est le plus dangereux des jeux. Le dernier tabou. Le gibier interdit...

Le hasard les a désignés. Diane aurait dû rester à l'hôtel, ce jour-là. Au mauvais endroit, au mauvais moment... Maintenant, ils sont derrière, tout près. Quant à Rémy le SDF, s'il a perdu tout espoir depuis longtemps, c'est la peur au ventre qu'il tente d'échapper à la traque. Ils sont impitoyables, le sang les grise.

C'est le plus dangereux des jeux. Qui en réchappera ?

 

Les hommes n’ont pas le monopole du thriller ! Et, croyez-moi, cette dame n’a rien à leur envier. Après  avoir adoré Les Morsures de l’ombre, j’attendais avec une grande impatience mon deuxième rendez-vous avec Karine Giebel. Le rendez-vous a été on ne peut plus concluant, mais je suis bien embêtée maintenant pour rédiger mon billet. Comment vous dire en effet à quel point ce roman est bluffant sans vous en révéler le contenu ? Chiens de sang prend aux tripes, dès les premières lignes. C’est un roman qui conduit le lecteur sur les chemins de l’horreur et ne le laisse reprendre son souffle à aucun moment. Il n’est vraiment pas sûr qu’il plaise à tous : on pourrait le trouver trop violent, trop malsain, trop noir. Pour ma part, j’ai trouvé l’histoire extrêmement bien menée et, surtout, très bien racontée, dans un style sec et concis qui laisse peu de place à l’apitoiement. Seule compte l’implacable avancée de la traque...

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Migraine atroce.

Soif. Horriblement soif.

Chaud, froid. En même temps.

Peur.

Pourtant, la mort, il la connaît. Pour l’avoir vue de près. L’avoir côtoyée si souvent ; évitée si souvent. Pour lui avoir marché dessus, lui avoir ri au nez.

Pour s’y être noyé, des nuits entières.

Il vient du purgatoire, retourne à la case départ.

Maintenant, il sait.

Qu’il va mourir. » (p.66)

 

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Alex Scarrow, Time Riders, T2 : Le Jour du prédateur

Publié le par calypso

 

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Liam O’Connor aurait dû mourir en mer en 1912.

Maddy Carter aurait dû mourir en avion en 2010.

Sal Vikram aurait dû mourir dans un incendie en 2026.

Mais à la dernière seconde, une mystérieuse agence les a sauvés pour les recruter. Désormais, ils sont des Time Riders. Leur mission : empêcher que les voyages dans le temps ne modifient le passé… et ne détruisent notre monde. Suite à une erreur de Maddy, Liam se retrouve bloqué 65 millions d'années en arrière, à l’époque des dinosaures, en plein cœur de leur terrain de chasse…

 

Après avoir sauvé le monde une première fois, nos trois héros, Liam, Maddy et Sal, ont de nouveau du pain sur la planche ! Leur mission reste inchangée : empêcher que les voyages dans le temps n’altèrent l’Histoire. Si la trame est sensiblement identique, l’action est quand même relativement différente du premier tome et cela tient, bien sûr, au changement d’époque. Cette fois-ci, la situation est quasi-désespérée pour Liam qui doit survivre dans un milieu particulièrement hostile : bloqué dans le Crétacé tertiaire, ses pires ennemis ne sont autres que des dinosaures dont il ne faudrait pas sous-estimer l’intelligence… Tout aussi rythmé que le premier tome, Le Jour du prédateur a le mérite de ne pas laisser au lecteur la moindre seconde de répit, notamment grâce à l’alternance systématique des époques. Au-delà du problème à résoudre, il est appréciable d’en apprendre davantage sur ces personnages contraints d’évoluer ensemble et de risquer leur vie pour protéger l’humanité. Si ma préférence va au premier tome (tout simplement à cause de la période historique choisie), il est certain que ce deuxième tome possède de grandes qualités et saura séduire bon nombre d’adolescents, passionnés ou non par la Préhistoire. Attention toutefois, certaines scènes très détaillées pourraient paraître un peu violentes aux yeux de certains jeunes lecteurs.

 

 

Nathan

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« - Es-tu indemne, Liam ?

Le garçon fixa son bras en sang, profondément entaillé, mais à un endroit où il n’y avait pas d’artère. Il se rendit vaguement compte qu’il devait être dans un état de choc lorsqu’il s’entendit prononcer :

- Est-ce que quelqu’un peut me ramener sur le Titanic, s’il vous plaît ? » (p.246)

 

Publié dans Littérature anglaise

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