Valentina Giambanco, 13 jours

Publié le par calypso

 

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À Seattle, personne n’a oublié le mystère de la Hoh River : trois gamins enlevés, cachés dans les bois. Seuls deux d’entre eux avaient réapparu, incapables de se souvenir de ce qui leur était arrivé.

Vingt-cinq ans plus tard, un couple et ses deux fils sont sauvagement assassinés. Au-dessus de la porte de la chambre, le tueur a laissé un message : 13 jours.

Très vite convaincue que les deux affaires sont liées, puisque le père de famille qui vient d’être assassiné était l’un des trois enfants kidnappés, la police manque pourtant de preuves. Pour sa première grande enquête, l’inspecteur Alice Madison devra se fier à son instinct. Au cœur des forêts, le cauchemar va recommencer. Dans 13 jours.

 

Maria Davis se serait bien passée d’une si macabre découverte deux semaines avant Noël : quatre corps alignés sur le lit parental, les deux enfants entourés par leurs parents. La famille Sinclair chez laquelle la jeune femme travaillait était en apparence sans histoires. Le meurtre choque par sa violence et l’enquête s’avère délicate pour l’inspecteur Alice Madison, nouvellement nommée à la Brigade criminelle de Seattle, et ses partenaires, d’autant plus qu’une histoire vieille de vingt-cinq ans ne tarde pas à refaire surface…

13 jours est un roman dense : plus de 500 pages et des longueurs assez évidentes, mais voulues il me semble par l’auteur qui n’hésite pas à lancer ses lecteurs sur de fausses pistes. La complexité de ce thriller est à la fois sa force et sa faiblesse. Sa force, parce que l’enquête est passionnante et qu’il est toujours intéressant de voir que rien n’est simple pour les enquêteurs. Sa faiblesse, parce qu’il y a beaucoup d’éléments, beaucoup de personnages, et que certains faits manquent parfois de clarté. A vrai dire, j’ai souvent eu l’impression d’être perdue, et à plusieurs reprises je me suis demandé si je n’avais pas manqué un détail essentiel. Ceci dit, Valentina Giambanco a réellement su ménager le suspense : le lien entre le passé et le présent est dévoilé petit à petit et la fin est vraiment à la hauteur. Les derniers chapitres sont clairement les meilleurs.  

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Les ténèbres. Les vagues grondaient et déferlaient sur la plage de galets, produisant un fracas comme jamais James Sinclair d’en avait entendu. Il lui semblait le sentir résonner dans tout son corps.

 

Il ne se rappelait pas s’être réveillé, ni avoir quitté la maison pour descendre jusqu’au ponton. Un vent froid lui cinglait le visage, pourtant une sensation de brûlure se répandait dans ses poumons. Pris de panique, il tenta d’ouvrir les yeux, mais le goût du sang lui emplit la bouche et il s’entend hurler. Il y avait le lit sur lequel il était couché, il y avait le bandeau sur ses yeux, les liens autour de sa gorge et de ses mains… Il pensa à ses enfants. Il pensa à sa femme. » (p.11)

Publié dans Littérature anglaise

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Edelwe 20/03/2014 22:03

Tentant. Je note.

jeneen 14/03/2014 16:47

c'est trèèèès tentant ! je n'en avais pas entendu parler avant ! je note, of course !

Eléa 14/03/2014 16:29

Tu me mets l'eau à la bouche avec ce billet .. j'ai juste un peu peur des longueurs.

calypso 14/03/2014 21:07



Tente quand même !



anne 13/03/2014 17:05

j'ai entendu parler de cet auteur lors d'une émission de radio. Ta chronique m'a bien donné envie de lire ce livre ! Merci

calypso 14/03/2014 21:09



Apparemment, le livre a un grand succès !



Alex-Mot-à-Mots 09/03/2014 09:14

Certains points intéressants semblent racheter les passages moins bons.

calypso 14/03/2014 21:10



C'est tout à fait ça !



Gwen 06/03/2014 16:53

J'ai beaucoup aimé aussi ce roman et comme toi, je lui ai trouvé quelques longueurs. Mais comme tu le dis, l'auteur parvient à accrocher le lecteur en dévoilant des indices, des révélations, au fur
et à mesure que la lecture avance!

calypso 14/03/2014 21:10



Ravie de voir que nous partageons le même point de vue.