Paola Calvetti, La Ronde des désirs impossibles

Publié le par calypso

 

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Quand, à 9h06 précises, Olivia apprend qu’elle est licenciée, elle hésite entre tuer sa boss (la « Witch ») ou penser très fort à sa grand-mère adorée qui lui a appris à conjurer le sort. Dans le petit bar-tabac où elle se réfugie, elle observe les clients en se remémorant sa vie, ses moments de bonheur. Le même jour, Diego, un jeune avocat, décide de prendre un nouveau départ. Comme Olivia, il a perdu un être cher ; comme elle, il prend la résolution de se libérer du passé. Diego et Olivia ignorent tout l’un de l’autre. Pourtant, ils se connaissent… mais ils ne le savent pas encore.

 

La Ronde des désirs impossibles… Voici un roman qui porte bien son titre, tant l’histoire… tourne en rond ! Bon, j’admets, elle était facile, mais c’est bel et bien ce que j’ai ressenti à la lecture du nouveau roman de Paola Calvetti, auteure dont j’avais lu tant de bien jusqu’alors.

Imaginez une jeune femme de trente-trois ans, onze mois et douze jours, prénommée Olivia qui, à peine arrivée dans l’agence de communication dans laquelle elle travaille, apprend qu’elle est virée. Comme début de journée, on a fait mieux. Elle prend donc ses cliques et ses claques, décidée à rentrer chez elle, quelque peu humiliée mais pas désespérée. Un petit côté optimiste qu’elle tient de sa mamie. Finalement, sur le chemin du retour, elle s’arrête dans un bar-tabac un peu vieillot : papier peint à fleurs violette sur fond marron clair, nappe en polyester rose recouverte de quelques miettes et d’une tache. Page 29 : Olivia monte à l’étage. Page 233 : Olivia sort du bar. Entre temps : c’est long. Enfin, Olivia fait des listes, ce qui lui permet de passer le temps et d’envisager la suite de son existence, et puis il y a le wifi, ce qui lui permet de recevoir les mails de son amie Sarah qui a un besoin urgent de lui parler. Je ne serais pas vraiment honnête si j’omettais de vous parler de Diego, le second personnage du roman. On apprend que la jeune licenciée et l’avocat torturé se sont déjà vus, plus jeunes, mais cette fraction de seconde ne sert finalement pas à grand-chose dans le roman. Une facilité, peut-être, qui permet à l’auteure de commencer son histoire en nous présentant cet échange de regards. C’est mignon mais cela n’a pas de réel intérêt. Diego, lui, on le connaît finalement assez peu par rapport à Olivia. Il a vécu un drame familial et paraît être devenu quelqu’un de bien, mais le personnage est relativement peu fouillé, du moins pas assez pour que l’on puisse s’attacher à lui un minimum. De toute façon, on ne s’attache pas à cette histoire. On la lit vite, mais sans réel plaisir. Le seul intérêt est ce questionnement qui nous prend au début du roman et ne nous lâche plus : les personnages vont-ils se rencontrer ou non ? La réponse se trouve à la fin du roman qui est à l’image de l’ensemble, c’est-à-dire bien fade.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« Le « Je ne t’aime plus » est une sentence sans appel à n’importe quel âge et devant n’importe quel juge terrestre. Face à autant de sincérité, les arguments manquent, on s’incline devant le mystère et on essaie de survivre. » (p.75)

 

« Avec les ans, les malheurs s’estompent. Si on se met à en parler, quelqu’un d’autre a toujours les siens à raconter, et puisqu’on ne pourra jamais établir un barème de la douleur, avec le temps on préfère céder sa place. Chacun finit par cultiver ses ennuis tout seul. » (p.240)

 

« Il est des moments dans la vie où tout change. Des moments où un événement modifie radicalement tout ce qui a existé jusqu’à l’instant qui l’a précédé. » (p.253)

 

« Le voilà ce moment unique, lorsque tout est possible et que l’autre est un tableau noir vide, où tout peut encore être écrit, et que derrière ces yeux n’importe quelle trame pourrait être écrite. Intacte comme un champ de neige fraîche. » (p.265)

 

Publié dans Littérature italienne

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Edelwe 24/07/2014 20:24

J'ai lu deux romans de cet auteur et j'ai failli périr d'ennui. Et visiblement, ça ne s'arrange pas... Je passe donc mon chemin!

calypso 26/07/2014 11:37



Des fois, il est inutile de persévérer...



Praline 19/06/2014 13:57

Je n'avais pas réellement apprécié son précédent opus, tu me confirmes que ce livre n'est pas pour moi.

Eléa 11/06/2014 16:43

Dommage .. j'aime beaucoup la couv' et le début de l'histoire m'inspirait .. mais si ça tourne en rond, c'est pas la peine et je passe mon tour ;-)

Alex-Mot-à-Mots 10/06/2014 10:18

Ca tourne en rond ? Alors je ne suis pas tentée.

Sharon 08/06/2014 09:57

Je ne connaissais pas, mais tu ne me donnes pas envie de faire connaissance !