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28 articles avec litterature anglaise

Sarah Rayner, Un nouveau jour

Publié le par calypso

 

 

Karen, veuve depuis peu et mère de deux jeunes enfants, doit surmonter la mort de son père. Abby, épuisée par le quotidien auprès de son fils autiste, est en instance de divorce. Michael, fleuriste, a été contraint de déposer le bilan.

Leurs trois destins se croisent quand, à bout de souffle, ils se réfugient derrière les portes d’une clinique psychiatrique de Brighton.

Là-bas, grâce aux groupes de parole et aux liens noués avec d’autres pensionnaires, ils reprennent pied dans l’existence et retrouvent le goût des plaisirs de la vie. Mais comment préserver cet équilibre quand la vie est si imprévisible ?

 

L’auteur, qui est pourtant classée en tête des ventes en Grande-Bretagne depuis L’Instant d’après, m’était totalement inconnue. C’est donc sans aucun a priori que j’ai eu envie de découvrir ce titre, tout d’abord pour l’histoire annoncée, mais aussi pour la jolie couverture aux tons bleus et violets.

Un nouveau jour retrace le parcours de Karen, Abby et Michael, qui ne se connaissaient pas avant que les aléas de la vie ne les conduisent tout droit vers une dépression. Les premiers chapitres nous montrent à quel point il est facile de perdre pied, alors même que l’on se bat et que l’on donne le meilleur de soi chaque jour qui passe. Prenons Karen. Veuve et mère de deux enfants, elle perd son père, atteint de la maladie d’Alzheimer. C’en est trop pour la jeune femme qui n’est pas apte à supporter ce deuxième décès en deux ans. Abby, elle aussi, se bat au quotidien. Elle est en train de se séparer de son mari et doit assumer l’éducation de son fils qu’elle aime plus que tout au monde mais qui demande une attention de tous les instants. Entre un divorce, la vente de la maison et un fils autiste, Abby ne peut plus faire face. Enfin, il y a Michael, un fleuriste, marié et père heureux de deux enfants qui suivent des études à l’université. Mais voilà qu’un changement professionnel vient bouleverser sa petite vie bien rangée. Michael ne peut plus s’occuper financièrement de sa famille et sombre dans un abîme où l’estime de soi n’a plus aucune place. Ces trois personnages vont se rencontrer dans une clinique de Brighton où, entourés par des professionnels attentifs à leur mal-être, ils vont peu à peu reprendre goût à la vie.

Dépression, acceptation et reconstruction sont les maîtres-mots de ce roman. Cela pourrait donner l’impression que le roman est plutôt sombre, mais il n’en est rien, au contraire. D’une part, parce que tout est fait lors du traitement médical pour chacun puisse trouver le positif dans ses propres souffrances, d’autre part parce que l’auteur a choisi la voie de la légèreté et de l’humour. Tout n’est pas rose non plus, bien évidemment : un drame est d’ailleurs annoncé dès les premières pages et nous n’apprenons qu’à la fin quel personnage est concerné. C’est un roman bien écrit et réaliste, mettant en scène des personnages que l’auteur a pris soin de nous présenter de manière assez complète. Les séances de psychothérapie sont intéressantes, c’est surtout vers celles-ci que se portaient mon intérêt. En résumé, beaucoup d’éléments positifs, un bon moment de lecture, mais pas de coup de cœur pour ce roman que je crains d’oublier assez vite. Moi qui aime plus que tout relever des petites phrases qui me touchent lors de mes lectures, j’avoue ne pas avoir été comblée...

 

 

L’œuvre en quelques mots...

 

« Dégonflé ou pas, ça suffit comme ça, décide-t-il en sortant du bain et en se séchant avec une serviette bleue rêche.

Puis il passe son peignoir, rend la clé et se retire dans sa chambre.

Là il sent la déprime le gagner de minute en minute. Cette dégringolade l’effraie. Avec un peu de chance, je pourrai passer l’essentiel de la journée de demain ici, se dit-il. J’en aurai peut-être marre d’être seul avec moi-même, mais plutôt crever d’ennui que de redescendre dans cette arène. »

Publié dans Littérature anglaise

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John Agard, Je m'appelle LIVRE et je vais vous raconter mon histoire

Publié le par calypso

 

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Depuis des siècles je raconte l’histoire des autres. L’heure est venue de raconter la mienne. De dire par où je suis passé avant d’arriver entre vos mains. On a corné mes pages, on a ri ou pleuré avec moi, on m’a banni, livré aux flammes... J’ai vu des civilisations naître et mourir. Pourtant, j’ai survécu. Ce que vous allez découvrir, cher lecteur, c’est un vrai roman, celui de ma vie.

 

C’est une belle surprise que ce petit ouvrage, je n’en ai fait qu’une bouchée ! Ici, le narrateur n’est autre que le LIVRE. Il s’adresse à tous, petits et grands, et retrace son histoire. Une histoire vieille de 5000 ans qu’il raconte avec beaucoup de tendresse et une pointe d’humour. Avant d’être un livre, il existait déjà, sous la forme d’histoires racontées oralement au coin du feu. il a ensuite pris la forme des tablettes d’argile, avant de devenir parchemin... Toutes les grandes étapes de son évolution sont narrées avec beaucoup de simplicité, ce qui n’empêche pas l’apport culturel d’être solide. C’est un condensé très intelligent de la grande histoire du livre, délicatement mis en page et magnifiquement illustré. Un ouvrage à offrir à tous les amoureux du livre et à tous les curieux !

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Les Sumériens nommaient cet endroit « maison de la mémoire » ; les Egyptiens, « lieu des soins de l’âme » ; les Tibétains, « océan de joyaux ». Je parle ici, bien sûr, des bibliothèques. Aussi loin que je me souvienne, elles ont toujours existé. Elles sont nées avec l’écriture, ont grandi avec elle. »

 

« Si tu ne connais pas les arbres, tu risques de te perdre en forêt ; si tu ne connais pas les histoires, tu risques de te perdre dans la vie. » Un vieux Sumérien

 

Publié dans Littérature anglaise

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Steve Mosby, Un sur deux

Publié le par calypso

 

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Vaut-il mieux mourir ou condamner l'autre à la mort ? Avant d'en tuer un sur deux, un serial killer torture les couples qu'il séquestre : à eux de décider. Jodie vient de tromper Scott et se sent coupable. De son côté, il recense cinq cents raisons de l'aimer. Ils sont enlevés. L'inspecteur Mercer n'a que quelques heures pour les retrouver avant qu'ils ne craquent. Et vous, que feriez-vous ?

 

Il avait disparu depuis deux ans, sans qu'aucun des policiers sur l'enquête n'arrive à lui mettre la main dessus et, la discrétion ayant ses limites, il avait frappé un grand coup et décidé de quitter la scène en choisissant sa dernière victime parmi les officiers de police. Lui, c'est un tueur. Particulièrement pervers. Sa méthode : piéger des couples et tester leur amour, pour finalement n'en laisser vivre qu'un sur deux. Et voilà qu'il semble refaire surface, tout en procédant différemment. Le lien est mince, et pourtant... Quand l'inspecteur Mercer prend en charge l'enquête, les heures sont déjà comptées pour les nouvelles victimes...

Un sur deux est un roman qui m'a complètement captivée et dans lequel je me suis réellement investie. J'avais une piste - « Et si en réalité...? », « Non, impossible... » - assez incroyable, vous l'aurez compris, qui s'est avérée juste. Bonheur de l'enquêtrice sur son bout de canapé. Mais passons sur ma petite satisfaction personnelle. Ce roman fonctionne pour plusieurs raisons : l'introduction des quatre grandes parties du roman, le mystère lié à l'enquête restée en suspens depuis deux ans, le compte à rebours lancé dès le début de l'histoire, les liens - difficiles à saisir - entre les personnages, les différents points de vue qui donnent du rythme. Je l'ai trouvé vraiment bien ficelé. Il y a toutefois un petit quelque chose qui me chagrine : on peut avoir l'impression que le roman ne tient pas ses promesses car, si le sujet de départ est particulièrement original (qui des deux survivra ?), il est quelque peu éludé. A mon avis, la quatrième de couverture doit être revue. Elle laisse à penser que l'on va assister à plusieurs séries de meurtres mettant en scène plusieurs couples, et ce n'est pas le cas. Alors, une fois n'est pas coutume, oubliez ce que vous pensez savoir et laissez-vous prendre dans cette énigmatique toile d'araignée...

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« L'une des premières choses que l'on nous enseigne, c'est qu'il est important de ne pas avoir d'idées préconçues lorsqu'on commence une enquête. Ce qui, dans une certaine mesure, est vrai. » (p.19)

 

« Lors d'une enquête, et dans ce métier de façon générale, il est toujours bon de garder à l'esprit une vérité pénible mais essentielle : le Bien et le Mal n'existent pas. Vous pouvez penser le contraire, cela ne vous aidera pas à mieux dormir la nuit, croyez-moi, ni à mettre la main sur les pires criminels.

Il est en effet trop simple de mettre leurs actes sur le compte du Mal. Les répercussions de ceux-ci sur la vie des autres sont tellement ignobles qu'on ne peut pas se contenter de fermer ainsi les yeux.

La vérité, c'est que ces individus sont des rouages de la société qui ont dévié de leur axe. Le mécanisme propre à créer des citoyens à la fois utiles et humains, comme vous et moi, s'est détraqué à leur passage. Raison pour laquelle ils sont devenus les "monstres" dont nous parlons, et l'on doit à leurs victimes, et à toutes les victimes potentielles, d'essayer de comprendre au mieux ce qui a dérapé.

En matière de police, il n'y a ni Dieu, ni diable, ni Bien, ni Mal. Seulement des gens abîmés.

Comme nous tous, ils se trouvent à l'intersection du mal qu'on leur a fait et de celui qu'ils font. » (p.101)

 

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Valentina Giambanco, 13 jours

Publié le par calypso

 

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À Seattle, personne n’a oublié le mystère de la Hoh River : trois gamins enlevés, cachés dans les bois. Seuls deux d’entre eux avaient réapparu, incapables de se souvenir de ce qui leur était arrivé.

Vingt-cinq ans plus tard, un couple et ses deux fils sont sauvagement assassinés. Au-dessus de la porte de la chambre, le tueur a laissé un message : 13 jours.

Très vite convaincue que les deux affaires sont liées, puisque le père de famille qui vient d’être assassiné était l’un des trois enfants kidnappés, la police manque pourtant de preuves. Pour sa première grande enquête, l’inspecteur Alice Madison devra se fier à son instinct. Au cœur des forêts, le cauchemar va recommencer. Dans 13 jours.

 

Maria Davis se serait bien passée d’une si macabre découverte deux semaines avant Noël : quatre corps alignés sur le lit parental, les deux enfants entourés par leurs parents. La famille Sinclair chez laquelle la jeune femme travaillait était en apparence sans histoires. Le meurtre choque par sa violence et l’enquête s’avère délicate pour l’inspecteur Alice Madison, nouvellement nommée à la Brigade criminelle de Seattle, et ses partenaires, d’autant plus qu’une histoire vieille de vingt-cinq ans ne tarde pas à refaire surface…

13 jours est un roman dense : plus de 500 pages et des longueurs assez évidentes, mais voulues il me semble par l’auteur qui n’hésite pas à lancer ses lecteurs sur de fausses pistes. La complexité de ce thriller est à la fois sa force et sa faiblesse. Sa force, parce que l’enquête est passionnante et qu’il est toujours intéressant de voir que rien n’est simple pour les enquêteurs. Sa faiblesse, parce qu’il y a beaucoup d’éléments, beaucoup de personnages, et que certains faits manquent parfois de clarté. A vrai dire, j’ai souvent eu l’impression d’être perdue, et à plusieurs reprises je me suis demandé si je n’avais pas manqué un détail essentiel. Ceci dit, Valentina Giambanco a réellement su ménager le suspense : le lien entre le passé et le présent est dévoilé petit à petit et la fin est vraiment à la hauteur. Les derniers chapitres sont clairement les meilleurs.  

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Les ténèbres. Les vagues grondaient et déferlaient sur la plage de galets, produisant un fracas comme jamais James Sinclair d’en avait entendu. Il lui semblait le sentir résonner dans tout son corps.

 

Il ne se rappelait pas s’être réveillé, ni avoir quitté la maison pour descendre jusqu’au ponton. Un vent froid lui cinglait le visage, pourtant une sensation de brûlure se répandait dans ses poumons. Pris de panique, il tenta d’ouvrir les yeux, mais le goût du sang lui emplit la bouche et il s’entend hurler. Il y avait le lit sur lequel il était couché, il y avait le bandeau sur ses yeux, les liens autour de sa gorge et de ses mains… Il pensa à ses enfants. Il pensa à sa femme. » (p.11)

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Alan Bennett, La Reine des lectrices

Publié le par calypso

 

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Que se passerait-il outre-Manche si Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d'un coup, rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne à négliger ses engagements royaux ? 

C'est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les sœurs Brontë, Jean Genet et bien d'autres défilent sous l'œil implacable d'Elizabeth, cependant que le monde empesé so British de Buckingham Palace s'inquiète. Du valet de chambre au prince Philip, tous grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l'implacable protocole de la maison Windsor. 

 

Prenez un livre qui, visiblement, a été apprécié par un grand nombre de lecteurs depuis sa parution.

Lisez-le.

Rédigez votre critique au moins cinq ou si semaines après l’avoir fini.

Regardez ce qu’il en reste.

Voici une recette testée et approuvée à de (trop) nombreuses reprises par la blogueuse débordée que je suis.

Que reste-t-il de ce roman lu dans le cadre du challenge Un mot, des titres ? Pas grand-chose à vrai dire… L’histoire de la reine d’Angleterre qui se prend d’une soudaine passion pour la lecture : l’idée est originale mais cela ne suffit pas car ce roman, qui n’est pas désagréable à lire, est bien loin d’être palpitant. En suivant la reine dans les étapes de son addiction, le vrai lecteur, le passionné, est amené à se reconnaître  dans cette douce folie que les autres ont beaucoup de mal à comprendre. Mais l’histoire semble lente alors même que le livre est court. On sourit, parfois, mais on ne rit jamais. L’humour so british n’est pas accessible à tous. 

En résumé, c’est un livre que je ne regrette pas d’avoir lu mais qui ne m’a pas transportée, malgré quelques réflexions intéressantes sur la lecture.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Elle ne parlait d’ailleurs de ses lectures à personne, encore moins en public, sachant qu’une passion aussi tardive – si sincère soit-elle – risquait de l’exposer au ridicule. Il en serait allé de même, songeait-elle, si elle s’était brusquement enthousiasmée pour Dieu ou pour la culture des dahlias. A son âge, à quoi bon ? auraient pensé les gens. Pour elle, cependant, rien n’était plus sérieux et elle éprouvait à l’égard de la lecture le même sentiment que certains écrivains envers l’écriture : il lui était impossible de s’y dérober. A cette époque avancée de son existence, elle se sentait destinée à lire comme d’autres l’avaient été à écrire. » (p.51-52)

 

« Elle en tira la conclusion qu’il valait mieux rencontrer les auteurs dans les pages de leurs livres, puisqu’ils vivaient sans doute autant dans l’imagination de leurs lecteurs que leurs personnages. La plupart n’avaient d’ailleurs pas l’air de trouver qu’on leur faisait une faveur particulière en lisant leurs ouvrages, estimant au contraire que c’étaient eux qui en faisaient une au public, en les écrivant. » (p.57)

 

 

Un mot des titres

 

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Elizabeth Haynes, Comme ton ombre

Publié le par calypso

 

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2003. Cathy, jeune femme extravertie, ne pense qu’à sortir et collectionner les amants. Lorsqu’elle rencontre le séduisant Lee, elle pense avoir trouvé l’homme parfait. Il est beau, intelligent, attentionné… Pourtant, Cathy ne parvient pas à être parfaitement sereine avec lui. Et lorsqu’elle parle de ses doutes à ses amies, toutes sous le charme, elle ne trouve aucun réconfort. 2007. Cathy a 28 ans mais en paraît 40. Paranoïaque, elle souffre de troubles obsessionnels compulsifs et refuse toute relation sociale, ne sortant plus que pour travailler. Toutefois, l’arrivée d’un nouveau voisin, avec qui elle lie connaissance, va l’amener à affronter ses angoisses ; c’est alors que l’ombre de Lee réapparaît dans sa vie…

 

Cathy Bailey est une jeune femme qui n’hésite pas à profiter de la vie. Elle sort, boit, couche avec des hommes dont elle ignore tout. Elle partage tout avec ses amies qui ont la même philosophie de vie qu’elle, mais chacune rêve cependant de rencontrer le prince charmant. Un jour, Cathy croise le chemin de Lee : il est videur dans une boîte de nuit mais reste très mystérieux sur ses activités diurnes. Qu’importe ! Il a tout pour plaire… au début, du moins. Cathy va très rapidement éprouver un sentiment de malaise en compagnie de cet homme dont elle ne sait finalement pas grand-chose et face à cette relation qu’elle juge étouffante. Son angoisse grandit, alors que la présence de Lee se fait plus envahissante…

C’est à l’aide d’une technique narrative simple (car désormais très utilisée) mais efficace que le lecteur est amené à découvrir l’histoire de Cathy. Il est en effet plongé tour à tour dans le passé du personnage et dans son présent, dans une alternance particulièrement troublante : il ne s’agit alors plus seulement d’une rencontre mais de deux. Marquée physiquement et psychologiquement par un passé dont elle ne parvient pas à se débarrasser, Cathy, qui n’a plus jamais eu d’homme dans sa vie après Lee, fait la rencontre de Stuart, son nouveau voisin, qui donne l’impression de comprendre ses angoisses et d’être prêt à l’aider. Mais le scénario semble se répéter… Et si la gentillesse de Stuart était feinte ? Comment se fait-il que Cathy ait l’étrange sensation que l’on pénètre chez elle, en son absence ? Et si elle était folle, tout simplement ? Ses amies elles-mêmes lui ont tourné le dos… Ce roman est une vraie bouffée d’angoisse et si vous êtes assez peureux de nature, il n’est pas impossible que vous vous débarrassiez de votre couette et que vous vous aventuriez hors de votre lit douillet pour aller vérifier la serrure, juste au cas où… Il faut dire que, dans Comme ton ombre, Elizabeth Haynes a tout misé sur l’aspect psychologique du thriller, et, si la mise en scène est bluffante, il ne faut en revanche pas s’attendre à de multiples rebondissements, au risque d’être déçu. Un très bon premier roman sur le mensonge et la manipulation, une auteure à suivre !

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Les images de ce qui m’est arrivé ou de ce qui risque de m’arriver défilent jour et nuit dans mon cerveau. On dirait que je regarde indéfiniment un film d’horreur, toujours en proie à la même terreur. Le seul moyen de m’en débarrasser, et encore pendant peu de temps, c’est de tout vérifier comme il faut, en suivant l’ordre et le rythme requis. Si je franchis la porte, sûre que tout est à sa place dans l’appartement, je n’éprouverai rien de plus qu’un vague malaise. Comme si quelque chose clochait, mais que je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. Mais, le plus souvent, même si j’ai procédé à une inspection en règle, je passe le reste de la journée à me ronger les sangs, imaginant ce qui a pu se produire chez moi en mon absence. » (p.37)

 

 

Un mot des titres

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Alex Scarrow, Time Riders, T2 : Le Jour du prédateur

Publié le par calypso

 

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Liam O’Connor aurait dû mourir en mer en 1912.

Maddy Carter aurait dû mourir en avion en 2010.

Sal Vikram aurait dû mourir dans un incendie en 2026.

Mais à la dernière seconde, une mystérieuse agence les a sauvés pour les recruter. Désormais, ils sont des Time Riders. Leur mission : empêcher que les voyages dans le temps ne modifient le passé… et ne détruisent notre monde. Suite à une erreur de Maddy, Liam se retrouve bloqué 65 millions d'années en arrière, à l’époque des dinosaures, en plein cœur de leur terrain de chasse…

 

Après avoir sauvé le monde une première fois, nos trois héros, Liam, Maddy et Sal, ont de nouveau du pain sur la planche ! Leur mission reste inchangée : empêcher que les voyages dans le temps n’altèrent l’Histoire. Si la trame est sensiblement identique, l’action est quand même relativement différente du premier tome et cela tient, bien sûr, au changement d’époque. Cette fois-ci, la situation est quasi-désespérée pour Liam qui doit survivre dans un milieu particulièrement hostile : bloqué dans le Crétacé tertiaire, ses pires ennemis ne sont autres que des dinosaures dont il ne faudrait pas sous-estimer l’intelligence… Tout aussi rythmé que le premier tome, Le Jour du prédateur a le mérite de ne pas laisser au lecteur la moindre seconde de répit, notamment grâce à l’alternance systématique des époques. Au-delà du problème à résoudre, il est appréciable d’en apprendre davantage sur ces personnages contraints d’évoluer ensemble et de risquer leur vie pour protéger l’humanité. Si ma préférence va au premier tome (tout simplement à cause de la période historique choisie), il est certain que ce deuxième tome possède de grandes qualités et saura séduire bon nombre d’adolescents, passionnés ou non par la Préhistoire. Attention toutefois, certaines scènes très détaillées pourraient paraître un peu violentes aux yeux de certains jeunes lecteurs.

 

 

Nathan

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« - Es-tu indemne, Liam ?

Le garçon fixa son bras en sang, profondément entaillé, mais à un endroit où il n’y avait pas d’artère. Il se rendit vaguement compte qu’il devait être dans un état de choc lorsqu’il s’entendit prononcer :

- Est-ce que quelqu’un peut me ramener sur le Titanic, s’il vous plaît ? » (p.246)

 

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Michael Morpurgo, Seul sur la mer immense

Publié le par calypso

 

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En 1947, le tout jeune Arthur est embarqué, comme des milliers d'autres orphelins, sur un bateau à destination de l'Australie. Il ne sait pas encore qu'il ne reverra pas sa sœur ni sa terre natale anglaise. Désormais, sa vie entière se fera là-bas, jalonnée d'épreuves mais aussi illuminée par la rencontre de personnages extraordinaires et par sa passion de la mer.

Bien des années plus tard, Allie, la fille d'Arthur, quitte la Tasmanie, au sud de l'Australie, à bord de son bateau. Elle s'apprête à accomplir une formidable traversée en solitaire. Son but: franchir les océans pour gagner l'Angleterre, dans l'espoir de retrouver sa tante Kitty, la sœur de son père.

 

Arthur Hobhouse est né et a vécu une partie de son enfance en Angleterre. Pourtant, il ne sait rien de cette naissance et n’a aucun souvenir de son enfance : pas de documents officiels, pas de photographies, pas d’histoires de famille à écouter et à transmettre. Un peu comme s’il n’était pas né, mais qu’il était arrivé un jour sur Terre, comme ça. Il est un objet qui, pourtant, ne l’a jamais quitté : une petite clé, confiée par sa sœur Kitty, le jour où il a quitté l’Angleterre à bord d’un paquebot, avec d’autres jeunes enfants. Et il y a ce souvenir qui l’a marqué à tout jamais : le Ranch Cooper et son terrible propriétaire. Les souvenirs qui restent, ceux qui collent à la peau, ne sont pas forcément les plus joyeux. Arthur en a fait la douloureuse expérience et, à soixante-cinq ans, il se souvient : l’enfermement et la liberté, la brutalité de Piggy Bacon et la douceur de Megs Molloy, son amour naissant puis dévorant pour la mer. L’amour de sa fille aussi, pour ce père orphelin dont elle a hérité le courage et la persévérance. Cette fille chérie qui réalisera peut-être le voyage qu’Arthur a toujours voulu réaliser, un voyage en sens inverse, pour retrouver la mystérieuse Kitty.

Seul sur la mer immense est un roman magnifique, d’abord parce qu’il est extrêmement bien écrit, ensuite parce que l’histoire racontée est émouvante au plus haut point. C’est un roman qui se compose de deux parties : la première est consacrée à Arthur Hobhouse, la seconde à sa fille Allie. Alors, bien sûr, l’histoire d’Arthur est tellement forte que la seconde partie paraît un peu plus terne, un peu plus monotone. Mais il faut envisager l’histoire comme un tout et un tout vraiment réussi. Tour à tour récit d’apprentissage et carnet de voyage, ce roman regorge de sensibilité, sans jamais tomber dans la mièvrerie. C’est un roman de l’espoir car il met en scène un personnage dont la vie est plutôt mal engagée, mais qui parvient à s’en sortir malgré tout. C’est également un hymne à la mer : la passion du personnage principal pour les étendues bleues et les bateaux envahit chaque page de ce roman. Enfin, Seul sur la mer évoque, comme le titre l’indique, la solitude. Je ne sais pas ce qu’a voulu nous dire l’auteur à ce sujet, mais voici ce que j’ai compris ou ce que j’ai eu envie de comprendre, peut-être : même entouré d’enfants de son âge, de son meilleur ami, ce presque frère qui ne l’a jamais quitté depuis l’Angleterre, de sa mère de substitution qui lui a apporté, en plus d’un toit où dormir, toute l’affection dont rêverait un enfant, même accompagné d’une femme aimante qui a su lui redonner le sourire et l’a rendu père, le personnage n’a jamais cessé d’être seul. Seul avec son passé, ses interrogations, ses souffrances, ses espoirs. Comme si, dans la vie, aussi nombreux soient les gens qui nous entourent, on était contraint à la solitude. Une solitude qui n’empêche pas le bonheur. C’est peut-être pour cela que j’ai aimé suivre l’histoire d’Arthur Hobhouse, pour accompagner cet être de papier sur le chemin de sa solitude.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Je devrais commencer par le commencement. Je le sais. Mais l’ennui, c’est que je ne connais pas le commencement. J’aurais aimé le connaître. Je connais mon nom, Arthur Hobhouse. Arthur Hobhouse a eu un commencement, c’est certain. J’ai eu un père, une mère aussi, mais seul Dieu sait où ils étaient, et il n’en est peut-être pas sûr non plus. Dieu ne peut pas regarder partout en même temps, n’est-ce pas ? » (p.13)

 

« Je pense que la seule espèce d’immortalité à laquelle nous puissions prétendre, c’est de rester vivant aussi longtemps que notre histoire continue d’être racontée. Je vais donc m’asseoir ici, près de la fenêtre, aussi longtemps qu’il le faudra pour la raconter exactement telle que je me la rappelle. » (p.15)

 

« La mémoire est une grande et puissante magicienne. Elle vous joue des tours que vous ne pouvez tout simplement pas comprendre, malgré tous vos efforts pour en saisir le sens. » (p.141)

 

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David Nicholls, Un jour

Publié le par calypso

 

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15 juillet 1988. Emma et Dexter se rencontrent pour la première fois. Tout les oppose, pourtant ce jour marque le début d'une relation hors du commun. Pendant vingt ans, chaque année, ils vont se croiser, se séparer et s'attendre, dans les remous étourdissants de leur existence. Un conte des temps modernes ou la splendeur d'aimer a fait chavirer le monde entier.

 

Il existe des histoires qui font battre votre cœur. Des histoires qui vous offrent, le temps de quelques pages, des amis que vous apprenez à découvrir et auxquels vous vous attachez. Des histoires qui vous rappellent que rien n’est jamais écrit dans la vie, qu’il est bon d’espérer, de croire en ses rêves, comme il est bon de saisir chaque instant de bonheur susceptible de s’offrir à vous. Un jour est une de ses histoires.

Des Emma et Dexter, il en existe des milliers. Ils se sont croisés à l’université mais font réellement connaissance le 15 juillet 1988, jour de la remise de leur diplôme. Ils sont jeunes, ils sont libres, ils sont insouciants. La vie s’offre à eux. Ils passent une unique nuit ensemble, nuit dont le narrateur se garde bien de nous donner les détails. Une histoire d’amitié naît alors entre ces deux anglais si différents : Emma vient d’un milieu modeste, rêve de devenir écrivain mais est très peu sûre d’elle ; Dexter, quant à lui, est né dans une famille bourgeoise, et veut faire carrière à la télévision, aidé par une assurance et un succès sans faille auprès des filles. Les chemins qu’ils prennent à la sortie de l’université les éloignent mais leur complicité demeure : quand ils ne se voient pas, Emma et Dexter s’appellent ou s’écrivent. Ils se confient, se cherchent, se disputent. Chacun est là pour l’autre dans les moments importants : quand Dexter va mal, il appelle la douce Emma ; quand c’est Emma qui flanche, elle a une pensée pour son ami Dexter. Les années passent, les sentiments s’exacerbent, à moins qu’ils n’étaient déjà présents, depuis le début… Ce roman est l’histoire d’une amitié et d’un amour extraordinaires, comme on aimerait tous en vivre.

J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce roman auquel je reproche toutefois certaines longueurs. Ce qui est assez surprenant, c’est que cette histoire n’a rien de particulièrement novateur, d’autres auteurs ont dû maintes et maintes fois s’emparer de ce thème de l’amour refoulé. Ce qui fait la force de ce roman et qui le rend original, c’est la manière de traiter cette amitié, au fil des ans : le premier chapitre est consacré au 15 juillet 1988, le second au 15 juillet 1989, le troisième au 15 juillet 1990… Bref, vous aurez compris aisément le procédé. Nos deux personnages ne sont pas seulement en contact lors de cette date-anniversaire, mais elle permet, à chaque fois, de faire le point sur la vie de chacun, de dresser un bilan de l’année écoulée. La seule distorsion survient au début de la cinquième partie puisque le narrateur revient sur la fameuse journée du 15 juillet 1988 et les quelques heures partagées par Dexter et Emma, à leur réveil, le lendemain matin. Analepse particulièrement émouvante au vu des événements qui viennent de se produire, et tellement attendue par le lecteur… La description de cette journée a exactement la place qu’elle mérite. La fin du roman m’a serré le cœur. Si David Nicholls n’a pas « inventé » cette histoire dans le sens où certains pourraient avoir une impression de déjà vu, il est clair en tout cas qu’il lui a donné vie de la manière la plus belle qui soit. Les personnages ne sont pas que des êtres de papier, ils paraissent vrais et je me suis particulièrement attachée à Emma dont j’ai trouvé les réflexions, les interrogations et les hésitations très justes. En outre, c’est un roman qui vous fera sourire parce que certaines situations y sont cocasses et que l’humour y est très présent.

A lire, si vous avez envie d’une belle histoire !

 

 

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

 

« En attendant, comment l’aider à se sentir mieux, à reprendre confiance en elle, à retrouver le moral ? Une idée se forma dans son esprit. Prenant la main d’Emma dans la sienne, il annonça d’un air solennel :

« Tu sais quoi, Em ? Si t’es toujours célibataire à quarante ans, je t’épouserai. »

Ses yeux s’emplirent de dégoût. « C’est une demande en mariage, Dex ?

- Je ne dis pas que nous devons nous marier maintenant, je te parle de plus tard… si nous sommes seuls et désespérés. »

Elle eut un rire amer. » (p.109)

 

 

Quelques-unes des citations qui ouvrent les grandes parties du roman…

 

« Ce fut pour moi une mémorable journée, car elle opéra en moi de grands changements. Mais il en est de même pour n'importe quelle vie. Imaginez qu'on en fasse disparaître une seule journée choisie avec soin, et voyez comme le déroulement en eût été différent. Arrêtez-vous un instant, lecteur de cette page, et songez à la longue chaîne de fer ou d'or, d'épines ou de fleurs, qui ne vous aurait jamais enserré si le premier maillon ne s'en était trouvé forgé au cours de quelque mémorable journée. » (Charles Dickens, Les Grandes Espérances)

 

« Les grands moments de notre vie ne sont pas toujours immédiatement perceptibles : il peut arriver qu’on en mesure l’importance sur-le-champ ; mais il arrive aussi qu’ils surgissent du passé, bien des années plus tard. Il en va de même avec les gens. » (James Salter, Une vie à brûler)

 

« Ils parlaient peu de leurs sentiments réciproques : ce n’était pas nécessaire entre amis depuis longtemps éprouvés. » (Thomas Hardy, Loin de la foule déchaînée)

 

Un mot des titres

 

Publié dans Littérature anglaise

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Cathy Cassidy, Les Filles au chocolat, T2 : Coeur guimauve

Publié le par calypso

 

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Je m'appelle : Skye Tanberry

Mon âge : 12 ans

Je suis : sentimentale et passionnée

Mon style : chapeaux et robes vintage

J'aime : les histoires romantiques, l'astrologie

Je rêve : d'être aussi populaire que ma sœur jumelle

Mon problème : je ne suis pas faite pour les garçons d'aujourd'hui.

 

Cœur guimauve est le second tome de la série Les Filles au chocolat. Avant de le recevoir, je ne connaissais pas du tout cette série mais lire le deuxième tome sans avoir lu le premier n’a pas du tout été gênant.

Les Filles au chocolat, qu’est-ce que c’est ? Cinq tomes qui ont chacun pour narratrice une des sœurs qui composent la famille Tanberry : Coco, la plus jeune, âgée de onze ans, Honey, l’aînée, âgée de quatorze ans, Skye et Summer, les jumelles âgées de douze ans, et enfin Cherry, la demi-sœur âgée de treize ans. C’est cette dernière qui ouvre le bal dans le tome 1 et raconte son installation en Angleterre, avec son père, dans la maison de Charlotte, la maman des cinq autres filles. On imagine aisément, en lisant le second tome, les difficultés qu’a eues l’adolescente à s’intégrer dans sa nouvelle famille.

Cœur guimauve, qu’est-ce que c’est ? La suite, forcément, du tome 1, qui ne reprend pas l’arrivée de Cherry d’après un autre point de vue, mais reprend semble-t-il l’histoire là où elle s’est arrêtée. Cette fois-ci, c’est Skye, une des deux jumelles, qui nous fait partager sa vie et nous livre ses pensées, ses inquiétudes et ses joies d’adolescente. Et tout ne va pas bien pour elle : elle sent qu’un fossé se creuse entre sa sœur et elle parce qu’elles n’ont plus les mêmes préoccupations, sa meilleure amie se rapproche d’ailleurs de Summer, de même qu’un de ses camarades de classe, Tommy, qui ne cesse de lui demander des conseils pour draguer sa jumelle. Bref, elle en a marre de toutes ces histoires de garçons, de premier baiser, de maquillage et de fêtes ! Skye commence alors à se réfugier dans le passé, après qu’une vieille malle a été découverte dans le grenier de la maison : Clara Travers, la propriétaire de la malle, se serait suicidée à l’âge de dix-sept ans. L’histoire de Clara commence à obséder la jeune fille au point qu’elle a l’impression d’être inexorablement liée à elle…

Est-ce que c’est bien ? Ce n’est pas mal du tout ! Pas de coup de cœur pour moi mais je pense que c’est une série qui peut vraiment plaire aux jeunes filles. Le roman que j’ai lu a de nombreux atouts : mystère et humour sont notamment au rendez-vous ! Les personnages sont attachants et le principe d’un personnage-narrateur par tome est une excellente idée. Ainsi, les personnages sont connus dès le début mais on ne les découvre vraiment qu’au fur et à mesure. Il y a par ailleurs de nombreuses références à la gourmandise puisque Charlotte et son nouvel ami ont monté une chocolaterie, La Boîte de chocolats. Le rêve pour les cinq adolescentes ! Attendez-vous à saliver ! A ce propos, il y a deux petites recettes à la fin du roman en lien avec la « guimauve » annoncée en titre.

 

 

 

Nathan

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Summer est venue au monde la première, quatre bonnes minutes avant moi, éblouissante, curieuse et déterminée. Et j’ai suivi, toute rouge et hurlante.

On nous a baignées, séchées et enveloppées dans des couvertures assorties avant de nous déposer des les bras de maman, et devinez quelle est la première chose qu’on a faite ? Eh oui. On s’est pris la main. » (p.22)

 

Publié dans Littérature anglaise

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