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" Mes livres ne sont pas des livres,
mais des feuilles détachées et tombées presque au hasard
sur la route de ma vie. "

François-René de Chateaubriand




Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 10:47

 

Le mardi sur son 31

 

 

Aujourd’hui, je lis La Croisière d’ultime espérance d’Alain Keralenn et voici la citation que j’ai dénichée à la page 31 :

 

 

Serait-il là, à l’attendre, la musique inondant les pièces, l’aimable désordre des jours d’absence répandu sur les meubles ?

 

 

Pourquoi ce choix ? Parce que cette phrase me plaît, tout simplement. J’aime le choix des mots et le rythme. Pour une fois, j’aurais pu en relever plusieurs. Cette page 31 était un bon cru...

 

 

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Par calypso - Communauté : Le mardi sur son 31
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Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 15:28

 

Flore-Talamon---Noe-face-au-deluge.jpg

 

 

- L'Eternel m'a prévenu de Sa volonté de faire disparaître cette  terre sous les eaux et de détruire toute chair animée d'un souffle de vie, du plus petit insecte jusqu'à l'homme.

A cet instant, comme pour souligner les propos de Noé, un coup de tonnerre retentit.

 

Rendre accessible aux plus jeunes les histoires bibliques, le pari était loin d’être gagné ! Il a pourtant été relevé par les éditions Nathan dont la collection « Histoire de la Bible » remporte un franc succès.

Dans Noé face au déluge, nous redécouvrons l’histoire de l’arche, si souvent réutilisée et transformée. Dans un premier temps, Flore Talamon nous invite à découvrir l’environnement de Noé et nous permet de faire connaissance avec les membres de sa famille. Si le patriarche fait preuve d’une grande générosité et d’une attitude exemplaire à l’égard du divin, ce n’est pas le cas de certains de ses voisins, des hommes qui préfèrent s’amuser au lieu de travailler la terre et dont la violence ne tarde pas à se faire sentir. Le message de Dieu à Noé, la construction de l’arche, la longue errance sur les eaux, tout est raconté dans le respect du texte sacré sans pour autant que l’aspect religieux n’étouffe le récit. La bonne idée de Flore Talamon, c’est d’avoir permis à plusieurs personnages de prendre en charge la narration. En effet, nous prenons connaissance de l’histoire à travers le regard de Noé, mais aussi de ses fils, de sa femme et d’une de ses petites filles. La naïve Déborah, le fougueux Sem, la fidèle Naama, le doux Japhet nous offre ainsi chacun leur vision de l’histoire et apporte un petit quelque chose qu'un narrateur externe n'aurait peut-être pas pu apporter.

Noé face au déluge est un roman bien écrit, très accessible, qui permettra aux enfants de connaître un des récits fondateurs de notre culture !

   Nathan

  

L’œuvre en quelques mots…

 

« Le temps sembla se dissoudre dans la pénombre et l’incertitude. Les esprits étaient à la dérive, à l’image de l’embarcation. Nul ne pouvait imaginer la fin de cette nuit et du crépitement que faisait la pluie en tombant au-dessus de leurs têtes.

Japhet, quant à lui, dormait peu, attentif aux bruits des animaux et aux craquements de l’arche. […] Chaque jour, il se rendait à la fenêtre, seule ouverture sur le monde extérieur et chaque jour, il en ôtait le panneau avec espoir. Mais le temps passait, et l’épais rideau de pluie occultant toute vision et toute lumière refusait de se lever. » (p.65-66)

 

Par calypso - Communauté : Membres de Livraddict
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Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 19:26

 

Masse-critique.jpg

Par calypso
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Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 08:36

 

Le mardi sur son 31

 

 

Aujourd’hui, je lis 7 ans après… de Guillaume Musso et voici la citation que j’ai dénichée à la page 31 :

 

 

Sebastian ne venait ici que rarement. Il lui arrivait parfois d’y déposer Camille le samedi, mais il n’avait jamais mis les pieds dans l’appartement de son ex-femme.

 

 

Pourquoi ce choix ? Pfff parce qu’il n’y avait rien d’autre. Rien, rien, rien. Aucune phrase émouvante, aucune phrase choc. L’action se met tout doucement en place, nos personnages principaux sont deux divorcés que tout oppose mais Sebastian va mettre les pieds dans l’appart’ de son ex et c’est là que les ennuis vont commencer… Enfin, ils avaient déjà commencé un peu quand même…

 

 

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Par calypso - Communauté : Le mardi sur son 31
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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 18:36

  

Helene-Gremillon---Le-confident.jpg

 

 

 

Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d'abord à une erreur mais les lettres continuent d'arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu'elle n'est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme.

Dans ce premier roman sur fond de Seconde Guerre mondiale, Hélène Grémillon mêle de main de maître récit historique et suspense psychologique.

 

Camille est en deuil. Alors qu’elle vient juste d’apprendre qu’elle porte la vie, elle doit affronter l’expérience douloureuse du décès de sa mère. Les lettres de condoléances affluent et l’une d’elle attire tout particulièrement l’attention de la jeune femme. L’enveloppe est plus épaisse et la missive est longue et dépourvue de signature. Un homme prénommé Louis y raconte un souvenir d’enfance dans lequel évolue la mystérieuse Annie, alors âgée de huit ans. Pour Camille, il ne fait aucun doute que cette lettre ne s’est pas retrouvée entre les mains du bon destinataire. Pourtant, les jours passent et d’autres lettres arrivent. L’histoire de Louis et d’Annie se poursuit, si bien que Camille commence à voir dans ces lettres le début prometteur d’un roman envoyé par un jeune écrivain original, elle-même travaillant dans l’édition. Mais il n’en est rien et, alors que l’envoi des lettres se poursuit, Camille commence à se sentir mal à l’aise face à l’histoire tragique de ces êtres auxquels elle n’est visiblement pas liée.

Le Confidentest un roman sur le secret, celui que l’on dissimule par pudeur, celui que l’on cache pour ne pas blesser, celui qu’il faut un jour offrir ou imposer à l’autre parce que son poids est trop lourd à porter. Ou parce que sa révélation est nécessaire. Ainsi, Louis, qui a toujours pensé « que les secrets doivent mourir avec ceux qui les ont portés », sera ce fameux confident, l’unique émetteur d’une correspondance aussi douloureuse que salvatrice. Le Confident est aussi un roman sur l’amour, amour sincère d’une fille pour ses parents, amour fou d’un homme pour une femme, amour dévastateur d’une mère pour sa fille. L’histoire racontée est des plus tragiques, on peine à imaginer la douleur des personnages et, alors que l’on pense compatir à la souffrance de l’un, la voix de l’autre se fait entendre et vient remettre en question nos certitudes. Nulle trace dans ce roman d’un quelconque manichéisme. C’est, incontestablement, ce qui en fait sa force. Le lecteur n’est pas là pour juger les actes. Il en prend connaissance et accompagne Camille dans cette découverte. Je me rends compte qu’il est très difficile de parler de ce roman sans trop en dire… Alors, comment vous convaincre ? Ce roman plaira à coup sûr à ceux qui aiment les histoires de famille compliquées, sans doute aussi à ceux qui ont un faible pour l’histoire. Les événements ont en effet pour arrière-plan historique la Seconde Guerre Mondiale : l’occupation, les arrestations, les restrictions, tout y est parfaitement décrit. C’est un roman qui joue avec la technique narrative puisque trois voix se font entendre sous des formes diverses, ce qui est très appréciable ici. C’est, en outre, un très beau texte : j’ai noté ci-dessous quelques citations qui m’ont touchée mais sachez que Le Confident regorge de petites phrases comme celles-ci. Enfin, Hélène Grémillon, qui signe là son premier roman, fait preuve d’une parfaite maîtrise du suspense : la fin est à couper le souffle. 

 

 

Folio   

 

Livraddict-copie-1  

 L’œuvre en quelques mots…

 

« La plupart des gens tombent amoureux d’une personne en la voyant, moi l’amour m’a pris en traître. Annie n’était pas là quand elle s’est installée dans ma vie. » (p.19)

 

« Cette année-là, au centre du monde, il y avait moi et Annie. Autour, il se passait plein de choses dont je me fichais éperdument. En Allemagne, Hitler devenait chancelier du Reich et Einstein s’enfuyaient pendant que Dachau se construisait. Naïve prétention de l’enfance de se croire à l’abri de l’histoire. » (p.21)

 

« Ce ne sont pas les autres qui nous infligent les pires déceptions, mais le choc entre la réalité et les emballements de notre imagination. » (p.35)

 

« J’ai souvent remarqué qu’une naissance appelle une mort. Comme s’il y avait un numerus clausus des âmes sur terre. Je n’ai pas eu longtemps à attendre pour que ce terrible jeu de passe-passe se vérifie. Maman est morte quatre jours après que je lui ai annoncé que j’étais enceinte. Perdre sa mère à quelques jours de le devenir est un terrible exil. » (p.92) 

 

Par calypso - Communauté : Membres de Livraddict
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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 10:25

 

Sophie-Audouin-Mamikonian---Indiana-Teller-2.jpg

 

  

Dans les interminables plaines du Montana s'étend le Lykos Ranch. Alentour, les voisins sont loin de se douter que ses occupants sont les membres de l'un des clans de loups-garous les plus puissants d'Amérique du Nord. Parmi eux, un seul humain a sa place : Indiana Teller.

Alors qu'Indiana se remet à peine de l'enlèvement de sa mère, le père de sa petite amie Katerina est sauvagement agressé, laissé à moitié mort. Une seule certitude : cette attaque n'est pas d'origine humaine. Le jeune homme est prêt à tout pour découvrir l'auteur de cet ignoble crime. À moins qu'il ne s'agisse d'un complot visant à l'éloigner des siens... et à détruire ce qui l'unit à celle qu'il aime ?

Entre une nouvelle menace vampire et les haines qui déchirent les clans, Indiana a plus que jamais besoin de ses dons de rebrousse-temps pour élucider ces mystères. Saura-t-il maîtriser ce pouvoir capricieux ? Et comment protéger Katerina de ces sombres machinations ? Car la nuit, tous les loups sont gris, et un traître pourrait bien se cacher parmi eux...

 

Les deux clans de loups-garous ont à peine fini de s’affronter que, déjà, tout va mal chez les Teller. La mère d’Indiana a été enlevée et le père de Katerina, Seamus, a été laissé pour mort. Il ne fait aucun doute qu’un loup est à l’origine de ses blessures. Brandkel, tapi dans l’ombre, semble tirer les ficelles de tous ces événements tandis que Tyler, son fils mal aimé entend bien récupérer ce qu’Indiana lui a volé : la délicieuse Katerina. Et c’est là que les vampires entrent en scène… Heureusement, l’union fait la force et, même si le fougueux Indiana s’apprête à découvrir quelques vérités sur sa famille, les liens qui l’unissent à elle n’ont jamais été aussi puissants.

J’étais ravie de pouvoir me replonger dans les aventures de ces sympathiques loups-garous mais en même temps assez embêtée car, même quand un livre m’a plu, je suis capable d’en oublier les grandes lignes quelques mois plus tard. Et je dois bien reconnaître que si la lecture du tome 1 avait été très agréable, il ne m’en restait pas grand-chose. Heureusement, Sophie Audouin-Mamikonian a tout prévu : un « pré-prologue » est là pour rappeler aux lecteurs à la mémoire déficiente le pourquoi et le comment du tome 1. Un bon point ! Passées les premières pages, j’étais donc de nouveau prête à me mêler à la meute. J’ai reconnu très rapidement le style de l’auteur, marqué par la présence quasi-continue d’humour. Rien de tel pour se détendre : l’autodérision du personnage principal reste un vrai bol de fraîcheur. Cette lecture confirme mon attachement à Indiana, et Alex, son ami, me plaît toujours autant. Nanny est un peu plus effacée et cette soudaine histoire d’amour avec Seamus me laisse perplexe. Je viens de relire mon billet de l’an dernier et j’écrivais, au sujet de Katerina : « J’attends de voir comment le personnage va évoluer ». Eh bien… pfff… que dire ? Je ne l’apprécie pas plus que cela et le rôle qu’elle joue dans ce tome la rend un peu plus cruche, la pauvre, alors qu’elle n’y est pour rien. Quant aux nouveaux personnages, menés par la plantureuse Annabelle, buveuse de sang de son état, ils apportent un certain souffle à l’histoire. Alors, ce tome 2 est-il une réussite ? C’est un roman très sympathique mais qui n’échappe malheureusement pas à une entrée dans l’action un peu longue. La deuxième moitié du roman, elle, se dévore.

    

Michel Lafon  

L’œuvre en quelques mots…

 

« Même si je n’avais rencontré ma mère que très peu dans ma vie, du fait de sa maladie, dernièrement, nous avions réussi à communiquer et elle me manquait terriblement.

Si celle-ci, sur un échiquier imaginaire, était la reine blanche, que le roi noir venait de capturer, il venait également d’éliminer un nouveau pion. Seamus.

Pour ma part, je me voyais assez bien en fou. Le truc qui surgit de nulle part et met le chaos.

Le seul hic de cette métaphore du jeu d’échecs, c’était que j’avais affaire à un vieux grand maître super vicieux, qui avait genre une petite centaine d’années de plus que moi, et que je débutais tout juste, une notice Les Echecs pour les nuls dans une main et un échiquier dans l’autre… » (p.23)

 

Par calypso - Communauté : Membres de Livraddict
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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 09:40

 

Le mardi sur son 31

 

 

Aujourd’hui, je lis Noé face au déluge de Flore Talamon et voici la citation que j’ai dénichée à la page 31 :

 

 

- Mes garçons, je vais avoir besoin de vous dès demain matin. Nous irons chercher du bois de cyprès dans la forêt.

 

 

Pourquoi ce choix ? Dieu a parlé à Noé et celui-ci s’apprête à construire son arche, à l’aide de ses fils. On entre dans le vif du sujet de ce roman jeunesse vraiment bien conçu.

 

 

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