Hervé de Chalendar, Memento Mori

Publié le par calypso

 

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Premières années du XXe siècle. Dans une ferme du cœur de la France, le jeune Anastase Odilon aperçoit un fantôme flottant au-dessus d’une vieille chatte, relié à elle comme une baudruche balancée par le vent. La chatte décède peu après. L’enfant vient de découvrir son effroyable don.

Plus tard, dans les rues de Paris, les tranchées de la Grande Guerreou les coulisses de la IIIe République, Anastase côtoiera la foule des fantômes de ceux qui vont mourir.  Il découvrira aussi les ivresses de l’amour et du pouvoir. Jusqu’au jour où il fera connaissance, dans le miroir, avec sa propre baudruche...

Ce livre est un conte qui explore la part de fantastique cachée dans notre quotidien. Et qui montre que la connaissance de l’avenir tient moins du rêve que du cauchemar.

Le bonheur est dans l’ignorance des malheurs à venir...

 

Soyons honnête, ma première pensée à l’égard de ce roman a été : « Mon Dieu ! Que cette couverture est horrible ! » Je le pense toujours et je m’interroge vraiment sur le choix qui a été fait concernant l’illustration. Tant qu’à faire, j’aurais largement préféré une couverture vierge. C’est une vraie critique que je me permets de formuler car je trouve que cela dessert énormément le texte. Si j’ai su passer outre lorsque j’ai aperçu ce partenariat chez BOB, je doute sincèrement que j’aurais acheté ce roman en librairie, pour la simple et bonne raison que je n’aurais pas cherché à lire la quatrième de couverture.

Bref, venons-en au contenu. Memento Mori, sous-titré L’effroyable don d’Anastase Odilon, est un premier roman qui, s’il n’est pas le roman du siècle, n’en est pas moins agréable à lire. Je l’ai lu dans la même journée, ce qui est plutôt bon signe, même s’il est court et qu’il se lit donc relativement vite. Memento mori, c’est l’histoire d’un homme qui entreprend de rendre compte de sa vie après avoir aperçu dans un miroir son propre fantôme. Cet homme dénommé Anastase Odilon a en effet un don, celui de voir le fantôme des gens avant que la mort ne les prenne. C’est enfant qu’il prend conscience de son don en apercevant  pour la première fois le fantôme d’une chatte qui décèdera le jour suivant. A force d’annoncer la mort, Anastase est considéré comme un « enfant de mauvais augure » mais, pour lui, ce don n’est pas synonyme de malédiction : « j’avais la prescience  que j’étais capable d’aimer et d’être aimé, et que le fait de côtoyer la mort saurait me faire goûter la vie. » Il mettra tout en œuvre pour réussir sa vie, côtoiera la guerre, avant de revenir sur les terres de son enfance, fuyant Paris et la société.

J’ai pris plaisir à suivre le parcours du personnage, l’histoire s’installe très rapidement dans les premières pages et l’intérêt est maintenu jusque dans les dernières. J’ai toutefois éprouvé moins d’attrait pour le roman lorsqu’Anastase se frotte à la vie politique, à Paris, en tant que journaliste. D’ailleurs, la quatrième de couverture évoque un personnage qui, durant la même période, découvre « les ivresses de l’amour », cela me semble fortement exagéré.

Finalement, je trouve l’idée de départ très intéressante mais je dirais que le roman est un poil trop court pour que l’on puisse réellement s’attacher au personnage. J’imagine bien ce personnage dans une sorte de saga familiale, côtoyant des vies qu’il sait éphémères et vivant ce don auprès des siens, des gens de son village…

 

 

BOB

 

 

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L’œuvre en quelques mots…

 

« Je vais bientôt mourir. C’est curieux parce que je n’ai que quarante-trois ans et que, même si l’esprit a des accès de faiblesse, le corps me paraît en excellente forme. Ce sera donc un accident ou une maladie foudroyante. Voire un fait de guerre, puisqu’on l’assure inévitable. Ce sera dans moins d’un an. Ce soir, un arbre déraciné par le vent, en regardant les étoiles. Demain, une voiture ou une monture folles, sur la route du village. Dans quelques mois, une balle dont je couperai bêtement la trajectoire. Ou, au printemps prochain, une défaillance soudaine lorsque tout renaîtra. Ce sera dans un an au plus tard car il n’y a jamais eu d’exception à la règle, si je puis dire, concernant mon don. » (p.9)

 

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Véro. 29/01/2011 22:51


Ca manque de gaîté tout ça !


latite06 29/01/2011 09:56


Je pense que je vais passer, l'idée de départ est intéressante mais si ce roman est trop court je pense que je vais être un peu déçue.
Et je suis d'accord avec toi : cette couverture est vraiment moche !!


calypso 29/01/2011 19:08



Pourtant j'imagine que le choix d'une couverture doit être le fruit d'une longue réflexion...



zarline 27/01/2011 14:41


Pour ma part,je ne trouve pas la couverture si laide que ça, surtout si l'intrigue porte sur des fantômes... M'enfin bref, je dis pourquoi pas pour ce premier roman mais ce n'est pas non plus une
priorité.


calypso 28/01/2011 19:20



Tant mieux ! ça veut dire qu'elle attirera sans doute des lecteurs.



Marie 27/01/2011 12:04


Je suis bien d'accord avec toi, la couverture est horrible ! Mais ce roman paraît tout de même intéressant à découvrir...


calypso 28/01/2011 19:21



Je vois que nous sommes d'accord !



Alex-Mot-à-Mots 27/01/2011 11:52


C'est vrai que la couverture n'est pas terrible....


calypso 28/01/2011 19:14



C'est un euphémisme !



Lystig 26/01/2011 21:08


le titre titille...
ton billet donne envie de découvrir cet auteur !
(c'est malin, du coup j'ai dû le noter !)


calypso 28/01/2011 19:20



ça ne coûte rien de noter :)