Cécile Soler, Arcadia, T1 : Le Rêve de Vanessa

Publié le par calypso

 

 

Vanessa n'a qu'une idée en tête : devenir une championne de patinage artistique. Son entraîneur, Madame Letourneur, lui a proposé de passer le concours d'entrée à Arcadia, l'académie dont elle rêve. Mais ses parents voient sa passion d'un très mauvais œil. Réussira-t-elle à les convaincre que la glace est toute sa vie ?

 

Vanessa réussit son double lutz, au grand bonheur de Madame Letourneur, son entraîneuse. Vanessa, sa passion, c’est le patin à glace, mais ses parents ont du mal à comprendre son enthousiasme débordant et préféreraient qu’elles fassent sérieusement ses devoirs. Franchement, quand on voit ses résultats scolaires, on peine à comprendre leur réaction. Mais bon. Vanessa rêve de participer comme certaines de ses camarades au stage qui aura lieu à Megève pendant les vacances de Noël. Lorsque Madame Letourneur lui remet un formulaire d’inscription pour le concours d’entrée à Arcadia, the place to be, l’école de patinage dans laquelle elle rêve d’étudier, Vanessa sent que sa vie prend un nouveau tournant et décide de mentir à ses parents pour se rendre aux sélections… Ok, là, ils ont raison d’être un poil énervés…

Le Rêve de Vanessa est un roman qui se lit en une petite heure et qui est le premier tome d’une série de romans consacrés au patinage artistique. Je dirais qu’indépendamment de la série, il n’y a pas trop d’intérêt à lire Le Rêve de Vanessa car il ne s’y passe pas grand-chose… On a finalement assez peu d’éléments sur l’univers du patinage artistique et il y a un retournement de situation tellement soudain qu’il en devient assez peu réaliste. De plus, je m’interroge sur la portée morale de l’histoire… Mensonges, falsification de signature, conflit parents-enfant tiré par les cheveux… Le tout manque d’échange, de compréhension et de bienveillance. Enfin, il est toujours extrêmement délicat de faire parler des enfants / adolescents dans les romans. J’ai senti parfois une volonté de faire paraître jeune l’héroïne tout en proposant un vocabulaire assez riche, comme le prouve l’exemple suivant : « Sur la droite, nous venons de dépasser un grand truc vitré d’où s’échappait une épaisse vapeur. La piscine, évidemment. […] Un peu plus loin dans une magnifique pinède, j’aperçois un ensemble de maisons. Chacune a son jardinet. »

En résumé, une déception, une histoire traitée bien trop rapidement, mais il faudrait lire la série pour juger correctement ce roman.

 

 

L’œuvre en quelques mots…

 

« […] depuis trois semaines, on ne parle que d’une seule chose dans les vestiaires du club de glace aquitain : le stage. C’est à Megève qu’il aura lieu, pendant les vacances de Noël. Il y aura des entraînements tous les jours, des patineurs de toute la France et même un club anglais et un autre autrichien. Il y aura également une chorégraphe russe et un gala international pour terminer.

Toutes les filles du groupe compétition sont inscrites. Sauf moi. Parce que mes parents n’ont pas voulu. » (p.7)

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