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3 articles avec litterature suedoise

Katarina Mazetti, Le mec de la tombe d'à côté

Publié le par calypso

 

Katarina-Mazetti---Le-mec-de-la-tombe-d-a-cote.jpg

 

Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire de métier, et citadine pragmatique, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance. Au cimetière, elle rencontre le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que la tombe avec sa stèle tape-à-l'œil. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, de façon assez rustique, et grâce à une bonne dose d'humour et d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il s'énerve contre la "Crevette" qui occupe le banc au cimetière avec lui, avec son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Rien, a priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant, il suffira d'un sourire qui éclate simultanément sur leurs lèvres, pour qu'ils soient tous deux éblouis. C'est le début d'une histoire d'amour assez cocasse. Ils sont tout le contraire l'un de l'autre. Elle ne sait pas cuisiner, il lit tout au plus un livre par an. Elle veut aller à l'opéra, lui doit traire les vaches. Il traîne avec lui une odeur d'étable, elle vit dans un appartement aseptisé. Mais leur passion amoureuse est sans bornes.

 

J’ai profité des longues et fastidieuses surveillances du brevet pour lire ce roman dont j’avais prévu une lecture commune avec d’autres blogueuses. Il me fallait quelque chose de léger et je suis vraiment bien tombée !

Le mec de la tombe d’à côté, c’est une histoire banale, celle d’une rencontre entre deux personnes que tout oppose : Désirée est une bibliothécaire passionnée qui se rend régulièrement sur la tombe de son défunt mari et ne quitte pas son petit carnet de pensées ; Benny est un agriculteur un peu rustre qui prend soin de la tombe de ses parents quand il n’est pas en train de s’occuper de ses animaux et de son exploitation. Leur point commun : ce cimetière où ils viennent tenir compagnie à leurs morts et où ils se côtoient sans oser, au départ, s’aborder. Jusqu’au jour où un sourire et des mots sont échangés. Désirée et Benny vivent alors une histoire d’amour très forte mais aussi très compliquée. Comment faire face aux différences et surtout comment avancer quand aucun des deux partenaires ne semble prêt à faire de concession ? En effet, elle, citadine et libérée, rêverait d’un homme avec qui parler littérature. Lui, ancré dans sa terre et inspiré par le schéma parental, attend une femme qui évolue à ses côtés et sache préparer les boulettes de viande. Le fossé est grand. Est-il pour autant infranchissable ? Katarina Mazetti nous offre cette jolie métaphore que je ne peux m’empêcher de partager avec vous : « J’eus une brève vision de Benny et moi faisant chacun un pas vers l’autre : Benny assemblait consciencieusement les astres avec du mortier et une truelle, alors que de mon côté j’essayais de sauter d’étoile en étoile comme on saute sur les morceaux de glace qui flottent sur un lac. »

Je vous conseille sans hésiter l’histoire de ses deux amants, pleine de fraîcheur et savoureuse à souhait. Les menus événements, drôles et émouvants, sauront vous détendre et la narration saura vous surprendre : nous sommes en effet invités à suivre tour à tour les pensées des deux personnages. C’est extrêmement intéressant et c’est incontestablement un des points forts du roman.

Le petit plus : les pages roses  qui font très fifille, mais avec une telle histoire, c’est très plaisant ! Apparemment, la maison d’édition va passer aux pages vertes ! A voir.

 

Je cours lire les avis de mes camarades de lecture : AnkyaManu, Clara, Cynthia, Anjelica.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« On est allés dans un restaurant et je n’ai pas la moindre idée de ce qu’on a mangé ou dit. Si, une chose. Quand j’ai voulu payer pour nous deux, elle a dit : « Oui merci, je veux bien. C’est mon anniversaire aujourd’hui, j’ai trente-cinq ans. Ça me fera un cadeau. »

Pour le coup, j’ai compris deux choses.

Elle ne comptait pas avoir d’autres cadeaux.

Et j’étais tombé amoureux d’elle.

Ce n’était pas exactement un déclic. Plutôt comme quand je touche la clôture électrique sans faire gaffe. »

 

Publié dans Littérature suédoise

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Stieg Larsson, Millénium - Tome 2, La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette

Publié le par calypso

 

Stieg Larsson - Millenium 2

 

Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l'Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée.

Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n'est pas ce qu'on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu'on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé.

Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d'un maniaque et qui survivait en rêvant d'un bidon d'essence et d'une allumette ?

S'agissait-il d'une des filles des pays de l'Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ? C'est dans cet univers à cent à l'heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au rythme affolant.

 

Aujourd’hui encore, je vous présente un roman qui a fait l’objet d’une lecture commune. C’est Pimprenelle qui, au départ, m’a proposé cette lecture. J’ai sauté sur l’occasion car, si j’avais lu quelques mois plus tôt le premier tome de Millénium, les deux autres tomes attendaient patiemment sur mes étagères que je daigne leur jeter un coup d’œil… oui mais voilà, les coquins étaient dissimulés derrière d’autres romans (je suis obligée d’avoir deux rangées de livres, c’est horrible !) et je n’y pensais plus vraiment. Maintenant que j’ai lu La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, je vais faire une courte pause avant d’achever la trilogie de Stieg Larsson.

Je sais que je ne suis pas la seule à avoir eu du mal à entrer dans l’univers du précédent tome. L’affaire qui touchait alors Mikael Blomkvist nécessitait des explications qui m’avaient semblé assez fastidieuses. Toutefois, une fois l’action mise en place, j’avais beaucoup apprécié ma lecture. L’action, dans ce deuxième tome, est moins longue à se mettre en place et le lecteur se sent, de fait, plus rapidement impliqué. Nous retrouvons au début du roman les deux personnages qui font le succès de la trilogie : Mikael Blomkvist, dit « Super Blomkvist », qui travaille sur un numéro spécial de Millénium concernant le trafic des femmes en Suède, et Lisbeth Salander qui coule des jours paisibles et profite de l’argent récolté quelques mois plus tôt. Mais bientôt, des meurtres attirent le regard de la police sur nos deux héros : tandis que Lisbeth fuit et mène son propre combat, Blomkvist enquête afin de faire la lumière sur ces troublants homicides dans lesquels son ancienne partenaire semble impliquée. C’est un roman très intéressant du point de vue de la psychologie des personnages. On y découvre notamment une Lisbeth des plus torturées, c’est un personnage vraiment captivant et peu commun. Le roman a beau faire environ 650 pages, il se lit relativement vite, les pages se tournent toutes seules, et ce, de plus en plus vite, jusqu’aux dernières… J’imagine que le troisième tome reprend exactement là où le deuxième s’arrête, ce qui me donne envie de m’y plonger et de comprendre, enfin, ce qui se cache derrière ce mystérieux titre : La reine dans le palais des courants d’air.

  

Nous avons été nombreuses à lire ce roman en même temps : Pimprenelle, Cacahuète, Belledenuit, Lisalor, Lounapil, Véro, Deliregirl, Leyla. Je vais de ce pas lire vos avis et je vous invite à faire de même, si le cœur vous en dit !

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Quand elle fermait les yeux, elle matérialisait l’odeur d’essence. Elle se précipitait sur la voiture, balançait l’essence par la vitre ouverte et craquait une allumette. C’était l’affaire d’une seconde. Les flammes fusaient instantanément. Il se tordait de douleur et elle entendait ses cris de terreur et de souffrance. Elle pouvait sentir l’odeur de chair brûlée et l’odeur plus âcre du plastique et de la garniture du siège qui se carbonisait. »

 

 

 

Hop, je l'avais oublié, cette lecture me permet de valider ma première participation au challenge de Fersenette !

 

 

Polar 2009

 

 

Publié dans Littérature suédoise

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Stieg Larsson, Millénium - Tome 1, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes

Publié le par calypso


Ancien rédacteur de Millénium, revue d'investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d'une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu'un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.
Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée. placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu'il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documnts cent fois examinés, jusqu'au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier.
Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers. lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l'écorchée vive vont résoudre l'affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu'il faudrait peut-être taire.


Il y a quelques semaines, aBeiLLe publiait un article sur le tome 1 de Millénium et pensait être la dernière personne sur terre à lire la très célèbre trilogie de Stieg Larsson. Eh bien non, c'était sans compter sur moi ! Les trois tomes m'attendaient bien au chaud depuis Noël... et la sortie du film m'a poussée à lire le premier tome le plus rapidement possible. Inutile de vous dire que j'ai vraiment beaucoup aimé cette lecture ! Mais je ne vais pas pour autant me jeter sur le tome 2 : d'une part, parce que j'aime bien varier mes lectures et que j'ai beaucoup de choses à lire, d'autre part parce que j'aime bien faire durer le plaisir !
Une remarque : je trouve très difficile de parler d'un livre que vous êtes si nombreux à avoir lu... Je le disais dans un précédent article, on peut aimer le style d'un roman, le sujet, etc... En lisant Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, j'ai également pensé à la chose suivante : un roman qui nous plait est un roman auquel on pense. Quand vous faites la vaisselle et que vous vous demandez qui a bien pu supprimer cette pauvre Harriet Vanger, quand vous allez bosser et que vous vous dites que, décidément, ce Mikael Blomkvist est bien fort d'avoir réussi à retrouver des photos vieilles de plusieurs dizaines d'années, quand vous vous dites, au beau milieu d'une séance de repassage, qu'un événement, évident pour tous, n'a peut-être pas eu lieu... en bref : quand vous avez envie de stopper toute activité pour aller lire, ne serait-ce que dix pages de votre roman, c'est que vous êtes accro et que l'histoire fonctionne. C'est l'effet que m'a fait ce premier tome de Millénium. Mais s'il faut avancer des arguments plus concrets, je dirais que j'ai aimé avant tout le fait que l'intrigue se déroule en huis-clos, avec un nombre de suspects à la fois important (toute la famille Vanger) et réduit (ceux qui étaient présents sur l'île lors des faits), et j'ai également trouvé très intéressante la confrontation entre deux personnages et deux caractères qui apparaissent, de prime abord, si différents : Mikael et Lisbeth sont deux anti-héros que j'ai pris plaisir à découvrir et je m'interroge déjà sur l'évolution de ces deux personnages dans les tomes suivants...

N'hésitez pas à lire la critique d'aBeiLLe, mais également celles de Pimprenelle et Grominou.

Je vous donnerai bientôt mon avis sur le film !


 

L'oeuvre en quelques mots...

« Manifestement, maître Frode, n’avait pas la moindre idée du comportement à adopter avec Lisbeth Salander et il cherchait à fouler un terrain plus sûr en posant la question à Armanskij, comme si elle ne se trouvait pas dans la pièce. Salander saisit l’occasion et fit une grosse bulle avec son chewing-gum. »

 

« Enquêteur criminel, ça peut être le métier le plus solitaire du monde. Les amis de la victime sont révoltés et désespérés, mais tôt ou tard – au bout de quelques semaine ou mois – la vie quotidienne reprend le dessus. Pour les plus proches, ça met plus longtemps, mais eux aussi finissent par surmonter le chagrin et le désespoir. La vie continue. Pourtant les meurtres non résolus vous rongent. En fin de compte, il ne reste qu’une seule personne qui pense à la victime et essaie de lui rendre justice – le flic qui est resté avec l’enquête sur les bras. »

 

Publié dans Littérature suédoise

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