Erin Morgenstern, La Mer sans étoiles

Publié le par calypso

 

Dans la bibliothèque de son université, Zachary Ezra Rawlins trouve un livre mystérieux, sans titre ni auteur. Découvrant avec stupéfaction qu'une scène de son enfance y est décrite, il décide d'en savoir davantage. C'est le début d'une quête qui le mènera à un étrange labyrinthe souterrain, sur les rives de la mer sans Étoiles. Un monde merveilleux fait de tunnels tortueux, de cités perdues et d'histoires à préserver, quel qu'en soit le prix...

 

Lorsque Zachary parcourt les rayons de la bibliothèque comme à son habitude, il ne se doute pas que le hasard – ou plutôt le destin – va le conduire à choisir un étrange roman dont la couverture ne porte pour toute inscription que son titre, Doux chagrins. Aucune autre mention, impossible de savoir qui en est l’auteur malgré l’aide que tente d’apporter la bibliothécaire à Zachary. Le mystère s’épaissit quand, rentré chez lui, le jeune homme découvre avec surprise que le roman relate un épisode de sa propre enfance, épisode qu’il a en outre toujours tu. Débute alors pour lui une aventure extraordinaire, bien loin de son confort d’étudiant sérieux et solitaire, qui va le conduire jusqu’à un univers dont il n’aurait jamais soupçonné l’existence…

La Mer sans étoiles n’est pas un roman qui s’offre facilement. C’est un roman mystérieux et exigeant et sa difficulté vient des énigmes multiples qui le parcourent, énigmes qui sont dues d’une part à sa composition – une composition à tiroirs qui accumulent les histoires – et aux fils multiples et invisibles qui relient les personnages. C’est loin d’être une lecture estivale et légère, c’est une lecture qui demande une grande concentration. Je regrette de ne pas avoir commencé ce roman en ayant conscience de cela car je pense que beaucoup d’éléments m’ont échappé et les quelques incertitudes qui demeurent mériteraient une relecture, ce que je ferai peut-être un jour. Pour autant, j’ai vraiment apprécié ce roman et j’ai senti tout au long de ma lecture que j’avais quelque chose d’assez incroyable et exceptionnel entre les mains, c’est dire la puissance qui s’en dégage. C’est un roman original, très travaillé, éminemment poétique. Il vaut incontestablement le détour.

 

Un grand merci à Babelio et aux Editions Sonatine pour cette belle découverte !

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Toutes les portes mènent à un Port sur la mer sans Etoiles, pour peu que quelqu’un ose les ouvrir.

Peu de choses les distinguent d’une porte normale. Certaines sont simples. D’autres décorées minutieusement. La plupart ont un bouton qui n’attend que d’être tourné bien que d’autres aient des poignées à baisser.

Ce sont des portes qui chantent. Des chants de sirène silencieux à l’intention de ceux qui cherchent ce qu’il y a derrière.

De ceux qui ont la nostalgie d’un endroit où ils ne sont jamais allés.

De ceux qui cherchent, même sans savoir quoi ni où.

Ceux qui cherchent trouveront.

Leur porte les attend. » (p.87)

 

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