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Film : Millénium

Publié le par calypso


Au départ, je pensais commencer la trilogie de Stieg Larsson pendant les grandes vacances. Mais la sortie du film a changé mes plans et je me suis dépêchée, début juin, de lire le tome 1 pour aller voir le film au ciné.  

Je suis souvent déçue par les adaptations, parfois emballée, mais rarement complètement satisfaite. Car, souvent, je vois l'adaptation juste après avoir lu le livre (exemple récent : une heure après avoir achevé ma lecture dans le cas de Twilight) et je me focalise donc sur tous les petits détails. Je me dis souvent que je ne peux pas apprécier les films autant que ceux qui n'ont pas lu l'oeuvre concernée, et c'est parfois dommage d'être toujours dans la comparaison alors qu'il n'y a pas de mal à ce que certaines libertés soient prises dans les adaptations cinématographiques. Ainsi, j'ai réellement apprécié il y a quelques mois l'adaptation de Je vais bien ne t'en fais pas, alors qu'il y a quand même pas mal de différences entre le roman et le film. Mais ce que je déteste par dessus tout, c'est l'élagage. Certes, on ne peut pas trouver dans un film tout le contenu d'un livre, mais tout de même ! Je pense notamment, et les fans ne me contrediront sans doute pas, à l'adaptation du cinquième tome d'Harry Potter (Harry Potter et l'ordre du Phénix) : quelle déception ! Il me semble que certains passages essentiels au déroulement de l'histoire, ont été laissés de côté, et l'accélération, à la fin du film, prouve bien qu'il fallait boucler tout cela en 2h30... Bien évidemment, je serai quand même parmi les premiers à me précipiter le 15 juillet pour la sortie du sixième film... on ne se refait pas !

Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos amis Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander. Je vous avoue qu'au début du film, j'ai été un peu gênée. Vous allez trouver ça puéril mais c'est le physique de Mikael qui m'a déplu : je ne l'ai pas trouvé spécialement beau (euphémisme ?)... Entendons-nous bien, je n'attendais pas quelqu'un de physiquement parfait, mais c'est quand même un homme qui a trois partenaires dans le roman et je m'attendais à ce qu'il soit plus agréable à regarder, ou qu'il ait, du moins, un côté plus séducteur. Rien à redire sur l'actrice incarnant Lisbeth, elle correspond exactement à l'image que je m'en étais faite. Dans les deux cas, deux beaux jeux d'acteurs.
Certes, quelques passages du livre ont été coupés ou abordés de manière très rapide (je pense notamment au début et à la fin du roman et à toute l'histoire autour de la condamnation de Mikael) mais l'essentiel y est et le tout est plutôt réussi. Pas de temps mort, un cadre représentant bien l'ambiance sombre du roman. Des scènes assez violentes (alors que le film n'est interdit qu'aux moins de 12 ans) mais qui sont également présentes dans le livre et qui servent, certainement, à la construction du personnage féminin. En résumé : un bon moment de cinéma.


On parle désormais d'une adaptation américaine du roman et deux noms circulent : Quentin Tarantino et Brad Pitt. Affaire à suivre.


 

Publié dans Films

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Jean-Baptiste Bester, A l'heure où dorment les fauves

Publié le par calypso


A Kimberley, près du Big Hole, la mine la plus profonde que l'homme ait jamais creusée, un vieux mineur noir découvre un diamant d'exception qui portera son nom : le Kalawi. Aussitôt, le magnat britannique Alun Forbes et son rival boer, Pieter Van Nuys, en revendiquent la propriété. Une décision de justice donne raison à l'Anglais. Quelques jours plus tard, le Kalawi disparaît. Paul Adams, jeune courtier à la Lloyd's, est alors envoyé en Afrique du Sud pour indemniser le magnat. Mais il doit au préalable mener une enquête. Il découvre avec stupeur que l'auteur du vol n'est autre que Patsy, la propre fille de Forbes, dont il s'est épris. Sur fond de guerre anglo-boer, Patsy et Paul commencent alors une cavale effrénée qui les mènera aux confins du Transvaal et en pays zoulou. Guidés par Kalawi, le mineur qui les a aidés à fuir, ils découvrent les fascinantes coutumes tribales d'un pays en pleine mutation.

Pour une fois, en ouvrant ce roman, je ne m'attendais à rien de particulier. Je n'avais lu aucune critique qui aurait pu me convaincre de lire ce livre ou de passer mon chemin. Et j'avoue que c'est agréable de pouvoir lire un livre dont on n'a pas encore entendu parler. Cela ne veut bien évidemment pas dire qu'on sera à tous les coups satisfait.
Pour tout dire, je n'ai pas du tout aimé ce roman et si je n'avais pas pour habitude de toujours finir les livres que je commence, j'aurais stopper ma lecture sans hésiter. A aucun moment je ne suis réellement entrée dans l'histoire et je ne me suis attachée à aucun des personnages. En réalité, je me suis perdue, au fil des pages. Il faut dire qu'il y a de l'action, et qu'il faut arriver à suivre ! Mais trop, c'est trop. Les rebondissements m'ont semblé complètement abracadabrantesques : notre jeune fille et notre jeune homme tombent subitement amoureux au bout de 40 pages alors qu'ils n'ont quasiment pas échangé un mot ; la jeune fille est insignifiante et assez vilaine (je vous passe les détails) mais, ô miracle, elle subit un relooking et devient trèèèès jolie ; le courtier, réfugié dans une grotte, fait ami-ami avec des chauves souris avant d'être piqué par des moustiques et de tomber gravement malade !  J'exagère à peine, et encore, je ne vous révèle rien de l'intrigue autour du diamant, des fois que ma critique vous donnerait envie de lire ce roman !! Enfin, oserai-je le dire ? J'ai eu l'impression d'être plongée dans un de ces mauvais téléfilms diffusés sur M6 et dont les maîtres mots sont exotisme et romanesque !

Je n'aurais pas pu mentir et vous dire que j'ai aimé ce roman. Le vrai problème, à mon sens, c'est qu'il regorge de clichés. Je remercie toutefois Blog-o-book et les Presses de la Cité de m'avoir fait découvrir ce roman et cet auteur que je ne connaissais pas.

Après recherche, je vois que je ne suis pas la seule blogueuse à avoir lu A l'heure où dorment les fauves.
Lael et  Keltia sont du même avis que moi (ouf !) et je m'amuse de voir que nous faisons les mêmes comparaisons.


L'oeuvre en quelques mots...

 

« Ainsi, jour après jour, le Big Hole livrait-il ses trésors. En l’espace de huit ans, de 1872 à 1880, plus de dix millions de carats avaient été tirés de ses entrailles pour prendre le chemin des ateliers de taille d’Anvers ou d’Amsterdam. C’était une véritable ruche, où des milliers d’abeilles se tuaient à la tâche, de jour comme de nuit, pour satisfaire la cupidité de deux reines ennemies. »

 

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Tag des petits plaisirs

Publié le par calypso

Les tags pleuvent sur la toile en ce moment. Cette fois-ci, c'est la très sympathique Stephie qui m'a taguée !
Il s'agit de révéler trois petits plaisirs bien à nous et qui ont le secret de nous redonner le sourire.

Le premier : une petite soirée à deux ou entre amis pour décompresser et rigoler.

Le deuxième : une pause-lecture, au lit, au soleil, peu importe !

Le troisième : mes madeleines de Proust, des petits gâteaux au vin blanc ou un entremet au tapioca qui me rappellent mon enfance.

 


Je passe le relais à Kalistina, Fleur et Pom' !
 

Publié dans Blabla en tout genre

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Marguerite Abouet et Clément Oubrerie, Aya de Yopougon T1

Publié le par calypso


Cette BD qui a reçu le prix du premier album au festival d'Angoulême en 2006 est extrêmement raffraichissante. Pour une fois, l'Afrique nous est présentée autrement que sous l'angle de ses problèmes politiques, économiques et sociaux, et le parti pris de l'auteur, Marguerite Abouet, est de nous donner à voir la vie quotidienne d'adolescentes vivant dans la banlieue d'Abidjan. Nous découvrons les espoirs et les attentes de jeunes filles souhaitant profiter pleinement de leur jeunesse... mais le retour à la réalité est parfois brutal. Aya, l'héroïne, sort du lot. Peu lui importe que Moussa, le fils du patron de son père, ait de l'argent ! Aya, elle, veut être médecin. Et même si, dans une scène plutôt cocasse, son père ne semble pas comprendre pourquoi, on espère qu'elle parviendra à son but. Les dessins réalisés par Clément Oubrerie sont très beaux et servent à merveille l'histoire.

Je vous invite à lire les avis de Theoma, Freude, Stephie et Anjelica.


 

Publié dans BD

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Stieg Larsson, Millénium - Tome 1, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes

Publié le par calypso


Ancien rédacteur de Millénium, revue d'investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d'une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu'un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.
Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée. placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu'il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documnts cent fois examinés, jusqu'au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier.
Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers. lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l'écorchée vive vont résoudre l'affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu'il faudrait peut-être taire.


Il y a quelques semaines, aBeiLLe publiait un article sur le tome 1 de Millénium et pensait être la dernière personne sur terre à lire la très célèbre trilogie de Stieg Larsson. Eh bien non, c'était sans compter sur moi ! Les trois tomes m'attendaient bien au chaud depuis Noël... et la sortie du film m'a poussée à lire le premier tome le plus rapidement possible. Inutile de vous dire que j'ai vraiment beaucoup aimé cette lecture ! Mais je ne vais pas pour autant me jeter sur le tome 2 : d'une part, parce que j'aime bien varier mes lectures et que j'ai beaucoup de choses à lire, d'autre part parce que j'aime bien faire durer le plaisir !
Une remarque : je trouve très difficile de parler d'un livre que vous êtes si nombreux à avoir lu... Je le disais dans un précédent article, on peut aimer le style d'un roman, le sujet, etc... En lisant Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, j'ai également pensé à la chose suivante : un roman qui nous plait est un roman auquel on pense. Quand vous faites la vaisselle et que vous vous demandez qui a bien pu supprimer cette pauvre Harriet Vanger, quand vous allez bosser et que vous vous dites que, décidément, ce Mikael Blomkvist est bien fort d'avoir réussi à retrouver des photos vieilles de plusieurs dizaines d'années, quand vous vous dites, au beau milieu d'une séance de repassage, qu'un événement, évident pour tous, n'a peut-être pas eu lieu... en bref : quand vous avez envie de stopper toute activité pour aller lire, ne serait-ce que dix pages de votre roman, c'est que vous êtes accro et que l'histoire fonctionne. C'est l'effet que m'a fait ce premier tome de Millénium. Mais s'il faut avancer des arguments plus concrets, je dirais que j'ai aimé avant tout le fait que l'intrigue se déroule en huis-clos, avec un nombre de suspects à la fois important (toute la famille Vanger) et réduit (ceux qui étaient présents sur l'île lors des faits), et j'ai également trouvé très intéressante la confrontation entre deux personnages et deux caractères qui apparaissent, de prime abord, si différents : Mikael et Lisbeth sont deux anti-héros que j'ai pris plaisir à découvrir et je m'interroge déjà sur l'évolution de ces deux personnages dans les tomes suivants...

N'hésitez pas à lire la critique d'aBeiLLe, mais également celles de Pimprenelle et Grominou.

Je vous donnerai bientôt mon avis sur le film !


 

L'oeuvre en quelques mots...

« Manifestement, maître Frode, n’avait pas la moindre idée du comportement à adopter avec Lisbeth Salander et il cherchait à fouler un terrain plus sûr en posant la question à Armanskij, comme si elle ne se trouvait pas dans la pièce. Salander saisit l’occasion et fit une grosse bulle avec son chewing-gum. »

 

« Enquêteur criminel, ça peut être le métier le plus solitaire du monde. Les amis de la victime sont révoltés et désespérés, mais tôt ou tard – au bout de quelques semaine ou mois – la vie quotidienne reprend le dessus. Pour les plus proches, ça met plus longtemps, mais eux aussi finissent par surmonter le chagrin et le désespoir. La vie continue. Pourtant les meurtres non résolus vous rongent. En fin de compte, il ne reste qu’une seule personne qui pense à la victime et essaie de lui rendre justice – le flic qui est resté avec l’enquête sur les bras. »

 

Publié dans Littérature suédoise

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Tag poétique

Publié le par calypso

J'ai l'impression (en fait, ce n'est pas qu'une impression) de publier plus de tags que d'articles en ce moment ! Mais j'y réponds toujours avec beaucoup de plaisir !

Il y a quelques jours, Gio nous présentait sur son blog un nouveau tag rendant hommage à Sei Shônagon et ses Notes de Chevet et nous offrait quelques extraits du recueil. Je vous en offre juste un court extrait et vous invite à découvrir la suite chez Gio !


Choses qui  font battre le coeur
Des moineaux qui nourissent leurs petits.
Se coucher seule dans une chambre délicieusement parfumée.
S'apercevoir que son miroir de Chine est un peu terni.
Une nuit où l'on attend quelqu'un. Tout à coup, on est surpris par le bruit de l'averse que le vent jette contre la maison.




Gio, à partir de ces courts fragments poétiques, a eu l'idée de créer un Tag « A la manière de... ».

Que faut-il faire ?

 

Il s'agit d'associer une image à chacune des 12 propositions ci-dessous :

1. Choses qui font battre le cœur
2. Choses qui font naître un doux souvenir du passé

3. Choses qui ont une grâce raffinée
4. Choses qui gagnent à être peintes
5. Choses qui donnent une impression de chaleur
6. Choses embarrassantes
7. Choses qui emplissent l'âme de tristesse

8. Choses qui sont les plus belles du monde
9. Choses qui semblent pures
10. Choses que l'on a grande hâte de voir, ou d'entendre
11. Choses qui donnent confiance
12. Choses vénérables et précieuses



Une fois que vous avez répondu aux 12 propositions, mettez un lien sur votre blog vers le billet de Gio et postez un commentaire pour la prévenir.

J'ai été taguée par Marie (allez faire un tour sur son nouveau blog). 
Allez,  je me lance ! 

 

1. Choses qui font battre le cœur : L'émerveillement que l'on ressent lorsqu'on voyage.

2. Choses qui font naître un doux souvenir du passé : Les lettres tracées par sa main sur de vieilles lettres et cartes postales.


3. Choses qui ont une grâce raffinée : Les effluves d'un doux parfum.

4. Choses qui gagnent à être peintes : Des enfants sur des chevaux de bois.

5. Choses qui donnent une impression de chaleur : Un sourire, quand tout est gris.

6. Choses embarrassantes : Décliner une invitation.

7. Choses qui emplissent l'âme de tristesse : L'absence des êtres chers.


8. Choses qui sont les plus belles du monde : Aimer et donner la vie.

9. Choses qui semblent pures : Les grimaces d'un nouveau-né.

10. Choses que l'on a grande hâte de voir, ou d'entendre : Un mot, « Maman ».

11. Choses qui donnent confiance : Les paroles encourageantes d'un proche.

12. Choses vénérables et précieuses
: Les souvenirs.

 


Je choisis pour répondre à ce Tag : Neph, Celsmoon et Paradoxale.
 

Publié dans Blabla en tout genre

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Nouvelle catégorie

Publié le par calypso

J'ai vu Millénium au cinéma il y a quelques jours et j'ai eu envie de créer une nouvelle catégorie sur mon blog où je parlerai des films vus (ce que vous êtes déjà plusieurs à faire). Mais je vais restreindre mon blabla aux adaptations littéraires, sauf rares exceptions, peut-être.
Je publierai mon avis sur le roman et le film dans très peu de temps. En attendant, petit panorama des adaptations vues au cours des derniers mois...


 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Films

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Collecte de livres

Publié le par calypso

Après l'opération Masse critique qui a fait beaucoup d'heureux/ses, Babelio en appelle à la générosité des blogueurs dans le but de récolter, en partenariat avec Bibliothèques sans frontières, des livres qui seront ensuite envoyés aux bibliothèques d'Haïti.

Je vous invite à consulter le règlement directement sur le site.


 

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Des livres, des livres !

Publié le par calypso

Il y a quelques jours, j'ai participé, comme certaines d'entre vous, à un concours organisé par Juliann sur son Bookie Blog.
La chance m'a souri puisque je suis l'une des deux gagnantes.

J'ai reçu mon colis hier ! Je ne m'attendais pas à recevoir tant de livres !!! Je suis ravie et je te remercie encore une fois, Juliann ! Surveille ta boîte aux lettres ;-) !


 

Publié dans Blabla en tout genre

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Sylvie Germain, Magnus

Publié le par calypso

 

« D'un homme à la mémoire lacunaire, longtemps plombée de mensonges puis gauchie par le temps, hantée d'incertitudes, et un jour soudainement portée à incandescence, quelle histoire peut-on écrire ? »

 

Franz-Georg, le héros de Magnus, est né avant la guerre en Allemagne. De son enfance, «il ne lui reste aucun souvenir, sa mémoire est aussi vide qu'au jour de sa naissance ». Il lui faut tout réapprendre, ou plutôt désapprendre ce passé qu'on lui inventé et dont le seul témoin est un ours en peluche à l'oreille roussie : Magnus.

Dense, troublante, cette quête d'identité a la beauté du conte et porte le poids implacable de l'Histoire. Elle s'inscrit au cœur d'une œuvre impressionnante de force et de cohérence qui fait de Sylvie Germain un des écrivains majeurs de notre temps.

 

Dans ce roman, vous ne trouverez pas de chapitres mais des fragments. Fragments d’une vie, fragments d’une mémoire, celle d’un homme prénommé Franz-Georg qui tente de reconstituer le puzzle de son passé pour vivre, enfin, son présent. Mais comment se reconstruire quand même les éléments de ce passé n’ont été que mensonges et qu’ils dissimulent l’horreur ?

Pour tout recommencer, il faut se créer une identité et se donner un nom. Pourquoi pas celui de cet ours en peluche qui ne quitte pas Franz-Georg, Magnus ? Et vivre, c’est aussi aimer. Deux femmes vont croiser ou recroiser la route de Magnus et contribuer à sa reconstruction. Mais parfois la vie est injuste et le passé refait surface, et les êtres chers s’envolent en « cendres blêmes solubles dans le vent ». Alors, il faut tout recommencer, encore, prendre un nouveau départ…

Je dois reconnaitre que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire Magnus. Les livres ne me plaisent pas toujours pour les mêmes raisons : la plupart du temps, bien sûr, il faut que l’histoire m'intéresse, me captive, et même si le style n’est pas à la hauteur, ça peut quand même fonctionner. Parfois, c’est le style de l’auteur qui donne toute sa force au livre et même si l’histoire ne me convainc pas complètement, je peux quand même garder un bon souvenir du livre. L’histoire de Magnus m’a plu, de même que la construction : les « fragments » alternent en effet avec divers courts chapitres intitulés « notule », « séquence », « écho » ou encore « éphémérides ». Mais je dois reconnaître que, pour le coup, c'est surtout le style de Sylvie Germain qui m'a marquée et touchée. J'ai bien envie de réitérer l'expérience et j'ai déjà inscrit sur ma LAL Le Livre des nuits.

 

Bon, jusqu’à présent je ne savais pas bien comment vous renvoyer aux articles des mes camarades blogueurs/ses… mais je crois avoir trouvé la fonction avec Google Reader. Mais je ne trouve parmi mes sites favoris que deux articles sur Magnus, cela m’étonne ! Je n'ai sans doute pas encore compris toutes les subtilités de Google Reader… Si vous avez publié un article sur Magnus, n’hésitez pas à mettre le lien en commentaire !

 

Je vous invite à lire les avis de Karine :) et de Fleur.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Ecrire, c’est descendre dans la fosse du souffleur pour apprendre à écouter la langue respirer là où elle se tait, entre les mots, autour des mots, parfois au cœur des mots. »

 

« Ils ne se parlent pas, n’ont plus rien à se dire, ou trop à se dire, c’est pareil en cet instant. Ils sont bien, là, comme ça blottis l’un contre l’autre, hors temps, hors désir, dans le nu de l’amour. Leur complicité n’a jamais été si dense, si vaste, si lumineuse. Ils sont dans l’absolu de la confiance, de l’abandon de soi à l’autre, de l’oubli de soi dans l’étonnement. Jamais ils ne se sont sentis aussi présents l’un à l’autre, aussi présents au monde – mais sur son seuil, non plus en son plein. »

 

« Il est des fois des personnages en errance qui n’en finissent pas de déambuler dans la nuit du réel, et qui transhument d’un récit vers un autre, sans cesse en quête d’un vocable qui enfin les ferait pleinement naître à la vie, fût-ce au prix de leur mort.

Il serait une fois des personnages qui se rencontreraient à la croisée d’histoires en dérive, d’histoires en désir de nouvelles histoires, encore et toujours. »

 

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